BrockBuck mon Stony

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, mystère, action, noir (toujours du nouar), shonen-ai

Couple : BrockBuck (ou WinterBones mais j'aime bien BrockBuck) et Stony.

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck et Stan Lee (ça fait beaucoup de monde ça) hormis la petite Maggie.

Note : Cette fic est la base d'une idée/défi de ma Sailor Sweety-fourniseuse d'idée de base entreprise adorée.


Chapitre 7 : Premières étapes

Vienne, Autriche

Natasha discutait avec T'Challa lorsqu'elle entendit qu'on l'appelait. Elle se redressa et sourit légèrement en voyant Steve approché. Elle ne put empêcher son cœur de se pincer en voyant la petite Maggie mais retrouva son sourire, s'excusa auprès du nouveau Roi et s'avança vers le Capitaine en tendant les bras.

Sachant ce qu'elle voulait, certainement pas un câlin avec lui, il lui donna la petite qui se fit étroitement câliner.

- Je suis au courant. Dit-elle. Clint m'a fait défaut, mais j'espère bien que ce ne sera pas ton cas.

- Je ne suis pas sûr que tu veuilles que la fille de Tony porte ton nom.

- Pourquoi pas ?

- Comment vas-tu ? Demanda l'homme avec inquiétude. Lorsque j'ai vu les informations…

- Tu as seulement pensé à moi ? Je suis flattée. J'ai été chanceuse, ne t'inquiète pas.

Elle posa un baiser sur la joue de Maggie.

- Comment vas-tu ?

- Biiiien, Tashaaaaa.

- Tu as pensé à lui donner des cours de danse ? Elle serait adorable.

- Oui, nous avons reçu tes quatorze mails. Ça a l'air de lui plaire et elle commencera l'année prochaine.

La rousse sourit et caressa les cheveux de la petite avant de désigner T'Challa d'un mouvement de menton.

- C'est le Roi du Wakanda à présent. Son père est mort lors de l'explosion.

- Ça a dû l'affecter énormément…

- Je lui ai déjà parlé. Dit-elle. Il veut tuer ton ami. Et je pense qu'il est bien motivé à le faire.

- Bucky était à Washington hier.

- Je sais que tu as eu cette conversation avec Tony, intuition féminine. Je sais aussi qu'il t'aura dit que tu n'es arrivé qu'en une heure et que leurs engins sont au moins aussi rapides.

- Oui. Oui, j'ai eu cette discussion et je ne suis pas sûr de vouloir l'avoir à nouveau. Dit Steve.

Il regarda sa fille, toute blottie contre Natasha qui la câlinait.

- Si tu as confiance en lui, je te fais confiance. Pour l'instant. Je ne suis pas sûre que tu prennes la bonne décision. Mais il ne faut pas contrarier une femme enceinte. Ajouta-t-elle à voix basse, moqueuse.

Elle se dirigea vers l'homme qui se leva à son approche et inclina la tête vers lui.

- Mademoiselle Romanoff.

Il secoua la tête.

- Madame Romanoff, vous avez une jolie famille.

- Non. Jamais. Jamais avec Steve. C'est sa fille à lui. Dit-elle. Captain America. Présenta-t-elle en le désignant.

Maggie rit à cette mention et tenta d'applaudir.

- Bonjour, votre Majesté. Je vous présente mes plus humbles condoléances.

- Merci, je les accepte volontiers. Je dois y aller, je vous présente mes excuses et j'espère vous revoir.

T'Challa inclina la tête une nouvelle fois, tout comme Steve, et partit sans plus attendre.

- Tu n'as pas essayé de le convaincre, lui. Releva Natasha.

- Je sais quand les causes sont perdues. Sauf lorsqu'il s'agit de mon compagnon.

- C'est ce que j'allais dire. Dit-elle. Alors… On rentre ?

- Oui. Merci d'être venu me chercher. Ça fait une sacré distance juste pour s'assurer que j'aille bien.

- Tu es mon amie, Natasha.

Elle lui répondit par un sourire.

Washington, DISTRICT COLUMBIA

Lorsqu'ils sortirent du Smithsonian, Brock et le Soldat de l'Hiver regagnèrent le restaurant où ils étaient attendus. Le premier avait bien sûr allumé une cigarette et regardait régulièrement son compagnon. Uniquement parce qu'il redoutait énormément la maladie qui le frappait et non parce qu'il s'agissait du visage qui était jeté sur tous les écrans. Parce que, de toute façon, avec son manteau qui camouflait sa figure, il ne craignait pas trop.

Ils ne marchèrent qu'un moment dans les rues couvertes de neige avant d'arriver devant le Zaytinia. Brock regarda autour d'eux, ne trouva personne qui ne se détachait et décida de faire traverser le mercenaire vers l'arrêt de bus de l'autre côté histoire de le faire s'asseoir. Il sentit son cœur battre plus vite lorsqu'il vit son sourire. Parce que chacun de ses sourires étaient un trésor qu'il chérissait.

Il souffla la fumée âcre et s'appuya contre le montant du bus.

- Agent Rumlow.

L'homme leva la tête et vit une femme s'approcher dans un manteau vert.

- J'avais entendu parler de votre accident. Dit-elle en s'avançant.

Brock fronça les sourcils et le Soldat de l'Hiver se leva en plongeant ses doigts dans la poche de son manteau pour attraper son canif.

- Calmez-vous. Dit-elle en levant la main.

Elle tira légèrement en arrière son propre capuchon pour dévoiler des cheveux noirs dont une partie dissimulait son visage.

- Je sais que vous avez rendez-vous mais j'aimerais vous en proposer un autre. Je dispose des réponses que vous désirez et je peux vous donner bien plus. Je crois savoir que le cerveau, c'est vous. Ajouta-t-elle en s'approchant de Rumlow.

Elle se pencha à son oreille pour murmurer.

- Tony Stark ne vous a pas menti. Je vous le montrerai. Et avec la notoriété que vient de recevoir votre cher ami, vous avez grandement besoin de ma protection. Vous pouvez vous en remettre à Monsieur S., comme vous l'appelez, mais il ne vous apportera rien de neuf.

Brock regarda vers son compagnon qui était toujours aussi tendu, la main de plus en plus serrée sur son couteau. L'ex-commandant aspira une bouffée de cigarette, calma ses nerfs et tendit la main vers le mercenaire qui la saisit.

- Très bien.

Il tira légèrement son partenaire derrière lui.

- On vous suit.

La femme sourit et leur fit signe. Elle les mena le long du trottoir vers une limousine qu'un homme s'empressa de leur ouvrir.

- Éteignez ça avant de rentrer dans mon véhicule. Dit-elle en désignant la cigarette.

Brock soupira aspira, une bouffée, jeta le bâtonnet au sol, l'écrasa puis rentra après avoir relâché toute la fumée. Il tira son partenaire à son côté et l'aida à s'attacher avant de passer son bras autour de lui, s'attachant à son tour.

La femme s'assit à son tour, attendit que la porte soit fermée puis la voiture en route pour vérifier de nombreuses informations sur divers écrans. Enfin, elle se tourna vers Rumlow.

- Comme je vous le disais, Stark ne vous a pas menti. Le sérum du docteur Abraham Erskine est puissant. Il semblerait lorsque du sperme entre en contact avec le sang, et donc le sérum, ça développe des réactions étrange dans le corps du sujet. Nous ignorons encore pourquoi. Mais ce que nous savons c'est que l'enfant qui grandit là…

Elle désigna le Soldat de l'Hiver et plus exactement son ventre.

- … est un condensé d'ADN, du sérum ambulant, une prouesse biologique.

Brock serra les dents. Elle ne le disait pas mais il le comprenait bien : l'arme de demain.

Que voulaient-ils faire ? Attendre que l'enfant arrive à maturité et qu'ils se retrouvent avec un beau litre de sérum qu'ils pourraient infuser.

- Mais comme je vous l'ai dit, je vous le montrerais. Vous n'êtes pas obligé de croire mes dires sans cela, Agent Rumlow.

- Vous pouvez m'appeler Crossbones. Dit-il en resserrant son bras autour du Soldat de l'Hiver.

- Et comment l'appelle-t-on, lui ? Winter Soldier ? Bucky ? James ? … L'artiste ?

L'intéressé secoua la tête à la dernière mention.

- Seulement Brock…

La femme sourit.

- Vous aurez intérêt, Madame, à nous offrir beaucoup davantage.

Elle sourit d'autant plus, voyant qu'il ne croyait pas un mot de ce qu'elle disait.

Malibu, Californie

Appuyé devant son ordinateur, Tony repassait les informations encore et encore. Un écran le gardait en alerte sur ce qu'il était de Bucky un autre déballait une quantité effroyable de données sur la Terre, dans ses quatre coins un troisième s'attelait à passer les nouvelles de Vienne et un dernier ne comportait que des constantes sur Steve et Maggie. Son œil allait souvent par là et il notait sans une once d'inquiétude que tout allait bien.

- Monsieur, un appel de Monsieur Rogers. Souhaitez-vous le prendre ?

- Bien sûr. Répondit Tony.

Il continua d'analyser les données, cherchant avec les satellites. Il devait trouver les déplacements de Bucky. Pas seulement pour que Steve accepte enfin la vérité mais aussi pour protéger le monde ce qui était ce qui lui importait le plus.

- Steve ?

- Tony. Je suis avec Natasha, nous passons par Washington.

- Pas Washington… Souffla le milliardaire.

Une chose qui n'avait pas manqué à l'ouïe surdéveloppée du super soldat.

- Tu n'as pas à t'inquiéter puisque tu supposes que Bucky est à Vienne.

- Tu… Agent Romanoff, frappez-le pour moi, s'il vous plaît.

- Je ne frappe pas les femmes enceintes mais puisque Steve est un homme.

Un petit coup résonna et Tony regarda l'écran réservé à sa famille.

- Que vas-tu faire à Washington ?

- M'assurer que le nombre de mission diminuera. J'en prendrais toujours. Je veux être sur celle-ci. Informa Steve. Tu ne peux pas m'en empêcher.

- Tu es…

Tony essaya de se calmer et se passa la main sur le visage. La nervosité courrait dans ses veines. Il était d'autant plus convaincu que Steve avait, en son for intérieur, l'unique envie de lui faire payer leurs débuts catastrophique. Ou il ne savait pas pourquoi il lui tapait toujours sur les nerfs de cette façon là. Pourquoi est-ce qu'ils se disputaient et étaient constamment en désaccord sans pouvoir se passer l'un de l'autre.

Mais le cas Bucky était peut-être bien le pire. Ils n'arrivaient pas à s'accorder sur la dangerosité de l'homme. Comment pouvait-il lui faire seulement comprendre ?

- Vous êtes loin de Washington ? Questionna Stark.

- Encore une dizaine de minutes. Je suppose que lorsqu'on arrivera, tu seras là ?

- Ça te gêne ?

- Bien sûr que non.

- Bien. Comme ça, je pourrais t'en coller une moi-même.

- Bien sûr. Fit Steve avec un léger sourire.

Tony coupa la conversation et se leva.

- JARVIS, apprête un jet. Ordonna-t-il en allant récupérer sa mallette.

Il grimpa les escaliers alors que l'intelligence artificielle lui répondait. Derrière lui, les moniteurs continuaient de déployer un nombre effroyable de données. Dont l'une d'elle sur le sérum et ses nombreuses propriétés. Et le moniteur sur sa famille continuait de passer leurs constantes.

Et pour l'un comme pour l'autre, on pouvait parler de constantes plus qu'anormales. Prodigieuses.