Hello tout le monde!!

Chose promie choise due, voici le 7ème chapitre!! Je suis à peu près certaine qu'après l'avoir lu vous allez me détester mais bon...c'est la vie, hein!!

Je vous remercie énormément pour vos 12 reivews, je n'en reviens toujours pas que ma fic sucite autant de commentaires! Mais c'est génial!! Alors un énorme MERCI à : naiade59, Angie59, lynn hewett (et aussi pour les dessins), Elayna Black, Kalahane, Kassidy, polgara, Ceycey, tchingtchong, sirius07 et Louwyn!!

Pour les revieweuses anonymes, voici une petite réponse à leurs reviews:

Kassidy: A ce point? Et bien merci, je suis contente que ça te plaise autant! j'espère que la suite continuera à te plaire! Biz

Ceycey: Eh eh, plutôt rendez-vous dans 3 ans alors, parce que je ne pense pas que Sirius attendrait 10 ans lol. mais effectivement, le problème d'Azkaban se pose...Qu'est-ce que l'auteur va bien pouvoir inventer, hein? Non, ce n'est pas évident de jouer ainsi avec différents époques et l'évolution des personnages dans ses différentes époques, mais une fois qeu tu as compris le truc, ça va tout seul! Et l'histoire du médaillon était assez difficile à expliquer clairement, j'espère que ça n'a pas poé trop de problèmes! Merci de ta review! Biz

(Tante pol, je t'ai déjà répondu par mail, tu l'as eu??)

Voili voilou, bonne lecture!


Chapitre 7


Le 04 janvier 1978 :

Cela faisait maintenant un an et 4 jours que Sirius et Kate conversaient à travers le temps sans s'être jamais vu. Autant il respectait la volonté de Kate de ne pas chercher à la voir, et donc par là de modifier son passé au risque d'effacer totalement leur relation, autant la situation commençait à lui peser fortement. Il avait profité qu'elle partait quinze jours en vacances chez ses parents pour chercher un moyen de résoudre ce qu'il envisageait maintenant comme un problème. En vain. Il ne pouvait pas franchir la brèche temporelle, au risque de se retrouver face à son double âgé de trois ans de plus que lui, et inversement. Et il n'avait trouvé ni sort ni potion ni rien qui lui donnait une idée de quoi faire.

Il entendait bien en parler avec elle dès son retour, qui aurait lieu maintenant dans quelques heures selon ses calculs. Il avait bien pensé à une solution de secours, mais elle était assez extrême : puisqu'il existait, dans son monde à elle, il devait bien se souvenir de tout ce qu'il se passait actuellement, et donc il savait qu'elle était encore à Poudlard, alors que lui avait terminé sa scolarité. Il pourrait revenir ici, pour la voir enfin. Certes, il devrait attendre près de trois années pour ce faire, mais le jeu n'en valait-il pas la chandelle ? C'était la seule solution qu'il avait trouvé : la voir dans son futur à lui et dans son présent à elle.

Mais il espérait bien trouver autre chose dans l'entrefaite, et il comptait sur son soutien. Ca ne serait pas modifier le passé, mais édifier leur avenir commun. Mais allait-elle le voir de cette façon ? Résolue de lui poser la question aussi vite que possible, il se mit à compter les minutes qui le séparait de son arrivée.

Dès que l'horloge géante de Poudlard sonna 21h, il se rua hors de la pièce sous le regard ébahi de Peter, et complice de Remus et James. Sa cape sur le bras, un parchemin dans l'autre, il dévala les escaliers en glissant sur la rampe, manquant de se fracturer tous les os du corps, surpris par un brusque changement d'orientation de ses maudits escaliers magiques. Une fois arrivé en bas et en vie, il se demandait bien comment ce miracle était possible d'ailleurs, il fonça à travers les dédales de couloirs, zigzaguant entre les premiers arrivants pour se faufiler dehors. La nuit était tombée depuis bien longtemps et le ciel était totalement dégagé, si bien qu'il faisait vraiment froid à l'extérieur.

Il espérait que le temps était plus clément en1981, craignant que la froideur de la nuit ne retienne Kate jusqu'au lendemain. En tout cas, ce n'était pas lui qui allait s'arrêter dessus. Quoi qu'il faisait vraiment froid…il se mit à courir, autant pour se réchauffer que pour se dépêcher de rentrer à l'abri une fois l'objectif atteint.

Il arriva, le cœur battant à tout rompre, les joues rougies par l'effort, mais une douce chaleur l'enveloppait maintenant. Il sortit le parchemin qu'il avait rempli tout à l'heure et le déposa dans les racines de l'arbre, s'avisant bien qu'elle n'avait encore pas eu le temps de venir. Il n'attendit pas la réponse, ayant les mains et les pieds qui commençaient à geler malgré les gants et les chaussures. Il y reviendrait le lendemain.

Mais il eut une bien mauvaise surprise en revenant le lendemain soir. Sa lettre était toujours là. Elle n'était encore pas passée. Un mauvais pressentiment s'empara de lui. Pourquoi n'était-elle pas venue ? S'était-il trompé dans ses calculs ? Peut-être qu'elle n'arrivait en fait qu'aujourd'hui ? Oui ça devait sûrement être ça, ça ne pouvait être que ça… Il repasserait le lendemain et il trouverait la réponse à sa lettre, c'était sûr.

Seulement le lendemain, la lettre adressée à Kate était encore et toujours là…Et ainsi de suite durant tous les jours de la semaine. Sirius ne savait plus quoi penser. Pourquoi n'était-elle pas venue ? L'avait-elle oublié ? Peut-être qu'elle avait décidé de tout arrêter ? A moins qu'elle ne soit malade ? Ou pire encore, la brèche s'était refermée pendant les vacances…

A cette idée, il sentit son cœur s'emplir d'une tristesse indicible. Ils avaient bien évidemment abordés cette éventualité, une distorsion temporelle étant un phénomène on-ne-peut-plus aléatoire et imprévisible, mais jamais ils n'avaient réfléchis à ce qu'ils allaient faire face à ça.

Il ne voulait pas tout arrêter là, pas maintenant, pas encore. Après avoir douté de la vraisemblance d'une telle relation, il avait ensuite noué une amitié solide avec Kate. Malgré les nombreuses différences qu'ils avaient notées entre eux, il s'était rendu compte qu'ils avaient également bon nombre de points communs. Puis, au fil des lettres, il avait senti qu'il était différent avec elle par rapport aux autres filles, il parlait plus librement de ce qu'il avait sur le cœur, il n'hésitait pas à la taquiner, il se sentait en totale confiance.

Il s'en était ouvert une fois à son meilleur ami qui lui avait répliqué qu'il était tombé amoureux d'elle. Ne voulant pas le croire, il était allé trouver Remus et s'était vu répondre plus ou moins la même chose. Mais c'était impossible ! Il ne pouvait pas être amoureux, pas lui, pas Sirius Black. Pour lui, être amoureux revenait à s'engager sérieusement auprès de quelqu'un, devenir adulte en quelque sorte. Et ça, il se refusait encore à le devenir, il était encore bien trop jeune. Et puis il ne fallait pas oublier que jamais il ne pourrait y avoir quoi que ce soit entre eux, ils ne vivaient pas à la même époque !

Il avait donc écarté cette idée de son esprit, préférant croire à une amitié très forte rendue possible justement par l'anonymat relatif qu'ils conservaient l'un envers l'autre.

Mais ce soir là, il devait bien se rendre à l'évidence, Sirius Black était bel et bien tombé amoureux, pour la première fois de a vie. Mais de quelqu'un qui lui était et resterait inaccessible, malheureusement.

Accablé tant par la révélation qu'il venait d'avoir que par l'absence de la jeune fille, en colère contre lui-même de ne pas avoir su se montrer plus fort face à ses sentiments, il repartit en direction du château, retenant fièrement les larmes qui menaçaient de couler.

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Une semaine s'écoula, puis deux, puis un mois…Il n'avait toujours pas eu de nouvelles de Kate. Sa lettre avait disparue, sans doute envolée par un coup de vent. Il ne l'avait pas retrouvée. Peu importait si quelqu'un la trouvait, il ne l'avait pas signée, il s'en fichait.

A dire vrai, il se fichait un peu de tout. Il n'avait plus envie de rien, il ne souriait plus que rarement, ne riait plus aux blagues de James, et même les coups contre les Serpentards ne l'amusaient plus autant qu'avant. La vie lui paraissait terne, sans couleur et sans joie. Il ne suivait plus grand-chose en cours, passants ses journées à rattraper le sommeil qui l'avait fui toute la nuit durant. Ses notes s'en ressentaient, malgré les efforts des ses amis pour l'aider.

Il ne mangeait quasiment plus rien et avait considérablement perdu du poids. Le Quidditch ne l'intéressait plus, pas plus que les filles que James lui jetait dans les bras. Aucune ne lui allait : elles étaient soit trop grandes, soit trop petites, pas assez brune à son goût, trop excentrique, trop nunuche…pas assez Kate tout simplement.

Les Maraudeurs ne savaient plus quoi faire pour l'aider, ils ne savaient plus comment s'y prendre avec lui pour retrouver le Sirius d'avant, toujours joyeux et toujours partant pour faire une bêtise. Il semblait être un autre homme.

Sa transformation ne passait bien sûr pas inaperçue, que ce soit auprès des autres étudiants ou des professeurs. Toutes les jeunes filles se démenaient pour être celle qui réussirait à redonner le sourire au grand et beau Sirius Black, et lui, il les rejetait toutes sans même l'ombre d'un regard. Il fut convoqué plusieurs fois par ses différents professeurs qui le mirent tous en garde et lui conseillèrent d'aller faire un tour à l'infirmerie. A chacun il répondit qu'il allait bien, qu'il était juste un peu fatigué et que ça allait s'arranger.

Mais ça n'allait pas mieux, au contraire, ça continuait à empirer de jours en jours. Il n'allait même plus en cours, ne descendait même plus assister aux repas et passait le plus clair de son temps à se morfondre sur son lit ou à relire les lettres dans la petite salle ou il avait continué à les cacher, même après qu'il eut mis ses amis au courant de l'histoire, pour garder tout de même une petite part d'intimité.

Sa santé se détériorait tant et si bien que le directeur lui-même, auquel étaient remontées toutes les inquiétudes du corps enseignant, alla le trouver et le conduisit à l'infirmerie, lui conseillant fermement de se remettre s'il ne voulait pas rater ses examens de fin d'année, après lui avoir longuement parlé.

Nous étions fin février…

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Le 13 mars 1978 :

-Mr Black ! Restez-donc coucher tranquillement, voulez-vous !

-Oh Miss Pomfresh ! Cela va faire deux semaines que je suis allongé dans ce lit ! J'en ai marre, je voudrais sortir !

-Mr le Directeur a été très clair là-dessus : interdiction totale de sortir tant que vous n'irez pas mieux ! Alors vous resterez dans ce lit, un point c'est tout !

-Mais je vais bien ! Ca fait 13 jours que vous me goinfrez comme une de ces oies moldues ! J'ai l'impression de ressembler à une baleine, je crois même que je ne pourrai plus passer dans la porte tant vous me faites grossir !

-Ah oui, pour ça c'est vrai, vous avez bien récupérer votre appétit d'ogre, je vous le concède ! Mais ce n'est pas votre santé physique qui m'inquiètes, c'est plutôt votre moral…

-Si mon moral est si mauvais c'est à force d'être enfermé entre ces quatre murs blancs ! Un peu d'air frais me ferait grand bien ! Vous ne voulez quand même pas me laisser dépérir ici jusqu'à ce que je devienne aussi pâle que ces satanés murs et que je ne supporte plus le moindre rayon de soleil quand même ? Argua-t-il avec ses yeux de chien battu.

-Nous sommes en hiver, Mr Black, et vous voyez bien que le soleil n'est pas au rendez-vous ! Alors cessez vos pitreries et restez tranquillement dans votre lit, vos amis ne vont pas tarder à vous rendre visite. Répondit l'infirmière en réprimant un petit sourire.

Sirius se renfrogna et se laissa retomber sur son lit sans manquer de faire le plus de bruit possible. Petit à petit, il recommencait à reprendre goût à la vie, il oubliait, avec l'aide des nombreuses potions, toutes plus infectes les unes que les autres, de Mme Pomfresh. Oui, il commençait à tourner la page sur son passé, à ne considérer son histoire avortée avec Kate que comme une belle histoire aujourd'hui terminée. Il lui fallait passer à autre chose.

Et l'autre chose en question fit irruption dans la grande infirmerie blanche, aux côtés d'un garçon qui hurlait de douleur, à en faire trembler les murs. Pomfresh se précipita sur lui et le conduisit à l'autre bout de la salle, l'installant sur un lit autour duquel elle ferma les rideaux. Elle congédia la grande blonde qui l'accompagnait en lui disant d'aller l'attendre plus loin.

Au vu de l'équipe qui attendait dans le couloir, Sirius comprit vite qu'il s'agissait là d'un membre de l'équipe de Quidditch des Serdaigles. Pourquoi hurlait-il de douleur comme ça, ça restait encore à trouve. La fille qui l'avait accompagné était surement sa copine, pensa le Maraudeur. Il se tourna de l'autre côté et attendit l'arrivée de ses amis avec impatience, sachant que Remus trouverait bien le moyen de lui ramener quelques morceaux de chocolat.

Il entendit la fille discuter avec les étudiants restés dehors puis le silence se fit, brisé uniquement par les bruits de pas sur le sol de pierre.

-Salut ! Lança une voix claire, à gauche de son lit.

N'ayant aucune envie de parler, Sirius fit mine de dormir et de ne pas avoir entendu.

-Comme tu veux. Mais je sais que tu ne dors pas, tout comme je sais qui tu es et ce qui t'amène ici. Continua la jeune fille.

Ces mots firent l'effet d'une bombe à Sirius. Disait-elle vrai ? Se pouvait-il qu'elle soit au courant pour Kate –un pincement lui serra le cœur à l'évocation de son prénom ? Pour les lettres, la déchirure temporelle ? Non impossible ! Les seuls à être au courant étaient ses amis et jamais ils n'auraient dit quoi que ce soit, encore moins à une Serdaigle qu'il ne connaissait même pas ! Mais si vraiment elle savait, toute l'école devait être au courant ! Et qu'est-ce qu'elle savait au juste, cette fille ?

-Qu'est-ce que tu sais sur moi ? Demanda-t-il d'une voix qui ressemblait plus à un grognement qu'à des paroles humaines.

-Tu t'appelles Sirius Black, tu es en septième année à Gryffondor, et tu collectionnes les filles comme d'autres les timbres. Et tu es ici depuis quinze jours pour dépression. Enfin, c'est ce qui se raconte dans les couloirs…

Ouf ! Si ce n'était que ça, pas de soucis à se faire, ils ne savaient rien de la situation. Rassuré, il ne pensa même pas à lui répondre.

-Qui ne dit mot consent. Ton silence équivaut à une confirmation ! Exulta la jeune blonde.

Se tournant vers elle, il la détailla si longuement qu'elle finit par détourner le regard, sans chercher à avoir une réponse. Elle était jeune, 14 ou 15 ans tout au plus, portait fièrement sa cravate bleue et bronze et avait une façon de se tenir qui trahissait sa haute naissance. Blonde aux yeux bleus, des courbes déjà bien prononcées pour son âge et une poitrine qu'elle mettait efficacement en valeur par son décolleté plongeant, elle était l'archétype total de la blonde qu'il collectionnait volontiers auparavant. Rien à voir avec Kate…

Il ne se rappelait pourtant pas avoir couché avec celle là…certainement trop jeune pour lui à l'époque ! Il continuait de la détailler, comme un loup guette sa future proie, sans se soucier le moins du monde qu'elle pouvait se sentir gênée. Mais il s'en rendit bien compte en voyant avec quelle vigueur elle se mordait la lèvre inférieure. Ce petit détail lui remit soudainement les idées en place :

Athénaïs Lester, sorcière au sang pur depuis la nuit des temps, peut-être même plus pur que celui des Black. Originaire d'Irlande, sa famille avait émigrée lors de la terrible famine ayant dévasté leur pays entre 1845 et 1852. Ils s'étaient établis en Angleterre et avaient rapidement prospérés pour devenir à ce jour l'une des familles de sorciers avec laquelle il fallait compter. Si sa mémoire était bonne, elle allait sur ses 16 ans et était une des rares à lui avoir opposé un refus ferme et total il y avait maintenant près de deux ans. Il faut dire qu'ayant vu qu'elle était en couple avec un certain Alders, il n'avait pas trop insisté. Ce même Alders qui continuait à hurler à quelques mètres d'eux alors que Miss Pomfresh tentait apparemment de lui remettre la jambe en place.

-Toujours avec Alders, à ce que je vois, Lester ! Ricana-t-il. Tu n'as pas réussit à te trouver un mec à ta hauteur depuis le temps ?

Ne s'attendant pas à une telle réplique, la jeune Lester ne sut quoi répondre et le fixa intensément de ses yeux bleus presque turquoise, de la même manière qu'il l'avait fait quelques instants plus tôt. Seulement, il en fallait plus pour impressionner Sirius Black. Lui rendant son regard avec la même intensité, peut-être une once d'amusement en plus chez le Gryffondor, il se dit qu'il aurait du insister plus que ça la dernière fois.

Leur lutte silencieuse fut interrompue par l'arrivée d'un James toujours aussi exubérant, suivit par un Remus qui ne pouvait retenir un sourire devant le comportement du Maraudeur, Peter et ses poches porteuses d'une heureuse nouvelle pour les papilles de Sirius fermant la marche.

-Oh ! Je vois que tu as de la visite, vieux frère ! S'exclama James. Tu n'as pas tardé dis moi. Continua-t-il avec un sourire entendu, lorgnant sur la Serdaigle qui avait détourné les yeux à leur arrivée.

-On peut repasser si tu veux…Hasarda Remus, amorçant un demi-tour en poussant Peter devant lui.

-Non restez ! Lester allait justement rejoindre son fiancé ! Rétorqua Sirius, dardant une nouvelle fois la jeune fille de son regard d'acier.

-Ah ! C'est lui qu'on entend hurler comme ça depuis l'autre bout du château ? Qu'est-ce qu'il a ?

-Mauvaise rencontre avec deux cognards qui a engendrée une chute d'une dizaine de mètre. Répondit la Serdaigle. Je vais voir comment il va. Salut.

Et elle traversa l'infirmerie d'une démarche souple, presque féline, perchée sur ses hauts talons.

-Bon choix, mon vieux ! Jugea James, d'un œil appréciateur, un sourire pervers aux lèvres. Je la connais ?

-Si par connaitre tu entends avoir couché avec elle, non, je ne crois pas.

-Dommage… Murmura-t-il, les yeux toujours posé sur une certaine partie basse du corps de la blonde.

-Tu n'oublies pas Evans, par hasard ? Rétorqua Sirius en haussant un sourcil.

-T'inquiètes pas, je te la laisse mon vieux ! Elle ne pourra te faire que du bien !

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Sirius était épuisé. Alders avait hurlé une bonne partie de la nuit, puis ses cris s'étaient transformés en gémissements plaintifs avant de s'éteindre complètement, une fois une énième potion de sommeil ingurgitée. Et Sirius n'avait pu fermer l'œil de la nuit, troublé par les cris de l'autre affreux, comme il le surnommait, puis tourmenté par ses pensées par la suite.

James avait-il raison ? D'habitude, il avait toujours cru son ami sur parole, ne remettant jamais ses dires en question. Pourquoi commencer maintenant ? Il savait que la jeune Lester lui avait fait de l'effet quelques années auparavant, et il avait ressenti une pointe de désir quand il l'avait vu rejoindre son copain. Mais est-ce qu'il était prêt à aller plus loin ? Serait-elle consentante cette fois ci ? Aurait-il le courage de tourner définitivement la page Kate ? Les paroles de James résonnaient encore à ses oreilles : ça fait presque trois mois que tu es sans nouvelles…tu dois laisser tomber, Pat'…oublies la… Il avait eu du mal, mais il pensait y être presque parvenu. Peut-être que cette fille allait l'aider à faire le deuil complet de son histoire avortée ?

Il passa la nuit à peser le pour et le contre et le jour le trouva toujours aussi indécis. La troupe passa lui faire un petit coucou vers 13h, les poches encore pleines de gâteaux qu'ils avaient emportés après le repas de midi, sachant que Sirius en raffolait. Encore une fois, James l'encouragea à se changer les idées, et Remus y mit son consentement, au plus grand étonnement de Sirius. Si Remus lui disait d'y aller, c'est que c'était la bonne décision, Remus avait toujours raison et ses paroles étaient toujours emplies de sagesse. C'est ce qui décida Sirius : Copain ou pas copain, il allait faire ployer la jeune Lester, foi de Sirius !

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Force était de constater qu'il n'eut pas trop d'efforts à fournir. La Serdaigle revint en fin d'après-midi, en théorie prendre des nouvelles de son copain qui comatait toujours, en pratique, elle passa son temps à discuter avec le beau brun, assise sur le lit voisin du sien. Elle n'était pas désagréable à regarder, loin de là, et Sirius dut convenir qu'elle avait de l'esprit la petite, malgré les apparences.

-Franchement, tu ne crois pas que tu perds ton temps avec un gars comme lui ? Demanda Sirius en désignant les paravents blancs qui entouraient le lit du Serdaigle endormi.

-Rassure toi, je ne suis pas avec lui de mon plein gré…Mes parents m'ont fiancé avec lui presque depuis ma naissance !

-Tiens, ça marche même pour les sérieux Serdaigle, cette foutue tradition ?

-Je suis née Sang-Pur, avec toutes les obligations que cela comporte, Serdaigle ou pas Serdaigle…c'est toujours mieux que Gryffondor !

-Que tu crois ! On voit que tu ne nous connais pas !

-Non, je n'aurai pas la prétention de dire que je vous connais. Mais toi, je te connais, Sirius Black, Sang Pur qui s'est opposé à sa famille, et qui a été déshérité pour ça. Ta trahison a fait le tour de toutes les familles nobles, crois moi.

-Si tu savais ce que je m'en fous ! Je préfère vivre libre et pauvre que riche mais enchainé à tous leurs préjugés !

-Et toi, si tu savais ce que je te comprends, et ce que je t'envie ! J'aurai aimé avoir le courage de faire comme toi, de fuir ce mariage imposé. Bien sûr, mes parents ne sont pas des monstres à cheval sur les traditions comme les tiens, sauf celle là.

-Ils auraient quand même pu choisir mieux que cet arriéré congénital…

-Oui, ils auraient pu te choisir, toi. Répondit-elle en le fixant droit dans les yeux.

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Sirius sortit de l'infirmerie deux jours après, à son grand soulagement. Il se sentit sourire en pensant à la surprise qu'il allait faire à ses amis, eux qui ne l'attendaient que pour le lendemain ! Mais à peine fut-il hors de la pièce qu'il l'aperçue. Elle était là, debout à côté de la porte, ses longs cheveux blonds cascadant le long de son dos, dans une petite robe bleue assortie à ses yeux, trop courte pour la saison.

-Qu'est-ce que tu fais là ? S'étonna-t-il.

-Je t'attendais !

-Comment savais-tu que j'allais sortir ce soir ?

-A ton avis, pourquoi Pomfresh a-t-elle acceptée de te laisser sortir en avance ?

-Tu…non, ce n'est pas possible, elle est inflexible cette vieille harpie !

-Je sais me montrer très convaincante quand je veux. Répondit-elle, aguicheuse.

-Même avec les femmes ?

-Pas de la même façon, mais oui, un simple sort de confusion, ça marche à tous les coups !

-Et quelle est l'autre façon ? S'enquit Sirius en s'approchant d'elle.

-Suis moi…Répondit-elle en l'entraînant dans un dédale de couloirs.

Ils arrivèrent dans une salle isolée du château, à l'abri de tous les regards et de toutes les oreilles. Il n'avait pas refermé la porte derrière eux qu'elle était déjà pendu à son cou, ses lèvres sur les siennes. Ne se faisant pas prier, Sirius l'embrassa avec fougue en la soulevant du sol pour aller la reposer sur une table un peu plus loin.

Elle avait déjà passé ses mains sous son pull qu'elle lui enleva rapidement avant de s'attaquer à sa chemise. Les boutons sautèrent les uns après les autres et la chemise rejoignit le pull à terre. Lui n'était pas en reste non plus et une de ses mains caressait ses cuisses avec vigueur, remontant encore plus la jupe de la jeune fille. L'autre était occupée à descendre la fermeture de la robe qui libéra ainsi la poitrine ferme et rebondie de la Serdaigle.

-Qu'est-ce que tu fais d'Alders ?

-On n'est pas encore mariés que je sache !

-Non, mais la tradition ne veut-elle pas que tu arrives vierge au mariage ?

-Parce que tu crois que je t'ai attendu, peut-être ?

En guise de réponse, Sirius reprit sa bouche dans un baiser enflammé et lui écarta les cuisses d'un geste du genou, avant de se débarrasser du reste de ses vêtements et de s'insinuer en elle. Un tas informe de vêtements reposait au pied de la table qui branlait sérieusement sous l'étreinte des deux amants. Cela faisait tellement longtemps que Sirius ne s'était abandonné ainsi dans les bras d'une femme qu'un troupeau d'éléphants aurait pu entrer dans la salle, il n'aurait rien entendu.

Il se retira finalement, haletant et en sueur. D'un coup d'œil, il vit qu'elle n'était pas en meilleur état que lui et cela le fit sourire. Malgré son abstinence, il n'avait apparemment pas perdu la main qui lui causait une si grande réputation.

Athénaïs se releva prestement et commença de se rhabiller, sans un regard ou une parole, ce qui ne manqua pas de le troubler. Jamais une fille ne l'avait snobé ainsi, surtout pas après l'amour. Elle commençait à se diriger vers la sortie quand il la retint par le bras.

-Athénaïs…

Elle se retourna, un air blasé sur le visage.

-Quoi Black ? T'en a pas eu assez pour ce soir ?

-Non, ce n'est pas ça…

-Et bien quoi alors ? S'impatienta la jeune Serdaigle. Oh je vois…Tu pensais que toi et moi, on allait s'afficher ensemble, qu'on allait être un couple normal, c'est ça ?

-Non, bien sûr que non… Répondit-il, un soupçon de déception dans les yeux.

-Parfait, tout est clair entre nous alors. Jamais un mot de ce qui s'est passé ici ce soir ne sortira de ta bouche ! Ni sur ce soir, ni sur les soirs à venir ?

-Je n'ai qu'une parole Lester, si je te dis que ça restera entre nous, tu peux me croire !

-Parfait ! A demain alors, même endroit, même heure.

Et elle sortit, le plantant au beau milieu de la salle. Pour une fois, il devait bien avouer être tombé sur plus fort que lui en matière de froideur. Presque malgré lui, il commença à comprendre ce qu'il faisait subir à toutes ses filles en les jetant tout simplement après avoir obtenu ce qu'il désirait.

Mais si elle voulait jouer comme ça, ça lui convenait parfaitement. Aucunes obligations, aucune contrainte, juste une histoire de sexe. Pas de crises de jalousie ou de crises de larmes à la fin juste un moment de plaisir. Rien de plus que la routine habituelle, en mieux.

Se rhabillant à son tour, il quitta la petite pièce en notant bien son emplacement pour le lendemain et regagna la tour des lions ou il fit, comme prévu, une surprise de taille à ses amis en arrivant ainsi au beau milieu de la soirée.

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Il y retourna le lendemain soir, et encore le surlendemain et le soir d'après aussi. A vrai dire, il y retourna quasiment tous les soirs pendant presque deux mois. Et tous les soirs c'était la même routine : elle était déjà là avant lui, quasiment nue lorsqu'il arrivait. Il se déshabillait alors avant de la rejoindre pour une étreinte purement sexuelle dénuée de tous sentiments, quelque fois deux si la demoiselle en redemandaient. Il avait en quelque sorte trouvé son homologue féminin.

C'avait été plaisant au début, lui permettant d'oublier totalement Kate et ainsi de reprendre gout à la vie, sa vie telle qu'elle l'avait été l'an passé. Ca lui semblait si loin derrière lui tout ça ! Presque une autre vie. Et il en profitait pleinement, voulant laisser derrière lui les sombres moments de sa vie, tout comme il l'avait fait avec son enfance.

Mais il commençait à en avoir assez de ses petits rendez-vous nocturnes qui ne lui apportaient plus guère de plaisir. La routine, ça n'était pas pour lui et lorsqu'il l'annonça à la jeune Lester, il ne vit nulle ombre d'affliction sur son visage.

-C'est comme tu veux Black. Rétorqua-t-elle en finissant de réajuster sa jupe. Mais si jamais tu changes d'avis, tu sais ou me trouver.

Sirius ne changea pas d'avis, et recommença à s'afficher avec une fille différente par semaine, reprenant ainsi son rôle de Dom Juan de Poudlard, au plus grand plaisir des Maraudeurs qui retrouvaient enfin leur ami.


Non, ne me tuez pas!! Pitié... Sinon vous n'aurez pas la suite que je vous ai concoctée avec tout plein d'explications sur le silence de Kate...(moi sadique? Nonnnnnn!!)

J'espère que ce petit chapitre vous aura plu malgré tout et pour me faire pardonner, la suite arrivera samedi et non pas dimanche ou lundi comme je le prévoyais!

Bonne fin de semaine à vous et bon courage à toutes celles qui ont repris les cours (comme moi, sniff)

Bisous

Althea la Marmotte!