Disclaimer : L'univers de Harry Potter et de Buffy contre les vampires appartiennent respectivement à J.K Rowling et à Joss Whedon. Le personnage principal : Sterenn Mears m'appartient.

Rating : T

Réponse aux review :

Aly3249 : J'adore, moi aussi : "Non, on va cueillir des pâquerettes" (Tu me dira normal je ne vais pas écrire des choses que je n'aime pas après tout ^^'). En tout cas j'ai tendance à faire dire des choses que j'ai moi-même l'habitude de dire à mes personnages (ou des choses que j'ai fortement tendance à penser sans le dire) xD Merci pour ton review ça me fait extrêmement plaisir d'en recevoir ;)

Elo-didie : Merci, ravie que le chapitre 6 t'ai plu :D Ils sont trop fort ces deux profs à motiver tout le monde, hein ! xD (Pas sur que dans les vrai livre ça aurait marcher mais bon lol)

Note de l'auteur :

Coucou ! J'espère que vous allez bien ! Moi, oui en tout cas. Enfin je me sens coupable de poster aussi tard T_T J'avais dit "publication avant septembre, début ou fin septembre"... Oui je sais nous sommes le 14 Novembre, c'est plus d'un mois ! :S Mais sincèrement j'ai pas eu le temps de m'y mettre ! Faut vraiment que je m'investisse dans le lycée et j'ai été engagé politiquement ces temps-ci... Bref. Si je m'y suis mis sérieusement, c'est grâce à Bêta avec qui j'ai passé un accord (pas du tout équilibré soit dite en passant : une demi-heure avec elle devant mon lycée contre mon chapitre 7 terminer pour le 12 novembre !) Bref, tout ça pour dire que vous pouvez la remercier. :)

Donc, je n'ai pas commencer le chapitre 8 et je n'ai strictement aucune idée de la date à laquelle je le posterais u_u Ne soyer pas pressés... Avec un peu de chance, aller voir Harry Potter 7 me remotivera :)

Je pense commencer à répondre à vos rewiews directement et plus au début de mes chapitres, ça sera plus agréable pour vous je pense. :)

Voilà, bonne lecture à tous ! :D


Chapitre 7 : J'accorde mon amitié à qui je veux. Et t'es mal placée pour critiquer !

« Lèves ton coude plus haut, ton attaque n'en sera que plus puissante.» Conseilla le Professeur Giles à Neville qui, comme la moitié des élèves de Septième année, avait revêtu des gants de boxes. Le reste de la classe portait, sur leurs avant-bras, des sortes de sacs rembourrés rectangulaire servant à recevoir les attaques de leur partenaire ganté. Ces derniers pouvaient ainsi mettre toute leur force dans leurs coups de poings sans craindre de blesser leur compagnon.

Le jeune homme acquiesça, les sourcils froncés par la concentration. Et lorsqu'il frappa sur le coussin rectangulaire d'Hermione, la jeune sorcière alla même jusqu'à tituber en arrière sous la puissance du coup. Le Gryffondor s'excusa platement auprès de sa partenaire, les joues légèrement rougies de gêne, mais les lèvres souriantes de fierté.

Les deux professeurs de Défense Physique allaient et venaient entre les élèves, corrigeant leurs mouvements et observant les progrès effectués depuis le tout premier cours. Des progrès indéniablement épatant pour des jeune gens d'à peine dix-sept ans, totalement étrangers à un entrainement physique de Tueuse. Mais ils avaient prouvés leurs forces de caractère en un peu plus d'un mois et demi de séances. Contrairement à ce qu'avait pu penser Rupert Giles, les élèves de Serpentard n'étaient pas les plus retissant, au contraire, ils s'investissaient autant que les élèves des autres maisons.

Un coup d'œil sur sa montre lui apprit qu'il manquait un peu plus de cinq minutes avant les vingt-deux heures qui signifiaient la fin du cours.

« Bien, je pense que l'on va utiliser les dernières minutes pour la relaxation. Rangez le matériel et allongez-vous sur le sol. »

Quand tous furent étendus sur le dos, il leur ordonna de fermer les yeux, de respirer profondément et de relâcher leurs muscles. C'était un exercice qu'il avait l'habitude de leur faire pratiquer lors des cours de Défense Physique. Il était important de consacrer quelques minutes au repos avant de laisser les élèves sortir de la salle, pour que ces derniers ne ressentent pas une trop grande excitation, et qu'ils puissent dormir. Malheureusement, ils n'avaient pas toujours le temps de le faire avant que la cloche sonne... Et comme toujours, la plus grosse difficulté après ça, fut de se relever lorsque sonna l'heure de sortir de la salle de classe. C'est donc d'un pas plus lourd qu'à la normale que les étudiants de Septièmes années passèrent le pas de la porte.

Draco Malfoy fut l'un des derniers élèves à partir, tout comme Dawn, qui vint l'accoster lorsqu'ils furent dans le couloir. Ils avaient déjà eu l'occasion de partager de bons moments durant tout l'été. Il n'était donc pas rare que la sœur du professeur Summers vienne à la rencontre du beau blond, sa présence étant appréciée du jeune homme qui voyait sa solitude réduite à zéro durant quelques minutes. La fraîcheur de la jeune Summers était un souffle de vitalité qui avait le don de faire disparaitre la paranoïa de Draco d'une attaque de Serpentards qui le saisissait à chaque tournant, à chaque bruissement de feuille et à chaque instant du jour comme de la nuit. N'est-il pas surprenant qu'une simple Moldue puisse avoir cet effet apaisant sur lui ? Le problème avec ce genre de don, c'est qu'on en redemande.

Encore et encore.

Alors comme tout bon drogué, quand sa came arrivait, il tentait de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Son sevrage devenait de jour en jour plus stressant et inquiétant. Leur discutions auparavant futiles et impersonnelles étaient devenues bien plus amicales et amusantes. Le Serpentard s'était bien rendu compte qu'il faisait maintenant parti des amis de la jeune fille et s'il devait être franc, il avouerait qu'il la considérait presque comme telle. Presque. C'était déroutant qu'il ait envie d'être plus souvent avec elle en si peu de temps : seulement deux mois. Deux petits mois où ils s'étaient déjà racontés leur vie... en omettant tout de même certains détails. Oh pas grand choses, lui avait omis de parler des horreurs qu'il avait dit aux amis de Dawn pendant près de sept ans ou des horreurs qu'il avait fait pendant sa Sixième année, comme tenter de tuer le Professeur Dumbledore et d'avoir fait entrer des Mangemorts dans le château. Quant à elle, elle avait passé outre qu'elle était la Clé mystique ouvrant les portes des autres dimensions libérant ainsi des centaines de montres, qu'en réalité, sa vie était montée sur des souvenirs créés par des moines, et que son existante ne datait pas de dix-sept ans mais de deux ans. Ils n'avaient omis, bien sûr, que les détails de leurs vies les plus insignifiants.

« Draco ? Draco, tu m'écoutes ? demanda Dawn en secouant sa main devant le visage du blond, qui était perdu dans ses pensées.

- Euh oui, oui, excuse-moi, fit-il en revenant sur Terre.

- Pas grave, soupira-t-elle. Je te disais que tu devrais dormir un peu plus. Tu t'es regardé dans un miroir récemment ? Ce ne sont plus des cernes sous tes yeux, mais des chaudrons !

- Des chaudrons ? répéta-t-il les sourcils froncés.

- J'essaie d'inventer des expressions sorcières, mais tu as compris ce que je voulais dire. »

Il ne répondit pas... elle savait déjà pourquoi le sommeil le fuyait. A vrai dire, toute les personnes qui étaient au courant de la fuite des rangs des Mangemorts de sa mère et de lui-même, savaient pourquoi dormir entouré des personnes les plus susceptibles de devenir un des fidèles sbires de Voldemort le gardait éveillé. Il ne comptait plus les fois où il fut à deux doigts d'aller supplier Dumbledore de lui donner une chambre opposée au quartier des Serpentards. Mais par fierté et par peur des représailles de ses camarades de chambrés, il s'était abstenu.

« Tu veux venir dormir dans nos appartements ? Je pense que ma sœur et Giles comprendront, tu sais..., proposa Dawn.

- Non merci, mais c'est très gentil à toi.

- Bon... d'accord, je te laisse ici alors. Bonne nuit, acheva-t-elle, un sourire contrit sur ses lèvres. »

Il hocha la tête la suivant du regard jusqu'à ce qu'elle tourne à l'angle du couloir. Mettant tout ses sens en alerte et en enserrant sa baguette magique dans sa poche, il descendit les marches de marbres menant aux étages inférieurs.

Pendant ce temps dans la salle commune des Gryffondors, les Septièmes années s'endormaient pratiquement dans les sofas moelleux et rougeâtres. N'échappant pas à la règle, Sterenn, les yeux clos, tentait mentalement de se motiver à ouvrir ses paupières et de bouger son magistrale postérieur jusqu'au rougeoyant dortoir féminin. Mais son cerveau cotonneux semblait plus enclin à rêvasser sur le déroulement de son week-end que de se lever. Demain, comme la presque totalité des élèves, elle irait assister à l'ouverture du Tournoi de Quidditch avec l'affrontement Gryffondor - Serdaigle. Mais le matin même, elle irait avec Hermione à la bibliothèque afin de faire leurs devoirs, pouvant ainsi décompresser totalement pendant le reste du week-end. Elle ne devrait donc pas oublier de mettre son réveil avant d'aller se coucher.

Dormir.

Quelle délicieuse pensée… Rien qu'à imaginer le doux calme de ses rêves, sa respiration ralentit, un léger sourire de bien-être s'étira sur ses lèvres et ses yeux se refermèrent encore un peu plus, si ce n'était possible. Finalement, elle finit par s'endormir dans la Salle Commune et, bien heureusement pour elle, une amie bienveillante répondant au doux nom d'Hermione, la transporta jusque dans son lit et remonta son réveil à sa place.

Il était neuf heures du matin lorsque Sterenn étouffa son troisième bâillement à la table des rouges et ors. Après avoir terminé sa tartine beurrée, elle se tourna vers Hermione assise à ses côtés pour lui signaler qu'elles pouvaient alors aller à la bibliothèque. Mais la brunette, les sourcils froncés, regardait vers la table opposée à la leur. Vers celle des Serpentards, qui était quasi vide à l'exception d'un groupe de Cinquièmes année assis vers le centre et deux personnes à l'extrémité de la table. Un blond platine accompagné d'une certaine Moldue, sœur d'un certain professeur de Défense Physique.

Tout comme son amie, Sterenn fronça ses sourcils châtains.

Que faisait Dawn à cette table ? Et pourquoi discutait-elle avec Malfoy, un sourire amical aux lèvres ? Ne lui avait-on pas dit, pendant les vacances, qu'il n'était pas fréquentable ? Mais surtout, pouvaient-ils vraiment être amis ? Elle avait l'air de bien s'entendre avec cet idiot de Draco-je-suis-une-blondasse-peroxydé-Malfoy. Et réciproquement...

Un « Bordel » s'échappa de ses lèvres. Il lui sembla percevoir un hochement d'approbation venant de la brune. Pendant quelques secondes, elle eut l'intention de se lever pour aller voir ça d'un peu plus près, mais elle se ravisa. Rester bloquer à un mètre de ce couple improbable, sans réussir à piper un mots à part, peut être, un autre « bordel », n'était sûrement pas l'idée du siècle.

Elle sentit alors une poigne la forcer à se lever du banc, sans aucune autre forme de ménagement. Cette prise continua à la guider jusqu'à la Bibliothèque où, elle et Hermione, firent finalement leurs devoirs. Pourtant, Sterenn n'était pas très sûre que sa recherche de soixante-dix centimètres sur la flore aquatique écossaise soit très cohérente, mais cela lui importait peu.

Comment Dawn pouvait-elle sympathiser avec l'ennemi ? Bon, il était vrai que « ennemi » était un bien grand mot, mais c'était Malfoy ! Le Malfoy qui avait fait de sa vie et celle de ses amis, un enfer. Dawn était comme sa sœur, elle pensait qu'elles se ressemblaient, mais alors pourquoi était-elle avec ce blondinet...? Ne l'avait-t-elle pas mise en garde ? Bien sûr que oui... Elle ne comptait plus les fois où elle lui avait parlé négativement de cette vipère platine. Alors comment cela était-il possible ?

A l'heure du déjeuné, les garçons, qui n'avaient pas assisté à la scène du matin même, eurent le mérite de divertir la nièce du Professeur Giles et de lui faire temporairement oublier se qui remuait ses méninges.

Ils allèrent jusqu'au stade de Quidditch tous ensemble, à l'aide de grand cris dans le but de motiver et d'encourager toute l'équipe de Gryffondor. Ce qui fonctionnait parfaitement, au vu des sourires que la troupe abordait sur le chemin des vestiaires.

Les gradins s'emplissaient de centaines d'élèves impatients d'assister à l'ouverture de la Coupe de Quidditch, comme chaque année. Hermione et Sterenn, n'échappant pas à la règle, avaient réussi à se glisser au premier rang des tribunes des rouges et ors. Cette dernière se trémoussant sur son siège, exaspérant au passage la brune, vrillait du regard les tribunes adjacentes à la recherche son oncle.

Rupert, Buffy et sa jeune sœur étaient confortablement installés auprès des autres professeurs et discutaient allègrement avec eux. La vue de Dawn dissipa en quelques centièmes de secondes l'excitation de la Mears. Bien heureusement, Neville, s'installant bruyamment à ses côtés, lui fit perdre le fil de ses pensées. Son ami au visage lunaire lança la conversation sur ce fameux match d'une voix allègre, entrainant Hermione dans l'ambiance.

« Pariez ! Tout le monde peut parier ! Allez-y ! Tous les paris sont acceptés ! Du vainqueur, jusqu'aux points de chaque équipe, en passant par les joueurs qui finiront blessés ! Tout, absolument tout, peut être pariés ! » Scandait un élève de sixième année, au visage anguleux avec des yeux partiellement cachés par des cheveux châtains clairs légèrement ternes, et vêtu des couleurs de la maison des Courageux.

Une demi-douzaine d'élèves s'était déjà agglutinée à ses côtés, leur bourse dans une main, jouant des coudes pour être le premier à lancer les paris. Le bookmaker, quand à lui, abordait déjà un sourire éclatant à l'entente des Noises, Mornilles et Gallions s'entrechoquant dans leurs petits sacs de cuir. Alors, sans plus attendre et ce dans une cacophonie la plus totale, la monnaie sautait des mains des parieurs pour atterrir dans les poches de ce Gryffondor de seize ans, au sourire s'agrandissant au fil des mises.

« Non mais je rêve ! »

La tornade brune, à l'insigne de Préfète-en-Chef étincelante épinglée sur la poitrine, se dirigea droit vers le petit groupe bruyant. Sterenn et Neville eurent un joyeux rire narquois envers ce beau monde subissant les foudres de la jeune sorcière.

« Non, mais ce n'est pas possible ! Vous vous foutez du monde ! Vingts points en moins pour Gryffondors ! Vous mériteriez qu'ils perdent le match ! » S'exclamât-elle plus enragée que jamais à la lecture du papier que tenait le bookmaker quelques secondes auparavant. Ses deux amis la regardèrent, surpris.

« Qué passa ? interrogea la guitariste à brune dont le teint était toujours écarlate d'indignation.

- Il se passe que ces crétins en couche culotte ont pour la plupart pariaient qu'Harry se ferait envoyer à l'infirmerie le premier. Non, mais quelle confiance !

- Faut avouer que c'est un pari pas très risqué, se bidonna l'autre.

- Sterenn ! »

Neville la rejoignit dans son hilarité, frustrant un peu plus Hermione qui fini par se dérider à les voir se fendre la poire comme deux p'tits mongoliens.

« Bonjours mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Je suis Colin Crivey, le commentateur de ce match dans lequel s'affrontera l'équipe de Serdaigle et celle de Gryffondor. Une belle après-midi en prévision : un ciel dégagé et une température de 14°. Un match qui s'annonce donc déjà comme spectaculaire, car comme vous le savez tous, Harry Potter est le capitaine de la grande et majestueuse équipe de Gryffondor ! » S'exclama le jeune rouge et or, le plus grand fan d'Harry Potter qu'ai jamais porté la Terre. Les élèves abordant les couleurs bleus et argentés de leur Maison, huèrent le pauvre garçon qui n'en avait strictement rien à faire, trop heureux de pouvoir faire l'éloge de son idole dans un mégaphone.

Les portes des vestiaires s'ouvrirent alors, laissant les joueurs de chaque équipe prendre place sur le terrain. Après que les deux capitaines d'équipe, Potter et Bradley, se furent serrer la main, Mme Bibine lança le coup de sifflet annonçant le départ.

« Et c'est partit ! Gryffondor prend la main : Ginny Weasley fonce droit vers les buts adverses, elle fait une passe à sa nouvelle partenaire qui reprend l'ancien poste de Katie Bell, une certaine Natalie McDonald en même année que mon petit frère, Denis. Eeeet... elle marque ! Dix points pour Gryffondor ! Les Attrapeurs font le tour du stade à la recherche du Vif d' Or, comme à leurs habitudes. Mais chers spectateurs, je vous invite à observer l'élégance et l'aisance d'Harry Potter sur son balai ! Pour ma part, je ne m'en lasse pas ! »

Sterenn éclata de rire, tandis qu'Hermione s'était pris la tête entre les mains.

« Les Serdaigles récupèrent le souafle avec Quirke, la voie est libre. Waouh ! Superbe cognard envoyé par Peakes, qui écarte le poursuiveur de l'équipe adverse. McDonald attrape le souafle et fonce vers les buts de Serdaigle. Elle tire eeet… Ah c'est raté ! Quel dommage ! Bradley, le gardien des bleus et argents, fait une passe à ses coéquipiers. Brocklehurst qui passe à Chambers, qui tire et il marque ! Égalité entre les deux équipes. Je pense que la victoire se fera grâce aux Attrapeurs car le match promet d'être très serré ! Tout en sachant, qu'Harry Potter est bien plus doué que Bradley, je ne pense pas trop m'avancer en disant que Gryffondor finira par l'emporter. Ne me huez pas, ce n'est que de la pure et simple logique ! Vas-y Harry ! On sait que tu es le meilleur ! Wouuuuuuuh ! Il fait à nouveau le tour du stade, admirez sa ligne de vol ! Il ne fait qu'un avec son balais, il s'incline doucement sur la droite pour le virage. Regardez ! Regardez moi ça ! Le balais obéit parfaitement aux moindres de ses mouvement ! C'est superbe ! Du Quidditch comme on en voit qu'avec Harry !

- Concentrez-vous sur le match, Mr Crivey ou je vous retire ce mégaphone ! le menaça le professeur McGonagall. Mr Potter n'est pas l'unique joueur ! Et je vous signalerai que pendant que vous détailliez minutieusement sa performance, le match à avancer : Gryffondor à marquer à deux reprises et Serdaigle une fois. »

Son intervention fut applaudit par les spectateurs et les scores remit à niveau.

Malgré l'avertissement du professeur de métamorphose, le jeune Colin continua de narrer les mouvements de l'attrapeur de Gryffondor à plusieurs reprises. Et la fin de la partie en fut l'apothéose.

« Je vous rappelle que le score est de 60 à 70 pour Serdaigle. Oh ! MacDougal, l'un des batteurs de Serdaigle vient d'envoyer un véritable boulet de canon vers Robins qui s'apprêtait à tirer ! La pauvre se tiens le bras en grimaçant. Pendant ce temps, les poursuiveurs adverses sont déjà face à Ronald Weasley ! Chambers tire et… Attendez ! Harry a repéré quelque chose ! Il descend en piqué vers le pied des buts Gryffondor ! L'attrapeur de Serdaigle plonge à son tour ! Ils sont au coudes-à-coudes ! Ils tendent leurs mains ! Eeeeeet… OUIIII ! OUIIIII ! JE VOUS L'AVAIS DIT ! C'EST HARRY POTTER QUI A LE VIF D'OR ! LE CAPITAINE DE GRYFFONDOR MENE SON EQUIPE A LA VICTOIRE ! OUI ! HARRY, T'ES LE MEILLEUR ! VIVE HARRY POTTER ! HIIIIP, HIIIIP, HOUUUUURAAAAA ! GRYFFONDOR GAGNE ! WOUOUH ! ET BAM, DANS VOS DENTS, LES SERDAIGLES !

- Vous l'avez cherché, Mr Crivey ! Vous serez en retenue pendant une semaine ! éclata la professeur écossaise, en arrachant le micro des mains du garçon qui entamait la danse de la joie. »

Le retour vers la salle commune fut très bruyant, accompagné de nombreuses tapes amicales dans le dos des joueurs.

Bien qu'habituellement la table la plus bruyante, en ce soir de victoire, les Gryffondors explosaient tout les records. Le bruit des couverts martelant les assiettes et les conversations où les élèves tentaient de parler plus fort que leurs voisins pour se faire entendre, créaient un véritable brouhaha et était un véritable cercle vicieux.

Depuis quand une table n'avait été aussi bruyante cette année ? La menace de la guerre restait indéniablement au dessus de leur tête, elle était leur épée de Damoclès. De toute façon, ils n'avaient pas le choix, il fallait se battre envers et contre tout. Les professeurs, quant à eux, étaient enchantés de voir cette jovialité parmi leurs élèves. Malheureusement, elle ne concernait qu'un quart de la population Poudlarienne. Surtout qu'à la table des Serdaigles, on était bien triste et morose, d'avoir perdu ce match.

Attirée par la chaleur de la table des Gryffondors, Dawn s'approcha prête à participer au festin en compagnie de ses amis.

« Superbe match, les gars ! Le meilleur était tout de même les commentaires ! s'exclama-t-elle en riant.

- Je m'en serais bien passé… grimaça l'Elu. »

Ils rirent tous. En réalité, tout le monde ria... excepté Sterenn. Son visage s'était visiblement fermé et son regard refroidi lorsque Dawn s'était assise. Pour l'instant, personne n'avait remarqué le mutisme de la jeune femme, mise à part Hermione, à sa droite, qui lui jetait quelques coups d'œil nerveux.

Finalement, lorsque la benjamine Summers se fut tournée vers la jeune fille, amusée par une remarque de Ron, elle remarqua l'étrange froideur de celle qu'elle considérait comme sa sœur. Sterenn, qui n'avait pas lâchée la jeune femme du regard, vue que cette dernière la questionnait du regard. Il lui en faudrait plus pour cracher le morceau ! Apparemment, Dawn en était arrivée à la même conclusion.

« Qu'est-ce que tu as ?

- Rien. »

La Moldue se tut un instant, passablement irritée de la difficulté à lui tirer les vers du nez.

« Bien sûr et moi je suis la Reine Elizabeth… Non mais sérieusement, quel est le problème ? »

Mais, elle se buta face au silence. Hermione, quant à elle, donna quelques discrets coups de coude à sa voisine, dans le but que celle-ci n'éclate pas sous le coup de la colère.

« Craches le morceau qu'on en finisse, soupira la jeune fille. Tout le monde est content pour la victoire et toi, tu es là, à faire ton caca nerveux.

- Je suis très heureuse que Gryffondor ai gagné.

- Ouais, et bien ce n'est pas très flagrant…

- Ça l'était avant que tu n'arrives, répondit froidement Sterenn.

- Alors c'est moi le problème ? S'étonna Dawn.

- Oui. »

Dawn soupira pendant qu'elle farfouillait dans sa mémoire. Rien, aucun souvenir d'une quelconque erreur.

« Tu comptes m'expliquer ce que j'ai fait de mal ou tu vas bouder encore longtemps? » Demanda-t-elle finalement, excédée de l'attitude de sa sœur de cœur.

Les coups de coudes d'Hermione s'intensifièrent. Les garçons, Ginny et Neville qui les entouraient, s'étaient tus.

« Le problème, c'est que tu fraternises avec l'ennemi, se décida de répondre Sterenn.

- Pardon ?

- Ce matin, tu m'as eu l'air très ami-ami avec Malfoy. On vous a vu ensemble au petit-déjeuner, Hermione et moi.

- Et alors ? Répondit-elle, après avoir regardé Hermione avec un regard d'incompréhension.

- Et alors ? Explique-moi donc qu'il se passe dans ton crâne ! Siffla la Gryffondor.

- Rien, que veut-tu qu'il se passe ?

- Tu veux me faire croire que tu es amie avec lui, comme ça, parce que vous avez une infinité de points communs ? Non, mais à qui tu crois faire avaler ça ? Pas à moi en tout cas !

- C'est quoi le problème ? Tu cherches quoi là ? S'impatienta la sœur de Buffy.

- La vérité, bordel !

- Mais quelle vérité ? Tonna finalement Dawn. Je l'apprécie énormément, on s'est rapproché depuis cet été ! C'est tout. Point.

« Depuis cet été ».

Alors sa petite sœur de cœur s'était rapprochée de la blondasse depuis plus de trois mois sans qu'elle s'en aperçoive ? Où était-elle pendant cette période ? Comment avait-elle pu passer à côté de ça...? Comme Buffy avant elle, Sterenn n'avait pas eu Dawn comme priorité. Elle avait pourtant observé l'aîné des Summers commettre cette erreur et s'était promise de ne jamais en faire de même.

Elle avait trahi sa promesse. Elle s'en voulait et il était malheureusement trop tard pour réparer son erreur.

« Mais putain, Dawn ! C'EST MALFOY ! Éclata enfin la jeune fille.

- Non, c'est Draco.

- Appelles-le comme tu voudras, c'est toujours la même personne, avec le même caractère bourré de préjugés et le même passé qu'il traîne derrière lui. Un passé tout ce qu'il y a de plus sombre ! C'était un Mangemort !

- Oui, « c'était » ! Il ne l'est plus ! Gronda Dawn. Il faudrait peut être que tu oublie le passé pour constater le présent et affronter l'avenir !

- Mais je ne peux pas! Il a commit bien trop d'erreurs et procuré bien trop de peines ! Je ne peux pas, c'est au-dessus de mes forces. Il ne le mérite pas !

- Comment peux-tu dire ça alors que tu ne le connais même pas!

- Tu ne sais pas de quoi il est capable, persifla Sterenn.

- Peut-être, mais toi tu ne vois que le pire de lui.

- Mais arrêtes ! Arrêtes de le défendre ! S'exclama la rouge et or comme si entendre les paroles de son amie la torturer.

- Parce que tu crois que je vais te laissez descendre un ami sans rien dire ?

- Un ami ? Gémit la nièce du Professeur Giles. Donc tu considères réellement cette vipère platine comme un ami ?

- Oui. Et puis merde à la fin ! J'accorde mon amitié à qui je veux. Et t'es mal placée pour critiquer ! Cracha finalement Dawn avec rancœur.

- C'est différent, protesta froidement Sterenn, comprenant toute suite où la benjamine des Summers voulait en venir.

- C'est vrai, tu as raison. Dans ton cas... c'est pire ! Toi, tu n'as fait que considérer l'un des plus dangereux et des plus sanguinaires vampires de ces derniers siècles comme un grand frère. Un certain Spike, aussi connu comme William le Sanglant. Ça te rappelle des souvenirs ? » interrogea ironiquement la jeune Summers.

Sterenn se serait jeter sur elle si ce sujet n'aurait pas été encore aussi sensible. Heureusement pour Dawn, la douleur l'emportait sur la colère. Elle se leva donc de table, regarda son ex-amie avec la plus grande douleur et haine qu'elle pouvait faire transparaitre et sortit de la Grande Salle avant que quiconque puisse la retenir.

Grâce au tapage des élèves, personne d'autres à la table des Gryffondors, mise à part la petite bande, n'avait suivit le règlement de compte des deux amies. Dawn se mordit les lèvres. C'était un coup bas de sa part. Un coup bien bas... Pourtant, elle ne le regrettait qu'à moitié : Sterenn n'y était pas allée avec le dos de la cuillère non plus. Elle regarda autour d'elle : ses amis la regardaient avec incompréhension et répulsion. Dans leur regard, elle lisait leur trouble et leur espoir que tout ça ne soit qu'un mauvais rêve. Mais l'horreur et la colère que cette nouvelle venait de leur procurer, était plus qu'évidente. Surtout chez Harry. Le dégout qu'exprimaient ses yeux d'émeraudes lui retourna le cœur. Seule Hermione ne semblait pas vouloir lui vomir dessus. Répondant à un besoin imminent de solitude et de calme, elle partit elle aussi, bien que ses amis avaient l'air de vouloir lui poser deux ou trois questions.

Particulièrement retourner, Harry se questionnait. Il s'en était posé une infinité dès que la dispute avait éclaté. Surtout depuis que le nom de Malfoy avait été prononcé. Était-elle sous un charme ? Elle lui avait pourtant paru parfaitement normale au début du repas. Était-ce une mission ? Qui aurait pu confier une mission à une jeune Moldue face à un sorcier malfaisant ? Alors, cette fille avec qui ils avaient partagé l'été était-elle aussi mauvaise que Malfoy ? Tous les bons moments qu'ils avaient pu passé ensemble n'étaient que du vent ? Qui pouvait bien être Dawn Summers en réalité, pour apprécier et être apprécié de Draco Malfoy ? A quel genre de personne avait-il accordé sa confiance et son amitié ? A qui Sterenn l'avait-il exposé ?

En parlant d'elle, il ferait peut être bien de la retrouver. Il se souvenait qu'une fois, à une période où Hermione et Ron ne cessaient pas de se disputer, il l'avait retrouvé assise sur le parapet de la tour d'Astronomie. « Mon paradis de calme et de repos » avait-elle dit à l'époque, « pour échapper aux harpies en temps de guerre ». Ils avaient passé la majorité de leur soirée à observer les étoiles et à discuter. Il se leva alors, s'excusant auprès de ses amis, qui ne remarquèrent pourtant même pas son départ, trop figés dans leur stupéfaction.

Elle y était, assise sur ce vieux parapet, comme quatre ans auparavant. Mais cette fois, des larmes ruisselaient sur ses joues. Le vent soufflait. Un vent froid, qui gelait les gouttes d'eau salées sur son visage. Harry s'assit aux côté de son amie et passa un bras autour de ses épaules glacées pour la réchauffer. C'était la première fois qu'il la voyait pleurer pour la mort de Spike, le « vampire sanguinaire », et bien qu'elle ne le montrait pas, elle devait être secouée de cette dispute entre elle et la fille qu'elle considérait comme sa sœur.

C'est assit tout les deux sur la balustrade de la tour d'Astronomie, un bras consolateur autour d'elle tandis que sa tête reposait contre son épaule, qu'ils passèrent la majorité de la soirée à observer les étoiles pour seul bande son, le vent.


Alors qu'en avez-vous pensé ? :)

Les commentaires de Colin ? (En tout je me suis bien amusé à écrire ce passage ^^')

La réaction de Sterenn, trop excessive ?

Et la relation de Dawn et Draco ?

Bisous au prochain chapitre ! :)