Ohayô mes patates douces !

Voici donc le chapitre 5, j'espère qu'il vous plaira !

D'abord, je voulais vous remercier vous, mes chers petits lecteurs, pour votre fidélité. J'ai constatée il a y peu que mon bébé avait atteint les 1290 vues, et je suis vraiment heureuse.

Pour ceux qui s'interroge, je n'abandonne pas les petits chapitres bonus ! Ils mettent du temps à venir, mais ils viendront !

Je voulais aussi vous demander ce que vous pensez de Sae. Soyez honnête surtout !

Naheiah : Des bisous et des câlins, cool ! J'espère que l'histoire te plaît toujours autant :)

Yume-Yuna : Aah, j'espère que tu n'as pas trop attendu la concrétisation de la relation entre Sae et Shion. Pour les 5 Chevaliers Divins, je ne sais pas encore. Ils feront probablement une apparition dans peu de temps, mais je ne peux pas en dire plus, puisque je ne suis sûre de rien !

Je vous embrasse fort !


Chapitre 5 ~ Floraison, partie 1

Sae observait, nerveuse, la porte coulissante de la troisième porte du mur de droite. Elle tenait dans sa main droite une lanterne éteinte, et frottait nerveusement sa main.

Dehors, la nuit était tombée depuis quelques heures, et tous les Chevaliers d'Or étaient déjà partit dormir. Elle poussa un profond soupir, en serrant contre elle les pans de son Nemaki bleu ciel, en grimaçant légèrement. Elle se sentait tout à coup extrêmement ridicule, et le rouge lui monta aux joues. Elle leva alors une dernière fois les yeux vers la porte, qui s'ouvrit. Elle frémit légèrement lorsque ses yeux rencontrèrent le sourire qui s'était formé sur les lèvres de Shion.

« -Tu sais, tu n'es pas vraiment discrète, dit-il en, attrapant sa main. Que t'arrive t-il ? Tu ne parvient toujours pas à dormir ? »

Sae secoua la tête. Voila deux nuits qu'elle ne parvenait plus à trouver le sommeil. Mei avait suggérée que cela venait du fait que Shion et les Chevaliers d'Or ne tarderaient plus à partir, et cela affectait tout le monde. Cela avait également permit à Sae et Shion de se rapprocher.

La première nuit, le Grand Pope avait été alerté, comme quelques uns de ses confrères qui avaient le sommeil léger, par les plaintes silencieuses et les sanglots de Sae dans son sommeil. Shion, Mû et Aphrodite avaient alors apaisés la jeune fille dût mieux possible, en vain, car elle ne parvenait plus en s'endormir.

La deuxième nuit, Sae ne parvenait pas à dormir, et c'est uniquement parce que Shaka s'était réveillé en pleine nuit qu'il s'en était rendu compte. Avec l'aide de Shion et d'Aphrodite, ils avaient dût là encore jouer du cosmos pour l'endormir, blottit dans les bras de Shion.

Sae semblait avoir définitivement perdue le sommeil., et avait donc penser à rester près de Shion pour la nuit. Elle ne pouvait pas nier le fait que l'ancien Bélier l'apaisait plus qu'il ne le savait.

« -Viens, je ne mords pas », dit-il avec un sourire.

Sae entra timidement dans la pièce. Shion, qui tenait toujours sa main l'entraîna jusqu'au futon, sur lequel il s'assit en tailleur. La pièce était sombre, mais il pouvait néanmoins distinguer les pupilles écarlate de la jeune fille, tout comme elle pouvait distinguer ses pupilles violine. Voyant qu'elle restait debout et immobile, Shion tira doucement sur le bras de Sae, qui poussa un léger gémissement de surprise. Avant qu'elle n'eut le temps de protester, elle se retrouva coincée contre le torse de Shion, qui la serrait doucement dans ses bras. Il alla ensuite blottir son visage contre le cou de la jeune fille, qui ferma les yeux. Un sourire apparut sur ses lèvres.

Une jeune fille aux cheveux long marchait dans la maison. Le bruit léger de ses pas résonnait dans les ténèbres du couloir. Ses lèvres fines étirées en un sourire effrayant et ses yeux mi-clos, comme vide de vie, donnait à son visage une allure magnifiquement sinistre. Dans son dos, d'étranges lumières rougeâtre semblaient former de grandes ailes de papillon écarlate. Elle portait un kimono d'une blancheur immaculée, et tenait dans sa main droite un katana dégainé.

Elle avança lentement vers la première chambre, celle d'Aphrodite et d'Angelo. Le regard vide, elle observa silencieusement les deux amants enlacés l'un contre l'autre, avant de faire quelques pas dans la pièce. Tout se brouilla dans son esprit, tandis qu'un silence effrayant envahi la maison. Lorsque la jeune fille quitta la pièce, on pouvait clairement distinguer sur son kimono de nombreuses traces de sang. Elle laissa la porte grande ouverte, et on put voir les corps ensanglantés des deux amants, poignarder en plein cœur dans leurs sommeils.

La jeune fille avant alors jusqu'à la seconde chambre, et le même manège se répéta. Sans trembler, sans once de compassion, elle observa les deux amants, avant de les poignarder.

Elle avança avec lenteur jusque la chambre de Shion, qui dormait profondément. A côté de lui se dressait la silhouette fine et élancée de Chitose, qui regardait dans sa direction. Le même sourire effrayant trônait sur ses lèvres, et elle s'empara du katana maculé de sang, avant de le plonger dans la poitrine du Pope. Chitose se tourna alors vers la jeune fille, avant de poser ses mains sur ses joues, un sourire de satisfaction sur les lèvres.

« -Je te l'avais dit, Sae... Nous sommes pareilles », murmura t-elle.

Sae se réveilla en sursaut, tremblotante et en sueur. Son cri avait réveillé Shion, qui s'empressa de la prendre dans ses bras presque immédiatement. Ses joues pâles étaient inondées de larmes, et elle ne parvenait plus à prononcer un seul mot, les yeux écarquiller et la bouche entrouverte. Elle était fiévreuse.

Le Pope l'enlaça avec douceur, caressant affectueusement ses cheveux. Mais Sae demeurait inconsolable, ce qui provoqua une grande tristesse dans le cœur de Shion. Finalement, ce fut après une demi-heure de sanglot qu'elle parvint à retrouver son calme. Ses larmes s'étaient tarie, mais elle tremblait toujours, et elle faisait de la fièvre. Il la porta précautionneusement à la salle de bain, où elle passa de l'eau froide sur son visage, mais demeurait silencieuse, comme murée dans le silence. Shion l'emmena de nouveau dans sa chambre, où il s'assit sur le futon. Sae était blottit contre lui, en reniflant son odeur apaisante. Il hésita à l'interroger, sentant la peur qui occupait son esprit et qui troublait son cosmos. Il se contenta de la serra davantage contre lui, en l'embrassant doucement sur le haut du front.

Mei et Mao étaient plus inquiet. L'état de Sae n'avait fait que se dégrader dans la nuit, et elle était finalement parvenu à s'endormir à l'aube. Sa fièvre n'avait pas baissée, et il fallait à présent qu'elle se repose, sous le regard anxieux de Shion, qui n'avait pas quitté son chevet. La situation attristait grandement les Chevaliers d'Or, qui se relayaient chacun leur tour pour tenir compagnie à Shion, qui refusait catégoriquement de quitter le chevet de Sae. Il était là pour elle, lorsqu'elle s'agitait légèrement, ou qu'il sentait de la confusion dans son esprit. Les habitants de la maison ne pouvait qu'être admiratif devant tant de dévouement.

Aux alentours de midi, tandis que Mû lui apportait de quoi manger, il sentit une main se poser sur la sienne, et son regard croisa le maigre sourire qui se dessinait sur les lèvres de Sae, enfin réveillée. Ses yeux mi-clos étaient cernés, et elle avait pâlit, mais son sourire était toujours présent. Shion déposa l'assiette sur le tatami, et alla plaquer un baiser au creux des lèvres de Sae. Il avait eut peur, vraiment très peur.

La jeune fille se redressa péniblement, pour aller se blottir dans les bras de Shion, qui la serra volontiers contre lui. Mû, toujours présent dans la pièce, assista à la scène, un sourire tendre sur les lèvres. Il était plus qu'heureux de voir que son maître avait lui aussi trouvé le bonheur.


Satoko tressait les cheveux de Sae dans un coin du salon. Un sourire éclatant éclairait son visage. La petite était très heureuse de voir que l'état de la jeune femme s'était amélioré dans la journée, et qu'elle avait presque retrouvée toute ces forces. Elle portait davantage Shion dans son cœur, l'admirant pour avoir veillée sur sa grande-sœur pendant qu'elle ne pouvait pas le faire. Plus loin dans la pièce, l'inquiétude et la joie peignait le visage de Ren. Certes, il était heureux de voir que Sae était presque rétablit, mais il ne pouvait s'empêcher s'inquiéter. Pourquoi Chitose n'était pas revenu ? Que manigançait-elle ? Tant de question qui restait sans réponse...

Une fois le repas achevé, Sae regagna sa chambre, où se dressait devant elle une silhouette élancée qu'elle ne connaissait que trop bien. La porte se referma derrière elle, tandis que les quelques lanternes présentes dans la pièce s'allumèrent par leur propre volonté, dévoilant la silhouette de Chitose, qui fixait Sae. Celle-ci demeura immobile, le souffle court, en se remémorant irrémédiablement le cauchemar qu'elle avait fait.

« -Un cauchemar, Sae ?, demanda Chitose comme si elle avait lu dans ses pensées. Ou une vision de l'avenir ? »

Sae s'effondra sur le sol, tremblante et en sueur. Des larmes ruisselaient sur ses joues pâles.

« -Pas ça..., supplia t-elle sans lever la tête vers Chitose, qui s'accroupit devant elle.

-C'est nécessaire, Sae. Ces Chevaliers t'ont complètement corrompu... », répondit le fantôme en souriant légèrement.

Poussée par une force invisible, Sae leva les yeux vers Chitose, celle-ci lui adressa un sourire bienveillant.

« -Tout ce que tu as vécu, toute les douleurs et la souffrance que tu as connu, je peux la comprendre mieux que quiconque, Sae, expliqua t-elle d'une voix maternelle.

-Non, c'est faux..., répondit Sae en secouant la tête.

-Les villageois t'ont persécutés, tu as dût vivre seule. Et maintenant le seule personne que tu aimes plus que tout au monde s'apprête à partir, sur les ordres d'une Déesse cruelle et sans pitié..., reprit Chitose.

-Athéna..., compléta Sae, les yeux vides.

-Oui, tout est la faute d'Athéna. C'est à cause d'elle si je suis condamnée à errer dans cette maison pour l'éternité. C'est à cause d'elle si tu ne pourras jamais avoir la vie dont tu rêves. Oui, tout est de la faute d'Athéna... »

Sae tenta de secouer la tête. Elle ne voulait pas se laisser bercer dans de telles illusions, mais son corps se vidait de ses forces, et un désir de vengeance emplie son cœur. Sa tête vacilla sur le sol, et elle resta immobile, les yeux mi-clos. Ses larmes coulaient librement sur ses joues. Chitose lui adressa un sourire réconfortant, et satisfait.


Aphrodite et Angelo étaient couchés et endormit depuis quelques minutes à peine, lorsque le cancer eut une drôle de sensation, un peu comme lorsqu'il avait vu Chitose pour la première fois. De plus, en entrouvrant les yeux, il constata que Satoko était très agitée. Comme elle remarqua que le Cancer la questionnait du regard, elle se contenta de lui sourire doucement, comme pour lui signifier qu'il n'avait rien à craindre. Angelo haussa un sourcil, mais alla tout de même se blottir contre le dos d'Aphrodite, qui dormait profondément.

Des bruits de pas léger et irrégulier se firent entendre dans le couloir, et il se mit à frémir. Ce n'était pas dans son habitude, mais il se sentait menacer. Pire encore, un pressentiment lui faisait clairement comprendre que quelque chose menaçait tout ce qui vivait sous se toit.

« -Sekai wa shigeki desu... Shigeki desu... Jinsei wa ichido kiri, shikashi daremo ga kanashii... »*

La porte coulissante s'ouvrit à ce moment là, et il se redressa pour faire face à la silhouette fine de Sae. La tête basse, elle entra dans la pièce, dévoilant dans son dos de larges ailes écarlates, qui semblaient presque irréelle. Quelques mèches de ses cheveux immaculées étaient devenu étrangement noire, comme les cheveux de Chitose. Elle tenait également dans sa main droite un long katana sortit de son fourreau. Satoko écarquilla les yeux, en hurlant à Angelo de fuir. Sans une once d'hésitation, Sae leva son arme avant de l'abattre sur Aphrodite, endormit. Le Cancer écarquilla les yeux. La lame venait d'être parée par un éclair doré.

« -Mû ! », s'écria Angelo lorsqu'il constata que c'était bien le Chevalier du Bélier qui venait de sauver le Poisson.

Le Cancer attrapa son amant, et le tira loin du futon, où Sae libéra son arme, avant de frapper vers le Chevalier du Bélier qui esquiva sans difficultés.

« -Mais qu'est-ce qu'elle a ?!, demanda le Masque de Mort.

-Son esprit est possédée !, cria Satoko avant que Mû n'ait eut le temps de répondre. C'est Chitose ! C'est Chitose qui a fait ça !

-Ne lui faites pas de mal !, supplia Mei, qui se dressait devant l'entrée de la chambre, avec Ren et Mao.

-Comment peut-on la libérée ?, demanda Mû en déviant une autre des attaques de Sae.

-Je ne sais pas..., avoua Satoko entre deux sanglots. Ça n'étais jamais arrivé avant... »

Shion apparut alors dans la pièce, derrière Sae, et attrapa ses bras, en lui faisant lâcher son katana. Elle tenta alors de se débattre, en vain.

« -Vas-y, Shaka ! Le temps presse !, déclara simplement la Pope.

-Tenbu Hôrin ! »

Mû, surprit par l'apparition de la Vierge, se tourna avec lui,et découvrit avec stupeur qu'il venait bien de lancer son attaque, privant Sae du sens du toucher. Elle cessa d'ailleurs de s'agiter, alors qu'immanquablement, Shaka lui retirait un à un tout ses sens. Shion la maintenait fermement contre lui, l'empêchant de chuter, avant de l'allonger sur le sol, sous le regard emplit de larme de Satoko.

« -La possession, hein ?, demanda Aphrodite en s'asseyant à côté de Shion.

-Je me demande encore comment ça peut-être possible..., répondit Shaka.

-Je peux le voir maintenant ! », déclara Mû.

Grâce à ses dons, Mû, tout comme Shion, pouvait avoir une image nette de son esprit. Il vit alors Sae, recroquevillée sur le sol, et entravée par de grosse chaîne, qui l'empêchait de bouger. Shaka l'ayant privé de ses sens, il vit alors les chaînes disparaître comme si elle n'avait jamais existé.

Venait-elle d'être libérée de sa possession ?

« -Est-ce terminé ?, demanda timidement Satoko.

-Oui, il semblerait », répondit Shion.

Aphrodite effleura avec douceur le front brûlant de la jeune fille, qui s'agita légèrement, tandis que Angelo se laissait tomber sur les tatamis. Ils venaient d'échapper à la mort !


Et voila.

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