Disclaimer : l'univers, les personnages, lieux etc ne m'appartiennent pas mais sont à J. K. Rowling. Seuls certains personnages, qui ne font pas partit du canon sont à moi. Les personnages sont un peu OOC sur les bords, désolé à ceux que ça ne plaît pas. Oh et oubliez tout ce qui s'est passé pendant la sixième année, considérez qu'il ne s'est rien passé de spécial.
Rating : T
Publication : une fois par semaine, le vendredi, normalement.
Pairing : je n'en sais pour l'instant rien du tout non plu. Je pense que cela se fera au fil des choses.
Chapitre VI : Lucifer
Assis dans son trône, juché sur l'estrade dans la pièce sombre et vide, Voldemort observait la pierre translucide qui brillait doucement dans sa main. Il sentait son pouvoir s'infiltrer dans ses longs doigts fins et se mêler à la sienne avant de revenir dans le petit objet. Son propre pouvoir - un peu trop corrompu - semblait comme rebuter l'artefact. Il grimaça lorsque la lueur décrut avant de disparaître complètement et la fit doucement rouler entre ses doigts.
Il avait lu beaucoup de choses à propos de cet objet, mais n'aurait jamais cru qu'un jour il pourrait en tenir un entre ses mains. Bien sûr, elle n'était, à elle seule, pas assez puissante pour lui permettre de faire ce qu'il désirait, mais c'était déjà un bon début. Il ne lui en manquait plus que trois. Trois petits objets qu'il avait envoyé chercher par une partie de ses partisans. Une fois les quatre éléments liés entre eux, plus rien ne pourrait l'arrêter. Pas même Merlin lui-même, s'il avait encore été de ce monde.
Il se leva et descendit les quelques petites marches, se dirigeant vers les grandes baies vitrées recouverte de lourds rideaux noirs. Les écartant de quelques centimètres, il jeta un regard au domaine, sans le voir, son esprit entièrement tourné vers les potentiels endroits où pouvaient se trouver les trois autres artefacts magiques. Le grincement de la porte le fit se retourner dans un grondement de colère, brandissant sa baguette de sa main droite, tenant toujours l'objet de l'autre.
- Maître, murmura faiblement l'un de ses serviteurs en s'avançant, courbant l'échine devant la grande silhouette qui se découpait contre la fenêtre.
- Tu as intérêt à avoir une bonne raison de m'interrompre !
- Maître... nous avons... enfin, nous pensons avoir repéré l'un de vos... objets dans un autre pays, mais...
- Mais quoi ? gronda Voldemort, agacé.
- Il semblerait que deux individus les ont en leur possession.
- Deux individus ?
- Deux sorciers, Maître.
Le Seigneur des Ténèbres referma le rideau et se mit à marcher de long en large, tenant fermement l'objet translucide dans sa main.
- Où ?
- En Amérique.
- Il faut le retrouver. Absolument. Faites ce que vous voulez, tuez les s'il le faut, je m'en contre-fiche, mais ramenez le moi. Et si jamais vous l'endommagez, vous comprendrez ce que le mot souffrir signifie. J'espère que vous n'avez pas perdu la trace de ces deux individus.
Un silence gêné lui répondit, ne faisant qu'agrandir sa colère.
- Ne me dis pas que vous les avez perdus !
Il ne le laissa pas ouvrir la bouche qu'il le couvrit de doloris à la suite, riant hystériquement sous les cris de douleur.
- Retrouvez-le !
~~ oOo ~~
Il eut beau crier, hurler aussi fort qu'il le pouvait, il ne parvint à se libérer. Le néant l'entourait de toute part et il lui était impossible de voir ce qu'il se passait dehors. Tout ce qu'il savait, c'est que ce devait être un véritable carnage. Il pria pour ne croiser personne sur sa route ou, à coup sur, ce serait l'hécatombe. Il s'assit finalement au sol, conscient qu'il ne pouvait rien faire. Il avait pourtant cru que les défenses qu'il avait relevées plutôt fréquemment suffiraient à le retenir...
Les longs cheveux blonds d'Haziel se détachèrent de la longue tresse dans laquelle il les avaient noués et prirent une profonde couleur noire tandis que sa peau se recouvraient d'écailles sombres aux reflets bleutés. Ses doigts s'allongèrent, faisant apparaître de larges ongles noirs à leurs extrémités, ses yeux s'assombrirent, ses cuisses s'épaissirent tandis que d'immenses ailes noires déchiraient son dos, se déployant de moitié dans l'étroit couloir des cachots. Un sourire angoissant étira ses lèvres.
Il fit lentement rouler sa tête sur ses épaules, une langue longue et fine venant lécher ses lèvres. Il fit rouler ses muscles sous ses épaules et se mit à renifler l'air à la recherche de la première personne venue. Ses pas le guidèrent dans les étages supérieurs où plusieurs odeurs se mêlaient. Il entendit des pas et s'immobilisa, attendant que la personne s'approche. Une jeune fille s'avançait vers lui en marmonnant des choses inintelligibles en triturant ses cheveux d'une main, tenant une feuille de parchemin dans l'autre. Elle ne semblait pas l'avoir remarqué. Les yeux de Lucifer s'allumèrent de convoitise tandis que sa langue repassait sur ses lèvres.
Ce n'est qu'une fois qu'elle fut à prêt de trois mètres de lui qu'elle se figea, relevant la tête. Ses yeux s'écarquillèrent. Il prit une grande inspiration et alors qu'elle ouvrait la bouche pour hurler, il lui sauta au cou et lui déchiqueta la gorge. Il grogna de plaisir tandis qu'il dévorait sa jugulaire, l'odeur du sang lui montant au nez. Il avait bien trop faim pour être raisonnable. Lui qui n'avait pas l'habitude de faire de ses repas de pareil carnage et avait toujours réussit à contrôler sa soif de chair fraîche... mais les longs moments de captivités dans le corps du sorcier blond l'avaient non seulement épuisé, mais également rendu à une nature plus sauvage. Il ne lui fallut que quelques petites minutes pour ne faire de la jeune fille qu'un tas de chair déchiqueté. Il la fixa un moment avec une moue de d'égout. Ce n'était pas très glamour tout ça.
Il se demanda un instant s'il pouvait utiliser la magie d'Haziel pour débarrasser le plancher. Il tenta quelque chose, mais finit par laisser tomber et abandonna la dépouille. Tout ce qu'il désirait à présent était de déployer ses ailes et prendre l'air. Il prit le chemin menant à la grande porte et prit une profonde inspiration, sentant l'air nocturne caresser son visage. Il ouvrit largement ses ailes et d'une poussée puissante se propulsa dans les airs avec un cri d'extase. Cela faisait si longtemps ! C'est au sommet de l'une des plus hautes tours qu'il se posa, levant le visage vers le ciel, ses longs cheveux noirs flottants dans l'air frais.
Il sentit un coup contre son cœur et plissa le nez. Haziel faisait visiblement de la résistance.
- Ne fais pas ton rabat-joie, Blondinet, on le partage, ce corps. Sois pas radin !
Il ressentit comme un coup-de-poing à l'estomac, mais se contenta de grogner et grimacer. Il s'avança jusqu'au bord du toit et repliant ses deux longs appendices dans son dos, il se laissa tomba en chute libre, ce n'est qu'arrivé au raz du sol qu'il rouvrit ses ailes avec un cri de joie. Cela faisait si longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi libre, aussi vivant, aussi... lui, tout simplement ! Il survola le château à plusieurs reprises avant de se tourner vers la foret interdite où il fit fuir tous les oiseaux avec une joie puérile qu'il assumait complètement. Il se posa au sommet d'un arme et son regard tomba sur un écureuil assis sur une branche basse. Se passant une langue gourmande sur les lèvres, il se jeta sur lui, toutes dents dehors, ne faisant de sa victime qu'une bouchée. L'odeur du sang avait la fâcheuse tendance de l'exciter et d'éveiller en lui une envie de chasse.
Il décida alors de poursuivre la première bête qui se trouverait à sa portée, et c'est une malheureuse biche qui fut sa troisième victime de la soirée. Sa façon de courir pour sauver sa vie lui arracha un grondement moqueur. Qui avait-il de plus jouissif que de voir sa pauvre petite victime se débattre pour survivre quand on savait qu'elle n'avait aucune chance ? Il la poursuivit un moment, la laissant de temps en temps prendre de l'avance avant de finalement se jeter sur elle. Ce n'était plus la faim qui l'animait comme avec la jeune fille, mais bel et bien le plaisir de simplement tuer. Voir la vie quitter les jolies prunelles noisette de sa victime, l'entendre pousser son tout dernier soupir, son tout dernier gémissement, voir la défaite s'inscrire dans ses yeux alors qu'elle mourrait enfin. Voilà ce qui l'excitait réellement !
Sa tête se tourna sur sa droite en entendant un craquement. Un centaure. Alors comme ça des animaux magique traînait dans cette foret ? Cela promettait d'être amusant. Il retomba soudainement sur ses genoux.
- Arrête ça, gronda-t-il à l'intention d'un certain blond qui continuait à faire de la résistance. J'ai ce corps, je le garde. Tu n'as qu'à t'en prendre à ton géniteur si cela ne te convient pas !
Il jeta un regard circulaire et vit avec déception que le centaure avait disparu. Il avait bien envie de partir à la chasse aux hommes chevaux. C'était si amusant, habituellement.
Il soupira de déception et décida de marcher un moment, appréciant simplement la douce brise nocturne et l'astre laiteux qui éclairait le parc de sa douce lueur, faisant doucement briller le saphir à son oreille droite. Il s'arrêta devant le lac et décida de se nettoyer un peu. Ce n'était pas tout de tuer mais franchement... qu'est-ce que c'était salissant !
De quelques gouttes sur le visage, il finit complètement immergé dans l'eau, ses vêtements - en partie déchiré dans le dos - reposant sur la berge. Il inspecta ses longs cheveux fixement pendant un moment avant de demander dans la nuit silencieuse :
- Qu'est-ce que tu dirais d'une petite coupe, Haziel ?
Une douleur dans l'estomac lui répondit.
- J'y tiens à mes cheveux, connard ! répondit une voix dans sa tête.
- OK, OK, je n'y touche pas, soupira-t-il, si on ne peut plus s'amuser.
- Tu as tué !
- Une seule fois !
- Trois !
- Rhoo, mais les deux autres fois ne comptaient pas, tu ne vas tout de même pas me dire que tu vas pleurer à chaudes larmes la mort d'un écureuil et d'une pauvre petite biche !
- Tu as tué une jeune fille !
- Pas grave, je nettoierai plus tard.
- Et si quelqu'un tombe dessus ?
- Je le tue aussi ?
Une douleur dans les parties lui répondit.
- De toute façon, maintenant que j'ai repris le contrôle, tu ne peux rien faire avant quelques heures !
Il sourit en entendant aucune réponse. Il traîna dans l'eau encore un moment, faisant des longueurs dans l'eau claire en chantonnant doucement. Ce que c'était bon d'être libre, même si ce n'était que pour quelques heures seulement. Il ressortit finalement, les rayons lunaires faisant faiblement briller les gouttes d'eau translucide qui caressaient sa peau nue. Il fixa le membre qui reposait sagement entre ses jambes et se demanda un instant quelle serait la réaction d'Haziel s'il décidait de s'amuser un peu avec. Il devait bien y avoir un volontaire quelque part dans ce château, non ? Et puis, cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas goûté à ce genre de plaisir... Ce serait dommage de ne pas saisir cette opportunité si gentiment offerte, n'est-ce pas ?
- Depuis combien de temps n'as-tu pas tiré ton coup, Blondinet ?
- Ne fais pas ça.
- Tu n'en as pas envie ?
Il n'eut aucune réponse.
- Qui ne dit mot consent, sourit-il alors qu'il se rhabillait.
Il marchait d'un pas guilleret vers le château quand il tomba à genoux en hurlant, au pied des marches. Une atroce brûlure se propagea dans tout son corps le faisant se plier au sol. Ses yeux se révulsèrent et sa tête lui lança horriblement.
- Je ne peux certes pas reprendre le contrôle pour l'instant, mais je peux toujours te faire mal. Tu n'as pas intérêt à te servir de mon corps pour tes saletés, j'ai les mains déjà bien pleines du sang que tu as fait couler !
Étalé sur le sol, Lucifer respirait lourdement.
- OK... Je crois... que j'ai... compris...
Il lui fallut un moment pour se relever. Il se promena dans les étages supérieurs et prit une profonde inspiration, inhalant la délicieuse odeur de tous ces adolescents qui n'attendaient qu'une chose : se faire dévorer. Une, particulièrement, attira son attention et il ferma les yeux pour mieux la sentir. La personne qui dégageait une telle fragrance portait la trace d'une magie qui résonnait étrangement avec la sienne, enfin, celle d'Haziel. Il la sentait vibrer par tous les pores de sa peau et ne savait pas si c'était une bonne chose ou pas. De toute façon, il n'avait aucune envie de réfléchir, tout ce qu'il souhaitait en cet instant était de faire le maximum de bruit avant qu'Haziel ne reprenne le contrôle. Enfin, dans la limite du raisonnable bien sûr étant donné qu'à partir d'un certain nombre de minutes, le Blondinet voyait tout ce qu'il faisait.
Il se rapprocha attiré par la douce émanation entêtante. Il lui fallut monter jusqu'à la plus haute tour du château, mais, fainéant, il préféra survoler les marches bien trop nombreuses à son goût. Il repoussa doucement la tête et jeta un œil dans l'unique pièce. Un jeune homme était assis contre la grande fenêtre - qui ne comportait d'ailleurs pas de vitre -, un livre sur les genoux, semblant complètement absorbé par ce qu'il lisait. Il pencha la tête sur le côté et, les yeux fermés respira de nouveau la douce fragrance. Il portait sa robe de sorcier ouverte sur un uniforme rouge et or, certaines de ses mèches sombres retombaient sur son front, caressant doucement son nez au bout duquel retombait une paire de lunettes rondes.
Il poussa la porte et entra, refermant derrière lui. Le bruit de la porte fit sursauter le garçon qui redressa la tête, surprit. Il reposa son livre et se redressa, surprit et quelque peu inquiet par l'expression qu'affichait le garçon contre la porte.
- Bonjour. Tu es ? demanda Lucifer, se léchant les lèvres, une lueur gourmande animant son regard.
- Haziel ? demanda le brun, les sourcils froncés, hésitant.
- Pas vraiment.
Il fit un pas vers lui, se mordant la lèvre inférieure. Un garçon qui sentait aussi bon et qui dégageait une telle puissance ne pouvait qu'être délicieux à dévorer, n'est-ce pas ? Bon, d'accord, ce n'était pas vraiment dans ses habitudes de dévorer les enfants et encore moins les adolescents - ce n'était pas vraiment la chair la plus tendre et délicieuse au monde - mais franchement, ce n'était pas comme si un poulet rôti cinq étoiles allait lui tomber du ciel.
- Dis moi, mon chou, quel est ton joli nom ?
- Qui es-tu ?
- Tu n'as pas répondu à ma question. Mais peut importe, j'ai bien envie de te déchiqueter la gorge, fit il en reniflant l'air.
Harry sortit lentement sa baguette, se sentant en danger face à ce... lui. Il se demanda un instant si c'était l'un des serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Il n'avait jamais vu pareille créature. De grandes ailes, de longs cheveux sombres, une taille qui devait avoisinait les deux mètres, des griffes et surtout, un air gourmand qui paraissait limite pervers. Avait-il bien entendu ? Il désirait lui "déchiqueter la gorge" ? Il avait néanmoins un air familier. Un port altier, des pommettes hautes, des cheveux fin... mais il n'avait jamais vu personne avec une peau aussi... bleutée.
Il invoqua un protego et recula d'un pas alors que Lucifer s'avançait, lui tournant lentement autour.
- J'ai toujours su que les sorciers étaient des mets particulièrement succulents, il y a une époque où j'en faisais une chasse tout ce qu'il y a de plus excitante... enfin, maintenant vous vous êtes organisé et avaient construit votre nid à côté des moldus. Si vous courir après n'est plus un plaisir puisque vous courez les rues, votre chair est néanmoins toujours aussi alléchante... Et toi... il y a quelque chose avec toi... quelque chose de tellement appétissant...
- Qu'est-ce que tu veux ? demanda Harry d'une voix ferme, renforçant discrètement son bouclier.
-Toi, susurra-t-il en s'approchant d'avantage. T'arracher la gorge jusqu'à t'entendre pousser ton dernier soupir, aspirer ton sang jusqu'à la dernière goutte à t'en rendre blanc, arracher ta jolie peau pour m'en faire des vêtements ( Beurk ! fit la voix d'Haziel dans sa tête. Tu n'as pas mieux, franchement ?! C'est Harry Potter ! Tu pourrais en faire tellement mieux que de vulgaires vêtements de peau... là, tu me déçois ! )... Mais dis moi, sais-tu comment est-ce qu'on fait pour aspirer les pouvoirs d'un sorcier ?
- Tu... c'est à moi que tu parles ? s'étonna le Gryffondor. Mais je n'en sais rien.
Harry se retrouva acculé contre le mur et se demanda ce qu'il faisait là à faire la discussion à un être étrangement... bleu et noir qui n'avait visiblement qu'une envie : le tuer. Il lui lança un stupéfix que l'autre évita d'un battement d'aile rapide. Il grogna, toutes dents dehors, prêt à lui sauter à la gorge.
- Si tu ne peux user de magie contre lui, je pense que tu as très peu de chance de le réduire en miettes. Et puis ce serait vraiment dommage étant donné qu'il est le seul à pouvoir vaincre Voldemort.
Un sort d'entrave suivit, puis un autre stupéfix que Lucifer évita également, de plus en plus furieux. Il se jeta sur Harry et se cogna violemment contre son bouclier avant de se faire éjecter contre le mur opposé. Il se redressa en secouant la tête, ses yeux s'assombrissant d'avantage, tout amusement disparaissant de ses prunelles furieuses.
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Haziel tenta de garder les reines sur sa magie, mais sentait que plus la fureur de Lucifer grandissait, moins il parvenait à garder l'ascendant sur elle. Elle qui répondait un peu trop bien au démon qui en possédait initialement une partie. Il eut beau la dompter de son mieux, il la sentait lui échapper lentement et ne pouvait rien faire qu'observer le résultat.
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Tendant sa baguette, Harry jeta un nouveau sort, se heurtant à une barrière magique. Il se fit propulser à son tour contre le mur, à quelques centimètres à peine de ce qui aurait pu être une chute dont il ne réchapperait pas. Il sentit une pression contre son cou et releva les yeux, rencontrant le regard fou de Lucifer, ses cheveux flottant dans la douce brise, sa main tendue sur un poing de plus en plus serré. La magie d'Harry répondit à l'agression, indépendamment du sorcier, libérant une puissante vague qui força Lucifer à relâcher la pression. Retombé sur les genoux, Harry se tenait la gorge d'une main, respirant lourdement, ses yeux affolés guettant les moindres mouvements de son adversaire.
Leur magie mêlée flottait autour d'eux dans une étrange couleur bleuâtre. Sous les yeux surprit du Gryffondor, les cheveux noirs de sa victime reprirent doucement leur couleur platine alors que le corps se modifiait pour redevenir celui de son nouveau camarade de dortoir. À quatre pattes, curieux malgré sa crainte, Harry s'approcha. Les yeux d'Haziel, d'un bleu plus électrique qu'habituellement se fermaient doucement, soufflant deux mots avant de s'évanouir :
- Âme-sœur.
