Chapitre 7 : L'hôpital
Bonjour tous le monde ! J'espère que vous avez passés d'excellentes fêtes de Noël ! Ce chapitre est un peu mon cadeau, j'espère qu'il vous plaira.
Disclaimer : l'univers de the 100 et ses personnages ne m'appartiennent pas.
Clarke:
Il est mal élevé de regarder les gens fixement, mais l'avantage quand il s'agit d'une personne sous sédatifs, c'est qu'elle ne s'en rend pas compte. Je ne pouvais plus détacher mes yeux de Lexa. Dans mon lycée, elle aurait probablement était respectée et crainte pour ses allures de bad girl. Même à présent, devant ses paupières closes, une petite partie de moi ne cessait de bondir d'une joie irrationnelle : c'est bien elle.
– Toujours là, mon chou ? Je te croyais partie.
Je me suis retournée. Une infirmière aux larges épaules, dont le badge m'a appris qu'elle s'appelait INDRA, écartait les rideaux verts.
– J'attends qu'elle se réveille.
J'ai crispé la main sur le bord du lit d'hôpital pour bien monter que je n'entendais pas qu'on m'en déloge. Indra m'a adressé un sourire plein de compassion.
– Elle est bourrée de tranquillisants, mon chou. Ce ne sera pas avant le matin.
– Alors c'est jusque-là que je reste, ai-je déclaré, souriant moi aussi, mais d'une voix ferme.
J'avais déjà patienté plusieurs heures tandis que les docteurs extrayaient la balle et suturaient la plaie, il devait être minuit passé. Je m'attendais d'une minute à l'autre à tomber de sommeil, mais j'étais trop tendue. Chaque fois que mes yeux se posaient sur elle, je ressentais un nouveau choc. Je me suis rendu compte, bien trop tard, que mes parents ne s'étaient pas donnés la peine de m'appeler sur mon portable à leur retour du vernissage de ma mère. Ils n'avaient sans doute même pas remarqué la serviette pleine de sang avec laquelle j'avais essuyé en toute hâte le sol, ni la disparition des clefs de voiture de mon père. Ou peut-être n'étaient-ils pas encore rentrés. Minuit, c'était tôt pour eux.
– Bon d'accord, a dit Indra, toujours souriante. Elle a eu beaucoup de chance, tu sais, la balle fait que l'effleurer. Tu peux me dire pourquoi elle a fait ça ? M'a-t-elle interrogée, les yeux brillants.
J'ai senti mes nerfs se hérisser et j'ai froncé les sourcils.
– Je ne vous suis pas. Que voulez-vous dire ? Pourquoi elle est allée dans les bois ?
– Mon chou, nous savons très bien, toi et moi, qu'elle n'y était pas.
J'ai levé un sourcils et j'ai attendu la suite, mais elle s'est tue.
– Mais si, elle y était ! Un chasseur lui a tiré dessus, par erreur.
Ce qui n'était pas à proprement parler un mensonge, mis à par le « par erreur » : j'étais à peu près sûre qu'il ne s'agissait pas d'un accident.
– Dit moi, Clarke, a-t-elle gloussé, c'est bien ça, ton nom, n'est-ce pas ? Cette fille, c'est ta petite amie ?
Je lui ai répondu d'un grognement ambigu, qui pouvait passer aussi bien pour un oui qu'un non. Indra a choisi de comprendre la première option.
– Je sais bien combien cela te touche de près, mais elle a vraiment besoin d'aide.
J'ai failli éclater de rire en comprenant soudain.
– Vous pensez qu'elle s'est tirée dessus elle-même ? Alors là, Indra – je peux vous appeler Indra ? – je vous assure que vous faites fausse route !
L'infirmière m'a lancé un regard noir.
– Tu nous prends pour des cons ? Tu croyais qu'on ne remarquerait pas ça ?
De l'autre côté du lit, elle a saisit les bras inertes de Lexa et elle les a retournés, paumes vers le haut, comme dans un geste de supplique muette. Des cicatrices zébraient les poignets, souvenirs de blessures profondes, délibérées, qui auraient dû être mortelles.
Je les ai fixées tels les mots d'une langue étrangère, incompréhensible.
– Ça date d'avant notre rencontre. (J'ai haussé les épaules.) Tout ce que je vous dis, c'est qu'elle n'a pas essayé de se tuer ce soir. C'est la faute d'un de ces malade de chasseurs.
– Comme tu voudras, mon chou, pas de problème. Fais-moi signe, si tu as besoin de quelque chose.
Et, sur un nouveau regard incendiaire, elle a refermé les rideaux, nous laissant seules, Lexa et moi.
Le visage empourpré, j'ai secoué la tête et j'ai contemplé les jointures blanches de mes poings crispés au bord du lit. Les adultes condescendants figuraient sans doute en tête de liste des choses que je supportais pas.
Une minute après le départ de l'infirmière, Lexa à ouvert les yeux et j'ai sursauté violemment, le sang battant au tempes. Je l'ai contemplé longuement avant que mon pouls ne revienne à la normale. Son regard était indiscutablement fixé sur moi.
– Tu es censée dormir, lui ai-je dit, chuchotant malgré moi.
– Qui es-tu ? M'a-t-elle demandée, et j'ai reconnu dans ces mots le timbre complexe, lugubre et tourmenté de son hurlement. Ta voix m'est familière, a-t-elle poursuivie en plissant les yeux.
J'ai eu un éclaire de panique. Je n'avais pas envisagé qu'elle ne puisse ne pas avoir accès à tous ses souvenirs lupins. Je ne connaissais pas les règles de ces choses-là. Lexa m'a tendu la main, et j'ai posé automatiquement mes doigts dans sa paume. Avec un léger sourire embarrassé, elle les a attirés vers ses narines et les a flairés une fois, puis une autre. Son sourire est resté timide, mais il s'est élargi. Elle m'a paru si adorable que mon souffle s'est coincé quelque part dans ma gorge.
– Ton odeur aussi, mais tu as changé. Je ne t'avais pas reconnue. Je suis désolée, je me sens idiote. Tu sais, ça peut prendre deux bonnes heures, pour que je – pour que mon esprit – revienne.
Elle n'a pas relâché mes doigts, et je ne les ai pas retirés non plus, bien qu'il me soit difficile de me concentrer en sentant sa peau contre la mienne.
– Pour qu'il revienne d'où ?
– Pas d'où, mais de quand, a-t-elle rectifiée. Pour qu'il revienne de quand j'étais...
Elle s'est interrompue. Elle voulait me l'entendre dire. Cela m'a été étrangement difficile de l'admettre à voix haute.
– De quand tu étais louve, ai-je complété dans un murmure. Pourquoi es-tu là ?
– Parce qu'on m'a tiré dessus, a-t-elle répondu avec sérieux.
– Non, je veux dire, comme ça ?
J'ai fais un geste en direction de son corps, si manifestement humain sous la ridicule blouse d'hôpital.
Elle a cillé.
– Oh ! Parce que c'est le printemps, les oiseaux chantent, les arbres fleurissent. Parce qu'il fait chaud. C'est la chaleur qui me transforme et me change en moi, en Lexa.
Retirant enfin mes mains des siennes, j'ai fermé les yeux et je me suis un instant efforcé de rassembler les débris de ma raison. Lorsque j'ai rouvert les paupières, cela a été pour dire la chose la plus banale au monde.
– Nous ne sommes pas au printemps, mais en septembre.
Je ne suis pas particulièrement douée pour déchiffrer l'expression des gens, mais j'ai cru percevoir un bref éclat inquiet traverser son regard.
– Voilà qui n'est pas une bonne nouvelle, a-t-elle fait remarquer. Je peux te demander un service ?
J'ai dû refermer les yeux en entendant sa voix, inexplicablement familière. Elle me semblait provenir de très loin, comme le faisait son regard, lorsqu'elle était louve, et la situation devenait plus difficile à admettre que je ne l'avais prévu. J'ai rouvert les yeux. Lexa était toujours là. J'ai tenté de les fermer, puis des les ouvrir à nouveau. Elle n'avait pas bougée.
– Qu'est ce qu'il te prend, une crise d'épilepsie ? A-t-elle plaisantée. Tu serais peut-être plus à ta place dans ce lit...
Je lui ai lancé un regard noir, et elle s'est empourpré réalisant soudain ce qu'elle venait de dire.
– Quel service ? Ai-je demandé pour couper court à son embarras.
– J'ai besoin de vêtements. Il faut que je me sauve avant qu'on ne se rende compte que je suis un monstre.
– Qu'est-ce que tu veux dire ? Je n'ai par remarqué de griffes.
Elle a levé la main et a entrepris de détacher l'extrémité du bandage enroulé autour de son cou.
– Nan mais t'es tarée ! Ai-je crié en essayant de la retenir.
Trop tard. Elle a déroulé la bande, dévoilant quatre points de suture récents alignés sur du tissu cicatriciel plus ancien. Aucune blessure ouverte, aucun saignement, aucune trace de la balle, hormis cette cicatrice rose et luisante. J'en suis restée bouche bée.
Lexa a souri, visiblement ravie de ma réaction.
– Tu ne crois pas qu'ils risquent de se poser des questions ?
– Mais tu saignais tellement ! Comment... ?
– Oui, le sang coulait trop fort pour que ma peau se régénère. Mais, une fois recousue ( Lexa a haussé légèrement les épaules et a mimé le geste d'ouvrir un petit livre.) Abracadabra ! Être ce que je suis n'est pas entièrement sans avantages
Ses mots reflétaient l'insouciance, mais son expression, elle, trahissait l'inquiétude, et elle observait de près mes réactions pour voir comment je prenais tout ça, comment je prenais la réalité de son existence.
– Minute, je voudrais juste..., ai-je dit en m'approchant, et j'ai posé le bout des doigts sur la cicatrice de son cou.
Curieusement, le contact de la peau ferme , tendue et douce m'a semblé plus convaincant que ses paroles. Ses yeux ont glissé sur mon visage, puis ils se sont détournés, ne sachant où se poser, lorsque j'ai effleuré le bourrelet formé par l'ancienne cicatrice sous les fils noirs et piquants des points de suture. Ma main s'est attardée un peu sur son cou, pas sur la cicatrice en elle-même, mais sur la peau lisse embaumant le loup, juste à côté.
– Bon, d'accord, ai-je repris. Il faut de toute évidence que tu disparaisses avant qu'on t'examine. Mais si tu signes ta décharge contre l'avis des médecins, ou si tu files à l'anglaise, ils essaieront de te retrouver.
– Non, a-t-elle objecté avec un grimace. Ils s'imagineront que je suis une pauvre fille sans assurance. Et c'est vrai, en ce qui concerne l'assurance, du moins.
Autant pour la subtilité.
– Tu te trompes. Ils penseront que tu t'es enfuie pour couper à la thérapie. Ils croient que tu t'es tirée toi-même dessus, à cause de...
Lexa a eu l'air perplexe.
J'ai désigné ses poignets.
– Oh, ça ! Ce n'est pas moi.
J'ai froncé les sourcil. Je ne voulais pas dire quelque chose comme : « Ça va, je comprends, tu sais », ou « Tu peux m'en parler, je ne te jugerai pas », parce que, honnêtement, ce n'aurait pas été mieux que Indra, qui pensait a priori que Lexa avait voulue se tuer. Mais, d'autre part, ses cicatrices n'étaient pas celles qu'on attrape en trébuchant dans un escalier.
Elle a frotté pensivement son pouce contre l'un de ses poignets.
– C'est ma mère, celle-là. Et l'autre, à côté, mon père. Je me souviens qu'ils ont compté à rebours, pour être certains de trancher ensemble. J'ai un phobie des baignoires, depuis.
Il a fallu un moment pour que le sens de ses paroles pénètre mon cerveau. Je ne saurais dire si c'était la manière neutre, presque insensible, dont elle avait parlé, l'image de la scène qui flottait dans mon esprit, ou simplement le contrecoup de toute la soirée, toujours est-il que j'ai été prise d'un étourdissement. Ma tête s'est mise à tourner, les battements de mon cœur se sont amplifiés démesurément dans mes oreilles, et je me suis sentie heurter le linoléum gluant du sol.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée sans connaissance. En rouvrant les yeux, j'ai vu simultanément le rideau bouger et Lexa se précipiter sur son lit en pressant son bandage contre cou. Un infirmier est apparu. Il s'est penché au-dessus de moi et m'a aidée à m'asseoir .
– Ça va ?
Pour la première fois de ma vie, je m'était évanouie. J'ai refermé, puis rouvert les paupières, puis j'ai répété l'opération jusqu'à ce que les trois têtes de l'infirmier flottant côte à côte se résolvent en une seule. Alors j'ai commencé à mentir
– Il y avait tout ce sang, quand je l'ai trouvée, et... ohhhhhhh...
La pièce tournait encore un peu, et je n'ai eu aucun mal à rendre mon ohhhhhhh très convaincant.
– N'y pense plus, a suggéré l'infirmier en me souriant avec une grande gentillesse. Sa main m'a paru un peu trop proche de ma poitrine pour que ce soit fortuit, ce qui m'a incitée à mettre en œuvre le plan que je venait d'imaginer.
– J'ai... une chose un peu gênante à vous demander, ai-je murmuré, et je me suis sentie rougir. Est-ce que je pourrais vous emprunter un... un pyjama de l'hôpital ? Ma – euh – mon slip est...
– Oh ! S'est écrié l'infirmier ( sans doute d'autant plus embarrassé qu'il avait cherché à flirter avec moi). Oui, absolument. Je reviens tout de suite.
Et il est réapparu effectivement quelques minutes plus tard, une tenue d'hôpital couleur vert vomi pliée sur le bras.
– C'est peut-être un peu grand, mais il y a un cordon que tu peux, tu sais...
– Merci. Ça ne vous gêne pas si je me change ici ? Elle dort.
J'ai eu un geste pou Lexa, qui feignait avec beaucoup de naturel d'être assommée par les médicaments.
L'infirmier a disparu derrière le rideau. Lexa a ouvert un œil amusé.
– Tu lui as raconté que tu t'étais pissée dessus ? A-t-elle chuchotée malicieusement.
– Toi, la ferme ! Ai-je sifflé, furieuse, en lui envoyant les pyjama à la tête. Dépêche-toi avant qu'ils ne comprennent. Tu me dois un fière chandelle là !
Grimaçant un sourire, elle a glissé le pyjama sous le drap mince et elle s'est tortillée pour l'enfiler, puis elle a arraché derechef le pansement de son cou. Elle a détaché le bracelet du tensiomètre de son bras, le laissant retomber sur le lit, avant d'ôter prestement sa blouse d'hôpital et de la remplacer par la veste de pyjama. Le moniteur cardiaque a émis un couinement irrité, et les lignes sur l'écran sont devenues toutes plates, annonçant le décès de Lexa à tout le personnel.
– Il faut partir, a-t-elle dit en franchissant le rideau. Elle s'est arrêtée une seconde pour s'orienter. J'ai entendu un brouhaha d'infirmière provenant de derrière les rideaux au fond de la pièce.
– Mais elle était sous sédatifs, a protesté la voix d'Indra, dominant les autres.
Lexa m'a saisi la main du geste le plus normal au monde et m'a tirée derrière elle dans la lumière crue du couloir. Comme elle n'était plus couverte de sang, mais vêtue d'un pyjama d'hôpital, personne n'a bronché en nous voyant avancer côte à côte et dépasser le poste des infirmières pour gagner la sortie. Je suivais son esprit lupin analysant la situation. L'inclinaison de la tête me disait les sons qu'elle écoutait, celle de son menton les odeurs qu'elle percevait. Elle s'est frayée un chemin entre les groupes de gens et nous a guidées jusqu'au grand hall de l'entrée.
Un air de country sirupeux coulait des haut-parleurs, et j'entendais mes baskets chuinter sur le hideux revêtement de sol bleu foncé à carreaux. Les pieds nus de Lexa ne faisaient aucun bruit. A cette heure avancée de la nuit, le hall était vide, sans même une hôtesse à l'accueil. Je me sentais ivre d'adrénaline que je m'imaginais pouvoir voler jusqu'à la voiture de mon père. La zone toujours pragmatique de mon esprit me rappelait que je devais téléphoner au garagiste, pour qu'il aille récupérer ma propre voiture, mais cela ne me contrarier pas outre mesure. Lexa monopolisait mes pensées. Ma louve était magnifique et me tenait la main : je pouvais mourir heureuse.
Puis je l'ai sentie hésiter. Elle s'est arrêtée, les yeux fixés sur la nuit menaçante derrière les portes vitrées.
– Il fait très froid, dehors ?
– Sans doute pas beaucoup plus que quand je t'ai amené ici. Pourquoi – ça fait une différence ?
Son visage s'est assombri.
– C'est limite. J'ai horreur de cette période de l'année. Je peux sans cesse passer d'une forme à l'autre, a-t-elle répondue d'un ton douloureux.
– Ça fait mal, de changer ?
Elle a détourné les yeux.
– A l'instant, je veux être humaine.
Moi aussi, je voulais qu'elle le soit.
– Je vais mettre le moteur en marche et allumer le chauffage. Tu ne resteras pas dans le froid plus d'une minute.
– Mais je ne sais pas où aller, a-t-elle dit d'un air un peu désemparé.
– Où habites-tu d'ordinaire ? Lui ai-je demandé.
J'avais peur qu'elle ne me parle d'un endroit misérable, comme le refuge pour sans-abri, en ville. Je supposais qu'elle ne vivait pas avec ses parents, qui lui avaient tranché les veines.
– Chez Anya – une des loups. Nous sommes nombreux à aller vivre chez elle quand elle est transformé. Mais si ça n'a pas encore eu lieu, le chauffage risque de ne pas être allumé, et je pourrais...
J'ai secoué la tête et j'ai lâché sa main.
– Pas question ! Je vais chercher la voiture, je te ramène à la maison avec moi.
Ses yeux se sont élargis.
– Mais, tes parents... ?
– Ce qu'ils ignorent ne les tuera pas, ai-je répliqué en poussant la porte.
Lexa a fait la grimace devant la bouffée d'air froid qui s'est engouffrée dans le hall et elle a reculé en enroulant ses bras autour de sa poitrine. Elle s'est mordue les lèvres, frisonnant, et m'a adressé un sourire incertain.
J'ai marché vers le parking sombre. Je me sentais plus vivante, plus joyeuse et plus effrayée que jamais auparavant.
Voilà, voilà c'est la fin de ce septième chapitre. Alors des idées pour la suites de l'histoire ?
Réponse aux reviews :
Roxdrama : oui elles se sont enfin rencontrées. Pour la meute...
: Maintenant tu as un élément de réponse. Mais tu en quelque sorte dans la bonne voie.
Guest : Ah... Et maintenant tu as une idée ? Merci ça fait plaisir !
Voila je vous dis à la semaine prochaine !
