Diclaimer : rien à moi hors l'intrigue et certain perso, le reste à lucasfilm

Note de l'auteru : et c'est paritt pour un septième chapitre ! et je peux déjà dire que cette fic en comptera 10. Et qu'un second tome est en cour de rédaction…

R&R, please.

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Chapitre 7 : Maître et Padawan

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Cette nuit là, Tanios dormi longtemps. Lorsqu'il s'éveilla, son chrono indiquait neuf heures. Son Maître était parti et le petit déjeuné qu'il avait laissé était déjà froid. Il jaillit du lit, dévora le petit déjeuné refroidi, débarrassa la table et fit la vaisselle. Il remarqua que son Maître n'avait pas touché au dîner qu'il lui avait laissé la veille. Cela expliquait peut être qu'il se soit levé si tôt, sans le réveiller. Tanios en doutait. Il pensait plutôt que ce réveille discret était dû aux ennuis qui avait mit son maître en colère et qui, il commençait à y songer, l'avait peut-être retenu la veille. Quoiqu'il en soit, il ne lui en avait pas parlé, cela signifiait qu'il ne pensait pas avoir besoin de son aide. Même s'il lui était pénible de se sentir mis à l'écart de la sorte, il admettait que son maître pouvait avoir une partie de sa vie qu'il ne souhaitait pas partager.

En attendant, Tanios était libre comme l'air. Il décida de rejoindre Tatia, Jav et Sine, ses amis. Il les chercha dans les salles d'entraînement des apprentis. Ici, ils n'avaient pas tous le même niveau, mais tous ceux du même âge avait le même. Ses amis et lui allaient sur leurs treize ans, ils étaient donc les plus expérimentés de cette salle. Normalement, les Padawan avait leurs propres ensemble de salles d'entraînement, mais cette organisation était surtout faite pour que les Jedi de même niveau n'aient pas à se chercher d'un bout à l'autre des centaines de salles d'entraînement. Cependant, chacun était libre d'aller où il voulait.

Tanios aperçut Sine en plein combat avec un jeune bothan. Tous deux humanoïdes félins, leurs mouvements étaient fascinants, ce qui ravissait quelques étudiant d'une dizaine d'année qui les observait de loin. Ne voulant pas la déranger, il poursuivit ses investigations. Il passa dans les salles des Padawan. Là, le jeune Jedi était bien plus impressionné. Ceux qu'il côtoyait avaient parfois dix ans de plus que lui ! Les rirent et les odeurs n'étaient plus les mêmes. Et la Force était beaucoup plus présente, avec toutes ces personnes qui l'invoquait en permanence. Il finit par trouver Jav. Il était en train de s'entraîner avec son Maître. Ne voulant pas les déranger, Tanios s'assit sur un banc à l'écart et observa les combat qui se déroulaient sous ses yeux.

Finalement, Jav le remarqua. Son visage s'épanouit, mais son adversaire profita de cet instant de distraction pour le désarmer. La mine déconfite, le garçon écouta la leçon de son maître, que Tanios ne pouvait pas entendre, mais dont il devinait la teneur : « Ne te laisse pas distraire ». Finalement, son Maître laissa Jav se précipiter vers son ami.

« - Tan ! Je suis content de te voir debout ! Je suis passé te voir à l'infirmerie mais tu dormais. J'aurai aimé être là à ta sortie, mais Maître Assh'dag avait besoin de moi. Sine m'a dit que ton maître n'était pas venu ?

- Il est arrivé en retard, il avait eu un problème. Et toi, comment tu vas ? Je suis content que tu ais été pris comme Padawan !

- Comment je vais ? C'est toi, le malade, qui devrai répondre à cette question. Dire que tu es déjà allé en mission, alors que moi, je reste ici ! Maître Assh'dag ne veut pas que nous partions tant que nous ne serons pas parfaitement accordés !

- Maître Yeva était pareil, tu sais. »

Jav remarqua que son ami s'était assombrit.

« - Viens, on va discuter dans le jardin.

- Attends ! J'aurai bien aimé voir Tatia.

- Comment, tu sais pas ? Elle a été prise en apprentissage par Maître Ban d'Orley, et elle, elle est partie tout de suite avec elle !

- Ça, ça ne m'étonne pas. Ban d'Orley n'est presque jamais au Temple. Je crois que nous ne verrons plus souvent Tatia. » C'est alors que Maître Yeva apparu une des portes de la salle. Tanios était fier de lui : il l'avait senti arrivé et avait tourné la tête vers lui avant qu'il n'apparaisse. Son Maître lui fit signe de la main. Tanios salua son ami et alla rejoindre Yeva.

«- Viens, Padawan, nous avons à parler. »

Tanios le suivit sans mot dire. Yeva le conduisit dans les jardins. Ils parlèrent longuement de ce qui s'était passé sur San Ta. Assit sur les rives du lac, Tanios raconta tout ce qu'il avait sur le cœur, sa culpabilité de n'avoir pas pu sauver les siens, son impression qu'après les horreurs qu'il avait vues, le cadavre de son père et l'incendie de la maison, la vie ne serai plus jamais la même. Il parla de ses craintes pour Jan traqué par des assassins. Il parla de sa douleur d'avoir perdu les siens.

Yeva l'écouta sans mot dire, se contentant de laisser la Force couler entre eux. Il percevait les sentiments que son Padawan essayait d'exprimer. Il l'écouta jusqu'au bout. Puis ce fut son tour de parler. Il expliqua à son Padawan qu'il était normal de se sentir coupable, mais qu'il lui faudrait surmonter ce sentiment. Qu'il lui faudrait admettre que l'univers n'était pas entièrement mauvais, pas plus qu'entièrement bon. Qu'il serait parfois confronté à ça au cours de ses missions, et qu'il ne devra pas se laisser impressionner. Que la douleur en perdant les siens était naturelle. Qu'il avait le droit de souffrir, mais qu'il ne devait pas se morfondre dans la douleur. Mais il ne devait pas non plus oublier. Il finit par sortir de sa poche des barres alimentaire.

« - Mange ça Padawan. Il est tard et tu ne déjeuneras pas aujourd'hui. »

Intrigué, Tanios mangea sans rien dire.

« - A présent, tu va méditer sur ce que je t'ai dit. Mais tu as beaucoup de choses à assimiler. Je vais t'apprendre à entrer dans une transe de méditation bien plus profonde que celles que tu connais. Ferme les yeux et concentre-toi »

Tanios obéit. Il senti l'esprit de son maître le guider. Il se laissa faire. Il avait confiance. Il perdit peu à peu toute sensation, mais il savait que son maître resterait à ses côtés. Il lui sembla s'élancer à une vitesse vertigineuse à travers l'infini de l'univers. Puis il arriva dans un endroit de son esprit où plus rien ne pouvait l'atteindre.

Assit au bord du lac, Yeva retint corps de son Padawan qui glissait vers le sol et l'allongea, posant sa tête sur ses genoux

Il resta ainsi un moment. Il avait besoin de méditer, lui aussi. Il était allé voir Lenna le matin même. Pour s'excuser de sa fuite de la veille, il avait acheté un bouquet de fleures. Il s'était senti ridicule en les offrant, pourtant Lenna avait eut l'air contente. Il était entré chez elle. Ils avaient parlé un peu. De Tanios. D'eux-mêmes.

Et ils s'étaient embrassé.

Yeva s'était dégagé.

« - Non ! Je suis désolé. Je n'aurai jamais du venir ici… » Il avait tenté de sortir, mais Lenna n'avait retenu.

« - Reste ! Pourquoi tu t'enfuit ? Pourquoi tu refuses cet amour ?

- Vous ne comprenez pas… Je n'ais pas le droit. Je suis un Jedi ! Je n'ai pas le droit de m'attacher !

- Alors ne t'attaches pas. Contentes-toi de vivre. » Et elle l'avait embrassé. Et il lui avait rendu son baiser. Il était parti avec regret, mais il avait des devoir envers son Padawan. Il savait que la meilleur chose à faire était de ne pas retourner la voir. Mais il toucha ses lèvres de ses doigts et il su qu'il reviendrait. Pourrait-il l'aimer sans s'attacher ? Il voulait croire que oui. Mais il n'en savait rien. Il avait besoin d'aide.

Il pris son Padawan dans ses bras et le ramena jusqu'à sa chambre. Il le coucha, le couvrit et sorti de la pièce.

Il alla frapper à la porte de Maître Kenaz. Un jeune zabrak d'une quinzaine d'années lui ouvrit.

« - Bonjours Beth ! Je viens voir ton maître.

- Je suis là Yeva ! Attend une minute, j'arrive. » Répondit un voix qui venait du fond de l'appartement. Il y eut une série de bruit, semblable au contenu d'une armoire qui se déverse sur le sol, suivit d'une bordée de jurons.

- Beth ! Vien m'aider au lieu de bailler aux mynocks !

- J'arrive Maître ! » Il lança un clin d'œil complice à Yeva « Excusez-nous…les préparatifs de départ en mission… » Yeva sourit. Il savait pour avoir été son Padawan pendant près de douze ans à quel point la désinvolture de Kenaz en ce qui concernait le rangement était problématique lors des départs en mission. Finalement, son ancien maître apparu enfin.

« - Me voici ! Que puis-je faire pour toi, mon vieux Padawan ?

- Je souhaiterais vous parler. » Devant la mine grave du Chevalier, Kenaz se rembrunit.

- Oh, toi ! Tu as des ennuis ! Laisse-nous un moment Padawan. » Lança-t-il au garçon qui se retira immédiatement, tandis que les deux Jedi s'asseyaient. « Alors, qu'y a-t-il ?

- Je suis amoureux. »

Kenaz le dévisagea un moment puis pris sa tête dans ses mains avec un soupir.

« - De qui ? » demanda-t-il sans lever la tête.

« - Lenna

- Lenna, Lenna, ... Ah! J'y suis. La mère de Tanios. » Il soupira et resta un moment silencieux. Puis il releva la tête.

« - Je suis désolé. Je pars en mission dans moins d'une heure. Je ne peux rien pour toi pour l'instant. Tu dois aller voir quelqu'un d'autre. Parles-en au Conseil, ils sauront t'aider et te conseiller

- Je ne vais pas aller voir le Conseil pour ça !

- Comme tu veux, mon ancien Padawan. Mais je devine qui si tu es venu me voir, c'est que tu as perdu le contrôle de tes sentiments. » Yeva grimaça.

« - Vous me connaissez bien. J'espérais que vous pourriez m'aider mais ce n'est pas grave.

- Si, c'est grave. Bien plus de Jedi que tu ne l'imagine ont ressenti un jour ces sentiments. Et tous ceux qui ont survécu pourront te dire à quel point ils ont souffert. Agissez à votre guise Maître Yeva, mais prends garde à toi. Je reviendrai dans quelques semaines, là nous pourrons parler. » Il se tourna vers la porte de son apprenti en l'appelant. Yeva les salua et se retira.

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Tout en errant sans but dans les couloirs du Temple, Yeva réfléchissait à ce qu'il venait d'entendre. L'amour n'apportait-il que la souffrance ? Tout son être lui criait que non. Il aimait Lenna, il ne pouvait s'en empêcher. C'était ainsi. Alors pourquoi ne pas la voir ? De toute façon, il commettait déjà une faute en ne luttant pas contre ce sentiment. Il haussa les épaules. Quitte à être pendu, autant être pendu pour quelque chose. Il soupira. Le mieux serai de ne pas se faire « pendre ». Ou prendre. Il songea aux répercussions que ses actions pourraient avoir. Si sa liaison avec Lenna s'approfondissait et qu'elle était découverte, que s'ensuivrait-il ? Quelles répercussions cela aurait pour son Padawan ? Il regagna leur appartement et dévisagea le garçon. Paisiblement allongé sur son lit, les yeux clos, le visage détendu, il semblait l'image même de la sérénité. Yeva envia un instant son innocence. Puis il se souvint du lien qui liait son ancien Maître à son Padawan. La profondeur de leur affection et de leur complicité sautait aux yeux. Aurait-il un jour une telle relation avec Tanios ? Il le souhaitait de tout son cœur.

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Tanios avait exploré ses sentiments aussi profondément qu'il l'avait pu. Il avait revécu encore et encore les événements qui l'avaient blessé jusqu'à les admettre. Il s'était répété peut-être cent fois que presque toute sa famille était morte jusqu'à en prendre toute la portée et l'accepter. Il avait revu le détail de chaque scène en cherchant ce qu'il aurait pu faire pour empêcher le drame. Rien. Il avait fait tout son possible. Il aurait juste dû prévoir que les incendiaires n'étaient peut-être pas partis. Et qu'ils savaient qu'il était un Jedi. En fait, c'était très improbable. Et de toute façon, même s'il l'avait su, il n'aurait rien pu faire de plus. Aurait-il du insister davantage auprès du capitaine pour qu'il prenne la menace au sérieux ? Mais les criminels semblaient parfaitement au courant du dispositif de sûreté puisqu'ils avaient réussi à venir et à repartir de la propriété sans se faire voir. Ils auraient contourné tous ce qui aurait pu être fait. Non, il n'avait rien à se reprocher.

Il ouvrit les yeux sur la douce lumière orangée de sa chambre. Il resta un moment, le corps et l'esprit parfaitement détendus, savourant cette quiétude. Puis il se leva et alla dans le salon qu'il partageait avec son maître. Celui-ce était confortablement installé dans un des fauteuils, un datablock à la main.

« - Enfin debout, Padawan ? Comment te sens-tu ?

- Bien Maître. Merci ! » Leurs yeux se croisèrent. Yeva apprécia la sérénité qu'il voyait dans ceux de son Padawan. Il était guéri. Il faudrait être prudent quelques temps, mais le plus dur était passé.

« - Un dîner t'attend dans la cuisine. File ! »

Tanios ne se le fit pas dire deux fois. Ils passèrent la soirée assit face à face dans le salon en bavardant, Yeva racontant quelques-unes unes de ses missions et Tanios buvant ses paroles. Quelques fois, Yeva s'arrêtait au milieu d'une histoire et demandait à son Padawan quel enseignement en tirer.

« - Qu'on ne peu pas être préparé à tout, Maître ?

- Exactement Padawan. Nous devons être prêts au maximum, mais nous ne pouvons jamais l'être tout à fait. C'est pourquoi la formation d'un Jedi n'est jamais finit. Sait-tu ce qu'a dit Maître Quadehar, un très ancien Maître ?

- Non, Maître.

- « Il faut treize ans pour devenir Padawan, treize autres pour devenir Chevalier et toute une vie pour le mériter. » Médite un peu sur cela, Padawan. »

Tous deux gardaient le silence quelques minutes puis Yeva reprenait son récit.

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« - Quand repartirons-nous en mission ? » Interrogea Tanios pendant un déjeuné au réfectoire, quelques jours après sa sortie de l'infirmerie.

« - Pas avant quelques semaines, Padawan. Nous avons à faire au Temple.

- Quoi ?

- Eh bien, par exemple, nous entraîner au sabre laser.

- Mais ça on peut le faire en mission, non ?

- Bien sur, mais il n'est pas recommandé de partir en mission alors que l'on commence à peine l'apprentissage d'une forme.

- Comment ça… Maître ! » Yeva sourit.

« - Qu'y a-t-il, mon tout jeune Padawan ?

- Vous allez m'apprendre une nouvelle forme de combat ?

- Oui. Je pense qu'il est temps que je t'initie au Soresu. La forme I est très utile en duel, mais elle n'est pas la plus appropriée pour les missions. Il n'y a plus de Sith à combattre, de nos jours et les Jedi noirs sont bien peu nombreux également. Non, ce sont les blasters nos ennemis à présent. » Yeva se réjouissait de la joie de son Padawan. En vérité, il n'avait pas envisagé de le former à une autre forme avant qu'il soit officiellement son Padawan, mais le garçon était prêt. Et puis, … cela lui fournissait une excuse pour rester sur Coruscant encore quelques semaines.

« - Quand commencerons-nous ? » La question de son Padawan rappela Yeva à la réalité.

- Cet après-midi même. Ton temps libre commence maintenant et se finit à deux heures dans la salle d'escrime des Padawan numéro 12.

- Bien, Maître ! » Tanios sauta de sa chaise, rapporta son plateau et disparut.

Ce jour là, Jav, Sine et lui se retrouvaient dans sa chambre. Il avait déjeuné tard et quand il arriva, ses amis étaient déjà là.

« - Salut Tan ! Tu as un message. » Lança Jav.

« - Et sécurisé en plus ! » renchérit Sine

En effet, le comlink que Tanios avait négligemment jeté sur le bureau clignotait. Intrigué, il l'alluma. Qui donc pouvait lui envoyer des messages ?

C'était Jan.

« Bonjours Tan, j'espère que tu vas bien. Je sais que nous ne sommes pas sensés avoir de contact, surtout à cause de l'histoire de ton anonymat, mais cette liaison est sécurisée et de toute façon, je dois te parler. Le notaire à ouvert devant moi, Perra et Sa Majesté le testament de papa. J'hérite de presque tout bien sûr, mais tu reçois une pension dans un compte à ton nom, un appartement sur Coruscant et celui qu'il t'avait fait aménager dans le château, sur Trey. Je ne sais pas ce que ton statut de Jedi te permet de faire de ça, mais c'est à toi. J'espère que tu t'es bien remit et que tu va bien. Répond moi s'il te plait, que je sache si tu as reçut le message et si tu vas bien. Je t'embrasse. »

L'image en trois dimensions de Jav disparut. Tanios resta immobile, les yeux fixés là où elle se tenait quelques secondes auparavant. Ce fut Jav qui rompit le silence.

« - Ben mon gars ! Deux appartements et une « pension conséquente » ! C'était qui ton père ? » Tanios ne répondit pas tout de suite, gêné. Il avait toujours réussit à esquiver ces questions.

« - Oh ! euh… je ne suis pas sensé le dire. » Jav siffla.

« - Allez avoue ! De toute façon, il est mort, si j'ai bien comp… » il fut interrompu pas le regard sombre que lui lança son ami. « désolé. »

- Mais, Tan, une pension, deux appartements… qu'est-ce que tu vas en faire ? Nous ne pouvons pas avoir de possessions !

- Ce n'est pas interdit » fit remarquer Jav. « Juste déconseillé. Ou pas recommandé.

- Je ne sais pas ce que je vais faire. » admit Tanios. « Je ne sais pas si je peux refuser. Je peux en faire don à l'ordre ? Je ne sais pas. Il faudra que j'appelle le notaire et Jan.

- Et il faudra que tu en parle à ton Maître. » rappela Sine.

« - A propos, il est presque deux heures, il faut que j'y aille. A demain ! »

Ils se quittèrent sur le pas de la porte et Tanios couru retrouver son Maître. Celui-ci était déjà arrivé et s'échauffait. Tanios le rejoignit.

« - Ah ! Te voilà ! Prend ton sabre. Met toi en garde. Bien. Maintenant, regarde. » Yeva mimait les mouvements au fur et à mesure. « La garde de la forme III est légèrement différente. Ecarte un peu plus les jambes. Tu es bien équilibré ? Bien. Ecarte ton coude gauche de ton corps. Là, c'est mieux. Tu places ton sabre à gauche, comme ça, si tu dois partir en revers, tu seras tout de suite placé.

- Mais si je dois partir en coup droit ?

- Tu es plus rapide à aller de gauche à droite que de droite à gauche. De plus, tu es instinctivement bien positionné à droite, alors qu'a gauche tu cherche un peu. Ce n'est que quelques dixièmes de secondes, mais ça peut-être vital. Cette pose de départ est assez impressionnante, mais pas trop agressive. C'est le principe du Soresu. C'est une forme de défense, pas d'attaque. »

Ils s'entraînèrent tout l'après-midi. Tanios devait reconnaître que son Maître avait raison : à la fin de la séance, il était totalement désorienté. Il mélangeait sans cesse les deux formes et s'emmêlait dans des mouvements simples mais désorganisés. Yeva lui avait assuré que c'était normal et que dans quelques temps tout irait mieux.

Tanios regagna sa chambre, se doucha, prit un rapide dîner improvisé puis s'effondra sur son lit. Il s'endormit presque instantanément.

Yeva, lui, sortit du Temple. Il était invité à dîner.

Ils s'entraînèrent ainsi pendant près de deux semaines. Le matin, ils faisaient des exercices de méditation et l'après-midi, ils s'entraînaient au sabre. Le soir, ils restaient dans le salon où Yeva parlait et apprenait à son Padawan les préceptes Jedi. Parfois, c'était Tanios qui lançait le débat en posant des questions. Ils eurent une longue discussion sur la famille et l'attachement. Yeva fut absent deux autres soirs. Il se montrait évasif quant à ce qu'il faisait. Il se contentait de dire qu'il « dînait en ville » . Tanios était un peu jaloux que son Maître l'écarte ainsi d'une partie de sa vie. Le second soir, il tenta d'appeler Jan. Ce fut le capitaine Perra qui répondit. Tanios lui demanda de rappeler : San Ta était loin, et il serait bien embarrassé si le trésorier du Temple lui demandait pour quelle mission urgente il avait eu à appeler si loin si longtemps.

« - Tan ? » Le jeune duc de Trey semblait enchanté de revoir son frère. « J'avais peur qu'ils t'empêchent d'appeler !

- Eh bien…en fait… « ils » ne sont pas au courant… » Jan éclata de rire. Surprit, Tanios le dévisagea. Il ne l'avait jamais vu rire auparavant. Il nota ses yeux cernés et son teint qu'il devinait pâle, malgré la mauvaise qualité de transmission. Son frère était épuisé et cherchait à se détendre par tous les moyens.

« - Bon, alors, que fais-tu ?

- Je ne sais pas. Je ne suis pas sensé posséder quoique ce soit.

- Ecoute ! Tu possède bien tes habits, non ? Et ton sabre laser ! Alors qu'est-ce que ça change un ou deux appartements et un peu d'argent en plus !

- Un peu d'argent ! Cinq milles crédit par mois ! Et les appartements, parlons-en ! Celui de Coruscant est dans les plus hauts niveaux. Il vaut sûrement une fortune ! Et je ne parle pas de celui de Trey.

- Tu as raison. Sa valeur est uniquement sentimentale. Pour celui de Coruscant, c'était celui qu'avait Papa quand il était jeune, il ne l'a plus utilisé depuis qu'il en a acheté un autre plus grand et plus haut. Et quant à la pension, elle ne représente presque rien en regard des sommes d'argent qui me passent dans les mains chaque semaine. Sincèrement Tan, ton héritage, c'est dix fois rien à côté de que ça aurait pu être si tu n'avait pas été un Jedi. Papa savait que tu ne peux rien posséder, c'est pour ça qu'il à choisit des choses symboliques, mais de peu de valeur.

- Peu de valeur ? J'en revient pas ! » Jan sourit

« - De toute façon, tu es obligé d'accepter. Je suis l'héritier de Papa, donc je ne peux pas toucher à ce qu'il a souhaité donner à d'autre, c'est la loi. Je ne peux donc pas t'en débarrasser. Tu n'as qu'à le donner à quelqu'un !

- Je croie bien que c'est ce que je vais faire…Merci beaucoup, en tout cas.

- De rien. Mais attend, j'ai autre chose à te dire. J'ai demandé audience au roi pour lui parler de toi. Je n'ai rien demandé, bien sûr, mais j'ai dit, en beaucoup plus de phases et de dentelles, que quasiment toute ma famille était morte à son service et que j'aimerai bien conserver au moins mon dernier frère, ce qui serait très difficile si son identité était connue. Il m'a promit qu'il ne parlerait de toi à personne.

- C'est génial ! » Tanios se forçait à l'enthousiasme. En réalité, il n'aimait guerre cette idée d'escamoter ainsi toute une partie de son identité. Mais il savait que c'était pour sa sécurité.

« - Merci beaucoup, Jan ! Bonne soirée !

- Bonne soirée ! Prends garde à toi !

- Toi aussi, petit frère, toi aussi. »

Tanios s'était couché, pensif.

Le lendemain, il avait envoyé un message à sa mère où il expliquait ce qui c'était passé et où il lui donnait l'appartement.

Lorsque son Maître lui demanda ce qu'il avait fait de sa soirée, Tanios rétorqua

« - Et vous, Maître ?

- J'ai passé la soirée avec quelqu'un.

- Moi aussi. » Tanios s'était senti honteux. Il n'avait pas menti, mais il avait éludé la question de son Maître. Mais pourquoi celui-ci lui faisait-il des cachoteries ?

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Un matin, Yeva annonçait à Tanios qu'ils partaient en mission d'entraînement sur la petite lune d'une grande planète : Yavin 4.

« J'en ai entendu parler. » affirma Tanios. « C'est là qu'il y à eu quelques batailles contre les Sith, non ?

- En effet. Certains disent que c'est le berceau des Sith et des Jedi, bien avant les premières guerres. »

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Durant le trajet Tanios ne parla pas beaucoup. Il croyait savoir pourquoi ils se rendaient là-bas : dans quelques jours, il aurait treize ans. Il deviendrait alors officiellement le Padawan de Yeva et il soupçonnait celui-ci de vouloir célébrer l'événement dans un cadre symbolique. Mais au cas où il se tromperait, il n'osait pas en parler.

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Arrivé sur la lune, Tanios posa le vaisseau là où le lui avait demandé son Maître, en pleine forêt. Il avait cru voir en arrivant des constructions en forme de pyramides, mais il faisait nuit et il n'avait pas pu mieux observer.

« - Le côté obscur est très présent ici. » fit remarquer Yeva. « Les temples que tu peux voir ont été construit pour les seigneurs Sith par leurs esclaves. Nous ne nous en approcherons pas. Pas cette fois du moins.

- Alors où allons-nous ?

- Tu vois cette éminence, là bas ? »

Tanios n'aurait pas su dire s'il s'agissait d'une petite montagne ou d'une grande colline. Ils prirent leur sac de survie et s'enfoncèrent dans la jungle.

Ils cheminèrent ainsi pendant plusieurs jours. Ils affrontèrent quelques représentants de la faune des lieux, mais ils ne furent jamais réellement en danger. A plusieurs reprises, Yeva avait demandé à son Padawan de chercher et de suivre la piste d'un animal qu'ils avaient ensuite observé sans se faire remarquer. Il lui apprit à marcher longtemps sans se fatiguer. Il le fit même courir pendant toute une journée et marcher toute une nuit. Tanios était enchanté. Yeva était heureux du bonheur de son Padawan. Il savourait ces instants où il était totalement absorbé par ce qu'il faisait et où il ne se torturait pas la conscience. Il pensait à Lenna très souvent, mais à chaque fois, son Padawan mobilisait son attention et le tirait ses pensées. Il s'effraya plusieurs fois à la suite de ses expériences. Lorsqu'il essaya d'apprivoiser un dangereux serpent par exemple ou lorsqu'il tenta de boire ce qu'il croyait être de la rosée et qui était en faîte la sève toxique de l'arbre. Mais leurs esprits étaient de plus en plus proches, Yeva pouvait sentir à présent le mélange d'ivresse et de curiosité qui s'emparait du garçon lorsqu'il avait une idée d'expérience, et intervenir à temps.

Ils arrivèrent de nuit. Lorsque le camp fut monté, Yeva déclara qu'il veillerait seul cette nuit.

« - Demain est un jour important pour toi, tu dois être en forme. Je te laisserai seul méditer. Mais pas d'expériences ! » Tanios sourit légèrement puis s'endormit.

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fin du chapitre

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NOTE : euh…5 review pour 6 chapitre, c'est pas très glorieux ça… alors on se mortive et on ecrit trois lignes ? Je vien bien d'en tapper je sais pas combien moi ! bises, la suite la smeaine prochaine, les événement von tun peu s'accélérer