Alors voilà, je voulais poster ce chapitre mercredi soir, il était tout beau tout près. Me manquait juste une dernière relecture. Et puis : le modem a grillé. Vive l'orage de M**** ! Alors le temps qu'on le change et tout...
Bref, détestez la météo et mon trou paumé, ce sera bien fait pour eux !
Bonne lecture ! ( J'espère )
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Plongée dans mes pensées, le monde environnant ne m'importait plus. Sudden pouvait bien raconter ce qu'il lui chantait en ce mardi matin, une semaine après mon anniversaire. J'y faisais autant attention qu'à une fourmi rampant dans un couloir du troisième étage, côté Est ( Par contre celles de l'Ouest sont passionnantes. Mensonge ? Allez donc vérifier. Si un de vous le fait pour de vrai, je rigole. )
Je pensais toujours aux choses jouxtant la bouche. Je décidai de ne plus les nommer par leur vrai nom, cela me donnait moins le sentiment d'être une idiote. Vachement important l'estime de soi, ne le saviez vous pas ? Le cas échéant, c'est chose faite.
Dites, vous avez compris de quoi je veux parler au moins ? Des J...( je ne dirai pas la suite, n'essayez point de m'entourlouper ! ) de Weasley.
Seulement, avec cette stupide résolution j'allais devoir me creuser la tête pour trouver des synonymes. Une résolution qui dure juste deux minutes cinquante, ça compte ?
Optons pour le oui. Chacun sa façon de voir le monde après tout, je n'oblige rien ni personne. Je suis immensément bonne je pense, avec une telle amabilité, comment aurait-il pu en être autrement ?
Je disais donc qu'il y avait de multiples pensées parasites dans ma tête. Davantage que d'habitude s'entend.
Croyez-vous que j'étais atteinte ? Ça devenait grave, développer un besoin irrépressible de ré-atteindre une paire de Choses X ( leur nouveau nom de code murement réfléchi, génial n'est ce pas ? ). Je l'accorde, dit comme ça, cela pourrait faire penser à certaines choses. Mais non.
Depuis la scène qui m'avait tant chamboulée, je n'avais parlé que quelques fois à Weasley, et pour des choses très peu intéressantes ( à moins que vous ne jugiez un " Erynn, tu peux me passer la salade de concombres, s 'il te plait ? " particulièrement émouvant ). En tout cas, le contexte n'avait pas été favorable pour que je sorte « Hey Charlie, je peux te tripoter les joues ? Ce me dirait bien ça, tu vois ». A y réfléchir existe-il un contexte favorable à une telle phrase ? Pour ma part je n'ai jamais entendu une telle demande, faire dans l'original ne serait-ce pas merveilleux ?
De toute façon, je n'avais aucune envie d'aller à Ste Mangouste me faire soigner, je préférai - et de loin - m'enfoncer dans ma folie douce ( douce au sens propre comme au figuré : les Choses X sont d'une douceur, vous n'imaginez même pas ! Et je vous tape si vous essayez ).
Aoutch ! Je venais de recevoir un douloureux coup de coude dans le bras et de revenir sur terre - alors que j'étais très bien dans mes songes - par la même occasion. Je regardai l'auteur de cet odieux crime avec ressentiment. Pas crédible que je m'énerve contre un de mes amis ? Exact ! Je regardai Aby avec seulement un air interrogateur.
- Tu as entendu ce qu'il vient de dire ?
- Qui ? Sudden ? Pas vraiment, non.
Pas du tout ouais ! A peine avais-je été consciente qu'il avait démarré un cours sur les Inféris, pourtant le claquement irrégulier de ses genoux auraient pu m'avertir qu'il était en proie à une panique sans nom.
Franchement, pourquoi ne démissionnait-il pas ? A moins qu'il ait des tendances masochistes je ne voyais pas. Même s'il est vrai que je ne vois pas grand chose en règle générale.
- Tant mieux pour toi, c'est dégoutant !
- A ce point ?
- Non non, ensorceler des cadavres c'est mignon tout plein !
J'admis qu'elle avait raison. Bien que d'après ses dires, elle a toujours raison. Ce n'est pas possible, parfois nous ne sommes pas du même avis, et moi je ne me trompe jamais. 'Fin, presque.
- Donc je disais, les Inf...Inféris sont des...des squelettes ramenés à la vie, bégaya notre courageux professeur.
A le voir ce jour là, je fus à deux doigts de me lever et de faire cours à sa place. Aurait-il encore fallu que je connaisse par cœur le contenu du cours. Ce qui était impossible puisque que je ne l'avais jamais entendu. C'est d'une logique tout ça !
Je regardai par la fenêtre s'il restait des pâquerettes dans le parc, histoire de proposer autres chose à Sudden. Pas envisageable ? Tseuh. Bande de couards personnages que vous êtes.
De toute façon, la question ne se posa pas, la fin de l'été les avait toutes éradiquées. Tant pis, au printemps prochain peut-être. Je vais le noter de ce pas dans le carnet de rendez-vous de mon journal intime pour ne pas oublier. Attendez, je n'ai pas de journal intime ! Mon agenda suffira.
- Au fait ça se passe comment les entrainements ? Demandai-je à Aby, me contentant de noter distraitement ce que disait le professeur.
- Plutôt bien ! S'exclama-t-elle. Dubois s'améliore de jour en jour et avec David et Éva on s'exerce à la feinte de Porskoff !
- Et vous y arrivez ?
- Disons que c'est de mieux en mieux ! Même Charlie nous l'a dit.
- Alors c'est que ce doit être vrai.
- Il n'y a que Jonathan pour trouver que nos mouvements sont ceux de choux fleurs atrophiés.
- Je pense qu'il rigolait, tu sais.
- Tu crois ?
- Aby si c'était Stevens qui avait dit ça tu l'aurais pris de la même façon ?
Ses yeux s'agrandirent de compréhension. Allez, j'allais lui faire un prix d'ami pour mes vertus de psychologue. Moins deux pour cent, c'est admirable non ?
Le fait était qu'elle n'allait plus pouvoir me cacher bien longtemps son intéressement.
- Tout à fait !
Ou pas. Satané de têtue de blondasse ! Elle n'avait qu'à s'enfoncer dans son mensonge intérieur toute seule ! Ha, quel machiavélisme, c'était vicieux !
- Bien sur, fis-je, ne dissimulant pas le scepticisme de ma phrase.
La jeune Lewis fit la sourde oreille, prétendant écouter Sudden. Je ris fictivement de son obstination, je l'aurais un jour, je l'aurais ! ( Je crois que je regarde trop la télé - un appareil moldu pour les incultes - durant l'été. )
La sonnerie libératrice retentit, tout le monde se dépêcha se ranger ses affaires et de sortir. Sans m'avancer, je dirais que cela se passe de manière semblable dans chacune des écoles du monde, moldues où sorcières.
- A table les enfants ! Décida Ethan une fois que nous fûmes tous hors de la salle.
- Bien, chef ! Répondis-je en bon petit soldat.
- Content de voir que personne ne conteste mon autorité...
- ... Pour une fois, finit Andrew.
- Chut, manant, il ne faut pas préciser cela.
- Bien, chef ! Répliqua O'Donnel, d'humeur malicieuse.
- Tu te crois malin ?
- Oui, chef !
- Vraiment ?
- Oui, Chef !
- T'arrêtes ou t'attends qu'un crapaud t'embrasse ?
- Oui, Chef !
- Tu te payes ma tronche ?
- Oui, Chef !
- Tu vas continuer longtemps ?
- Oui, Chef !
- ...
- Oui, Chef !
Ce ne fut que soixante trois « Oui, Chef ! » plus tard, qu'Andrew daigna enfin se taire. Louée soit la délicieuse nourriture des Elfes de maison !
- Vous pouvez vous assoir, accorda McGonagall une fois que l'ensemble des élèves fut dans la salle.
- Oui, Chef !
- Que dites vous M. O'Donnel ?
- Rien d'important professeur, je le crains.
- Et moi je crains une retenue pour vous faire taire, mais ce ne sera pas le cas...
- Merci, professeur.
- ...aujourd'hui !
La classe éclata de rire, et Andrew se mordit la langue d'avoir laissé échapper de tels propos. Quant à nous, la vengeance pour l'agacement qu'il avait provoqué fut sublime.
Après tout, je ne suis plus à une lettre d'amour près pour un membre du corps professoral.
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Sur le chemin de notre dernière heure de cours, soit Soins aux Créatures Magique, nous croisâmes Weasley, Weiss et Stevens - le charme de Glue Perpétuelle qui les unit n'ayant toujours pas disparu - qui pour leur part en revenaient. Du cours, pas du charme.
- Si vous étiez les prochains à avoir Brûlopot, c'est pas la peine d'y aller, il s'est blessé, nous apprit Stevens.
- Encore ? Comment cette fois ci ? S'enquit Hope, toujours compatissante au malheur des autres.
- Il s'est ouvert le bras profondément. Avec une herbe haute.
Son ton était tellement fataliste que nous éclatâmes tous de rire.
- C'est possible ça ?
- Il est forcé de reconnaitre que oui.
- On n'a plus cours nous non plus, on allait s'assoir sous un arbre, ça vous dit ? Proposa Weiss, en regardant Aby.
J'allais pouvoir la taquiner à nouveau, ô joie de l'univers !
- Même plutôt deux fois qu'une, s'empressa de répondre la prochaine victime de mes attaques mentales.
- Alors c'est parti ! S'exclama Weasley, apparemment de bonne humeur.
Notre choix se porta sur un imposant chêne, je m'assis aussitôt, mes jambes répondant toujours rapidement à l'appel incessant de la flemmardise.
Étant donné que je fus la dernière à m'installer, je n'étais pas la seul feignante de l'histoire.
- Andrew, tu veux bien te décaler un peu ? Tu écrabouilles mon pieds.
- Oui, Chef !
- Ha non ! Tu ne vas pas recommencer ! Interdis-je de suite.
- Recommencer quoi ? Voulut savoir Weiss.
- Répondre «Oui, Chef !» dès que quelqu'un dit quelque chose ! Le renseigna aimablement Hope.
- Il a même dit ça à McGonagall, se désespéra la poursuiveuse.
- Retenue ?
- A peine une réprimande !
- On voit le chouchou, plaisanta Stevens.
Je vous ai déjà dit comment était Weiss ( grand châtain clair aux yeux marrons ), ainsi que Weasley (moyen mais musclé, roux aux yeux bleus ), mais Owen Stevens ? Je ne crois pas.
Que serait-ce un trio de choc sans des yeux verts ? Rien. Aussi Stevens les avait de cette couleur là, un vert renversant. Ses cheveux n'étaient ni courts comme ceux de son acolyte batteur ni façon surfeur ( encore une fois, renseignez-vous, ignorants que vous l'êtes du monde moldu) comme son capitaine. Ils étaient tout simplement entre les deux, chatouillant à peine ses tempes, mais de quoi passer largement sa main dedans. Bruns bien sur. Il faisait la même taille que Weiss avec un ou deux centimètres de moins et il avait une bouille mystérieuse. Remarquez comme les mots ' bouille ' et ' mystérieuse ' ne vont relativement pas ensemble.
Maintenant que vous savez à quoi ressemble chacun d'entre eux, comment nous – pauvres filles – pouvons nous ne pas les admirer ? Aucun ne se ressemble, ce qui renforce encore plus la sensation qu'ils dégagent.
Une impression magnifique cela va de soi.
- Bien que ce soit Charlie son préféré du moment, contrecarra Weiss.
- Même un troll aveugle, sourd, et ne sachant pas chasser serait amoureux de Charlie.
- Un troll ? Je t'envie Weasley, dit Andrew.
- Écoute, tout le monde ne nait pas avec une chance égale, compatit le chanceux.
- Tragédie ! Quelqu'un aurait-il une corde ?
- Non, mais tu veux ma cravate ? Proposai-je gentiment.
- Amour de ma vie, je t'en serais reconnaissant si tu savais !
- Amour de ma vie ? Vous sortez ensemble ? S'informa Weasley.
- Merlin est grand, pas du tout ! M'indignai-je.
- Tu me brises le cœur, Erynnou .
- Tu veux un mouchoir ? Questionna-Aby.
Il acquiesça avec un fausse mine de chien battu. Mine qui fit s'esclaffer les cinquièmes années comme les sixièmes. Sont pas censés être plus matures que nous ? Heureusement que non.
- N'empêche, je ne suis pas un chouchou, dirent Weasley et Andrew synchrones.
Synchronisme qui eut pour seul effet ne nous faire marrer encore un plus, si cela était dans le domaine du possible.
Les voir tous les deux se renfrogner déclencha chez moi une réaction bizarre. De un, parce que la scène était vraiment trop choute (= mignonne ) : voir son meilleur ami et une personne qu'on apprécie fortement faire une tête identique c'est à croquer. De deux, le sourire boudeur du second n'était pas à croquer mais à lui sauter dessus tel Peeves sur un élève à agacer, c'est à dire, très vite. Promis, bientôt je vous écrirai le classement provisoire des sourires de Weasley. Pour l'instant, je le prépare et attends de nouveaux éléments.
- Si ! Contredis-je en coeur avec le reste des élèves présents ( finalement, l'esprit de contradiction est propre à notre si parfaitement parfaite maison ).
- Faux-amis !
- Disparu le Erynnou d'amour ?
- Oui, il est allé copiner avec un plat de nouilles.
- Ça, c'est bête, se lamenta la batteur brun.
- Tu l'as dis bouffi ! lança son roux de meilleur ami.
Nous ne quittâmes nos ainés Griffondors que deux heures plus tard afin de faire nos devoirs. Non sans regrets.
Mais le parchemin de Botanique pour le lendemain ne pardonnait pas, comme Chourave ne nous aurait pas pardonnés si nous ne lui avions pas remis en temps et en heure.
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- Elle était étrange la réaction de Weasley quand Andrew t'a appelée mon amour, remarqua Aby, assise sur son lit.
- Étrange ?
- Ouais, je sais pas, on aurait dit de la jalousie.
- Aby, tu dis vraiment n'importe quoi quand t'as du sommeil en retard.
- Possible oui !
Et elle partit dans un grand éclat de rire solitaire, Hope étant sous la douche. Pour ma part, les genoux repliés contre ma poitrine, je m'abimai dans la contemplation de mes chaussettes. Aberrant, l'une était blanche ornée d'un minuscule Vif d'or et l'autre rose pâle. Le pire étant sans conteste que je ne m'en étais même pas rendu compte en les enfilant. Qu'entends-je ? Tête dans le cul ? Malpolis !
Pourquoi donc je vous parle de mes chaussettes ? Afin de changer de sujet, ça doit être quelque chose dans le genre.
- Je viens d'avoir une pensée, dit Hope, une serviette enroulée sur les cheveux version turban africain.
- Tu penses ? Toi ? Magnifique !
- Et laquelle ? Demandai-je, enterrant ainsi la réplique de mon amie.
- Si je me teignais les cheveux en rose bonbon ?
Je ne pus me retenir, et m'effondrai, secouée d'un rire silencieux. Le talent de Hope pour sortir des âneries pareilles sans crier gare, m'a toujours subjuguée. D'autres par contre, ne comprennent même pas que c'est de l'humour.
- En rose bonbon ? Mais Hope, c'est horriiiiiiiiible comme couleur de cheveux, s'indigna Caroline Simpleton ( avouez que vous aviez carrément oublié sa présence dans notre dortoir. )
- Ha bon ?
- Mais oui, ça va jurer a-tro-ce-ment avec tes yeux verts !
- Tu crois ? Demanda la préfète qui s'amusait bien.
- C'est moi qui te le dis, et je suis une experte.
Je lorgnai avec suspicion ( Aby et Hope firent pareil ) les deux couettes de ' l'experte ' sur chaque côté de son crâne, attachées par des élastiques arc-en-ciel. Sublime.
- Moi qui tenais tant à ce changement.
- Si tu veux vraiment, teins toi en blond platine, c'est LA couleur huppe du moment et ça t'ira à raviiiiiir, ma Louloute, avec ton teint de poupée russe et tout..
Louloute ? Pauvre créature désespérante. Il faut néanmoins lui accorder le crédit de savoir ce qu'est une poupée russe. Se serait-elle cultivée ? Non, improbable.
- Merci de tes précieux conseils, bonne nuit Caroline ! Remercia Hope dans un souffle avant de se coucher, devant sans doute craindre - et à raison tout un discours sur les tendances actuelles.
Ouf, je n'y aurais pas survécu. Moi, j'accorde autant d'importance au fait de savoir si les robes de sorciers violettes à franges sont à la mode qu'à la vie de Mimi Geignarde. Oui, pas grand chose.
Je m'étendis sous les draps, non sans m'être mise en pyjama et avoir enlevé mes remarquables, adorées, génialissimes, originales et célèbres chaussettes. Puis, ben, je dormis. Vous ne vous y attendiez pas ? Vous êtes vraiment naïfs les amis. Il serait temps de changer.
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Deux semaines passèrent, nous discutions de plus en plus fréquemment avec les Adulés. Conséquence probable du fait qu'ils avaient envie de nouvelle compagnie, féminine comme masculine. Le reste de la sixième année étant exclusivement composé des amies de Simpleton, je vous laisse imaginer le niveau.
Andrew et Ethan sont deux bons copains à la compagnie agréable, Hope est la gentillesse réincarnée ( je ne l'ai même jamais surprise écraser le moindre insignifiant insecte, vous voyez le truc ? ), Aby, joueuse jusqu'au bout de ses orteils vernis. Moi ? Je ne voudrais pas vous faire complexer, alors, passons.
Ne sommes-tous pas absolument géniaux ? La réponse est oui, sans la moindre hésitation.
Ce mercredi après-midi là, Aby était à un entrainement de Quidditch, Hope s'occupait de première années en détresse et les garçons remplissaient leurs rouleaux de parchemins sur une potion répondant au doux nom d'Elixir de Kowaza, ce dernier étant l'ingrédient principal. Bref, si cela vous intéresse, vous n'aviez qu'à lire nos différentes copies. Rogue se ferait un plaisir de les critiquer !
Personnellement, j'avais commencé le mien le week-end précédent et l'avait fini le matin même pendant le cours de Binns. Je m'en étais largement félicitée quand j'avais vu quelques minutes auparavant Andrew et Ethan peiner comme des bœufs.
Devant ce spectacle j'avais décidé d'aller me promener dans le château, le vent de ces premiers jours d'octobre me tentant très peu.
Perdue dans les dédales tortueux de mon esprit, je marchais au hasard du bon vouloir de mes pieds. C'était eux qui décidaient de mon chemin, du côté que j'allais aux embranchements et des escaliers que je montais. Faut bien leur laisser la liberté d'expression de temps à autre, non ? Je vais faire un club de soutien aux membres exploités (mains, doigts, pieds, tout ! ).
Mal m'en prit. Lorsque mes petons m'envoyèrent le signal rouge de la fatigue, je me secouai et décidai de rentrer à la Salle Commune pour me moquer un peu des mes camarades s'ils s'escrimaient toujours sur leur devoir. C'est une occupation formidable, si vous saviez.
Je fis volte face afin d'emprunter le chemin en sens inverse. Je ne reconnus pas l'endroit. Je fis quelques pas, mais au bout de cinq minutes je laissai tomber.
Je ne savais même pas dans quelle partie du château je me trouvai. Mon cerveau était aussi vide que la cervelle d'un Scroutt à la retraite.
J'eus alors la merveilleuse idée de demander aux personnages des tableaux. C'était sûr, ils allaient m'indiquer le lieu et m'aider à me retrouver.
Je jetai un coup d'œil au murs du couloir.
Et merde...
Il s'agissait de natures mortes, chacun d'eux sans exception. Il y avait jusqu'à la représentation d'un ananas jaune vif mais pas le moindre portrait, historique ou non, de dessiné.
La galère. Mes pieds me lançaient, les courants d'air commençaient à me faire frissonner, et j'étais paumée au fin fond d'un des innombrables couloirs de la bâtisse
Encore.
