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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre sept de cette fanfiction, j'espère qu'il vous plaira, et que le précédant vous a plu ^^
N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ou bien sur si j'ai tenu des propos inappropriés !
Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^
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Bonne lecture !
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Chapitre 7 : Une soirée alcoolisée.
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PDV Externe
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Environ six mois étaient passés depuis que l'opération de la Fille avait réussi. La potion du Prof avait été un succès, et la jeune femme avait désormais le corps qu'elle avait toujours voulu. Elle avait mis du temps à s'habituer à tout ça, elle avait découvert la joie de mettre un soutif, avant de comprendre au bout de quelques jours que c'était tout, sauf une joie, elle avait aussi eu ses premières règles, une horreur, que pourtant elle aimait vivre. Tous ces désagréments n'étaient rien face à la joie qu'elle éprouvait.
La relation qu'elle entretenait avec le savant devenait plus sérieuse, plus forte chaque jour. Ils étaient sortis de la période « lune de miel » de leur couple, ils se disputaient de temps en temps, le romantisme bien que toujours présent, avait presque disparu entre eux, ils allaient au toilettes l'un devant l'autre, mangeaient ce qu'ils voulaient autant qu'ils voulaient, ne faisaient plus autant attention à leur apparence, se montraient sous leur plus mauvais jour sans honte, mais ils ne s'en plaignaient pas, ils aimaient cette situation. Le scientifique n'allait même plus dans sa chambre, ils partageaient désormais celle de la jeune femme, et il passait beaucoup moins de temps dans son labo, afin de rester près de sa bien-aimé. Ces expériences étaient tellement moins importantes que la Fille. Antoine et Mathieu, eux, vivaient encore un amour innocent et juvénile, caractéristique des amourettes d'adolescent. Quand ils se voyaient, ils se faisaient toujours beau, allant jusqu'à cacher leurs cernes, ils se montraient sous leur plus beau jour aussi bien lorsqu'ils sortaient que lorsqu'ils restaient chez eux, ils baisaient tout le temps, partageaient des repas et pouvaient se regarder dans le blanc des yeux amoureusement durant des heures. Les deux jeunes hommes vivaient un rêve éveillé, se demandant parfois avec une once de peur si leur amour durerait, mais profitaient ensemble de chaque moment passé l'un avec l'autre.
Tout dans la maison semblait être redevenue comme avant, à la normale, et le Patron qui d'habitude ne ratait aucune occasion pour se moquer et rabaisser la Fille s'était calmé. Maintenant qu'elle avait changé d'apparence et de sexe, il semblait plus enclin à accepter le fait qu'elle soit une femme. Les habitants de la maison vivaient leur vie tranquillement, et le Geek était ravi d'avoir retrouvé sa maman. Tous semblaient vivre heureux, pourtant, quelque chose tracassait la Fille depuis déjà plusieurs mois.
Elle aimait sa vie, aimait sa famille, aimait le Prof, mais il lui manquait quelque chose, elle se sentait incomplète. La jeune femme avait envie d'un enfant. Elle n'osait pas parler de ce désir à son amant, étant donné qu'ils n'étaient en couple que depuis quelques mois, mais cette envie devenait de plus en plus forte et dur à supporter. Elle aimait le Geek, elle le considérait comme son fils, mais elle voulait avoir un bébé, une petite chose qu'elle élèverait depuis le berceau et qu'elle regarderait grandir avec son compagnon. Elle ne parlait à personne de ses envies, personne sauf le Panda, comme toujours. C'était un bon confident, une oreille attentive et une épaule sur laquelle elle pouvait se reposer.
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PDV Panda
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J'avais été très étonné lorsque la Fille m'avait parlé de son envie d'enfant, mais en y réfléchissant, ça ne me surprenait pas tant que ça. C'est une nana, beaucoup de femme veule se retrouver avec un môme dans les bras, non ? C'était peut-être dans leur nature, qui sait ? Je comprenais tout du moins ce qu'elle pouvait ressentir, j'avais moi-même parfois l'envie de me trouver une femme et de fonder une famille, mais pour une raison que j'ignorais, m'abstenais à chaque fois. Je devais sans doute avoir peur, ou être intimidé : cela semblait tellement dur de trouver l'amour.
Nous étions, la Fille et moi dans ma chambre, allongés sur mon lit aux couvertures vertes menthe, alors que j'observais distraitement le mur en bambou face à moi, jouant avec une petite peluche panda d'environ vingt centimètres entre mes mains, alors que la jeune femme me parlait. Je l'écoutais attentivement, alors qu'elle, assise sur le lit adossée contre le mur bougeait les bras aux rythmes de ses paroles. Elle semblait torturée, en dilemme intérieur avec elle-même.
« Je voudrais tellement un enfant... je sais, je dois paraitre idiote de t'embêter encore et encore avec ça, mais ça m'obsède !
-Ne t'inquiète pas, ça me fait plaisir de voir que tu n'as pas peur de te confier à moi. Tu sais, je comprends un peu ce que tu ressens, mais tu es sûr d'être prête ?
-Oui, bien sûr ! Ça fait longtemps que j'ai cette idée d'avoir un enfant, mais avant j'étais seule, mal dans ma peau, ce n'était pas le bon moment... Mais là, je sens que je suis prête, je le sais au fond de moi. »
Je souris doucement et secouais lentement la tête de gauche à droite en l'entendant. Son discours m'exaspérait, mais m'impressionnait à la fois. Je ne pensais pas être aussi sûr qu'elle un jour de ce que je voudrais. Je soupirais un peu et lui dit :
« J'ai l'impression que tu ne vois que les bons côtés des choses. Tu sais, un bébé ça pleure, il faut s'en occuper, ça coûte du fric ce n'est pas que du bonheur, quoi.
-Oui, je sais, et j'en ai parfaitement conscience. »
Elle souffla bruyamment en croisant les bras, et je compris que j'avais dû la vexer et qu'elle n'aimait pas que je doute d'elle. Je ne fis donc pas d'autre remarque, et lui souris tristement :
« Je ne sais pas si... si le Prof sera d'accord enfin, il t'aime hein, mais je ne sais pas s'il veut d'enfant, ou même s'il est prêt... Après, tu peux toujours essayer de lui en parler ? »
Elle ouvrit de grands yeux et secoua vivement la tête de gauche à droite, soudainement apeurée, comme si j'avais dit quelque chose d'affreux.
« T'es fou ?! Non, non tu as raisons, c'est trop tôt, il ne sera pas d'accord. Je... je devrais encore attendre. »
Elle se leva rapidement et me fit un sourire comme pour me rassurer, avant de sortir de la chambre. Tout c'était passé très rapidement, et je devinais sans mal qu'elle voulait être seule. J'aurais bien voulu la retenir, mais ça n'aurait servi à rien. Je soupirais en regardant mon plafond, serrant la petite peluche panda contre moi.
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PDV Externe
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Plus tard dans la journée, toute la petite famille se retrouva au salon pour préparer la grande fête qui allait avoir lieu le soir même. En effet, nous étions actuellement en été, au mois chaud et beau de juillet, et c'était une époque de l'année que Mathieu adorait étant donné qu'il y organisait beaucoup de soirées. Il faisait bon, et le petit châtain avait décidé de faire un barbecue en invitant plusieurs de ses amis, dont Antoine, évidemment. En tout, ils seraient sans doute une vingtaine le soir. Une grande table en bois avait été installée dans le salon, avec plusieurs gobelets et bouteilles d'alcools, bière, whisky, vodka, mais aussi des sodas et plusieurs sortes de jus de fruit, ainsi que des chips et des gâteaux apéritifs. Dans le jardin, le Geek avait insisté pour accrocher des guirlandes de toutes les couleurs et de petites lanternes, alors que le Patron avait installé le barbecue sur la terrasse sous la demande de Mathieu avant de s'en aller, ne souhaitant pas rester pour la fête qui allait avoir lieu.
La soirée arriva rapidement, ainsi que tous les invités. Dans le jardin, Alex un ami de Mathieu, s'occupait des grillades, merguez, poulet mariné ou rôti, poisson, côte de porc et de boeuf, saucisse au fromage ou chipolata. Sur une table en verre sur la terrasse se trouvaient des assiettes en carton, des gobelets en plastique, ainsi que cinq saladiers avec différentes crudités dedans : salade de concombre, de pomme de terre, de courgette, de tomate et du taboulé. Tout le monde trouvait son bonheur, il y en avait pour tous les goûts. Tous le Curry Club était présent, Mathieu aimant savoir ses amis et collègue près de lui en cette soirée. C'était grâce à eux et leur nouveau travail qu'il se sentait épanoui. D'autres de ses amis, avec qui il était plus proche, était aussi là. Mais il n'avait pourtant d'yeux que pour son amour.
Antoine, les cheveux impeccablement coiffés, vêtu d'une chemise bleue clair et d'un short gris, était assis dans un transat avec une bière à la main. Sur la pelouse du jardin se trouvaient deux transats, une balancelle et une petite table rectangulaire en bois, tous protégés par un grand parasol gris. En cette nuit, le parasol avait été replié, laissant la possibilité au grand chevelu de regarder le ciel étoilé. Sur la balancelle face à eux se retrouvait un autre couple, Nicolas et Charlène. Mathieu sourit en voyant son compagnon et alla s'installer contre lui sur le même transat, s'adossant contre le torse de l'homme aux cheveux fous. Antoine passa ses bras autours du torse de Mathieu pour le rapprocher de lui, observant la voie lactée et ses étoiles. Il demanda, en embrassant la tempe du petit schizophrène :
« Alors, comment se passe ta soirée ?
-Bien. Et toi, tout va bien ? »
Antoine sourit et hocha la tête, jetant un coup d'oeil aux yeux bleus de son amant, avant de retourner son regard sur le ciel endormi et ses astres. Le petit châtain enfouis doucement le nez dans le coup de son ami, respirant son parfum, profitant de leur deux corps entrelacés et de ce sentiment de sécurité.
Dans le salon, la musique, assez forte, faisait trembler les murs alors que les rires et les voix de certains invités résonnaient dans la pièce. Il était tard, minuit passé environ, et le Prof discutait avec William de tout et de rien. Lorsque leur discutions toucha à sa fin, il regarda autours de lui, cherchant sa bien-aimé du regard. La dernière fois qu'il l'avait vue, elle discutait avec Zoé, une jeune fille blonde aux yeux bleus. Le scientifique étouffa un bâillement et fit le tour du salon, slalomant parmi les personnes présentes avant de trouver sa compagne par terre, adossée contre un mur bleu turquin isolé du salon où personne ne semblait l'avoir remarqué.
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PDV Prof
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Le Fille était assise par terre contre un mur, les cheveux décoiffés avec un verre de vodka à la main, les yeux humides et embrumés par l'alcool. Elle semblait ivre, mais sa tristesse apparente m'inquiétait bien plus. En silence et sans me soucier du monde qui nous entourait, je m'asseyais près d'elle en m'adossant contre le mur. J'avais laissé tomber ma blouse et mon noeud papillon habituel et étais seulement vêtu d'une chemise blanche toute simple, elle eut donc visiblement du mal à me reconnaitre à cause de son état d'ébriété avancé.
« Ça ne va pas, ma belle ? »
Elle tourna ses yeux vers moi, sans réagir. Ses yeux étaient vides, et ainsi elle me faisait beaucoup penser au Hippie, ce qui me fit doucement sourire. Après plusieurs secondes à me dévisager, elle se jeta sur moi pour passer ses bras autours de mon torse et me serrer contre elle.
« Oh, Panda ! J'en peux plus, c'est trop difficile pour moi de faire comme si de rien n'était ! »
Je fronçais les sourcils en l'entendant, alors qu'elle me confondait visiblement avec l'ursidé, et passais mes bras autours de sa taille, incertain. Me cachait-elle quelque chose ? Je me mis vite à douter d'elle, j'étais presque sûr dorénavant qu'elle entretenait une liaison avec le Panda qu'elle allait voir si souvent dans sa chambre. Si auparavant cela ne me dérangeait pas, il en était désormais autrement. Je me risquais à demander, le coeur battant de ce que j'allais découvrir :
« De quoi tu parles ?
-Du bébé ! »
Quoi ?! De quel bébé parlait-elle ?! Même si je savais que c'était parfaitement impossible, je crus pendant un instant qu'elle avait eu un enfant avec le Panda et qu'elle nous cachait sa présence. Enfin, c'était totalement fou et invraisemblable. Pas vrai ? Elle s'éloigna un peu de moi en me regardant avec de grands yeux, et me dit de sa voix puant l'alcool en saisissant le col de ma chemise :
« Tu ne l'as dit à personne, hein ? Et surtout pas à Prof ?
-Mais de quoi tu parles ?!
-De mon envie de bébé ! Il faut que tu gardes ça pour toi, je te fais confiance ! »
Sa voix était trainante et elle hachait certain mot, parlant par moment avec difficulté, la voix parfois coupée par un hoquet tremblant ou un sanglot. Elle s'adossa à nouveau contre le mur, alors que dans ma tête, tout se mélangeait, les idées s'entrechoquaient et pour la première fois je ne sus pas quoi dire, faire, et avais totalement oublié comme réfléchir. Mon coeur avait cessé de battre, alors que j'assimilais ce que je venais d'entendre. Elle voulait un bébé ? Elle ? Maintenant ? Je n'étais encore sûr de rien, je ne savais pas si oui ou non je voulais des enfants, mais j'étais surtout vexé qu'elle ne m'en ait pas parlé à moi plutôt qu'au Panda. Etait-ce pour ça qu'elle avait autant bu ? Pour oublier ou je ne sais quoi ? Je tournais la tête vers elle et demandais doucement, toujours en me faisant passer pour le Maître :
« Pourquoi tu n'en parle pas à Prof ?
-Je ne sais pas. J'ai peur qu'il me jette, qu'il ne soit pas prêt. Mais je l'aime tellement ! Je voudrais avoir un enfant avec lui, mais qui me dit qu'il en a envie ? »
Elle lâcha un rot peu gracieux, mais je n'y fis pas attention et continuais de la regarder avec attention, soupirant un peu. Elle avait sans doute raison, non ? Evidemment, jamais je ne l'aurais laissé tomber, mais je n'avais jamais pensé fonder une famille, en tout cas pas encore. Je comprenais le fait qu'elle n'ait pas voulu m'en parler, je comprenais ses craintes. Je lui dis malgré tout, sans réfléchir à quoi que ce soit :
« Tu devrais lui en parler. »
Je n'aimais pas la voir comme ça, si triste et perdu, sans oser me parler de ses envies. Je voulais que notre relation soit basée sur la relation, l'honnêteté et la confiance. Je ne savais pas encore quoi penser de tout ça et de ce que je venais d'apprendre, mais je voulais qu'elle ait le courage de me dire tout ça, qu'on en parle tous les deux en adulte responsable. Pour toute réponse, elle posa sa tête sur mon épaule en fermant les yeux. Je la serrais un peu plus contre moi alors qu'elle sendormait, totalement chamboulé par cette nouvelle.
Qu'allait-il se passer ?
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Voilà, c'était le chapitre sept de cette fanfiction, j'espère qu'il vous a plus ! :)
N'hésitez pas à me laisser une review ou un commentaire, ça me fera très plaisir et c'est ma seule récompense ^^
Bref, on se retrouve samedi prochain, je vous souhaite de passer une super semaine !
Amour et Licorne *^*
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