BOUAAHH ! Je ne suis pas trop en retard pour une fois ! Septième chapitre de cette fiction dont on approche rapidement de la fin. Septième chapitre que vous attendez tous , si vous voyez ce que je veux dire. Du coup, je ne vous fais pas un dessin ni de long discours, je vous laisse à cette lecture et vous dis à la semaine prochaine pour la suite et presque fin :3
Pour ceux qui ont laissé des reviews, tous vos questions auront des réponses dans ce chapitre 8D
Aller ! A la semaine prochaine !
7ème Chute : Quand le chasseur devient la proie
Aomine n'avait officiellement rien contre le silence. Après tout, il adorait rester sur le toit de son académie pendant les cours pour faire la sieste et le silence qui régnait en ces lieux était propice à ce genre d'activité. Sauf que ce silence-ci, dans lequel il était plongé depuis plus de vingt minutes, ne faisait que le mettre affreusement mal à l'aise.
Ils étaient encore en pleine rue, Kiyoshi et lui et se dirigeaient à grand pas jusque chez le brun. Le lycéen n'avait pas décroché un mot depuis qu'il avait quitté la ruelle, près de l'établissement où il avait ses cours préparatoire pour les examens d'entrée à la fac et ses traits restaient tirés par l'incompréhension et l'étonnement. Ils avaient marché un moment avant de prendre un bus dans lequel ils restèrent une bonne dizaine de minutes, puis ils descendirent dans un quartier bondé d'immeubles et de petites maisons cachées entre elles. Daiki observait les environs d'un œil curieux, le jeune homme ne sachant pas réellement où il se trouvait quand ils s'arrêtèrent devant une maison de style traditionnel de plein pied. La bâtisse passait plutôt inaperçue à côté du grand immeuble qui lui servait de voisin et paraissait tout droit sorti d'un livre d'histoire. Cela fit bizarre au métis de voir le joueur de Seirin pousser la barrière séparant le petit jardin de la rue et s'avancer jusqu'à la porte d'entrée.
Marchant dans ses pas, la panthère pénétra dans la maisonnette, invité silencieusement par l'adolescent qui lui montra où poser sa veste et son sac. Il l'installa ensuite dans le salon, une grande pièce au sol couvert de tatamis crème où trônait en son centre une grande table à manger en bois foncé. Daiki s'assit sans rechigner, ses yeux parcourant la pièce simplement décorée, les cadres photos accrochés aux murs, les plantes vertes çà et là, la petite télé posée sur son meuble. Tout était propre et bien rangé, bien installé à sa place dans ce silence qui ne les avait pas quitté.
Teppei réapparut soudain après plusieurs minutes et vint s'asseoir à ses côtés, déposant devant lui une canette de soda. Les prunelles sombres de l'adolescent se posèrent un instant sur ce jeune homme qui ne lui était pas sorti de la tête depuis la soirée chez l'as de Seirin. Il avait troqué son uniforme contre un gros pull noir et un bas de jogging de la même couleur, lui permettant d'être plus à l'aise. Ses cheveux étaient quelque peu en bataille et humide, indiquant qu'il venait de prendre une douche et sa peau semblait légèrement rougie. La panthère n'avait même pas remarqué que l'adolescent était parti aussi longtemps, trop pris dans son observation des lieux. Aomine se demanda même quelle heure il pouvait bien être, son estomac faisant soudain un boucan d'enfer. Comme si c'était le moment.
Le faible rire du meneur lui fit grincer des dents, son regard sombre le fusillant un instant avant qu'une moue contrariée n'étire ses lèvres. Kiyoshi ne cessa cependant pas de se moquer de lui, accentuant son malaise quand il se leva de sa place en souriant.
- Je vais préparer quelque chose. Tu n'as qu'à regarder la télé en attendant.
Acquiesçant en silence, le métis suivit des yeux le jeune homme, celui-ci disparaissant derrière un fusuma* menant certainement à la cuisine. Un bruit de casserole lui parvint ensuite, confirmant ses pensées tandis qu'il attrapait la télécommande et allumait l'écran de télévision. Presque une demie-heure passa pendant laquelle le joueur de Tôô zappa sur diverses émissions de variétés sans trouver quelque chose qui l'intéressait vraiment lorsque la porte en papier de riz coulissa, dévoilant son hôte et le plateau-repas qu'il tenait en main. L'odeur alléchante du riz et du poisson réveilla un peu plus l'appétit du fauve qui ne se fit pas prier quand Kiyoshi le servit. Il fallait dire que Daiki n'avait rien avalé depuis le déjeuner et qu'il avait fait l'impasse sur le bento supplémentaire de Sakurai, qu'il évitait toujours.
Le bol de riz fut terminé en moins de deux bouchées, un gloussement amusé se faisant alors entendre près de lui. N'en tenant pas vraiment rigueur, Aomine dévora son repas sans demander son reste, sous l'œil moqueur du brun qui ne fit cependant aucune remarque. Ils étaient sorti de cette bulle cotonneuse et embarrassante qui les enveloppait depuis leur rencontre et pour rien au monde les deux garçons souhaitaient se retrouver à nouveau dans une telle situation. Pourtant, une question ne cessait de tarauder le meneur de Seirin. Une question qu'il ne savait pas comment poser.
- Bon tu continues de me fixer ou tu parles ?
Les épaules du brun sursautèrent quand la voix du métis s'éleva, ses paupières papillonnant un moment avant de comprendre ce qu'il se passait. La bouche tirée en une grimace, Aomine l'observait en fronçant les sourcils, son dîner terminé et sa tête posée dans l'une de ses mains. Cela devait faire une bonne dizaine de minutes que son hôte le fixait sans rien dire, le mettant mal à l'aise et l'irritant quelque peu. S'il avait quelque chose à dire, qu'il le dise une bonne fois pour toute. Le scoreur ne comprenait pas pourquoi il tournait autant autour du pot et restait muté dans ce silence dérangeant. Ok, leur situation était un peu bizarre mais ça ne justifiait pas toute cette attente et cette gêne ambiante.
L'une des mains du jeune homme alla ébouriffer un peu plus ses mèches brunes désordonnées, un faible soupir passant la barrière de ses lèvres fines qui n'avaient pas encore laissé échapper un seul mot. Teppei cherchait dans sa tête ce qu'il pourrait bien dire, ne sachant pas comment mettre à plat ses idées et surtout ses questions. Il en avait tellement qu'il ne savait pas par où commencer. Mais peut-être devait-il tout simplement commencer par le commencement.
- Pourrais-tu tout m'expliquer depuis le début ? Lâcha enfin le meneur.
- Depuis le début ? Souligna la panthère, ennuyée par une telle demande.
- Oui, et en détail.
Daiki grimaça davantage, embêté au possible avant de pousser un juron, de se gratter la nuque et de se confronter à l'expression déterminée et grave du joueur de Seirin. Il soutint un moment son regard, plongeant dans les billes marron du jeune homme qui semblait prêt à ne rien lâcher et le faire parler quoi qu'il advienne. Et après une autre plainte et un grognement furibond, Aomine finit par tout lui raconter. Et par tout, c'était bien tout.
Il parla de ce qu'il s'était passé dans la salle de bain ce soir-là chez Kagami, de ce qu'il avait ressenti, de cette colère et ce plaisir aussi. Puis Aomine raconta au jeune homme le premier rêve qu'il avait fait, l'incompréhension qui l'avait habité une fois réveillé. De cette attirance étrange qu'il n'arrivait pas à comprendre et dont il ne chercha même pas à se cacher, du fait qu'il ne savait pas réellement ce qu'il désirait ni à quoi il s'attendait en lui parlant de tout ça. L'adolescent raconta tout ce qu'il avait pu vivre ces dernières semaines, le plus naturellement du monde, parfois en rougissant, parfois en maugréant. Tout un tas de choses qu'il n'aurait certainement jamais dit à ses amis, même après avoir bu des litres d'alcool. Et quand il finit son discours, ses lèvres se scellant, le jeune homme eut l'impression qu'on lui enlevait le poids d'une montagne de ses épaules. Mais c'était sans compter le nœud énorme que formait alors son estomac.
C'était à se demander si Kiyoshi n'avait pas le même temps de réaction qu'un poisson rouge. Car son cerveau lui repassait en boucle les premiers mots de la panthère sans qu'il puisse vraiment analyser le reste de ses paroles. Après tout, l'adolescent venait de lui dire qu'il avait envie de lui. Ce n'était pas tous les jours qu'un garçon comme Aomine Daiki venait lui dire une chose pareille. Et il devait faire quoi à présent ? Parce que même si le métis était attirant et avait un sacré sex-appeal – même un aveugle s'en serait rendu compte – le brun ne se voyait pas coucher comme ça avec le jeune homme. Enfin si, et cela était presque arrivé pendant la soirée chez Taiga. Mais il ne pouvait tout de même pas faire ça ? Si ? Et puis ensuite, il se passerait quoi ? Ils se mettraient à sortir ensemble ? À moins que le joueur de Tôô ne veuille de lui que pour une nuit. Teppei retint un soupir, ses mains passant énergiquement dans ses cheveux. C'était du délire !
- Ça te dérange tant que ça ?
Ses prunelles chocolat allèrent se poser sur le visage contrit du jeune homme, sa bouche toujours déformée en un moue ennuyée et ses sourcils s'étant froncés. Kiyoshi se demanda un moment si l'adolescent pouvait sourire sincèrement ou tout simplement afficher autre chose qu'une mine renfrognée et boudeuse.
- Ce n'est pas vraiment que ça me dérange, finit par avouer le meneur de Seirin. C'est juste que...
- C'est à cause de ton capitaine, c'est ça ?
Teppei referma la bouche, l'air maussade de Daiki lui coupant la parole - en plus de sa remarque. Il avait brièvement abordé le sujet, quand il lui avait avoué être venu près de son lycée pour lui parler. Kiyoshi avait été plutôt étonné que le métis prenne une telle initiative mais également qu'il remarque ces sentiments qu'il portait pour son coéquipier. Cela avait fait bizarre au meneur d'y repenser, lui qui pensait cacher assez bien son affection pour Hyuga qui sortait à présent avec leur coach et de se dire qu'il aimait toujours beaucoup – voire trop – son capitaine. Cependant, voir l'expression morose peindre le visage du scoreur le mettait bien plus mal à l'aise que de faire le point sur ses sentiments.
- Pourquoi crois-tu que c'est le cas ? L'interrogea Kiyoshi, étrangement plus calme.
- T'es amoureux de lui pas vrai ? Répliqua la panthère, toujours boudeuse.
- Et toi, tu m'aimes ?
La réaction du jeune homme fut immédiate, amusant le joueur de Seirin qui se retint de glousser. Aomine avait rougi violemment, chose qu'il n'avait jusqu'alors pas cru possible.
- J'ai jamais dit un truc pareil, rétorqua brusquement le scoreur.
- T'as pourtant l'air jaloux là, se moqua Teppei en souriant.
- Déconne pas !
La mâchoire de la panthère se serra fortement, le sourire de l'adolescent lui tapant sur le système tandis qu'il détournait les yeux et croiser les bras sur sa poitrine. Génial ! Daiki n'aurait pas imaginé que les choses prendraient une telle tournure. Comme si il pouvait tomber amoureux d'un type qui lui avait juste fait une fellation ! Ça ne marchait pas comme ça ! À vrai dire, il n'en savait strictement rien, le jeune homme n'ayant jusqu'alors jamais ressenti un tel sentiment pour quiconque mais Aomine ne se sentait pas amoureux, comme pouvait l'être les personnages des mangas de Satsuki ou Kagami ou Kise. Non, lui ne ressentait qu'une attirance physique. Certes très forte, mais cela n'allait pas plus loin.
Boudant toujours, le lycéen ne remarqua pas que le brun s'approchait de lui, légèrement désolé de l'avoir mis dans cet état et se retrouva bien dépourvu quand il vit Kiyoshi à moins d'un mètre de lui.
- Écoute, je ne sais pas trop ce que je dois faire à vrai dire, déclara le brun. Tu l'as dit toi-même, cette situation est assez étrange.
- Je te demande pas de sortir avec moi, nota Daiki avec flegme.
- J'avais compris. Mais quoi ? On couche ensemble et c'est tout ?
- Dois-je comprendre que ça te dérangerait pas ?
Les pommettes du meneur de Seirin devinrent aussi roses que des pivoines, ses lèvres baragouinant des mots décousus que le métis ne chercha même pas à saisir. Depuis le début de leur échange, Aomine cherchait à savoir si le jeune homme ressentait la même chose que lui, si ce désir qui l'avait habité lors de cette soirée était toujours présent chez le brun ou s'il avait été éphémère. Alors, tandis que le billes marron de l'adolescent l'évitaient, que sa peau rougissait sous l'embarras et que ses doigts se crispaient sur son pantalon, la panthère ne chercha pas plus loin et sauta tout bonnement sur sa proie, ne se posant pas plus de questions. Tout son corps avait ressenti ce faible désir, cette tentation fugace et cette chaleur insidieuse. Pourquoi y résister plus longtemps ?
Kiyoshi ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait, le corps du lycéen l'écrasant sur le sol pendant que sa bouche caressait maladroitement la sienne. Il fallut plusieurs secondes au jeune homme pour se rendre compte de la situation, ses paupières battant sous l'ahurissement quand la langue du scoreur passa sur ses lèvres, quémandant l'accès à sa cavité buccale. Plus bas, il pouvait sentir les doigts brûlants de Daiki remonter son pull, lui arrachant un violent frisson pendant que son bassin se frottait indécemment contre le sien. Il n'y avait plus de doute, il allait se faire manger tout cru.
Son torse recula brusquement, repoussé par les mains puissantes du jeune homme sous lui qui tenta de se libérer. Surpris, Aomine se redressa d'un coup avant d'observer l'adolescent, ses prunelles emplies d'étonnement plongeant dans ses billes sombres. Il pouvait sentir son désarroi, ses lèvres balbutiant quelque chose que le métis n'écouta pas, trop occupé à fixer Teppei. Il se prenait vraiment trop la tête, cela ne servait pas à grand chose de réfléchir davantage à ce qui était bon de faire ou non. Seul comptait l'instant présent et comme pour confirmer ses propos, la panthère alla capturer la bouche de son fantasme, le surprenant un peu plus.
Cette fois-ci, l'adolescent réussit à pénétrer sa langue dans son antre et à trouver sa jumelle, jouant malicieusement avec elle tout en explorant les lieux. Bien malgré lui, Kiyoshi lâcha un gémissement d'appréciation à ce contact alors que les doigts d'Aomine n'étaient pas en reste, effleurant la peau de son ventre presque dénudé. Bientôt, son pull et son t-shirt finiraient dans un coin de la pièce, le métis les trouvant certainement trop encombrant et dérangeant pour l'activité à laquelle il s'adonnait. Sournoisement, une boule de chaleur gonfla dans son bas-ventre, lui tordant les entrailles tandis que le scoreur approfondissait le baiser et le caressait toujours plus. La panthère était en train de baisser toutes ses défenses, reléguant au second plan ses doutes et hésitations. Pourquoi luttait-il autant contre elle ? Elle n'attendait pourtant qu'une chose : qu'ils se sautent dessus.
La prise sur ses cheveux le fit grimacer, ses lèvres abandonnant celles rougies de Kiyoshi. Maugréant, l'as de Tôô cessa tout mouvement, sa respiration rapide et saccadée se calquant inconsciemment sur celle du brun qui le força à s'asseoir plus convenablement. Ce ne fut qu'une fois redressé que ses doigts se desserrèrent sur son crâne, glissant jusque sur son torse pour le maintenir à distance. Le métis ne comprenait pas ce qu'il faisait, ses billes brunes brillant d'un désir et d'une envie grandissante. Alors pourquoi l'arrêter ?
- Tu ne l'as jamais fait, pas vrai ?
Un sourcil se haussa sur le visage du lycéen, une lueur d'incompréhension illuminant ses traits. Ne l'avait-il pas mentionné quand il lui avait raconté toute la vérité tout à l'heure ? Daiki n'arrivait à s'en souvenir et ne chercha pas plus loin, étant horriblement frustré. Il hocha simplement négativement la tête, faisant grimacer son vis-à-vis qui se mordit la lèvre sous l'embêtement. Il n'allait tout de même pas hésiter à nouveau ?
Plusieurs secondes s'écoulèrent dans un silence pesant, Aomine fixant le meneur qui ne le lâcha pas des yeux quand il se leva soudain, surprenant l'adolescent. Lui faisant signe de le suivre, Teppei le mena dans un couloir adjacent au salon avant de le faire entrer dans une pièce qui n'était autre que sa chambre. C'était parfait ! Le jeune homme ne prit même pas la peine d'observer les lieux qu'il attrapa le joueur de Seirin qui venait d'allumer la lumière et plaqua sa bouche dans son cou, récoltant un sursaut de surprise. Sans attendre, il le poussa sur le futon qu'il avait à peine eu le temps de repérer pour ensuite le surplomber, défaire la cravate de son uniforme et ouvrir les premiers boutons de sa chemise. Quand une main empoigna sa nuque et l'obligea à descendre, une paire de lèvres se collant d'autorité sur la sienne.
Ce baiser n'avait rien à voir avec le précédent. Bien plus doux, plus lent, plus profond. Le jeune homme se sentit fondre au contact de cette bouche à la fois tendre et dominatrice, son corps se réchauffant de seconde en seconde pendant que le garçon sous lui s'affairait à défaire les dernières boutons de sa chemise. D'un geste à la fois lent et maîtrisé, Kiyoshi la retira en même temps que sa veste et sa cravate, ses doigts frôlant la peau mate, un frisson parcourant l'échine de Daiki lorsque son hôte échangea leur place et s'installa entre ses cuisses.
La bouche affriolante délaissa celle quémandeuse et impuissante du métis pour descendre sur sa mâchoire, la ligne de son cou puis sa nuque. Déposant de faibles baisers papillons, elle prenait tout son temps pour explorer ces terres qui ne lui étaient pas complètement inconnues, redécouvrir cette peau basanée et douce, goûter chaque centimètre carré de ce corps qui s'offrait à lui. Méticuleusement, l'adolescent continua son avancée, cherchant chaque point faible de la panthère qui gémissait faiblement sous lui.
Une plainte plus forte quitta sa gorge déjà sèche, ses dents se serrant quand il sentit ce morceau de chair humide titiller l'un de ses mamelons. Aomine baissa les yeux sur le brun, contrarié et excité et marmonna d'agacement lorsque celui-ci réitéra son geste, son regard malicieux ancré dans le sien. Le roi sans couronne s'amusa un moment à le malmener, s'extasiant des gémissements sourds que pouvait pousser l'adolescent avant de finalement reprendre son exploration. De leurs côtés, ses longs doigts agiles marquaient les lignes du dos du scoreur, sans pour autant franchir la limite de son pantalon. Ce n'était pas encore le moment d'aller aussi loin. Pas encore.
Daiki poussa un profond soupir, ses mains se crispant sur les épaules du meneur tandis qu'il faisait entrer sa langue dans son nombril. L'acte lui donna étrangement chaud, son souffle accélérant un peu plus quand il tira soudain sur le tissu du pull de Teppei, le contraignant à retirer le vêtement. Son t-shirt disparut également, balancé quelque part dans la pièce et mettant les deux jeunes hommes à égalité. Aomine se sentit plus à l'aise en voyant le lycéen torse nu, ses iris marine détaillant chacun de ses muscles dessinés sous la peau pâle, cherchant des grains de beauté ou des cicatrices avant de remonter plus haut et de plonger dans les perles brunes. Comment avait-il fait pour résister à l'appel de ce regard ce soir-là, ce mélange d'envie et de douceur le clouant littéralement sur place. Tant et si bien qu'il ne prit pas garde à ces doigts curieux qui allèrent bien plus bas sur sa peau.
Le sourire mutin que lui lança Kiyoshi à cet instant le fit tiquer avant qu'une plainte plus explicite ne monte dans sa gorge et ne s'élève dans la chambre. Roulant sur le côté, sa tête s'enfonça dans l'oreiller sur lequel il était installé pendant que la main du brun glissait sous son pantalon et son boxer, malaxant sa fesse droite. Quant à l'autre, une fois le bouton défait et la fermeture éclair totalement descendue, elle s'appliqua à retirer les derniers morceaux de tissu, dévoilant enfin l'objet de ses convoitises. Les lèvres mutines du joueur de Seirin s'étirèrent davantage à cette vue, embarrassant la panthère qui resta silencieuse jusqu'à ce que sa bouche ne soit faite prisonnière par celle de Teppei qui l'embrassa passionnément.
Tout son corps fut traversé par un violent frisson, un juron mourant entre les lèvres du brun qui le libéra alors, se délectant de ses nouvelles suppliques. Que pouvait-il faire de toute façon ? Kiyoshi venait d'effleurer son membre gorgé de sang, le touchant à peine et continua son manège d'une lenteur meurtrière. Presque avec sadisme, il frôla sa verge de son index, retraçant la veine palpitante, remontant sur le gland suintant de liquide séminal. Et lorsque le métis tentait de le faire aller plus vite ou d'approfondir son geste en bougeant les hanches ou en se rapprochant de lui, le brun se dérobait et retirait ses doigts. Ce petit jeu dura de longues secondes interminables pour le scoreur, ressemblant plus à une éternité de souffrance qu'à autre chose. Quand le jeune homme se décida franchement à le caresser.
Teppei se pencha vers sa bouche avec volupté, la caressant de la sienne tout en récupérant les gémissements toujours explicites de son partenaire surprise. Pompant fermement son sexe, il pouvait voir Daiki soupirer d'un plaisir non contenu, ses mains s'étant agrippées à ses bras qu'elles massaient sans relâche. Silencieusement, il l'encouragea à aller plus vite, chaque toucher le menant un peu plus vers l'orgasme. Mais ce n'était pas ainsi que Kiyoshi voulait que son partenaire vive sa fin. Loin de lui cette idée. Cependant, il n'était pas certain qu'une telle chose puisse arriver.
Un grognement furieux lui échappa soudain, une colère sourde se mêlant à cette béatitude qui avait commencé à gonfler dans son ventre. Brûlant et pantelant, Aomine lança un regard rageur à son tortionnaire qui avait cessé tout mouvement, son visage étant tourné vers une chose qui n'était pas lui. Qu'est-ce qui pouvait bien retenir autant son attention pour qu'il le délaisse et arrête de s'occuper de sa personne ?
Prêt à rugir, la panthère serra les griffes sur son partenaire peu concentré qui rouspéta sous la douleur ressentie. Incommodé, le meneur reporta son attention sur le lycéen, l'expression mécontente qui peignait son visage le faisant sourciller. Pourtant, Kiyoshi ne se laissa pas plus impressionner que cela et plongea tel un faucon sur la bouche du jeune homme qu'il captura. Le métis soupira de contrariété, peu amené à se laisser faire de la sorte. Jusqu'à ce qu'il sente un contact froid sur sa peau.
Le gémissement de Daiki résonna entre les quatre murs de la pièce, le joueur de Seirin souriant dans le baiser tandis qu'il appuyait son doigt lubrifié contre l'entrée de son intimité. De son autre main, il écarta les lobes de chair de l'adolescent, dévoilant complètement son anneau de chair que le brun pénétra avec la plus grande des lenteurs. Le métis lui avait dit avoir envie de lui, avoir rêvé de lui et de coucher avec lui, mais allait-il réellement apprécier l'acte et le fait de se faire pénétrer par un autre homme ? Bien qu'il lui ait avoué s'être touché une fois à cet endroit et avoir aimé cela, la présence de trois doigts n'avait rien à voir avec celle d'un pénis. Et quand Kiyoshi pensait à la taille du sien, il n'était pas dit que le scoreur veuille aller jusqu'au bout.
Aomine n'avait pas l'impression d'être sur un petit nuage. Bien au contraire. Il n'avait jamais été aussi sexuellement frustré de sa vie. Cet imbécile ne pouvait-il pas aller plus vite ? Il n'était pas en sucre et n'allait pas se briser en deux à cause d'un doigt entre les fesses. Peut-être fallait-il le motiver davantage.
Un petit rire saccadé répondit à son juron étouffé, les lèvres rougies du métis étant étirées en un sourire mutin. Teppei ne se retint même pas de grogner, la main espiègle de son partenaire jouant avec son membre à travers les couches de tissu qui le couvraient toujours. Son sexe jusque là oublié se vit cajoler, les doigts agiles d'Aomine passant et repassant sur toute sa longueur pour mieux le faire soupirer. Le jeune homme en oublia presque les précautions qu'il prenait avec le métis, ses mouvements se faisant plus amples et affirmés alors qu'il retournait l'embrasser tout en faisant entrer une autre phalange dans son intimité.
Le joueur de Tôô se sentait toujours aussi frustré mais moins négligé. Le lycéen avait introduit un autre doigt en lui, étirant ses chairs et allant bien plus loin. Malgré une légère gêne, Aomine ne laissa rien transparaître et continua de caresser son hôte, baissant au fur et à mesure les derniers vêtements qu'il portait. Très vite, Kiyoshi se retrouva aussi nu que lui, sa main retournant s'occuper de la verge du brun qui tapait parfois contre son ventre. Sans prendre de gants, la panthère enroula ses griffes autour du sexe dur comme du marbre mais aussi doux que du velours, le soupesa et le caressa avant qu'elle n'abandonne le duel entre ses lèvres et celle du meneur pour mieux voir ce qu'elle tenait dans sa paume.
Ok. Il l'avait senti quand il avait commencé à le toucher mais Aomine ne s'était cependant pas attendu à... ça. Dire que le jeune homme était imposant serait un euphémisme. Kiyoshi était bien plus large et plus long que lui, promettant à son postérieur un sacré retour de flammes. Sérieusement, il allait pouvoir rentrer ? Une telle chose ne pouvait décemment pas s'introduire où que se soit, si ? Il n'était même pas sûr qu'une femme l'accepte complètement en elle. Une vague d'inquiétude traversa alors l'adolescent, ses mouvements s'étant arrêtés tandis qu'il ne pouvait détourner son regard du membre dressé de son futur amant. Il allait le briser en deux !
- On n'est pas obligé d'aller aussi loin...
Les iris étonnées du scoreur s'élevèrent sur le visage embarrassé et rougi du meneur, lui aussi ayant cessé tout mouvement. Il le regardait à peine, apparemment complexé pour la taille de son sexe et aussi anxieux que lui pour la suite des événements. Était-ce pour cela qu'il avait été aussi hésitant au début de leur échange ? Qu'il le couvrait de caresses et de baisers tous plus doux les uns que les autres ? Parce qu'il savait qu'il risquait de ne pas pouvoir le prendre ? Aomine ne sut dire ce qu'il ressentit à cet instant – ou plutôt, il ne préféra pas y mettre de mot - , sa poitrine se gonflant d'un sentiment étrange. Ils se posaient vraiment trop de questions.
Comme si rien ne s'était produit, Daiki reprit le baiser là où il l'avait laissé, surprenant l'adolescent au-dessus de lui qui resta un moment sans rien faire. Jusqu'à ce qu'il sente les phalanges malicieuses reprendre leur manège et s'occuper de son membre douloureux. Une plainte se répercuta contre les lèvres de la panthère, celle-ci gémissant bien plus fort quand la main de Kiyoshi se remit à bouger et enfoncer ses doigts dans son intimité. Très vite, un autre vint les rejoindre, écartelant un peu plus son anneau de chair pour lui apporter plus de plaisir.
Un hoquet de surprise échappa au meneur de Seirin, sa bouche libérant celle de son partenaire qui écrasa sa tête contre son oreiller. L'une de ses mains venait de griffer violemment la peau de son ventre, juste au-dessus de sa verge palpitante pendant que l'autre s'était crispée sur son avant-bras. Le jeune homme ne comprit pas tout de suite ce qui arrivait au métis quand il répéta son mouvement de va-et-vient par simple curiosité, l'adolescent réagissant presque automatiquement. Teppei resta abasourdi par ce qu'il venait de voir, écoutant la respiration rapide et laborieuse de Daiki, observant son visage tordu de plaisir et ses pupilles dilatées par la concupiscence pour finalement lui sourire d'un air enjoué.
Le brun ne chercha même pas à y aller doucement ou le tester. D'un geste brusque et vif, il appuya sur sa prostate et lui envoya un décharge de plaisir qui le laissa sans voix. Alarmé par une telle agressivité, Aomine serra la mâchoire et plaqua sa main sur ses lèvres, une autre décharge le parcourant avant qu'il ne se cache tout bonnement sous ses bras. Étouffant ses plaintes, il subissait les assauts violents et calculés du joueur de Seirin, celui-ci le menant bien trop vite au bord du gouffre. Le lycéen ne sentit même pas qu'un quatrième doigt s'était ajouté à la partie, lui qui tentait de ne pas jouir sous un tel tourbillon de sensations. Quand tout cessa à nouveau.
Les phalanges tourmenteuses quittèrent son anneau de chair, lui arrachant un gémissement plaintif alors qu'il écartait les bras pour mieux voir les actes du brun. Le visage tiré par le désir et l'impatience, Kiyoshi s'était assis entre ses cuisses, se concentrant du mieux qu'il pouvait pour enfiler un préservatif sur son sexe dur et douloureux. Il prit un certain temps pour faire cette simple manœuvre avant de prendre une bouteille de lubrifiant qu'il avait déjà utilisé plus tôt. Daiki le regarda en appliquer tout le long de son membre, un profond gémissement passant la barrière de ses lèvres et l'excitant au plus haut point. À vrai dire, il était dans un tel état que le jeune homme lui aurait ordonné de se libérer qu'il se serait exécuté sur le champ.
Le liquide froid coula à nouveau sur les longs doigts du meneur qui allèrent l'étaler sur l'intimité du métis. Précautionneusement, il appliqua le reste de lubrifiant le plus loin qu'il le pouvait dans l'antre de son amant, le faisant à nouveau gémir d'anticipation. Teppei continua de le préparer avec lenteur, bien que cela ne soit pas réellement nécessaire et s'abreuver de ses soupirs étouffés pour enfin présenter son sexe contre son entrée.
- Si tu veux t'arrêter...
Aomine faillit jurer à l'entente de ses mots, ses sourcils se fronçant d'exaspération sur son visage. Comme s'il avait envie de s'arrêter ! Peut-être que la queue du brun était énorme et allait le déchirer en deux, peut-être qu'il allait avoir mal comme pas permis et que la douleur le suivrait des jours durant. Mais pour rien au monde il allait se défiler. Depuis le temps qu'il désirait que le jeune homme le prenne et en arrive là avec lui, il n'allait pas rebrousser chemin.
- Dépêche-toi de me prendre abruti !
Les iris chocolat s'agrandirent d'ahurissement, ses paupières papillonnant une seconde lorsqu'un faible rire quitta sa gorge, contrariant la panthère davantage. Bon, il avait fini son cirque et allait passer aux choses sérieuses oui ou merde ?!
Le sourire qu'afficha alors Kiyoshi fit rater un battement au cœur du métis, son souffle se coupant tandis que son partenaire lui lança le regard le plus intense qui lui avait été donné de voir. Toute colère ou frustration disparut, laissant place à une vague de chaleur immense qui parcourut chaque cellule de son corps. C'était à la fois extrêmement étrange et excessivement plaisant.
Un soubresaut prit soudain la panthère, le jeune homme au-dessus de lui ayant placé son membre contre son intimité. Précautionneusement, Teppei força l'entrée sans le lâcher des yeux, examinant chacune de ses expressions pendant la pénétration. Celle-ci ne se fit pas sans douleur, le sexe imposant du brun écartelant l'anneau de chair du métis qui eut beaucoup de mal à se détendre. Cela prit plusieurs minutes pour que le meneur s'enfonce en lui jusqu'à la garde, la multitude de caresses et de baisers qu'il avait donnés à son partenaire entre temps ne l'ayant pas détendu plus que ça.
Gémissant bruyamment, Daiki essayait difficilement de se détendre. Qu'est-ce que ce type pouvait être énorme ! Il avait l'impression d'être déchiré en deux, toute forme de plaisir étant reléguée au second plan. Il n'était pas très loin de vouloir tout arrêter lorsque son partenaire l'embrassa soudain avec une ardeur insoupçonnée, éloignant cette douleur qui devenait insupportable. Et ce fut d'autant plus efficace grâce aux doigts agiles du jeune homme qui s'affairèrent à cajoler son son sexe oublié.
Pendant tout ce temps, Teppei ne bougea pas une seule fois les hanches, laissant le temps à son amant de s'habituer à sa présence. L'anneau de chair du lycéen pulsait autour de son sexe, lui arrachant parfois des grognements gutturales qu'il peinait à retenir. Si sa raison ne lui répétait pas d'attendre l'approbation du scoreur pour bouger, cela ferait bien longtemps qu'il aurait pris son plaisir en s'enfonçant dans cette antre chaude et serrée. Fort heureusement, le meneur garda le contrôle de son corps et s'évertua à détendre son amant tout en lui prodiguant énormément de plaisir. D'une voix rauque et profonde, il lui disait de se calmer tout en couvrant sa peau de baisers et de caresses volatiles. Les doigts graciles passaient et repassaient sur son ventre, ses fesses et son membre, frôlant la peau, malaxant la chair, titillant chaque point sensible. Et sans qu'il ne comprenne vraiment comment, Daiki sentit le plaisir remonter en lui.
- Tu peux bouger...
Son murmure était si faible que le jeune homme avait eu du mal à le distinguer. Entre deux respirations profondes, Aomine avait donné ce feu vert que son partenaire attendait tant. Le cœur battant à tout rompre, Kiyoshi abandonna le cou marqué de multiples succions de son amant pour mieux le fixer et s'assurer qu'il l'avait bien entendu.
- T'es sûr de toi ? Préféra demander le brun, inquiet.
- Si je te le dis, maugréa la panthère avec impatience.
- Je préfère m'en assurer... je risque de ne pas pouvoir m'arrêter...
- Personne te demande de t'arrêter...
Ce type allait le rendre dingue ! Respirant déjà difficilement, Kiyoshi sentit son souffle doubler de vitesse, son organe vital cognant contre ses côtes alors qu'il relevait lentement les jambes du métis pour mieux les écarter. Il voulait qu'il bouge, et bien soit.
Daiki grimaça d'inconfort quand le jeune homme entama ses mouvements de bassin, sa mâchoire se crispant au même titre que ses poings. Agrippant les draps, il essaya avec peine de se détendre, les yeux fixés sur le plafond et la tête calée dans l'oreiller. Ça lui faisait toujours sacrément mal et ne lui apportait aucun plaisir mais c'était bien moins pire qu'auparavant. C'était même supportable. Et quand la grande main du brun vint à nouveau caresser sa verge, la panthère n'y pensa presque plus.
La douleur ne disparut pas cependant. Elle restait là, bien ancrée dans sa chair. Mais au fur et à mesure que le meneur de Seirin bougeait, elle devenait plus fugace. Lentement, elle se retrouva engluée dans un plaisir toujours plus grand, les gémissements de l'adolescent reprenant de plus belle tandis que son amant ne cessait de le caresser. Tout son corps lui envoyait des signaux et décharges, parfois fortes, parfois presque fragiles. Mais malgré tout, Aomine sentait bien que ce que lui faisait le jeune homme lui plaisait. Que ce soit ses mains caressant son sexe et ses lobes de chair, sa bouche mordillant son cou et son membre allant et venant dans son intimité. Il avait commencé à ressentir du plaisir, le meneur l'écartelant tout en lui apportant à chaque mouvement une faible vague de chaleur. Quand tout bascula soudain.
Le premier gémissement resta coincé dans sa gorge, ses yeux ronds fixant le jeune homme au-dessus de lui avec étonnement. Le deuxième réussit à se frayer un chemin jusqu'à sa bouche, sortant en un hoquet difforme. Le troisième quitta littéralement sa cavité buccale, alertant Kiyoshi qui stoppa ses gestes... afin de les reprendre plus franchement. La panthère se crispa en sentant le sexe de son amant frapper cette boule de nerfs, un véritable tsunami de plaisir venant le terrasser. C'était du délire.
Sa main se plaqua d'instinct sur sa bouche, atténuant ses soupirs transformés en cris. Mais, sans crier gare, Teppei attrapa son poignet et le cloua au sol, son autre main ouvrant davantage les cuisses de l'adolescent.
- Ne te retiens pas.
L'ordre claqua comme un coup de fouet, irritant Aomine qui ne voulait pas du tout s'y plier. Comme s'il allait se mettre à crier son plaisir sur les toits ! Il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Peut-être que dans ses rêves, il n'avait aucun contrôle sur la situation et ne pouvait empêcher ses plaintes de quitter sa gorge mais là, c'était différent. Tout du moins, c'était ce que le lycéen pensa au début jusqu'à ce que Kiyoshi décide de mettre son grain de sel.
Le rythme de ses allées et venues devint d'abord irrégulier, ne lui permettant pas de prévoir à quel moment il allait écraser sa prostate. Puis il commença à se retirer totalement de son intimité, y retournant parfois de toutes ses forces ou avec une lenteur horripilante. Mais ce fut quand il vint l'embrasser avec sauvagerie, le forçant à ouvrir la bouche pour respirer qu'il l'acheva. Tirant sur ses mèches de cheveux, il entama des mouvements si puissants que Daiki ne put retenir ses suppliques sensuelles. Il était totalement à la merci du brun.
Il ne sut pas combien de temps s'écoula ensuite. Il ne savait même plus où il était. Il n'y avait que ce plaisir qu'il ressentait. Tellement de plaisir. Ces lèvres qui venaient embrasser son cou, cette langue qui caressait sa peau, ces mains qui malmenaient ses fesses et son membre. Et cette chose en lui. Dieu qu'elle le rendait fou. Aomine n'avait plus conscience de rien, juste que le jeune homme au-dessus de lui s'appelait Kiyoshi Teppei, qu'il était beau à tomber et qu'il allait enfin le faire jouir.
Un autre cri échappa à la panthère, tout son corps tremblant sous les coups de butoir toujours plus violents. Cela faisait un moment que Kiyoshi avait perdu le contrôle de ses mouvements, ayant remonté l'un des genoux du scoreur pour le poser sur son épaule et mieux le pénétrer. Celui-ci ne cessait de gémir, de hurler, répétait son nom comme une litanie ou poussait simplement de soupirs de pure concupiscence. Il n'était plus très loin de l'orgasme, demandant d'ailleurs sa délivrance les larmes aux yeux et ce fut avec un plaisir sans borne que le brun lui offrit ce qu'il souhaitait, sa paume enserrant la verge dressée et douloureuse de la panthère.
Tout devint soudain blanc, ses poumons se vidant de leur air pendant plusieurs secondes avant que le souffle ne lui revienne et que son corps ne se relaxe. Haletant, Aomine s'étala sur les draps du futon, gémissement faiblement sous les derniers coups de rein de son amant qui finit par se libérer à son tour dans un profond soupir de satisfaction. Son estomac se tordit de plaisir en voyant le visage du meneur tiré par l'effort, ses membres tremblant toujours un peu tandis que le jeune homme se retirait de son intimité.
S'accroupissant, Kiyoshi prit quelques instants pour le regarder, lui souriant d'un air bienheureux puis alla chercher dans son bureau non loin de quoi le nettoyer. Toute trace de liquide séminal couvrant son ventre disparut, le meneur accompagnant ses gestes lents et doux de faibles baisers déposés dans son cou. Engourdi comme il était, Daiki ne fit qu'apprécier le traitement, soupirant sourdement tout en restant enveloppé dans sa bulle de bien-être.
Le mouchoir et la capote finirent à la poubelle, n'intéressant même pas la panthère toujours étalée sur le futon. Elle suivait des yeux l'objet de ses fantasmes, affichant parfois un petit sourire satisfait quand le brun alla éteindre la lumière et s'installer à ses côtés. Rabattant la couverture sur leurs corps, il observa un instant l'adolescent, le scrutant des yeux sans se départir de son expression tendre. Délicatement, ses doigts allèrent jouer avec les mèches sombre du scoreur, les éparpillant sur son front avant de retracer le contour d'une oreille, de descendre sur sa joue et sa mâchoire. Ils glissèrent sur la peau mate et chaude, vite rejoints par la bouche câline et langoureuse qui s'amusa un long moment à repasser encore et encore sur les marques qu'elle avait laissées sur le corps de son partenaire.
Daiki se laissa faire aux bons soins du meneur, gémissant de plaisir sous ses caresses. Cet instant de douceur dura un long moment, les deux amants s'enlaçant finalement avant de se blottir l'un contre l'autre et s'endormir comme des nouveaux-nés. Aucun ne put dire qui sombra le premier, ni qui avait pris l'initiative de coller son corps contre celui de l'autre. Mais au matin, alors que le soleil frapperait de ses premiers rayons les fenêtres de la chambre, aucun des deux ne pourrait nier qu'ils avaient passé bien plus qu'une nuit à s'envoyer à l'air. Bien que pour la panthère, ce constat se ferait plus difficilement. Mais cela était une autre histoire que le jour suivant se ferait un plaisir de conter.
* : écran opaque coulissant muni d'une poignée, utilisé pour redéfinir l'espace d'une pièce ou servir de porte dans l'habitat traditionnel japonais
