Titre: Répare-moi

Couple: Steve/Tony (et le prochain est "légèrement" révélé :D )

Petite note: JOYEUX NOEL A TOUS ! (Enfin, étant une adepte de l'ouvrage de cadeau à 00h00 pile, aujourd'hui c'est Noël pour moi xD) J'ai eu beaucoup de retard, de par mes études qui me prennent un temps monstrueux _ Et puis, le 24, c'est plutôt cool pour publier :D

Chapitre 6: Une souris verte qui courrait dans la neige

Ça avançait. Petit à petit, ça prenait le contrôle. Ça lui susurrait des mots doux, des paroles enjôleuses tout en lui prenant la main avec douceur. Ça l'entraînait vers le fond, gentiment, doucement.
Calmement.
Mais lorsqu'il écoutait plus attentivement, il n'entendait que cris d'horreur et de douleur, des râles qui résonnaient comme la plus délicieuse mélodie à ses oreilles. Et à ce moment, il se rendit compte de sa soif, de ses besoins : Sa bouche n'aspirait qu'au sang, ses yeux réclamaient de la chair et des os, ses mains voulaient enserrer jusqu'à trouver la mort, sa peau voulait ressentir la moiteur d'un dernier soupir.
Soudainement, il se rendit compte que l'emprise de la chose, douce il y a encore quelques secondes, s'était transformée en poigne de fer, le tirant contre son gré. Il commença à se débattre, cherchant à s'enfuir. Résistance vaine. Comme d'habitude, elle avait le dessus.
Pendant ce temps, Loki attendait recroquevillé dans son lit, la peur l'ayant remplis malgré qu'il ne l'avouerait jamais. Spectateur impuissant, il regardait la transformation opérer lentement mais sûrement, les muscles se développant alors que la peau se colorait de vert. Il subit un violent frisson lorsque son regard croisa ses yeux : Des émeraudes qui hésitaient entre peur et haine.
Bruce quant à lui, continuait son combat, mais il ne pourrait pas lutter ainsi longtemps.
Cependant, dans la noirceur qui l'entourait, il entraperçut une lumière. Non, deux. Rouges. Il se raccrocha de toutes ses forces à ces prunelles cramoisies. *
Il devait tenir.
Subitement, alors que Loki se préparait à retrouver son corps enfoncé dans le sol -expérience déjà vécue et peu agréable- Bruce ouvrit la porte et se mit à courir.
Tenir.
Encore un peu.


Tony suppliait encore le Captain à ne pas choisir les toilettes pour ses alcools les plus rares lorsque Jarvis se mit à chanter la souris verte. A l'entente de cette chanson -dont lui seul comprenait le sens au grand damne de Steve- il se précipita vers la sortie sans prévenir son tortionnaire. Enfin, c'est ce qu'il aurait fait s'il n'avait pas été ligoté à cette maudite chaise, dont il serait tombé tête la première d'ailleurs sans les réflexes surhumains de Steve.

« T'essaye encore de prendre la poudre d'escampette ?»

Tony roula des yeux devant le phénomène. Ce gars était resté glacé bien plus que 70 ans, il n'avait pas d'autre explication.

« Sérieusement ? Même mon arrière-grand- père trouvait cette expression ringarde. »

Steve ne réagit pas. Il se savait dépassé, rester dans la glace laissait quelques cicatrices, même si elles n'étaient pas physiques dans son cas.

« Ouais ouais tu m'en diras tant. En attendant, tu restes avec moi. » affirma clairement le Captain en tirant Tony vers lui et en finissant par jeter le contenu de la bouteille dans l'évier.
Encore une pauvre malheureuse partie trop tôt.

L'ingénieur aurait bien lancé une petite pique dont il avait le secret en réponse, mais là il avait un ami qui souffrait, tout seul, et il refusait que cela arrive. Il savait combien c'était douloureux.

« Sans blague. Faut me libérer Cap. »

Le soldat posa la bouteille qu'il tenait dans les mains. Immédiatement, les yeux de Tony s'ancrèrent sur le fond ambré restant. Seulement quelques heures qu'il n'avait pas bu et c'était déjà aussi insupportable?

Dire que ce n'était que le début du combat.

Steve quant à lui, était tiraillé. Il aurait aimé pouvoir lui faire confiance, croire Tony et l'urgence qu'il lisait dans ses yeux. Mais voilà, c'était Tony, celui qui avait failli faire une énorme erreur à deux reprises. D'ailleurs, il ne manqua pas son attirance immédiate envers ce liquide responsable de tant de drame, ses pupilles dilatées par le manque lui préconisant de se méfier.

« Ok. »

Les mains qui s'empressèrent de détacher ses liens surprirent Tony, lui qui avait déjà prévu plusieurs arguments pour faire céder la tête de mule face à lui.

« Mais je viens avec toi. »

Il aurait dû se douter que ce ne serait pas sans contrepartie. Mais il n'avait pas le temps de parlementer.

« Ok. » répondit-il, miroir de la première concession faite.

Comme quoi, ils pouvaient trouver un terrain d'entente certaines fois.


« Hey Tony ! Comment ça va mon pote ?» s'exclama Clint enjoué, toujours avachi sur le canapé.

Que la vie pouvait lui paraître douce après une mission, surtout quand cette dernière était fructueuse. Maintenant, il voulait profiter de son temps libre et ses amis, avant qu'un autre psychopathe ne lui prenne de son temps.

« Bien, comme d'hab. » répondit automatiquement Tony, un sourire venant se placarder d'office sur son visage.

Steve, devant cet accès de bonne humeur factice, se rendit pleinement compte à quel point l'inventeur les avait baladés. Il fut sidéré de la facilité avec laquelle il réussissait à revêtir un masque de joyeuseté, et il se mit sérieusement à se demander depuis quand cette mascarade durait.

« Un ptit match ça te dit ?»

Cela faisait longtemps que Clint ne l'avait pas explosé à SuperSmashBros Brawl. Ou plutôt le contraire, Tony étant malheureusement et de façon assez frustrante, également un petit génie dans les jeux-vidéos.

« Perdre te manque tant que ça ?» demanda Tony avec toute l'arrogance qu'il disposait -à savoir un stock assez conséquent-, levant un sourcil pour ponctuer sa phrase, « Attends quelques minutes et j'arrive t'écraser. »

La surprise se dessina quelques instants sur le visage de Clint -Après tout, Tony avait posé un lapin au président pour disputer une partie avec lui- mais il n'ajouta rien en constatant la présence du Captain à sa suite. Ils avaient bien le droit d'avoir quelques secrets, surtout avec ce qu'il cachait lui-même. Mais cela ne semblait pas être l'opinion de tout le monde dans cette pièce :

« Tu as quelque chose d'urgent à faire ? Ou plutôt vous, puisque Steve semble ardemment vouloir te suivre » lança une voix nonchalante derrière la couverture du dernier Paris match.

Tony retînt une grimace et afficha à la place un air interrogatif et tout à fait innocent. Natasha, cette sale petite espionne, se devait de tout savoir -déformation professionnelle à n'en pas douter-.

« Urgent, ça dépend dans quel sens tu le prends. Je conduisais Steve jusqu'au laboratoire. Il a besoin d'outils pour réparer sa moto. »

Natasha se tourna immédiatement en direction du blond et ce dernier hocha calmement la tête, ne faisant pas confiance à sa voix. Elle garda sur lui un regard perçant, mais ne semblant rien trouver à redire, se replaça derrière son magasine quelques secondes après.

Test réussi.

Tony s'empêcha de le dévisager, et surtout d'éclater de rire. Banner l'avait prévenu, mais c'était vraiment étrange de voir mentir l'enfant de l'Amérique. Enfin, il aurait le temps de s'interroger sur ce mystère plus tard, dans l'immédiat il avait un géant vert à calmer.

« Au fait Tony » déclama calmement Natasha tandis quelle feuilletait la nouvelle tendance -des cactus sérieusement ? - de cette année, « J'ai moi aussi un petit problème dans mon équipement. Tu peux y jeter un coup d'œil ?»

Tony, qui s'apprêtait à s'enfuir, se retourna lentement -le temps de se calmer, et d'éviter de tuer une certaine rousse bien trop perspicace- et sourit de toutes ses dents à l'emmerd…
l'enquiquineuse.

« Désolé, aucune fille n'est acceptée dans ma garçonnière. »

« Parfait. Tu as déjà laissé entendre que je n'étais pas humaine. »

Elle dépassa le duo devant un Clint amusé, qui leva les épaules en direction d'un petit brun outragé, ses yeux rieurs clamant silencieusement "C'est Nat, que veux-tu ?".

« Les garçons, vous vous dépêchez ?»


« TONY REVIENT ICI !»

Tony sourit face à ce son doux, appréciant les rugissements de fauve de sa pauvre victime. Il ne mentait pas vraiment quand il disait qu'aucune fille n'était acceptée dans son laboratoire.
Dans tous les cas, pas les petites fouineuses insupportables.

Avec une certaine délectation -et également incompréhension envers ses sentiments-, il rejoua dans son esprit la situation d'i peine quelques minutes** :

Tony se demanda anxieusement comment il allait pouvoir se sortir de cette situation, puisque Natasha s'était effectivement ramenée avec son matériel de communication :

Elle avait prétexté un problème de grésillement, lui demandant également s'il n'aurait pas une amélioration dans un recoin de son esprit à lui proposer. Immédiatement, il avait senti l'inspiration l'envahir, lui susurrant tout ce qu'il pouvait créer, sans que son esprit ne lui pose une quelconque limite.
Il était un génie, avec de l'argent, ce qui impliquait qu'avec assez de
temps, il pouvait réaliser n'importe quoi.

Mais justement, il avait déjà repoussé les frontières de l'imagination, et il se souvenait très bien des conséquences. Incertain, il attrapa dune main parcourue de tremblement un tournevis, hésitant quant à la conduite à tenir. Il ne voulait pas montrer ses faiblesses, il se sentait assez pitoyable comme ça, merci bien. Heureusement, Natasha était bien trop occupée à admirer son labo - était-il vraiment obligé de rappeler que c'était à lui, donc que c'était incroyable ? - pour remarquer son mal être. Mais comme pour l'enfoncer un peu plus dans le pathétisme, Tony perçut clairement son épiderme brûler sous un regard azur bien trop observateur. Il cacha instinctivement les horribles coupables sous son établit, prétextant de chercher une pièce quelconque, essayant de créer une barrière entre lui et le sacro-saint héros de l'Amérique.

Putain de Steve Rogers. Il avait vraiment sous-estimé le gars en pensant qu'il n'était qu'un soldat sans cervelle.

Et ça lui faisait peur.

Car il semblait déterminé à détruire toutes les barrières qu'il avait construit petit à petit, qui régissaient son monde et stabilisaient un tant soit peu sa chienne de vie. Du mouvement se répercuta derrière son dos sans qu'il n'en soit vraiment conscient, trop absorbé à réfréner sa respiration, soudainement trop rapide, trop sifflante. Trop apeurée.
Il se rappelait maintenant pourquoi il noyait son corps dans l'alcool.

Putain pas maintenant, il ne pouvait vraiment pas se permettre de paniquer.

« Alors monsieur le génie ? Quel est le problème ?» Demanda Natasha tout en laissant traîner ses doigts sur le bureau de Banner.

Tony garda le silence. Sil ouvrait la bouche, seul un hurlement en sortirait.

« Tony ?» Relança Natasha de nouveau, étonnée -voir estomaquée- de l'absence de répartie du millionnaire, un évènement extrêmement rare.

« Je crois qu'il boude toujours. » Avoua le Captain dune voix amusée, en faisant référence à la venue forcée de la jeune femme.

Le rire de Natasha retentit en réponse, ne cherchant pas à relancer l'ingénieur. Elle connaissait son mauvais caractère et son incroyable obstination, surtout lorsqu'il s'agissait de n'en faire qu'à sa tête. Elle préféra de loin zieuter les avancés des recherches de Banner, qui pourraient se révéler assez utiles pour le SCHIELD.

Tony n'était sûr de rien, perdu qu'il était en cet instant présent, mais Rogers venait-il de créer une diversion ?

"Encore ?" Ne put-il s'empêcher de penser, se remémorant une phrase étonnante et un bouclier le fauchant à la place de la mort.

Par geste saccadé, il essuya la sueur froide recouvrant son front, essayant de ne pas se laisser submerger par la vague qui allait s'abattre sur lui d'ici quelques trop courtes secondes.
Les morts se rapprochaient, lui tournant autour, leur voix l'accusant, le blessant,
le suppliant. Le peu d'air qui rentrait en lui avait la senteur de l'effroi et du souffre, de la peau qui brûle. Il était tenté de se boucher les oreilles, les yeux, tout organe qui le faisait un tant soit peu ressentir, pour ne pas être aveuglé par l'explosion approchante, qui le laisserait pantelant et effrayé. Sa tête se pencha dans tous les sens, parcourant la pièce pour essayer d'accrocher ses yeux -rendus fous par des rêves sombres- sur quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait le distraire. Comme cette main qui enserrait son bras par exemple, ou ce souffle contre sa peau.

Il était obligé de l'admettre, Steve Rogers était définitivement doué pour les diversions, sentant un frisson venir hérisser les cheveux derrière sa nuque.

« Respire Tony. »

Un chuchotement tout au plus, pour ne pas alerter plus de personne que nécessaire et surtout pas une certaine rousse. Un simple souffle, qui le rattacha cependant à la réalité, lui offrant une porte de sortie à ses cauchemars. Sans même penser à contredire l'ordre, exigé si doucement, Tony prit une soudaine et grande inspiration, se sentant revivre. Les yeux encore hagards d'un sommeil rempli de terreur, il se réveilla pleinement, laissant le sang et les cris loin derrière lui.
Pour l'instant.

Immédiatement après, il se tourna vers le blond, dont la main le touchait toujours, sans vraiment savoir comment réagir. Il prit cependant vite sa décision, se détachant brusquement de ce corps trop chaud et rassurant, s'éloignant de plusieurs pas, sentant sa peau encore embrasée par ce touché.

Sur le moment, il mit cela sur le dos de la honte, sans voir le désir caché pourtant non loin. Par contre, il entendit très clairement le soupir de son auto-proclamé protecteur". Steve avait vraiment cru gagné la confiance de l'autre homme, mais il semblerait qu'il avait encore beaucoup de chemin à parcourir.
Il ouvrit la bouche, sans vraiment savoir quoi dire pour se rapprocher de Tony, alors que ce dernier cherchait une excuse pour s'enfuir.

Heureusement pour lui, l'agent encore dans la pièce s'était vraisemblablement "intéressée" d'un peu trop prêt aux recherches de son ami, puisqu'elle déclencha ses défenses anti-Natasha : Un Dumbi en colère arriva à toute allure, muni dune bombe de Chantilly qui traînait toujours dans son bureau.
Les glucides c'est important pour réfléchir.

Son adorable création n'hésita pas une seule seconde et aspergea la fouine, ce qui n'eut
pas l'air de plaire à Natasha en se basant sur les cris outragés quelle poussa. Cris qui augmentèrent de façon exponentielle quand U s'ajouta à la fête, essayant de faire sortir l'enquiquineuse à coup de balais.

Tony, louant la curiosité sans limite de la jeune femme, se précipita hors de son labo, se soustrayant à la colère vengeresse dune certaine tigresse et surtout, à la présence d'un soldat blond qui commençait à connaître un peu trop ses secrets.

Et voilà où il en était maintenant, à courir pour sa vie.
Enfin, ce n'était pas la première fois, ni la dernière.

Prenant un tournant sans itinéraire précis dans la tête, il émit un petit rire en jetant un coup d'œil en arrière, apercevant une masse hurlante recouverte de blanc, vite suivi par une quinte de toux.
Son corps n'était plus habitué à de tels efforts, il lui fallait vite trouver une cachette.

Quant à Natasha, elle n'avait pas à râler, elle se devait d'assumer les conséquences de ses actes.
Après tout, c'était elle qui avait insisté pour venir.

Tony sourit face à la naïveté de l'humanité. Personne ne lui donnait des ordres.
Jamais.

Sauf peut-être un Steve Rogers qui se relevait plus surprenant de jour en jour, mais il n'était pas prêt à assumer cette pensée.

Pas encore.


Bruce reprit conscience, les muscles et nerfs à vif. Chaque mouvements lui semblaient une torture, rien que l'air ambiant lui donnait envie de s'arracher la peau. Il eut cependant la satisfaction en avisant l'endroit de son réveil : Une chambre spéciale -grande prison transparente extrêmement résistante serait peut-être une définition plus adéquate- que lui avait mis à disposition Tony, dans le but de le convaincre de venir habiter à la tour. Il avait poussé l'attention à en mettre à quasi tous les étages. Bruce se souvînt avec une certaine émotion de la détermination du milliardaire -que certaines mauvaises langues qualifieraient d'harcèlement- à se rapprocher de lui malgré sa tare. Pas une seule fois il n'avait remarqué l'étincelle de la peur dans le regard de son meilleur ami. Car oui, il n'avait aucun doute devant ce fait, Tony était devenu la personne la plus importante de sa vie.

Le scientifique se releva tant bien que mal en grimaçant, essayant de ne bouger aucun muscle plus que nécessaire, et se dirigea avec précaution jusqu'au placard non loin.
Il en admira le contenu pendant quelques secondes, légèrement embêté.
Il avait oublié d'ajouter des vêtements de rechange.
Génial.

« Jarvis ? Tu sais si Tony est occupé ?»

« Monsieur Stark est actuellement en train de disputer une partie de cache-cache avec Mademoiselle Romanoff. »

Hum.
Il était donc nu, sans possibilité de trouver des vêtements, et Tony était dans l'incapacité de l'aider.
Très bien.

Bruce resta perdu dans ses pensées pendant plusieurs minutes, puis après avoir définitivement vérifié que non, sa chemise en lambeau ne parvenait pas à cacher une partie précise de son anatomie, il décida que rester ici n'était pas une solution. Là, tout ce qu'il voulait, c'était un bon thé et un lit moelleux. Oh, et peut-être aussi, renvoyer dans un sommeil -éternel si possible- une belle au bois dormant loin d'être charmante. Dans tous les cas, tout sauf poireauter dans le froid, seul et nu.

Essayant de se convaincre comme il pouvait que les Avengers étaient des gens occupés et que sa chambre se trouvait tout prêt, Bruce sortit une tête attentive et regarda les alentours avant de traîner son corps endolori dans le couloir. Il vit le tournant du mur approcher avec satisfaction, signifiant sa délivrance dans seulement quelques mètres.
Cependant, il n'eut même pas la surprise de voir ses espoirs se faire briser alors qu'il butait contre une masse flamboyante, à une distance ridiculement proche de ses quartiers.
Il le savait après tout, qu'il était malchanceux.

« Bruce ?»

« Natasha ?»

Le physicien fut sûrement aussi ébahi que la jeune femme. Leur accoutrement respectif étaient assez inattendus.
Il n'esquissa aucun sourire tandis qu'il voyait couler de la crème le long de la mâchoire contrariée de Natasha. Être Hulk lui conférait quelques avantages, comme une incroyable maîtrise de soi.
Dans la plupart des cas, se sentit-il obligé de rajouter, l'image dune peau blanche et de long cheveux noirs s'inscrivant au fer rouge dans sa conscience.
Une délicieuse couleur incarnat coloria les joues de Bruce quand il se rendit compte de l'inspection en détail dont il était le receveur, et il ne sut pas vraiment comment interpréter l'éclat -presque affamé ?- au fond des pupilles dilatées.
Le scientifique eut très envie de fermer les yeux et de s'enfuir en courant. Après tout, il ne lui restait pas énormément d'honneur, cela changerait-il vraiment quelque chose ?

« Tu peux m'expliquer ?» Lui demanda la voix froide -quoique légèrement amusée pour qui la connaissait- de Natasha.

« Suis-je vraiment obligé ?»

La voix de Banner restait neutre bien que l'angoisse et la honte lui serraient la gorge. La jeune agente était intelligente et incroyablement clairvoyante. Il n'était pas assez optimiste -ou naïf, les deux allant souvent ensemble- pour croire quelle ne savait pas déjà ce qu'il s'était passé. Il abaissa la tête, ne souhaitant pas lire le jugement dans les yeux de son amie, de voir le dégoût face à l'autre, au monstre qu'il était.

Surtout, il ne souhaitait pas entendre les prochaines paroles de l'espionne.

Pour l'instant, les autorités le laissaient tranquille, chose qui ne durerait sûrement pas une fois qu'un agent leur aurait révélé son incapacité à se contrôler. Et il n'en voulait même pas à Natasha pour sa future action, il comprenait, vraiment. Il savait le danger qu'il représentait, et de l'immense égoïsme dont il avait fait preuve durant ces derniers mois, à vivre une vie presque normale, sans surveillance. Cependant, il ne s'empêcha pas d'injurier copieusement une petite peste brune aux yeux verts ensorcelants.

« Non pas besoin. »

Bruce serra les dents, encaissant les conséquences que signifiaient ces paroles.

« Encore un coup de Stark je parie » soupira-t-elle en traduisant dans ce souffle tout l'ennui que lui inspirait le milliardaire.

Le physicien sentit ses yeux s'agrandirent sous la surprise, tandis que la rousse lui lançait un clin d'œil en se remettant à marcher. Bien sûr quelle avait compris, elle était une espionne, et très douée en plus de cela. Mais avant d'être à la solde du SCHIELD, elle était une amie, chose que semblait vite oublier les autres membres de cette tour. Et puis, il était tellement plus facile de blâmer Tony, plutôt que le doux et gentil Bruce Banner.

« Tu ne saurais pas où est Tony par hasard ?»

Le physicien lui répondit par un sourire contrit, lui signifiant que non. Ce sale petit… Où avait-il pu se cacher cette fois ?

Natasha réfléchissait à ce qu'elle ferait subir à ce stupide être arrogant une fois qu'elle aurait mis la main dessus, sans savoir que Tony était extrêmement doué pour se dissimuler au
regard des autres. Elle s'éloigna sans jeter un regard à son collègue, se remettant en chasse et Bruce retint difficilement un hoquet stupéfait de traverser ses lèvres en réponse à la légère claque sur ses… Sur…

« Tu me dois un dîner beau brun. », déclama la jeune rousse en faisant référence à son délibéré silence sur sa nudité-et surtout mensonge- s'éloignant en appréciant la fermeté des
fesses de son collègue.

Vraiment bien foutu.

Bruce resta ébahi devant le pas de sa porte -Cela s'était-il réellement passé au moins ? - avant de se rappeler de son état. Il actionna la poignée et laissa fleurir un sourire sur son visage en avisant le squatteur sur son lit. Bien sûr qu'il savait où était Tony, toujours présent pour lui dans les moments les plus dur.

« Sérieusement, explique-moi de nouveau pourquoi on ne couche pas ensemble ?»

Un rire sortit de son torse sans que le physicien n'ait besoin de se forcer, le libérant de la tension qu'il ressentait depuis sa transformation. Il accepta avec une certaine émotion le thé préparé par Tony, alors que ce dernier se replongeait dans la lecture de sa BD, sans le presser de question, piaillant plutôt sur des sujets légers comme la détection des ondes gravitationnelles.


« Tes constantes sont bonnes. Dans quelques jours, vu la vitesse où travaille ta magie, tu devrais être apte à marcher. »

Suite à cette phrase neutre, Bruce se retrancha de nouveau dans le silence, faisant mine d'être absorbé par les données sous ses yeux. Ce qui n'était pas forcément faux, l'état de Loki s'étant amélioré au-delà des limites humaines.

« Vous n'espérez pas que je vous remercie j'espère ?»

Bruce leva la tête, ne sachant pas s'il parlait de ses soins ou qu'il est régulé l'autre. Il préféra hocher négativement de la tête en affichant un doux sourire.
Le concernant, cela lui allait très bien s'il n'en reparlait pas d'ailleurs. Mais voilà, Loki était également dans l'équation, et ne semblait pas de cet avis :

« Tant mieux. »

Puis après un silence, il ajouta :

« J'attends toujours personnellement. »

Bruce lui lança un regard par-dessus ses lunettes.

« Ne mentez pas. J'ai vu le monstre. Osez me dire que vous n'avez pas aimé. »

Ponctué d'un rictus triomphant affreusement agaçant. Il ne fallait pas oublier que Loki était un connard.

Cette phrase le replongea dans un souvenir écarlate pas si lointain, qui ressemblait pour certains aspects de sa personnalité à un doux rêve.

« Il est vrai qu'en matière de monstre, tu dois être plutôt bien renseigné. »

1 point chacun.

L'asgardien fronça mentalement les sourcils. La dernière fois, il avait rangé le docteur -excluant bien entendu le monstre vert- dans la case "soumis". Se serait-il trompé ? Et puis, quel était ce tutoiement affreusement trop familier à son goût ?

« C'est donc à ça que ressemble un Jötun ?» Lança innocemment le docteur.

À chacun sa petite vengeance. C'était mesquin certes, mais il ne s'en défendait pas. Il n'avait jamais prétendu être gentil. Et puis, il s'était fait baladé contre un mur, ça suffisait comme raison.

« Attention humain. J'ai beau être affaibli, je n'en reste pas moins un dieu. »

Si Loki fut étonné qu'il connaisse aussi précisément sa descendance, il n'en montra aucun signe. Après tout, Thor était affreusement bavard à son sujet, surtout avec un ou deux verres à la main. Plutôt bouteille dans le cas du géant blond. Bruce avait simplement aidé son ami à se décharger du manque de son frère, en le relançant peut-être un peu plus que nécessaire.

Par amitié, bien entendu.

« Si c'était cela la puissance d'un dieu, je suis plutôt déçu. » dit-il en faisant allusion à son vol dans les airs et surtout contre la cloison.

Le scientifique vit avec plaisir l'expression de Loki se faire plus sombre et coléreuse. Il comprenait Tony et son besoin de faire chier le monde. C'
était assez jouissif.

« J'en suis désolé. Il est vrai que ma puissance à moi ne se mesure pas à ma capacité à tuer froidement des innocents, emporté par la colère. »

La culpabilité sous-jacente profita allègrement de cette occasion pour venir frapper violemment Bruce.

Oh.

C'était pour cela justement qu'il ne s'attaquait pas aux autres.

Loki reconnaissait que sa répartie était légèrement hypocrite dans son cas, mais l'éclat vert qu'il aperçut dans le regard de son homologue le laissa satisfait.
Quelle idée grotesque de prendre en cible le maître des mots.

« En vérité, tu sembles aller beaucoup mieux que ce que je pensais. Assez pour recevoir des visites en tout cas. »

La main sur la poignée, il s'apprêtait à assister à la réunion des deux frères quand un cri l'arrêta :

« Attendez !»

Bruce se retourna, ne cherchant pas à cacher le triomphe sur son visage. Il ne se savait pas doué pour ce genre de jeu.

« Et pourquoi donc ?»

Seul un grognement lui répondit.

« Peux-tu parler plus fort ? Je n'ai pas très bien entendu. »

Si un regard pouvait tuer, Bruce serait définitivement mort, Hulk ou pas Hulk. À cette pensée, son sourire s'accentua.

Si seulement c'était vrai.

« Je ne me maîtrise pas encore… entièrement. »

Ah.

Faisait-il allusion à sa transformation en géant des glaces ?

« Comment ça ? Tu es pourtant parfaitement normal depuis le début de notre conversation. »

« Stupide humain, n'écoutes-tu donc pas quand je parle ? Bien sûr que j'arrive à me contrôler pour l'instant, mais un évènement inhabituel, un choc et je… »

En avisant le regard moqueur de l'homme aux boucles brunes, il sut qu'il avait perdu cette manche. Par Odin, depuis quand se faisait-il avoir si facilement ?

« Voudrais-tu signifier par-là, que revoir ton frère, te provoquerait une certaine… émotion ?»

« Bien sûr. La haine est un sentiment puissant. »

Bien rattrapé" fut ce qu'afficha le sourire de Bruce alors qu'il s'éloignait en retenant un rire. Mais juste avant de quitter la pièce, il se sentit obligé de rajouter une dernière phrase :

« C'était également de la haine lorsque je t'ai touché ?»

Puis, laissant pleinement flotter dans la pièce l'ambiguïté de ses paroles, Bruce se détourna du dieu, sans voir l'éclat -certes discret mais bel et bien présent- d'intérêt dans le regard de Loki.
Il devait l'admettre, il s'était trompé.

Bruce Banner pouvait peut-être faire un jouet intéressant.

« Alors ?»

Bruce s'empêcha de grimacer. Il avait oublié le facteur Thor dans sa décision, et sen voulu un peu de devoir briser à nouveau ses espoirs.

« Je suis vraiment désolé Thor, ton frère est encore faible. »

Depuis combien de temps répétait-il cette phrase ? Son cœur se serra en observant la déception déformer les traits du blond. Il n'avait jamais vu quelqu'un aimer autant et fut un instant tenté d'être jaloux de Loki.

Seulement un instant.

« Il ma avoué que tu lui manquais. »

Le choc paralysa le corps de Thor pendant un instant.

« Il… il ta dit ça ?»

Bruce sourit devant l'ahurissement du dieu, trouvant toujours du baume au cœur dans ses réactions pures et spontanées.

« Pas dans ces mots-là exactement, mais oui. »

Le bonheur inondant l'asgardien le toucha, et c'est heureux que Bruce se dirigea rejoindre les autres Avengers, accompagné de Thor, oubliant momentanément la présence beaucoup trop attrayante d'une petite peste brune.


« J'ai beaucoup trop mangé. Votre but est de m'engraisser ?» Soupira Hawkeye dans un simulacre de remerciement envers Bruce et Steve.

Bruce aimait cuisiner, et soyons honnête, était peut-être le seul à savoir réellement comment faire : Tony, tout milliardaire qu'il était, n'avait jamais mangé quelque chose ne sortant pas d'un traiteur ou d'un fast-food. Quant à Clint et Natasha, l'important pour eux étaient l'efficacité : Des pâtes, des légumes, de la viande et basta, la plupart du temps sous forme de liquide ou de poudre. S'ils devaient utiliser un couteau, ce ne seraient sûrement pas pour éplucher des carottes. Steve quant à lui, aimait bien partager ce moment de complicité avec le brun, des souvenirs d'enfance remontant à la surface. C'était également une façon de se rapprocher de cet homme taciturne. Selon Steve, ils étaient une équipe, et la bonne entente entre eux étaitdonc primordiale.

« C'est réussi depuis longtemps alors. » Déclama avec tout le sérieux du monde le milliardaire en fixant son ami.

« Dis celui qui sèche tous les entraînements du SCHIELD. Ce n'est que du muscle, moi monsieur !» S'exclama faussement l'espion outré, « D'ailleurs, depuis quand tu ne t'es pas entraîné ? Ton ventre commence sérieusement à attaquer ton sex appeal. »

Tony grimaça.

Ok, il aurait peut-être dû se la fermer.

« Jamais. Smart is the new sexy my friend. »

Et puis, il n'avait pas de ventre. Il ne se tenait pas droit, c'est tout.

« N'empêche qu'à un moment, Fury en personne se déplacera pour t'amener de force. » le prévint Clint, sans trace de farce sur son profil.

« Qu'il vienne. J'ai de nombreuses armes dont je veux tester l'efficacité. »

Il avait tapissé l'inquiétude de sa voix par une note joueuse et taquine. Bien que ces entraînements n'étaient que des simulacres de combats, cela lui rappelait des souvenirs bien trop désagréables, de la violence qu'il n'était pas sûr de pouvoir supporter.

« Fury est immortel Tony. » lança mi-figue mi-raisin Bruce, un éclat mystérieux dans son sourire, semblant être le seul à comprendre le sens caché de ses paroles.
Les autres Avengers approuvèrent en cœur, un doux rire se répandant dans le groupe.

Qu'il était bon de simplement profiter d'un moment calme, entouré des personnes aimées. Cependant, toutes les bonnes choses ayant une fin, Thor fut le premier à émettre un bâillement et Clint finit par se lever, prêt à aller se coucher.

« Bah alors Papy ? On tient plus la cadence ?»

« Le papy se lève tôt demain lui, pas comme une certaine feignasse. Et puis, il se fait tard. »

Effectivement, les autres membres du groupe se rendirent compte avec surprise de la présence avancée de la nuit, et s'empressèrent de suivre le mouvement.

« Sérieusement les gars ? J'ai ouvert une maison de retraite ou quoi ? Allez, regardons au moins un film avant !»

Sa dernière intonation fut presque suppliante et la panique le prit véritablement de court alors qu'il voyait tous ses amis sen aller. Bruce, remarquant l'état du milliardaire, s'apprêtait à proposer une quelconque activité avant de remarquer le regard de Steve, et surtout son léger signe de tête négatif.

Il ne comprenait pas exactement la raison de ce geste, mais il décida de lui faire confiance, sa façon de couver Tony du regard lui rappelant étrangement Thor. Bien sûr, l'amour ny était pas flagrant mais il retrouvait le même besoin de chérir.

De protéger.

Avec une expression contrite, Bruce confia le milliardaire aux mains de Steve Rogers.

Ainsi, malheureusement pour lui, le salut de Tony vînt de la personne avec laquelle il préférait éviter tout contact :

« Une partie déchec ?»

Tony se retourna pour croiser l'air déterminé du blond.

« Vous êtes suicidaire ? Vous aimez vous faire humilier c'est cela ? Je ne vous connaissais pas de tel penchant. »

Steve se retint de lever les yeux en l'air, désespéré, mais surtout, s'empêcha de laisser sa satisfaction apparaître. Oui le milliardaire était toujours aussi virulent et malgré leur accord, ne se laissait nullement aider. Mais seulement en apparence, car malgré ses mots, Tony s'était empressé d'aller chercher l'échiquier.
Le soldat l'horripilait -entre avoir des principes et être un sale con, la ligne est très fine***- mais il n'avait que lui, et il était loin d'avoir le courage d'affronter les démons qu'il avait pris l'habitude de noyer dans l'alcool.

N'importe qui, n'importe quoi, tant que ça le distrayait.

« Et si on rendait la partie un peu plus intéressante ?»

Tony leva un sourcil interrogateur, se penchant indirectement vers son hôte, alléché par le défi.

« Si je gagne, tu sors dehors avec moi. »

« C'est un rencard Captain ? Je sais que je suis irrésistible, mais je ne pensais pas que vous étiez attiré par le sexe fort. »

Steve préféra garder sa bouche scellée, sachant pertinemment que ses pitoyables bégaiements ne seraient pas une répartie acceptable. Il savait ce qu'essayait de faire Tony, et ça ne marcherait pas.
Si ce dernier croyait qu'il n'avait pas remarqué son enfermement dans sa prison dorée, il se trompait lourdement.

Il était temps que Tony affronte de nouveau la vie.

Il prit une grande inspiration, laissant sa tête se réorganiser :

« On se débine Stark ? Peur de perdre ?»

Tony était un homme avec un des plus grands esprits de son siècle, Steve voulait bien l'admettre. Mais son génie était fourni avec un égo proportionnel à son intelligence.
C'est pour cela qu'il tomba aussi facilement dans le piège.

« Peur de vous voir pleurer plutôt, ce serait sûrement aussi gênant pour vous que pour moi.

Il fit taire sciemment la voix qui lui rappela que lui l'avait fait pourtant.

« Qu'est-ce que je pourrais vous demander en échange… »

Pas d'argent, il en avait plus qu'il n'en fallait. Pas non plus une action idiote, juste pour rire. Le Captain l'avait cherché, une petite humiliation serait de rigueur. Quelque chose qui le gênerait affreusement, il voulait voir son visage s'affaisser sous l'embarrassement et avec, ses petits airs de chef et de "Je sais ce qui est le mieux pour toi".
Il voulait observer le sang affluer aux niveaux de ses pommettes, le rendant aussi délicieux qu'une vierge effarouchée...

Se léchant les lèvres d'anticipation, Tony fixa longuement les traits juvéniles, presque ébloui par la pureté qui émanait de l'homme en face de lui.

La chute n'en serait que meilleur.

« Si je gagne… » commença Tony presque en chuchotant, piégeant l'autre dans son regard affamé, « Vous vous branlerez devant moi. » finit-il en chuchotant, son souffle se répercutant sur les lèvres de Steve alors qu'il s'était avancé en direction de l'autre homme.

La réaction de ce dernier ne se fit pas attendre.

"Hein que… Quoi ?!" fut ce qu'il réussit à baragouiner avant de s'étouffer avec sa propre salive. Il sentait son visage brûler alors qu'il s'empêchait d'imaginer quoique ce soit.

Pas d'image, pas d'image, pas d'im…

Trop tard.

Le rire de Stark le détourna de ses pensées qui commençaient un prendre un tour beaucoup trop inhabituel pour le soldat.

« Votre tête est épique. J'espère que tu as pris ça en photo Jarvis ?»

« Bien entendu Monsieur. »

« Tu peux respirer soldat. » lui ordonna Tony toujours plié de rire "Je déconne, j'attendrai un autre pari pour ce gage." rajouta-t- il malicieux en avisant l'air choqué du blond.

« Non plus sérieusement, si je gagne… » reprit-il nonchalamment « Vous me laissez tranquille. »

Si la première proposition l'avait assommé -sûrement traumatisé même-, la deuxième le glaça d'effroi. Lui qui avait pensé pouvoir avancer dorénavant avec Tony, se rendait compte à quel point il s'était fourvoyé et le découragement manqua de l'envahir.

"Qu'est-ce que Tony peut être têtu" se mit-il à penser, sans savoir qu'il découvrait à peine le personnage.

Sa décision fut prise instantanément, de toute façon, ce choix n'en était pas un.

« J'accepte. »

S'il refusait, Tony aurait une excuse éternelle pour s'échapper de lui et il se le refusait.

« Mais après ta défaite » ajouta-t- il tout aussi sérieusement que son homologue «je ne veux plus de fuite, de mensonge. Tu te laisseras faire Tony. » finit-il en le fixant, l'affirmation ne laissant clairement pas le choix au brun.

Tony s'empêcha de déglutir devant la soudaine solennité du moment, et l'idée de contredire le blond sur sa victoire ne lui vînt même pas à l'esprit.

« Vous vous rajoutez une récompense ? Vous ne trouvez pas cela légèrement injuste ? »

« Allons bon Tony, entre toi et moi, qui est le plus désavantagé ? » se permit de faire remarquer le Captain dans un rire désabusé.

Tout en connaissant ses incroyables qualités intellectuelles, Tony se surprit à tergiverser au moment de serrer la main de l'autre pour sceller -cette fois-ci officiellement et de façon définitive- l'accord.

Sérieusement, pourquoi doutait-il ?

Bien sûr qu'il allait gagner, il était infiniment plus futé que ce soldat programmé, qui savait seulement marcher en cadence.
Cependant, alors que Tony attrapait ses pions -les noirs-, il ne put manquer l'étincelle de résolution et de force en Steve, alors que ne régnait en lui plus que des cendres mortes.
Des cendres qui n'aspiraient qu'à s'enflammer à nouveau, malgré ce qu'il essayait de se convaincre.

Foutu instinct de survie.

Mais pour lui, pour le monde, il se devait de gagner.

*Loki est toujours sous forme de Jötun ;)
** Oui, ceci est un flashback xD
*** L'albulm d'Orelsan était sorti il y a peu de temps :')

Blabla de l'auteure: Qui gagnera ? Suspense (ou pas xD). Ce chapitre fait un peu chapitre de transition, mais c'est parce que je réserve beaucoup de choses au prochain chapitre 8) J'ai beaucoup de mal à écrire Loki. Comment est-il dans votre tête ? :O J'ai besoin de conseil xD

En tout cas, bonnes fêtes à tous, et beaucoup de bonheur ! Surtout à Steve et Tony 8)