Voilà la suite, une nouvelle fois il y a un petit mélange de point de vue mais là j'ai du couper au plein milieu parce qu'il a l'élément central qui arrive. Et que je veux pas le poster comme ça, à la va vite!

Bisous les choux, hiboux, cailloux, genoux, Sam


Il ouvre la porte et se jette dans le même mouvement sur le siège. Il apporte une bouffée d'air gelé dans la voiture. Je frissonne pour lui. Il me regarde et sourit timidement. Il est tellement beau. Je peux comprendre le mec. Même si ça me fout dans une rage terrible. J'enlève ma veste et lui tends.

- Non c'est bon j'vais me réchauffer ; sa voix paraît plus grave en vrai, ça me file des frissons

- Enfile là. Elle est déjà préchauffée ; je souris en coin et il lève les yeux au ciel, la passant tout de même

Je me penche en arrière et extirpe une couverture polaire. Merci papa ! Cet homme est un génie du sens pratique ! Je la drape sur ses genoux délicatement.

- Mieux ?

- Ça ira mieux quand on sera plus loin ouais ; quelques larmes apparaissent au coin de ses yeux

- Hey ; je me penche complétement vers lui ; Tu veux en parler ?

- Juste… ; il se prend la tête entre les mains ; J'sais pas

- Ok, ce que je vais faire c'est que je vais rouler. Je vais te laisser te réchauffer. Et après on verra ok ?

Il hoche la tête. J'augmente la soufflerie. Je redémarre. Il commence même à neiger. Bordel…

- Ça me rappelle des mauvais souvenirs ; il souffle, je le laisse parler, sans l'interrompre, je sais de quoi il parle je pense mais…

Il s'arrête quand même. Son portable vibre. Il décroche.

- Hey… Non j'suis avec… Ouais voilà… En voiture… Je sais pas... Non j'ai juste mes clopes… Je sais. Ouais… Ok… Embrasse les… Oui Lydia ; il soupire et s'enfonce dans ma veste ; Mmmhhh… Mais non… Oui… Ok. Je te tiens au jus… Hé Lyds, n'oublie pas la chaussette rouge

Il raccroche et jette le téléphone sur le tableau de bord.

- Pas de violence envers le matériel ! ; je récupère le téléphone pour lui glisser dans la poche de la veste

- C'est vrai ; il l'attrape de mes doigts et le passe dans son pantalon

- Tes doigts sont gelés

- J'suis resté dehors un moment ; il chuchote encore

J'avance ma main et attrape une des siennes. C'est quelque chose que je fais toujours. J'attrape les mains froides. Je les serre jusqu'à ce qu'elles soient réchauffées. Que ce soit celles de Mélissa, de mon père, de Scott, peu importe. Mais là ça me procure un petit frisson. Il me remercie d'un faible sourire et ça y est. Je la voie. Cette fêlure en lui.

- Quels mauvais souvenirs ? ; je demande très doucement en caressant ses doigts des miens

- Juste oublie ok ?

- Surement pas. Hey Derek… Parle moi. Ça fera pas la une des magazines hein !

- J'ai vécu dans une maison pas loin et… Depuis les forêts ça me… ; sa voix se brise et j'ai tellement, tellement envie de le prendre dans mes bras. Alors je bifurque. Je roule jusqu'à un hôtel que je connais vaguement.

- Viens on va parler autour d'un verre. Ça te réchauffera aussi.

Je coupe le contact, je me dépêche d'enfiler un gilet à capuche, que j'avais pris en rab, au cas où. Je le tire derrière moi. Quand je me dirige vers l'accueil pour demander une chambre il se fige.

- T'avais dit un verre ; il siffle d'un ton furieux, ses yeux sont plus perdus qu'en colère

- On sera plus tranquille dans une chambre ; je grimace en indiquant mon visage, il hoche la tête, il oublie tellement vite qui je suis

- Ok, c'est bon

Je prends une chambre distraitement. Je commence à signer de mon prénom. Merde j'oublie aussi qui je suis avec lui. J'ai commencé Sti… Alors je finis tout de même de mon véritable prénom Stiles et finit avec son nom de famille. L'hôtesse hausse un sourcil en voyant ce que je signe. Elle se penche un peu. Je redresse d'un centimètre ma capuche et elle sourit. Elle a compris.

- Je peux compter sur votre discrétion ou je change d'hôtel ?

- Non monsieur Hale. Aucun souci. C'est un plaisir de vous recevoir.

- Merci Maisie ; je soupire de soulagement

Je récupère la clef et tire à nouveau l'infirmier derrière moi. Il a l'air un peu perdu. Soit par tous ce luxe, soit perdu dans ses pensées. J'ouvre la porte de la chambre et il se glisse dans un fauteuil.

- Tu bois quoi ? ; j'enlève mon gilet et le jette sur le lit

- Un truc chaud ; il répond en me regardant

- Ok


Je le regarde déambuler dans la pièce. Jetant sa veste sur le lit, commandant à boire. Je suis groggy. Ça m'a frappé tout à l'heure. De plein fouet. 16 ans auparavant. Presque jour pour jour. Aller à 4 jours près hein… Le cerveau est une drôle de chose en fait.

On toque à la porte de la chambre. Stiles avec l'aise que confère l'habitude ouvre la porte, laisse passer un groom avec un plateau. Il le pose sans rien dire et le mannequin se contente de lui serrer la main. Il s'assied en face de moi. Reprenant mes mains dans les siennes, comme tout à l'heure en voiture. Ça me fait du bien. Pas parce que j'ai froid. Juste parce que sentir sa peau me fait du bien. Ses yeux ambre sont un peu plus foncés maintenant. Je pousse un lourd soupir. Je me saisis de mon verre d'une main que j'ai dégagé de sa poigne avec réticence. Je bois une gorgée. La chaleur me brûle le palet et l'alcool la gorge. Je tousse.

- Pas l'habitude de boire ? ; il craque un sourire en coin

- Non, pas vraiment. Enfin du vin quoi ; j'hausse les épaules et bois une nouvelle gorgée. Je vais pas lui expliquer, que comme la cigarette, ce sont des choses qui n'ont aucun effet sur moi

- Vas y doucement quand même si t'as pas l'habitude ; il rigole doucement

- Café, crème et whisky ?

- Ouaip. Irish Coffee quoi ; il rigole encore ; Alors t'as vécu près d'une forêt ?

- Mh ; j'hoche la tête, j'ai pas encore assez chaud à l'âme pour enlever sa veste, puis faut dire qu'elle sent lui alors ; Pendant un peu moins d'une décennie

- Et ? ; il se rapproche de moi, glissant sur la table basse, quasiment jusqu'à être entre mes genoux, cette constatation envoie des petits pics de feu dans mon aine

- C'est vraiment pas des bons souvenirs ; je me frotte le visage avant de lever les yeux vers lui, mon loup me pousse du museau, gratte contre ma conscience

- Qu'est ce qu'il s'est passé dans cette maison près de la forêt Derek ?

- Ok ; je me mords les lèvres, c'est difficile à raconter, je ne l'ai fait qu'à 2 reprises, une fois chez les Martin et la seconde fois au café, pour avoir le boulot, et encore de manière très, très succincte. J'hésite, il le voit alors se rapproche encore

- Ce qui se passe, ce qui se dit dans cette chambre restera dans cette chambre Derek

- J'ai l'impression d'être chez le psy ; je râle

- Tu en as vu un ? ; il penche la tête

- J'suis pas fou hein ! ; je me cambre un peu

- J'en vois un moi. Je suis fou ?

- Peut-être un peu ; je rigole tout doucement, ça me fait du bien

- Pourquoi je devrais être fou ? ; il sourit en dévoilant ses dents

- Pour me filer ton numéro et …

- Etre allé boire un café avec toi. Arrête j'ai l'impression d'entendre mon agent

- Désolé ; je baisse la tête, merde je l'ai vexé

- Avec toi je suis juste Stiles tu vois ; il me relève d'un doigt le visage ; Juste moi tu comprends ?

- Bien ; j'hoche la tête et m'enfonce dans le siège, je remonte les genoux vers moi avant de me souvenir qu'on est dans un putain de 5 étoiles, je vire mes pompes trempées et me recroqueville, il se lève, tire la couverture du lit et la drape sur moi ; Merci

- J't'en prie ; il boit une gorgée de thé

- Ouais donc… ; je me racle la gorge ; Je te raconte tout et tu te tais ?

- On part sur ça il se penche en avant


J'étais obligée de couper là! Me tuer pas! *joins les mains en une prière* Siou plaît? Sinon pas de suite et vous saurez jamais la fin?! ^^

La suite ce soir!