Me voilà! Je suis un peu à la bourre, je m'en excuse, j'avais mes raisons. Mais la bonne nouvelle, c'est que si je n'ai rien posté, je ne suis pas restée inactive. La version écrite de ma fic est complète, j'ai juste un truc que je dois modifier dans ce chapitre. Donc, même si je mets un temps fou à tout mettre au propre sur ordi, cette fic ne sera pas abandonnée. Bonne lecture!
Disclamer: Himaruya est le seul et unique propriétaire d'Hetalia. Je ne fais que lui emprunter ses personnages pour les traumatiser à vie et les foutre en cloque.
Impossible n'est pas anglais
Chapitre 7
Le lendemain, Arthur s'éveilla tôt et remarqua que son lit était plus chaud que d'habitude. Il sourit en découvrant son plus jeune fils endormi à ses côtés. Puis, il se rappela les événements de la veille. Son sourire s'effaça aussitôt. Et pourtant, en tant que nation importante, l'Albion se devait d'être présent au meeting. Devoir fréquenter Francis ne l'emballait pas beaucoup.
-Un problème à la fois décida-t-il finalement, d'abord les enfants.
La veille, Kiku avait appelé pour résumer ce qui s'était passé après son départ à son meilleur ami. L'intérêt d'Ivan le tracassait. Le pauvre Sealand fut donc tiré du lit, enveloppé dans à peu près tout le répertoire de sorts protecteurs de son daddy et dû porter une amulette horriblement moche cachée sous ses vêtements: une sorte de grosse boule verte verruqueuse. Il se plaignit de son apparence et faillit se prendre une claque parce qu'Arthur l'avait fabriqué lui-même en y passant de nombreuses heures. Ensuite, il conseilla à Peter de ne pas se séparer de ses couteaux. Confier des couteaux à un enfant pouvait paraître étrange mais il était aussi et avant tout une nation. Et le sorcier tenait à ce que ses fils puissent se défendre eux-même dès que possible.
Ses deux aînés observèrent la scène en taquinant plus ou moins ouvertement leur cadet. Ils rirent un peu moins lorsque eux aussi durent subir quelques sorts. Angleterre était aussi doué pour ce genre de sortilèges défensifs, très rarement ratés, qu'il était nul pour les invocations et les malédictions qui avaient la mauvaise habitude de fonctionner n'importe comment en produisant tout et n'importe quoi à part l'effet désiré. Pour une fois, il était heureux de ce fait. Ensuite, il envoya Peter se cacher chez Canada malgré ses protestations. Seuls lui, le frog et Alfred connaissaient son adresse. Matthew pouvait être très secret et était assez intelligent pour ne pas la donner à certains de ses «amis» comme Russie et Biélorussie. Après s'être retenu d'abreuver les jumeaux de conseils de papa poule en se répétant qu'ils étaient grands et savaient déjà tout ça, ils partirent à la réunion. Le mage emporta dans son sac une petite surprise.
Au réveil, Francis mit un moment à se souvenir de pourquoi il était aussi malheureux et en colère à la fois. Maugréant, il fouilla dans ses affaires jusqu'à trouver son portable, éteint bien sûr, et l'alluma, déjà prêt à appeler son lapin crétin pour s'excuser ou l'engueuler, il n'avait pas encore choisi. Mais la première chose qui lui sauta aux yeux fut un message d'Alfred.
-Lut' papa. Euh...Je voulais te dire...
-Nous! On est plusieurs! Cria une voix enfantine.
-Moi, Mati et Peter, on voulait te dire que, de toute façon, on t'a toujours considéré comme notre papa que...Euh...
-...que tu le sois biologiquement, souffla la voix timide de Canada.
-Voilà, pour nous ça change rien.
-On t'aime papa, rajouta Peter.
-On t'embrasse fort.
-Mais laissez le héros parler!
Le séducteur écouta les chamailleries de ses fils jusqu'à ce que l'un d'eux ait l'idée de raccrocher. Ses enfants qu'il avait élevé...avec Arthur. Le second père sursauta à cette pensée. La veille, partagé entre la rage et le chagrin, il n'y avait pas songé. Mais les deux petites colonies avaient été élevé en commun et son plus précieux adversaire s'arrangeait toujours pour lui refiler Peter à garder. De nombreux événements prirent un sens nouveau dans son esprit. Après lui avoir ravi Mati, son lapin lui avait envoyé une lettre pour lui proposant une visite sous prétexte que «je ne veux pas d'une colonie dépressive». France était arrivé aussitôt, décidé à massacrer Arthur si il avait touché un seul cheveux de son bébé, pour découvrir une petite colonie installée auprès de son frère et bien traité et un anglais complètement sous le charme.
Arthur s'était montré râleur, boudeur et de mauvaise foi, avait semblé au bord de l'apoplexie quand Alfred l'avait appelé «papa» pour la première fois mais ils les avaient élevés ensemble. Pour Sealand, il était convaincu que lui mettre son fils dans les pattes était une façon pour son Tutur de l'embêter et s'était senti très satisfait quand la petite nation avait commencé à l'appeler «papa». Sur le moment, il avait pris ça comme une revanche sur ce spectre britannique qui s'était enfui de son lit avant son réveil les deux seuls fois où il était parvenu à l'y attirer. Quel idiot...Ce satané rival l'avait manipulé afin qu'il soit un père pour leurs enfants sans dévoiler la vérité. Non...A sa façon subtile, complexe et tordue, bref anglaise, il lui avait permis d'être leur père.
-Évidemment, murmura Francis, tu n'as jamais su faire les choses simplement.
Le Bad Touch Trio arrivait d'habitude aux meetings en se vannant et en riant. Mais ce jour-là, Francis était déprimé, Antonio aussi (surtout en constatant l'absence de son Lovi) et Gilbert également parce qu'il n'était pas parvenu à les dérider. Pour ne rien arranger, l'albinos n'arrivait pas à se sortir de l'esprit sa rencontre douloureuse avec une crosse de hockey. Même si il détestait y penser, il n'était plus vraiment une nation. Cependant, malgré la dissolution de la Prusse, il restait un adversaire redoutable et peu de personnes avaient les couilles de l'affronter en un contre un. Surtout avec une arme pareille. Cela signifiait qu'une nation potentiellement intéressante avait échappé au génial lui. Il se devait de réparer cet erreur.
En entrant dans la salle, la plus géniale personne en ce monde selon elle-même la scruta à la recherche de l'inconnu. Mais son attention fut attiré par son meilleur ami qui regardait Angleterre. Ce dernier l'ignorait soigneusement, occupé à bavarder avec Kiku. L'ex-nation connaissait Francis depuis assez longtemps pour savoir qu'il était capable de crises de rage spectaculaire voir de folie (le malheureux petit Saint Empire Romain Germanique en avait été la victime) mais qu'ensuite, il culpabilisait et pouvait sombrer dans une mélancolie profonde. Et Antonio était trop occupé à demander des nouvelles de son copain à un Feliciano aussi ignorant que lui. Avant qu'il puisse s'avancer pour une e-énième tentative de réconfort, il vit celui qu'il cherchait en train de parler à son pote avec...un ours en peluche blanc dans les bras? Euh d'accord, pourquoi pas.
Le géniallissime mit alors à profit ses talents innés pour l'observation. La veille, à cause de la nécessité d'éviter les coups, la colère et la rapide intervention d' America, il n'avait pas pu détailler son adversaire, se contentant de constater sa ressemblance avec l'hyperactif de service. A présent, il pouvait constater que ce type n'était pas une copie conforme de son frère. Ses traits étaient plus fins et plus ronds. Ses yeux n'avaient pas la teinte bleue vive de ceux des États-Unis mais étaient plus sombres, tirant vers le mauve. Ses cheveux étaient plus clairs et plus ondulés, avec une drôle de mèche bouclée. Même ses lunettes n'avaient pas la même forme. En fait, ce mec était vraiment mignon, beaucoup plus que son frère. Soudain, il vit Francis embrasser le gamin sur la joue et lui ébouriffer les cheveux en souriant. Un sourire léger et triste mais un sourire tout de même.
-J'y crois pas, il s'est débrouillé mieux que moi!
La «douce» voix de son frère aîné indiquant à tout le monde de s'asseoir pour que la réunion commence le tira de sa rêverie et il s'affala à la gauche de France, vite imité par les traînards. Personne ne souhaitait une gueulante allemande dès le matin. Ludwig considéra chaque représentant, droit et sévère.
-Étant donnés les derniers événements, certains éléments doivent être éclaircis. C'est pourquoi l'ordre du jour a été changé.
-Y'a un ordre du jour? S'étonna quelqu'un.
Ignorant l'interruption, il continua. Gilbert bailla en se demandant pourquoi diable son cadet causait comme ça. Il ne pouvait pas tout simplement dire qu'ils allaient faire des recherches?
-Nous savons à présent que des grossesses de nations masculines sont possibles et ont été constaté par trois fois. Aussi, il apparaît qu'il est nécessaire de se pencher sur ce phénomène pour savoir ce qui se passe exactement au cas où le cas se présenterait à nouveau.
Le silence se fit. Exceptionnellement, tous les pays présents étaient attentifs. Chacun se posait de nombreuses questions et les hommes étaient les plus tendus. Certains avaient baissé les yeux sur leur ventre d'un air pensif ou craintif. Seul Ivan restait le même que d'habitude, son sourire faussement innocent toujours présent. Elizaveta quant à elle semblait aux anges. Elle allait pouvoir ouvrir une filière Mpreg à son club! Allemagne, les mains croisés dans le dos, aussi raide qu'une poutrelle d'acier sortie de ses industries, continua:
-Pour cela, il est nécessaire d'avoir la collaboration du seul cas vivant. Angleterre, pouvons-nous compter sur vous?
Arthur s'y attendait, ce qui ne surpris pas l'autre nation. Il aurait été utopique, après une révélation pareille, que le meeting continue comme si de rien n'était. Il répondit calmement:
-Eh bien, cela dépend. Qu'est-ce que vous attendez exactement? Je veux bien me répondre aux questions qu'on me posera en rapport avec le sujet. Après...
-Eh bien...Je pensais demander à un mage...puis des examens...Rien de très invasifs, juste des radios et des échantillons de sang et d'urine pour commencer.
Allemagne ne s'attendait pas à ce qu' Angleterre se montre si raisonnable.
-Pour la partie magique, je veux que ma sœur s'en occupe avec éventuellement Lukas pour l'assister.
-D'accord.
-Ensuite, je veux savoir exactement ce que vous souhaitez faire. Si j'ai la moindre intuition que je risque, grossièrement, de finir disséqué sur une table, je partirai et le responsable le regrettera amèrement.
-C'est normal.
Ensuite, Arthur exigea que ses fils soient laissés en paix.
-Ils ne subiront rien contre leur gré approuva Ludwig.
Il avait du mal à croire que les choses soient si faciles. Comme pour lui donner raison, le sorcier sortit un parchemin de son sac.
-C'est quoi ça? Demanda Gilbert.
-Ceci est un contrat magique. Il reprend ce dont nous venons de parler. Ce genre de contrat à l'avantage de ne pouvoir ni être modifié ni falsifié une fois signé. Je demande juste que toutes les nations présentes signent en gage de bonne volonté.
-Ce que mon petit frère n'a pas précisé, ajouta Allister, c'est que celui qui ne respectera pas ses engagements sera précipité dans une dimension démoniaque où il servira d'entraînement pour la torture des jeunes démons. Ils aiment beaucoup les nations parce qu'elles ne meurent pas trop rapidement.
-Je vois, dit prudemment Ludwig. Et je suppose qu'un refus de signer sera interprété comme une intention hostile?
-Vous supposez bien, annonça Angleterre, très maître de lui. Vous remarquerez cependant que je signerai, je partage donc les risques.
Allemagne croisa le regard d'Italie. Il prit le contrat, le lut, le relut, vérifia le verso et dû admettre que les revendications d'Angleterre n'étaient pas impossible. Le grand blond remarqua que le sorcier avait inclus Francis dans les clauses qu'il avait affirmé destinées à protéger ses enfants. Ludwig songea aux affirmations de son petit-ami comme quoi ses deux-là étaient en plein déni amoureux. Il n'y croyait pas vraiment mais ils avaient été allié pendant les deux guerres mondiales et ceci prouvait que l'Albion se souciait de France. En réalité, d'après le contrat, l'Albion s'était imposé beaucoup plus de contraintes. Lui était forcé de se soumettre aux examens tant qu'ils ne devenaient pas trop invasifs et brutaux alors que son vieux rival pouvait les refuser.
Il se jura d'écouter plus attentivement Feli la prochaine fois qu'il essayerait de lui démontrer que deux représentants étaient amoureux. Sauf quand il parlait de la tension sexuelle comme cause de la Guerre Froide. Trop improbable. Par mesure de sécurité, le pays relit une dernière fois le contrat. Le seul truc un peu tordu était une clause permettant à sa sœur de répondre à sa place à des questions gênantes. Il avait disputé de longues heures au téléphone avec Siobhan la veille et savait qu'elle avait suivi les deux grossesses de son frère, s'était occupé de l'accouchement et l'avait abrité un moment ensuite. De plus, elle était guérisseuse depuis toujours et connaissait son affaire. Il signa donc. Feli l'imita. Les autres suivirent. Ce fut long car tout le monde voulait lire plusieurs fois le document mais finalement toutes les signatures furent présentes. Même celle d'Ivan. D'un autre côté, des rumeurs couraient sur une certaine immunité de Russie à la magie. Et il était sûrement capable d'effrayer assez les démons pour qu'ils le libèrent.
Lorsque le blond représentant des allemands se tourna vers Francis, le sorcier se raidit. Il avait soigneusement évité son regard depuis son arrivée. Les douleurs de son corps lui rappelaient trop bien qu'il avait dépassé les bornes la veille. Son vieil ennemi n'était pas une personne violente mais pouvait être effrayant lorsqu'on le poussait à bout. Pour tout dire, le Royaume-Uni aurait préféré qu'il ne vienne pas. Sa présence était une épine dans son cœur.
-France, les examens te concernent aussi. Si tu es d'accord...
-C'est bon je comprends.
Angleterre avait espéré que son rival ne vienne pas du tout. Sa présence était une épine dans son coeur. Merde! Honnêtement, Arthur aurait préféré sa fureur plutôt que cette lassitude dans sa voix. La dernière fois qu'il l'avait vu ainsi, c'était après la Première Guerre Mondiale. Un énorme gâchis. A ce moment-là, il avait crié après son voisin d'Outre-Manche en lui disant que regretter ne servait à rien et qu'il fallait mieux tout faire pour en empêcher une nouvelle. Là, cela avait suffit. Sa Némésis s'était enfoncée dans l'activité frénétique des Années Folles.
Après la Seconde, le froggy était trop occupé à reconstruire son pays, pardonner à Allemagne et courir après son cul. Parce que ce crétin avait considéré qu'aller le chercher dans une geôle allemande et soigner cet abruti incapable de rester tranquillement à Londres signifiait qu'il pouvait le remettre dans son lit. Et qu' ait effectivement fini dans son lit n'était pas une preuve. D'ailleurs, il avait tenu vingt ans avant de céder. Même si il préférait toujours ça à un France déprimé. Pas qu'...
-Igirisu-san?
Le sorcier fut brusquement tiré de ses réflexions par la voix de son ami. Ludwig, agacé, répéta sa question.
-J'aimerai savoir si vous avez été pénétré durant la conception de vos enfants.
Les nations présentes purent alors observer Arthur Kirkland piquer un fard.
-What the hell?
-C'est important de savoir si ça a une incidence.
Le coincé représentant des allemands resta parfaitement sérieux mais les autres se retinrent moins. Si les yeux lançaient des revolvers, les frères d'Angleterre seraient actuellement trois petits tas de cendre. Le mage se promit de les faire payer. Cette situation embarrassante était entièrement leur faute.
-Oui...
-Pardon? Je n'ai pas entendu.
Qui d'autre que le représentant des allemands pouvait dire cela de bonne foi?
-Oui, j'ai été pénétré.
Oh, cette fin de chapitre! Je visualisais Ludwig sortir ça avec sa tête de coincée...Décidément, même dans une fic sérieuse, je ne peux pas m'empêcher de placer ce genre de moments (plus la référence aux lapins crétins, je n'ai pas pu résister).
Petite explication: Après le moment mignon du chapitre précédent, Angleterre s'est isolé pour rédiger son contrat et les gosses en ont profité pour appeler leur père et laisser un message (comme le portable était éteint). Je n'étais pas sûre que ce soit claire.
Je répète ce que j'ai dit plus haut comme je sais que plein de gens ne le lisent pas: la version papier de cette fic est entièrement rédigée et il ne devrait pas y avoir de modifications importantes sur la version ordi maintenant que j'ai réglé un dernier problème.
Donc cette fic ne sera pas abandonnée surtout que c'est ma première fic sérieuse et que, même si elle n'est pas parfaite, j'y tiens.
J'espère que tout sera claire parce que le site ne veut pas prendre en compte mes doubles lignes pour une raison mystérieuse.
Merci aux reviewers, followers, ceux qui ont mis cette histoire en favori et aux revieweurs anonymes et pardon pour cette attente plus longue que d'habitude. A bientôt!
