La suite !
Hum… Ce chapitre est un délire à l'état pur, c'était bien amusant à écrire ! xD (oui je sais, je rabaisse souvent les hommes au rang de pervers dans cette fic mais qu'y puis-je, c'est la vérité n'est-ce pas ? xD *fuis* )
Chapitre 6 : « Shopping en ville »
I / Les lieux
Monde réel
III/ Les protagonistes
Inoue, Matsumoto, Yoruichi, Kûkaku, Hinamori, Tastuki, Chizuru, Hitsugaya et… Surprise ! xD
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Quartier général des __ Censuré___ (Veuillez m'excuser, je n'ai pas été autorisée à dévoiler cette information, les membres de cette organisation m'ont menacée de mort si j'osais écrire leur nom en toutes lettres au début de cette fic'…)
« Plan d'Action N°1, approuvé ! Mise en action prévue pour dans exactement trois heures, vingt-six minutes et quarante-trois secondes. Mettez vous en place. Le sujet doit être envoyée dans la galerie marchande de Karakura, je répète, le sujet doit être envoyée dans la galerie marchande de Karakura. Utilisez tous les moyens possibles pour qu'elle s'y trouve dans les temps ! Vous avez tous bien compris ? Parfait, dispersion ! »
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Quelque part à Karakura
« Matsumoto fukutaichô ? Ne pensez-vous pas que le temps est propice pour une journée de shopping ?
-Très bonne idée Hinamori ! Je me prépare et j'arrive ! Tu as enfin réussi à te libérer des mauvaises habitudes que t'avais donné mon capitaine ! Quelle bonne nouvelle, tu souhaites enfin m'accompagner dans les magasins, il faut fêter ça ! »
Et sur ces mots elle serra l'autre vice-capitaine dans ses bras, manquant de l'étouffer au milieu de son énorme poitrine.
« Euh… Non… Ce n'est pas exactement ça, je me disais que peut-être que… vous pourriez y aller avec Inoue ?
-Inviter Orihime à venir faire du shopping avec nous ? Excellente proposition ! Je l'invite de ce pas !
-Mais… C'est-à-dire que… »
Momo n'eut pas le temps de terminer ses timides protestations ; Rangiku était déjà pendue au téléphone pour inviter la rouquine.
« Inoue ? Rendez-vous au marché de Karakura dans une heure !
-Hein ? Mais…
-Je compte sur toi pour y être. Amène tes amies avec toiii !
-… Pourquoi ? »
Et c'est laissant une Orihime quelque peu perplexe au bout du fil, que la vice-capitaine de la dixième division raccrocha. Cette dernière s'apprêta à redescendre lorsqu'elle eut soudainement une sorte d'illumination. Elle se jeta une nouvelle fois sur le téléphone et composa un nouveau numéro :
« Yoruichi ? Dis-moi, tu serais intéressée par une journée shopping ? Rendez-vous dans une heure à la galerie marchande ! A plus taard ! »
L'ancienne capitaine de la deuxième division, encore à moitié endormie, mit un bref instant avant d'assimiler l'information que Matsumoto venait de lui donner. Lorsqu'elle réalisa complètement ce que lui avait dit la shinigami, son sang ne fit qu'un tour : elle se jeta hors de son lit, oubliant complètement ce pauvre Kisuke qu'elle piétina au passage, lui offrant un réveil pour le moins mouvementé, et attrapa à son tour le téléphone :
« Kûkaku ? Rendez-vous à dix heures au marché de Karakura ! »
Elle raccrocha sans lui donner plus de précisions, se prépara et sorti en vitesse, repassant une deuxième fois sur Urahara lorsqu'elle voulut attraper son sac qui se trouvait à l'autre bout du lit.
« Yorui… »
Un pied enfonça sa tête dans les oreillers pour la troisième fois de cette courte matinée, l'empêchant de finir sa phrase.
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Galerie marchande de Karakura
Un attroupement de filles, possédant pour la plupart une poitrine démesurée, squattait à présent une bonne partie de la rue commerçante, attirant les regards des passants, par simple curiosité ou par perversité non dissimulée pour certains. En y regardant de plus près, on pouvait remarquer qu'un intrus semblait s'être glissé au milieu du « petit » groupe, enfin il avait plutôt l'air renfrogné, comme si on l'avait forcé à venir (ce qui suscitait l'incompréhension des passants mâles qui se trouvaient dans les environs). Il devait avoir dans les douze/treize ans, pas bien grand, les cheveux d'une couleur peu commune, blanc/argentés… etc
Revenons un peu en arrière pour comprendre comment ce malheureux capitaine a fini par se retrouver ici :
° « Taichôôôô ? Vous voulez venir faire du shopping avec nous ?
-Nan !
-Oh, vous êtes méchant capitaine ! Allez, s'il vous plaît !!
-J'ai dit non ! » Répliqua-t-il d'un ton plus que glacial qui n'avait absolument rien à envier à celui qu'employait couramment Byakuya.
« -Taichôôôôô !
-… »
La vice-capitaine n'insista pas et laissa son capitaine en paix, enfin, pas pour longtemps. Elle dévala les escaliers et mit ses chaussures. Elle attrapa ensuite le bras d'Hinamori et la traîna vers la porte.
« Mais… Matsumoto, je ne…
-Pas de protestations ! Tu ne peux pas refuser, tu vas voir, on va s'amuser !
-Mais…
-Allez ! Viens ! »
Momo tentait vainement de se dégager de l'emprise de la shinigami rousse, mais comprit bien rapidement que c'était inutile : Matsumoto avait décidé de l'emmener avec elle, rien ne la ferait changer d'avis.
« Au revoir taichôôôô ! J'emmène Hinamori avec moi ! Amusez vous biiiieen ! »
Le jeune capitaine jeta un coup d'œil par-dessus la rambarde des escaliers et entrevu sa vice-capitaine trainant de force son amie d'enfance pour aller faire du shopping.
« MATSUMOTO ! »
Il descendit les escaliers en vitesse et se retrouva en face des deux lieutenantes.
« Oh, capitaine ! Vous vous êtes enfin décidé à nous accompagner ! Vous voyez, quand vous voulez, vous savez prendre les bonnes décisions ! »
Elle ne laissa pas le temps à son supérieur de répliquer, elle le souleva en le prenant par la taille, comme si elle portait un simple sac à patates, et l'embarqua avec elle, traînant toujours Momo derrière, qui était d'ailleurs un peu moins réticente à avancer. Hitsugaya avait beau se débattre, l'emprise de Rangiku était trop ferme pour qu'il puisse se dégager. Sous forme de shinigami il n'aurait pas eu beaucoup de mal, mais là, dans un gigaï, les rapports taille/force n'étaient pas à son avantage.
« Tôshiro…
-C'est Hitsugaya Taichô ! » Maugréa le capitaine concerné, foudroyant du regard les deux vice-capitaines. °
Et c'est ainsi que Tôshiro, hum pardon, Hitsugaya taichô, s'était retrouvé seul mâle au milieu de ce groupe entièrement féminin.
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Dans les égouts, sous la galerie marchande
Une bouche d'égout se souleva.
« Code mission 5682 N°1, quelles sont les personnes présentes ?
- Sont rassemblées ici : Inoue Orihime, Rangiku Matsumoto, Yoruichi Shiouin, Soi-fon Shiouin, Kûkaku Shiba, Hinamori Momo, Kuchiki Rukia, Tastuki Arisawa, Chizuru Honsho et Hitsugaya Tôshiro !
- Trois de nos membres actifs et un membre potentiel sont présents, nous ne pouvons pas attaquer ! L'ennemi est malin, il a déjoué notre plan !
- Peut-être qu'en les dispersant ?
- Mais comment ?
- Elles devraient le faire d'elles-mêmes…
- Attendons ! »
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Rue commerçante de Karakura
« Allez Soi-fon, sois pas si coincée, essaie ça ! Je suis sûre que ça t'ira à merveille !
-Mais… Yoruichi-sa…
-Ne fais pas d'histoires ! Enfile-ça tout de suite ! » Ordonna l'ancienne capitaine de la deuxième division avec un énorme sourire gravé sur le visage. Soi-fon n'eut d'autres choix que de s'exécuter et entra dans la cabine d'essayage. Elle ne devait pas décevoir Yoruichi !
La petite boutique de sous-vêtements, habituellement peu remplie, grouillait à présent de clients divers : certains juste pour le matage, d'autres pour les essayages et les achats potentiels. Le patron du magasin flottait sur un nuage, il allait faire des affaires, il le sentait. Le groupe essentiellement féminin (n'oublions pas qu'un membre masculin y avait été traîné de force et était à présent plus rouge que jamais…) se présenta à la caisse avec une impressionnante pile de strings, soutien-gorge et autres dessous divers. Matsumoto se plaça devant le vendeur et lui demanda le montant. Lorsque ce dernier lui annonça la somme vertigineuse, elle s'en rapprocha sensuellement jusqu'à toucher son visage avec son imposante poitrine.
« Vous êtes sûr ? » demanda-t-elle en prenant l'air le plus charmeur possible (ce qui ne fut pas bien compliqué…)
« Eh bien… hum… » Bafouilla le type qui était à la caisse, rouge jusqu'aux oreilles. Non pas de honte, mais plus d'euphorie ou quelque chose qui s'en rapprochait. Il avait très chaud et contenait difficilement les tremblements d'excitation qui le parcouraient.
« Alooors ? » Continua Rangiku, se rapprochant un peu plus du commerçant.
« Prenez… ce que vous… voulez ! » balbutia la « victime » la bave aux lèvres.
« Merci bien ! » Lança gaiment la vice-capitaine, reculant brutalement et se saisissant de ses multiples acquisitions, laissant le vendeur tomber raide derrière sa caisse.
La petite troupe sortit du magasin, des achats plein les bras, et se dirigea vers la boutique d'en face qui était spécialisée dans la vente d'accessoires divers et pour la plupart totalement inutiles. Yoruichi prit Soi-fon avec elle et alla lui faire essayer divers maquillages. Cette dernière était toujours aussi gênée mais se laissait faire pour ne pas décevoir sa « supérieure », après tout elle avait fini par céder et venir après les longues minutes de supplications incessantes de l'ancienne capitaine, elle se devait donc de faire quelque chose pour ne pas s'être déplacée pour rien. Toutes deux étaient suivies de près par Kûkaku qui semblait s'amuser à regarder la scène entre les deux Shiouin. Rangiku traîna son capitaine et Hinamori au rayon coiffure et décida de coiffer son supérieur de chouchous plus ridicules les uns que les autres et d'ajouter une petite touche de maquillage rose sur ses joues malgré les violentes protestations de sa victime. Quant à Hinamori, elle lui posa une sorte de chapeau rose et blanc sur la tête qui ne lui allait absolument pas...
« MATSUMOTO ! Arrête ça tout de suite ou…
-Ou quoi Capitaine ? » Demanda la personne concernée en écrasant son supérieur entre son énorme poitrine et le mur.
« Mumph !
-T… Tôshiro… ?
-Mphestph hulytsmumfaya pmhaichmfô ! » (C'est Hitugaya taichô !)
Le petit capitaine finit enfin par se dégager de l'emprise de sa subordonnée et se jura de lui faire payer ses actes dès leur retour à la Soul Society.
Chizuru, Orihime et Tastuki parcouraient les rayons de long en large, suivies la plupart du temps par Rukia qui semblait s'émerveiller devant chaque nouveau produit qui apparaissait sous son regard. Le monde humain était composé de choses bien étranges…
« Orihimeeee ! C'est magnifiique ! Laisse-moi te serrer dans mes braaas ! » Lança une Chizuru Hystérique qui se jeta sur la pauvre rouquine qui ne sut que répondre.
« Ch… Chizuru… Tu vas… » Tatsuki termina sa phrase par un puissant coup de pied dans le visage de la prédatrice en chaleurs. Un regard assassin était gravé sur son visage. Elle se retourna vers Inoue, la prit par le bras et la traîna à sa suite le plus loin possible de leur camarade de classe qui gisait à présent sur le carrelage du magasin, un mince filet de sang coulant de la commissure de ses lèvres. Un petit attroupement de gardiens se forma autour d'elle et lui proposèrent leurs services avant de l'embarquer avec eux dans une loge un peu reculée, prétextant vouloir la soigner, bien que leurs regards semblaient vouloir dire autre chose. Enfin bref, passons.
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Quelque part au milieu d'un amas de vêtements
« Code mission 5682 N°1, le groupe ne s'est toujours pas séparé, que faisons nous ?
-Attendons encore un peu. Si la situation n'évolue pas nous devrons intervenir d'une façon ou d'une autre.
-Bien ! »
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Quelque part dans le magasin…
Un gosse qui semblait ne pas avoir plus de douze ans aux yeux des gens « normaux » traversa rapidement les rayons du magasin rouge de colère, des élastiques ridicules dans les cheveux, du maquillage sur le visage (rouge à lèvres en plus !), soutien-gorge perché sur sa tête, suivi par une Matsumoto surexcitée et par une Hinamori gênée.
« Taichôô ! Attendez ! Ce n'est pas terminééé ! Reveneeez ! »
La vice-capitaine de la dixième division, très peu vêtue (son capitaine avait réussi à s'éclipser alors qu'elle essayait un vêtement aux couleurs étranges, elle n'avait donc pas prit le temps d'enfiler une tenue décente), tenta de rattraper son supérieur en le poursuivant au milieu des étalages, mais la petite taille de sa victime ne l'aidait pas à l'apercevoir facilement. Lorsque l'alarme signalant un vol sonna elle sut vers où se diriger.
« Ah ! Vous voilà enfin ! » Lança-t-elle avant de reprendre la poursuite du « jeune » shinigami suivie par Hinamori (enfin disons plutôt qu'elle l'entraînait de force), faisant à leur tour sonner l'alarme et faisant ainsi rappliquer des agents de sécurité qui n'hésitèrent pas un instant à se lancer à la poursuite des présumés voleurs, et probablement pas seulement pour récupérer les articles non payés. C'est ainsi que les passants purent voir un gosse aux cheveux blancs poursuivi par une rousse à énorme poitrine qui entraînait dans sa course une gamine brune qu'ils qualifiaient de planche de surf, elles-mêmes poursuivies par une dizaine d'agents de sécurité la bave aux lèvres.
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« Un Hollow ! » Lança la capitaine de la seconde division alors que son soul pager résonnait dans le magasin. Elle utilisa une pilule artificielle pour séparer son âme de son gigaï et détala en shunpô vers l'endroit qu'indiquait l'objet.
« Attends Soi-Fon ! On a pas terminé ! Le shinigami de faction fera son boulot ! Tu n'as pas besoin d'y aller ! Reviens !! » Mais c'était trop tard, la « jeune » femme s'était déjà volatilisée. Pour une fois elle était bien heureuse de l'apparition de ce Hollow, cela lui donnait une excuse pour échapper au relooking imposé par Yoruichi sans trop décevoir cette dernière. L'ancienne membre du Goteï treize n'hésita pas un instant à se saisir à son tour d'une pilule d'âme artificielle pour se lancer à la suite de sa proie, elle fut bientôt imitée par Kûkaku et toutes deux partirent à la poursuite de Soi-Fon, abandonnant leurs gigaï dans le magasin. Trois corps de femme inertes sur le sol d'un magasin, voilà qui avait de quoi rameuter la gente masculine. Le patron des lieux qu'un tel attroupement dans sa boutique avait intrigué arriva et décida rapidement qu'il fallait les emmener dans la petite infirmerie de son établissement, à où avait été envoyée Chizuru quelques minutes plus tôt. C'est donc de bonne grâce que ses subordonnés s'exécutèrent.
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Inoue était en train de proposer diverses robes plus affreuses les unes que les autres (Rukia et Tatsuki étaient tout à fait d'accord sur ce point) à Rukia pour qu'elle les ramène à la soul Society. Cette dernière déclina aussi poliment que possible toutes les propositions, cherchant désespérément un moyen de s'éclipser et ainsi d'échapper à ce supplice. Alors qu'Orihime entraînait ses amies vers un autre rayon, la shinigami aperçut Ichigo dans la rue. Ce dernier semblait se demander ce qui pouvait provoquer une telle agitation dans ce quartier habituellement assez paisible (quoi que grouillant toujours de monde). Elle saisit alors l'opportunité qui s'offrait à elle :
« Oh, excuse-moi Inoue, je viens juste de me rappeler que… que j'avais promis à Ichigo d'aller faire un tour avec lui aujourd'hui ! Je suis vraiment désolée ! On se revoit un autre jour ! Au revoir ! » Elle s'élança hors du magasin et attrapa le rouquin par le bras pour le tirer le plus loin possible de cette rue.
« Ah… Rukia ! Mais qu'est-ce qui te prend ?!
-Tais-toi paysan !
-Paysan ?!… Non mais oh, qu'est-ce qui te permet de m'appeler ainsi ? Tu t'es pas AÏE ! » Elle le fit taire d'un coup de poing sur le crâne.
« Rukia devait voir Kurosaki-kun cet après midi ? Oh… » Murmura la rousse visiblement déçue (et jalouse aussi).
« Orihime, on devrait rentrer non ?
-… Oui tu as raison. »
Les deux amies sortirent dans la rue et se dirigèrent vers la maison de Tatsuki.
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Derrière un mur, épiant les deux amies
« Code mission 5682 N°1, le groupe s'est dissous, je répète, le groupe s'est dissous. Nous pouvons passer à l'action !
-Compris ! »
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Dans la rue
Les deux lycéennes discutaient de divers sujets lorsqu'une voix provenant de derrière elles les fit se retourner.
« STOP ! »
Une dizaine de filles se tenaient devant elles. Deux d'entre elles demandèrent à Tastuki de les rejoindre pour venir parlementer un peu à l'écart. Cette dernière, sur la défensive les suivit mais sans trop craindre pour son amie ; après tout la plupart de ces filles étaient dans leur classe, elles étaient donc inoffensives, du moins, elle le pensait. Bref, revenons-en à notre rouquine. Le groupe s'avança vers l'adolescente. Celle qui était perchée le plus haut sur ses deux jambes déplia un papier et annonça
« Inoue Orihime, adolescente dotée d'une poitrine plus que démesurée, nous t'adressons ces mots :
Toi qui fais toujours la gentille, qui souris tout le temps, et qui en plus un énorme atout, tu as les garçons à tes pieds. Toi qui leur a ôté leur intéressement pour nos personnes, toi qui a pu charmer les hommes et ainsi satisfaire tes désirs, toi qui a pu dompter la sauvage Tatsuki, toi qui n'a d'yeux que pour Kurosaki, toi qui fait mine d'ignorer le fléau que tu es, toi qui te demandes ce que nous te voulons, toi qui ignore encore qui nous somme, tu vas payer pour tes crimes car nous sommes… LA SECTE DES PETITES POITRINES ! YAAAAHHH»
En effet, en y regardant de plus près, elles étaient toutes comme ce que les hommes appelaient couramment des « planches à pain » contrairement à la rousse qui possédait, elle, une poitrine démesurée...
« A mon signal… trois, deux, un GOOOO !
-NYAAAAAHHHH ! »
Et une foule de filles plates sorties de nulle part se jeta sur l'adolescente qui essayait encore de comprendre ce qui lui arrivait. Une première lui arracha ses barettes :
« Non ! Tsubaki, Ayame, Baigon, Hinagiku… AÏE
-Qu'est-ce que tu nous chantes encore ? C'est un de tes nouveaux délires ? Pitoyable ! »
Et elle se reçut d'autres misérables coups de poing un peu partout, lâchant un « aïe » strident à chaque nouvel assaut, ça faisait un ensemble de « aïe », de « pif », de « paf », de « pouf », de « sbaf »…etc plutôt étrange, mais harmonieux dans l'ensemble.
Un bruit de course effrénée se fit entendre au coin de la rue : une Tatsuki enragée débarquait avec des flammes plein les yeux, traînant derrière-elle les cadavres de ses deux « accompagnatrices ».
« ORIHIME ! JE VIENS TE SAUVEEEER ! »
Et elle se jeta dans la foule, donnant des coups dans tout ce qui bougeait. Inoue, voyant son amie venue à la rescousse avança vers elle :
« Tastuki !! » Elle s'en approcha de plus en plus, un peu trop près d'ailleurs, ce qui lui valut un coup de pied dans le ventre de la part de la lycéenne brune qui ne semblait plus contrôler ce qu'elle faisait.
«Ha ! Quelle fin pitoyable ! Tu vois, même ton amie s'est retournée contre toi ! Bon, il est temps d'en finir maintenant. » Elle sortit une aiguille de sa poche et commença à percer des trous un peu partout, sans résultats très convaincants, si ce n'étaient les gémissements suraigus de sa victime.
« Attend ! C'est pas comme ça qu'il faut faire ! » Celle qui venait d'intervenir prit un couteau de cuisine dans son sac et le brandit en direction de la rousse :
« Ma mère est cuisinière, elle m'a expliqué comment il fallait découper la viande crue. Tu vas voir, c'est très simple ! »
Elle avança son arme vers un des seins d'Inoue et commença à découper… sans effet, la lame ne s'enfonçait pas dans la chair de leur proie.
« Attends, peut-être que comme ça… » Intervint une troisième. Elle se saisit de l'instrument et le plaça différemment.
« A trois on y va : un, deux, troiaaaaaaaaaaaaaaah ! »
Le couteau avait légèrement dérapé et avait sectionné la chair comme du beurre, ablatant ainsi l'intégralité de la poitrine d'Orihime…
« Hum… C'était plutôt facile en fait… Bon, on fait quoi maintenant ?
-On lui arrache le cœur !! » Hurlèrent en cœur les autres (du moins celles qu'Arisawa n'avait pas encore mises K.O.).
Celles qui avaient le couteau en main s'attelèrent à la tâche.
« Raah, mais pourquoi ça veut pas couper cette merde ?!
-Je croyais que ta mère t'avait appris.
-C'est la vérité !
-Mais bien sûr, t'as dit ça juste pour frimer hein ?
-Mais non ! Je sais me servir de cette chose !
-Dans ce cas comment expliques-tu que ça ne coupe pas ?
-Mais je n'en sais rien !
-C'est bien ce que je disais, tu ne sais pas t'en servir.
-C'est ce qu'on va voir ! » Menaça la propriétaire de l'instrument de cuisine. Et sans crier gare elle l'enfonça dans le ventre de celle qui avait osé insinuer qu'elle ne savait comment ça fonctionnait.
« Alors comme ça je ne sais pas m'en servir hein ? Sale petite garce ! Réfléchis à tes propos avant de parler !
-urgl » La victime cracha une vague de sang et s'effondra au sol.
Les membres de la secte s'arrêtèrent immédiatement de lutter contre Tatsuki et observèrent la scène.
« Tu l'as… tuée ?
-Et alors ? c'était qu'une incapable ! J'avais bien dit qu'on aurait pas dû l'accepter !
-Mais tu es… FOLLE ?!
-Que viens-tu d'insinuer ? » Gronda l'accusée en brandissant son couteau en direction du reste du groupe.
« Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! »
Et elle attaqua. Frappant tout ce qui lui tombait sous la main sans vraiment réfléchir. Il commença à pleuvoir… de l'eau rouge ! Peut-être était-ce du sang en fait… Oui, c'est ça, il pleuvait du sang, tellement que la rue était plongée sous l'averse sanguinolente. Les passants sortirent leurs parapluies et coururent s'abriter chez eux : ils ne voulaient pas attraper froid, et encore moins mouiller leurs magnifiques vêtements qu'ils venaient juste d'acheter ! A se demander s'ils avaient réalisé ce qui était en train de leur tomber dessus !
Quelques minutes plus tard il ne restait plus que Tastuki et la propriétaire du couteau debout. Elles s'élancèrent l'une contre l'autre dans un dernier assaut, un assaut final qui déterminera la défaite ou la victoire de l'une ou de l'autre. Elles frappèrent en même temps. L'une se retrouva avec un couteau de boucher enfoncé dans le ventre, l'autre la colonne vertébrale brisée par une prise de karaté qui avait achevé ce qui avait été commencé quelques minutes plus tôt. Les deux ennemies retombèrent au sol, inertes.
Une ambulance arriva et embarqua tous les corps étalés au sol, excepté celui d'Orihime qui avait glissé un peu en contrebas, dans un caniveau qui dissimulait sa présence. Personne ne la remarqua. Il commença à pleuvoir, de l'eau cette fois, ce qui dissuada les gens de sortir et ainsi d'apercevoir le corps qui gisait au sol.
La pluie dura treize jours et treize nuits, sans aucune interruption. La population resta cloîtrée chez elle tout ce temps. Personne ne revit Orihime, personne ne la chercha, personne ne s'inquiéta de son sort, tout le monde l'oublia…
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« Et ça, on en fait quoi ? » Demanda un éboueur en désignant une chose informe qui flottait dans une grande flaque d'eau.
« C'est quoi ?
-Je sais pas.
-Bah, on met avec le reste des poubelles ?
-Ouais, on peut pas laisser ça pourrir dans la rue, l'odeur va faire fuir les passants.
-Allez, on embarque !
-Putain, c'est vachement lourd !
-Tu m'étonnes, ça a dû prendre l'eau durant tous ces jours !
-Quelle horreur !
-En plus ça pue !
-Tssk, les gens devraient faire attention à ce qu'ils jettent dans la rue ! C'est pas croyable !
-Ouais… »
Ils jetèrent leur trouvaille dans le camion vert, avec les autres ordures et reprirent leur chemin vers l'incinérateur. En regardant cette chose d'un peu plus près, on pouvait vaguement discerner une forme qui ressemblait à celle d'un humain : deux membres se finissant par cinq branches, deux autres se terminant par des sortes de plateformes rectangulaires, une balle ronde sur laquelle on pouvait deviner deux balles plus petites révulsées, un triangle en dessous et une espèce de fente encore en dessous, le tout rattaché à un tronc auquel il semblait manquer une partie…
Pauvre Inoue
Bref, il est vrai que ce chapitre part un peu en live mais bon, j'ai prit beaucoup de plaisir à l'écrire ! Allez savoir pourquoi ! xD (huhu, j'aime la mort d'Orihime, c'est digne d'elle ça !)
Allez, à la prochaine. J'ignore encore quelle idée je vais choisir pour le prochain chapitre… On verra^^
Et reviewez, reviewez, ça motive ! ^^
