Auteur : SoapMiso.
Genre : UA, Humour, Drame-Comique.
Disclamair : les personnages sont à Masashi Kishimoto.
/ ! \ Les âges et statuts originaux des personnages ne sont pas respectés.
/ ! \ Propos vulgaires
Avis au lecteurs/lectrices, je vais sortir sous peu une seconde fic intitulée Sing my voice. Le premier chapitre sortira surement avant le chapitre 8 de Konoha Express. Mais je ne pense pas que j'aurai du retard dans la publication. Très bonne lecture. SoapMiso.
Konoha Express.
Bibip-Bibip. Bibip-Bibp. Bibip-Bibip. Bibip-Bibip. …
«hnnnnnnnnn… »
Putain de merde. Il est quelle heure ? 6h.
« hhhhh… » Soupir.
Si je chope ce fils de pute d'Antoine Redier*, je le déglingue.
Je me lève, l'air frais du matin sur ma peau me fait frissonner. Je sors de ma chambre et me dirige directement vers la salle de bain. Je vais prendre ma douche. Vingt minutes. L'eau bouillante sur mon corps m'offre une agréable sensation de bien-être. Et à la sortie, l'air froid extérieur provoque en moi de long frisson le long de la colonne vertébrale et la chaire de poule, j'adore ça. Ensuite je me sèche les cheveux. Six minutes. Je me passe de la crème sur le visage. Deux minutes. Puis je coiffe mes cheveux. Dix minutes. Si mes ongles sont trop long ou qu'il y en à un irrégulier, je les lime. Quatre minutes. Je me lave les oreilles. Une minute. Puis je repasse dans ma chambre. Je choisi avec attention mes fringues pour la journée. Dix minutes. Ceci fait, je m'habille. Cinq minutes. Aujourd'hui ce sera Jeans Lewis* bleu clair rapiécé, chemise à carreaux rouge et T-shirt noir. Puis je retourne dans la salle de bain où je choisi mon piercing d'oreille selon mes vêtements. Une fois trouvé, je le mets. Dix minutes. Ceci fait je descends dans la cuisine où je me sers mon café. Je le bois. Cinq minutes. Puis je remonte dans la salle de bain où je me brosse les dents. Trois minutes. Et enfin je retourne dans ma chambre, prends mon sac, le met sur une épaule, redescends, choisis mes pompes, deux minutes, prends des Vans noirs, les mets, repasse une dernière fois devant le miroir de l'entrée, me décoiffe avec classe et part à 7h17 précise. Et tout ça sans avoir croisé mes parents, ni mon frère une seule fois.
Vous vous demandez pourquoi je me lève aussi tôt alors qu'aujourd'hui on n'a pas cours ? L'habitude. Ou peut être aussi parce que je ne veux pas rester chez moi.
Hein !? Métrosexuel ? Si vous le dites. Réglé comme une horloge ? Sans doute. J'aime tout contrôler. Mes sentiments, mes expressions, mon temps, mes actions et celles des autres. Jusque là, tout va bien, rien ne peut me déstabiliser ou me surprendre. Enfin c'est ce que je croyais. Jusqu'à aujourd'hui. Parce que, je l'avoue, je m'attendais à tout, à tout !, sauf à ça.
« Accepte un rendez-vous avec moi ! »
…
Huh?
Vous vous demandez comment on en est arrivé là ? Comment Uzumaki Naruto à pu demander à moi, Sasuke Uchiwa, de sortir avec lui ? Non !? Comment ça non ? Je vous ai rien raconté comment vous pourriez savoir ? Que ça vous intéresse ou pas, tout à commencé il y a deux jours. Pendant un cours de natation…
Je suis appuyé contre l'une des grandes bais vitrées qui entoure de l'intérieur la piscine municipale. J'attends. Oui, j'attends, parce que ce connard de Gai est en retard et ça commence à me taper sur le système. Je poirote en jetant des regards torves à mes camarades.
Je m'arrête sur l'un d'entre eux. En l'occurrence Naruto. Pourquoi ? Surement parce que c'est, pour une raison que j'ignore, l'une des seules personnes dont j'ai retenu le nom. Les autres sont juste pour moi une masse d'inconnus aux visages vaguement familiers. Mon regard se pose donc sur Naruto que j'analyse comme les autres.
Bon ok ! Je l'avoue, je fais un peu plus qu'analyser ! Mais dans sa position, assis, légèrement vouté, les jambes écarté, les avant bras sur les cuisses, j'ai pas résisté, et j'ai jeté un petit coup d'œil… là. Sur sa… ses… Enfin vous voyez, quoi !
Je le détaille un peu, joli torse, sportif, un peu égratigné mais c'est sexy, les jambes musclé, j'adore ! Le boxer moul-
…
Ouwahou ! Je m'attendais pas à ça ! Pas que je croyais qu'il en avait une petite mais… enfin… pas comme ça quoi. Bon j'ai vu plus volumineux, mais c'est quand même une sacrée… ! Il est plutôt mignon en plus c'est dommage qu'il soit abrut-
…
M-E-R-D-E !
Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu ! Il m'a vu !
Oh bordel de…
Je détourne les yeux, carrément gêné. C'est quoi ce plan !? Je me suis jamais fait repérer en train de mater ! En plus je dois être rouge, fait chier. Oh merde. Je tourne la tête et regarde dehors, style de rien. Merde, fais chier ! J'espère qu'il est trop con pour avoir calculé que je lui reluqué la… Putain Sasuke, qu'est-ce que tu fous !? Qu'est-ce qu'il fait ? Il m'a grillé ou pas ? Attend…
…
Il me mate là ? Wouahou et j'ai l'air de faire mon petit effet. Hmmm. Je suis sûr qu'il y a moyen de faire un petit tour dans les toilettes vite f-
…
Qu'est-ce qu'il fait ? Il a capté que je voulais faire un tour au toilettes ?
…
Tiens non. Il se casse. C'est quoi ce plan ? Il lui arrive quoi ? Bizarre ce mec, je le laisse mater allègrement les bijoux d'la reine et lui il en profite pas. Bon, tant pis.
Naruto n'est pas reparu de la journée. Gai est arrivé environ dix minutes après. Il s'est excusé vigoureusement et nous en a fait baver.
…
Voilà.
…
Comment ça, c'est tout !? C'est comme ça que ça s'est passé ! Vous vouliez que vous dises quoi ? La vue de son corps presque nu sur ce bout de gradin à fait naître en moi un sentiment inconnu et jusqu'alors refoulé. Nan mais faut arrêter de délirer ! Il est plutôt mignon et bien foutu mais ça s'arrête là ! On est pas dans un shôjo manga ! Bon je vous avoue que ça c'est pas tout à fait fini comme ça. Parce que le lendemain…
J'arrive au lycée à 7h45, comme d'habitude. Je me poste devant la salle et attends. Au bout de quelques minutes, Karin débarque, pas très fraiche.
« Salut… »
Je lui réponds d'un signe de tête. Elle pose son sac prêt du mien et s'affale contre le mur, sur le flanc gauche. Le silence tombe entre elle et moi, brisé par les gueulards qui me servent de camarades de classe. C'est incroyable les conneries qu'ils peuvent se raconter dès le matin ! Surtout ce mec, là. Je sais pas son nom. Un gars avec un tatouage sur la gueule, un vrai alien ! Je me demande si je dois lui en collé une, histoire qu'il se la ferme, quand brusquement, une sorte de jappement bizarre retentit dans le couloir. Je tourne la tête vers la source.
Naruto ?
Il s'est arrêté net. Pendant une demi-seconde on échange un regard. Il a l'air tétanisé. Il lui arrive quoi ? Et puis, aussi brusquement que bizarrement il…
…
Se cache ?
…
Je crois que si je n'avais pas pour principe de ne jamais extérioriser mes sentiments, j'aurai explosé de rire. En tout cas, là, ça ne se voit pas, mais je jubile. Ce type ! Il se planque parce qu'il m'a maté hier !? Je lui fais tant d'effet ? Mais t'inquiète pas coco, pour toi y a pas de soucis.
« T'as vu Naruto ? Pourquoi il s'est planqué en te voyant ?
- Je sais pas, mais c'était pas discret. »
Karin chuchote.
« T'as une touche ! J'te jure !
- Je sais. »
Elle me fait un sourire en coin que je lui rends. Naruto ne réapparaitra pas avant le début du cours. Il entre en classe pile à l'heure suivit de… la pimbêche blonde là, sa cousine. Quelque chose comme Oni ou Ino, ou peut être bien Noi ou Oin, ou bien encore Ion ou Nio, enfin bref !, une connerie de nom avec trois lettres, quoi. Bref. Le cours commence, et je l'avoue, je n'ai d'yeux que pour Naruto. Je lui jette régulièrement des regards, attendant qu'il tourne la tête vers moi. Je ne sais plus combien de temps plus tard, deux retardataires entre en cours. Je leur jette un regard désintéressé. Je reconnais l'alien à la gueule tatouée et Gar-Gra-Gaga euh… le cousin de Naruto. Vu le regard que ces deux là se jette, il a dû y avoir une embrouille. J'en ai rien à foutre, c'est pas mes affaires, alors magne toi de poser ton cul sur une chaise parce que tu monopolise mon futur plan cul, là. Voiiiilà… Rien n'y fait. Naruto à les yeux rivé sur Gaa-truc et ne s'occupe de rien d'autre. Je pose un coude sur mon bureau et soutiens ma tête d'une main, saoulé. C'est ce moment que choisi Naruto pour enfin tourner la tête vers moi. Je le fixe droit dans les yeux. Il m'envoie un regard noir.
…
Il veut jouer à ça ? Alors on va jouer. Je tends la tête vers lui d'une façon aguicheuse et d'une manière que je sais sexy, je passe ma langue sur mes lèvres. Il réagit au quart de tour. Naruto se crispe sur sa chaise et rougit comme une pucelle outrée. Il détourne vivement la tête. Ouch ! Et croise les jambes sous sa table. Mais t'aime ça, mon grand. Je ne peux pas m'empêcher de rire légèrement. Naruto me jette un regard en coin, furieux.
Je sais que t'aimes ça...
Après ça, il a passé son temps à m'éviter. Et en plus, il n'est pas franchement discret. Nan parce que faire semblant d'avoir brusquement envie d'aller aux toilettes quand je passe dans le même couloir, ça peut marcher une fois, quoique, mais toutes les dix minutes, déjà, on y croit moins. Timide ? Il m'a faussé compagnie une dernière fois, puis n'est pas réapparu de la journée. Bof, pas grave, je le reverrais jeudi de toute façon. J'ai tout mon temps.
…
Aujourd'hui nous sommes mercredi et je n'ai pas franchement envie de rester à la maison. Alors je me lève tôt. Je m'apprête à partir quand une voix me retient.
« Sasuke ? Où tu vas ? »
Je me retourne et croise le regard de ma mère qui descend les escaliers en robe de chambre.
Ma mère, Mikoto Uchiwa, est la plus belle femme qui soit au monde. Si Dieu fabriquais réellement les êtres humains un par un, ma mère serait son chef d'œuvre. En plus d'être belle, elle est douce et gentille, et d'une tendresse à vous faire pleurer. Quand j'étais petit, je faisais souvent la cuisine avec elle. On faisait des gâteaux de toutes sortes. Des rouge, des jaunes, des au chocolat, avec des bonbons, des glacés, et même des bleus. J'adorais ça, quand on faisait des gâteaux ensemble. Et puis un jour, lorsque j'avais dix ans, mon père m'a interdit de continuer à faire la cuisine avec elle. Parce que ce n'était pas viril, pour un homme, de faire la cuisine. Il m'a dit que si je continuais comme ça, je deviendrais une mauviette. Regarde ton frère Sasuke, est-ce que lui fait des conneries de gâteaux comme une bonne femme ? Arrête tes conneries. C'est pour les pédés ces trucs là ! Connard… Après ça, j'ai dit à ma mère que je ne voulais plus cuisiner avec elle, Je ne lui ai jamais avoué que c'était père qui me l'avait ordonné. Depuis ce jour-là, elle n'arrête pas de me jeter des regards malheureux. Ça me brise le cœur. J'ai envie de lui rendre le sourire, mais je ne peux pas. A cause de mon père. Il est tout le temps derrière moi. A m'analyser. A me juger. A me comparer. Je le hais.
« Je sors. Je rentrerais ce soir. »
Elle me jette un regard désespéré. Les cernes sous ses beaux yeux noirs se marquent un peu plus de cette teinte violacée qui lui va si mal. Son visage semble s'affaisser, correspondant à la femme dépressive qu'elle est devenu par ma faute.
« Tu ne veux pas qu'on fasse la cuisine tout les deux ? On pourrait faire des gâteaux pour ton père et ton frère, ça fait tellement longtemps. »
Pour mon père… Ma réponse était déjà prête, il n'y a pas une journée où elle ne me pose pas cette question. Espérant depuis maintenant sept ans, que je change d'avis et que je passe ma journée avec elle comme avant.
« Non, je ne peux pas, et puis tu sais, je n'aime pas vraiment faire la cuisine. »
On dirait que je viens de lui planter un couteau dans le cœur. Je sens le mien se serrer.
« D'accord… »
C'est faux. C'est faux, maman. J'adore faire la cuisine avec toi. J'ai envie qu'on fasse des gâteaux ensembles. J'ai envie que tu verse le farine et que moi je casse les œufs. Que tu sois obligé d'enlevé les bouts de coquilles que j'aurais malencontreusement fait tomber dans la pâte. J'ai envie de t'entendre me dire à quel point je suis doué alors que c'est toi qui l'as fait toute seule et que je n'ai fait que te regarder. J'ai envie que tu me prennes dans tes bras comme un gamin. J'ai envie de te regarder enfiler de nouvelles robes, et te dire à quel point elles te vont bien, à quel point tu es belle. Comme lorsque j'avais quatre ans. J'ai envie d'aller faire des courses avec toi, j'ai envie de courir à travers le magasin pour t'apporter toutes les choses que tu as écrites sur ta liste, de les mettre dans le panier, de le porter tout seul jusqu'à la caisse pour te montrer à quel point je suis fort. Comme avant. J'ai envie qu'elle sourit de nouveau comme avant. J'ai envie de lui dire que ça peut attendre. Que je vais rester à la maison avec elle. Qu'on va aller faire des courses pour faire un gâteau génial. Et qu'après l'avoir terminé, elle pourra me montrer comme elle est belle dans sa nouvelle robe rouge. J'ai envie de lui dire que je l'aime et que je m'excuse d'être ce que je suis.
Et c'est pour ça que je referme la porte derrière moi sans un mot ni un regard pour elle.
Combien de temps vais-je tenir sans te dire que tu me manque maman...
Je n'aime pas penser à ça. Ça me bouffe de l'intérieur. Ça me rappel le mal que je fais à ma mère en étant comme je suis. Ça me rappel que si elle est dépressive, c'est entièrement ma faute. Ça me rend faible. Et quand je suis faible, j'ai besoin de la seule personne qui connait toute mon histoire et toute ma douleur. Sai. Et je déteste dépendre de lui.
Je lui envoi mécaniquement un message.
Jé envi dte voir.
Sai me répond presque instantanément.
Mn pèr é mn frèr ne son pa ché mwa.
Je fais marche arrière. Sai n'habite pas loin de l'Ichiraku et j'ai dépassé depuis un moment déjà la rue qui y mène. Je vais me diriger jusque chez lui comme un zombie. Je ne suis pas encore sur le palier qu'il m'ouvre déjà la porte. Son éternel sourire plaqué sur le visage. Qu'est-ce que je le hais son sourire dans ces moments là.
« Ta mère t'a coincé avant que tu ne puisse l'esquiver ? »
Je ne lui réponds pas et entre. Sai referme la porte, je grimpe les marches en direction de sa chambre. Une fois dedans, je m'affale sur son lit. Sai entre après moi et ferme la porte. Il me regarde me vautrer sur son lit, son sourire à disparu. Il ouvre la bouche.
« J'en ai rien à foutre de ce que tu veux me dire, Sai. »
Il la referme. Il reste un moment immobile à m'observer. Puis, il s'avance vers le lit où il s'allonge à mes côtés et me prend dans ses bras. Je me presse contre lui et met ma langue dans sa bouche. Je sais qu'il m'a prit dans ses bras pour me consoler, mais je ne veux pas être dorloté comme un petit gamin faible et pleurnichard. Sai part nicher son visage dans mon cou et y embrasse ma peau avec une tendresse que je lui reproche silencieusement, parce que même si j'aime ça, ça me fait me sentir vulnérable. Sai stoppe ses baisers sur ma gorge pour revenir sur mon visage. Il fait glisser l'une de ses jambes entre les miennes, puis il se cale entre mes cuisses que j'ai écartées pour lui permettre de s'y installer. Sai à toujours aimé s'affaler sur moi. Il glisse ses mains sous mon T-shirt et caresse mes côtes et mon ventre. Un frisson parcourt tout mon corps, faisant se dresser mes tétons. Je les sens se durcir sous mon T-shirt et un soupir d'excitation franchit la barrière de mes lèvres contre celles de Sai. Les claquements mouillés de nos baisers se répercutent contre les murs froids de la chambre. Je passe mes mains dans son dos et je caresse du bout des doigts dans un mouvement doux et circulaire la peau tendu sur ces reins. L'une de ses mains remonte jusque mon torse et effleure l'un de mes tétons. Je plaque mes mains dans son dos et lui fait savoir d'un gémissement discret que j'ai très envie qu'il continu ses caresses à cette endroit. Il comprend le message et repasse la paume de sa main sur mon téton gauche. Un soupir de détente se brise contre la langue de Sai qui promène sa seconde main jusque mon téton droit. D'un mouvement similaire des ses poignets, il caresse de ses doigts mes tétons dresser de plaisir. Puis ses mains repartent du côté de mon ventre. Il les pose de chaque côté de mon nombril. Ses pouces caressent lentement ma peau pendant que ses yeux sont dans les miens. Il pose un dernier baiser sur mes lèvres puis remet mon T-shirt en place. Sa tête s'installe sur mon torse et ses bras enserrent ma taille. Je pose les miens sur sa nuque. Je reprends mon souffle en caressant avec mes pouces les cheveux plus court sur la nuque de Sai.
Vous vous demandez comment on peut s'arrêter comme ça ? A vrai dire, je n'ai même pas bandé, enfin un petit peu mais avec Sai c'est particulier. On a fait que se câliner, c'est tout. Sans avoir envie de sexe. Je n'ai pas envie de sexe avec Sai. On est pas compatible. On ne se complète pas dans l'acte sexuel. Et je n'ai même pas envie de le faire avec lui. Sur ce point, je crois qu'on éprouve la même chose. Pas besoin de ça entre nous.
« Tu veux manger un truc ?
- Pas particulièrement non.
- Comme tu veux. Mais moi j'ai faim. »
Sai se lève et sort de sa chambre. Je l'entends descendre les escaliers. Il remonte quelques minutes plus tard, une boîte en carton coloré à la main. J'arque un sourcil, interrogatif.
« Chocolat. Tu en veux ?
- Non.
- Tu n'aimes pas le chocolat ?
- Non. »
J'adore ça ! Mais s'il y a bien une chose qui me fait grossir comme pas possible, c'est le chocolat. J'en mangeais beaucoup quand j'étais petit. Tout le temps, enfaite. Surtout ceux au lait avec des petits éclats de noisettes dedans. Ou ceux croquant à l'extérieur et remplis de pralines à l'intérieur. Ou ceux au chocolat blanc avec un cœur de caramel fondant ! Ahnnnnnnn ! Mon Dieu ! Ma mère me disait que j'étais très mignon avec mon bedon plein de chocolats. C'est sûr, c'est mignon à quatre ans… Moins à dix-sept… Alors maintenant, le chocolat, c'est fini.
Sai se réinstalle sur mon torse. Il a l'odeur du chocolat collé sur ses lèvres. Il veut me tuer ou quoi ? Ses lèvres sont à dix centimètre de mon nez. Respire Sasuke, respire ! L'odeur unique d'un chocolat blanc cœur de caramel fondant me chatouille les narines. Non, ne respire pas enfaite ! Le sourire de Sai s'intensifie alors qu'il remarque mon trouble.
« Dis Sasuke, tu seras pas un gros accro au chocolat enfaite ? »
Je ne réponds pas. Son haleine chocolatée caresse mon odorat. Sans somation, Sai pose un rapide baisé sur mes lèvres. J'y passe la langue par pur reflex.
« Merde Sai, tu fais chier ! »
Je sors ma langue que je passe sur ses lèvres closes. Je lui dessine un nouveau sourire du bout de la langue. Sai lâche un léger rire et j'en profite pour pénétrer dans sa bouche. Je lèche sa langue encore sucrée. Sai relève la tête et je range mon muscle buccal dans ma bouche en me léchant les lèvres.
« T'es pas accro, t'es complètement drogué. »
Je rigole un peu et pose un baiser sur ses lèvres. C'est à ce moment que la porte s'ouvre brusquement.
Mon frère, Itachi nous regarde d'un air impassible. Son regard passe sur Sai vautré sur moi, sur mes joues rouges de honte et sur mon allure un peu débraillée. Je suis tétanisé. Comme paralysé. Avec un air imperméable que je ne saurais jamais imiter, Itachi m'ordonne de me lever.
« Sasuke, tu bouge de là. »
Sai se pousse, aidé par mes soins, et je me lève aussi rapidement que possible. Avec un ton toujours aussi neutre, Itachi s'adresse cette fois à Sai.
« J'étais venu chercher Obito.
- Il n'est pas là. »
Sai s'est recomposé un sourire aimable, rivalisant avec l'air froid de mon frère. Que ce soit un visage neutre ou un sourire figé, personne ne pourrait savoir ce à quoi ceux deux là étaient en train de penser, ni se qu'ils ressentaient. Rien sur leur visage ne reflétait ce qu'ils avaient en tête. Et moi, à côté d'eux, rouge de honte, je me sentais humilié.
« Tu lui diras que je le cherche.
- Je n'y manquerais pas.
- Très bien. Sasuke… »
Je n'ose pas le regarder. Je le suis en silence. Nous quittons la maison sans un regard pour Sai. Itachi place sa main sur mon épaule qu'il serre, pour que je ne puisse pas m'échapper. Nous marchons l'un à côté de l'autre dans la rue. Je marche la tête haute, mais en réalité, je suis mort de trouille. Itachi me guide vers l'Ichiraku et je ne comprends vraiment pas pourquoi il m'emmène dans ce coin craignos. Il n'y a rien après, par là-bas. Et puis je réalise. L'impasse. Itachi m'emmène droit vers l'impasse d'Ichiraku. Dans un moment de panique, j'essaie d'échapper à la main qui serre mon épaule. Itachi resserre sa poigne et exerce une pression avec son index sur ma clavicule. J'étouffe dans ma gorge un gémissement de douleur. Arrivé devant l'impasse, sa main remonte et enserre ma nuque. Il me fait pénétrer dans la ruelle déserte et après quelque pas, il me projette de sa main sur ma nuque dans l'angle de deux murs.
Je me retourne rapidement et me retrouve bloqué par son corps qui m'écrase dans l'angle des deux murs. Il plaque ses bras sur chacun des ces murs et me bloque de tout échappatoires.
« On peut savoir à quoi tu joues Sasuke ? Tu crois que tu vas pouvoir jouer le pédé encore longtemps ? Tu as pensé à maman ? Tu as de la chance que père ne soit pas au courant. »
Il reproche son visage du mien, une lueur de mépris dans les yeux. Il me vomi ses paroles dessus avec venin. J'essaie de ne pas me recroqueviller sur moi-même. Je ne veux pas lui montrer qu'il me fait peur. Je le défis du regard. Pourvu que je ne baisse pas les yeux. Je me déteste d'être aussi faible. Surtout devant lui. Je maitrise avec difficulté ma voix pour lui répondre avec autant de venin que lui.
« J'en ai rien à foutre. Ça ne te regarde pas, Itachi. Ni toi ni personne. Vous pouvez aller vous faire foutre avec votre morale à la con. Je m'en br-… »
Itachi m'interromps en abattant son poing sous ma tempe. Je me cogne en même temps la tête contre le mur. J'ai mal mais je ne veux pas lui montrer. Je me ressaisie rapidement et crache à ses pieds. Itachi lève une nouvelle fois son poing. Dans un reflex de défense minable, je place mes bras devant mon visage dans un geste pitoyable. Son poing reste suspendu dans les airs et je me rends compte que depuis le début il n'avait pas l'intention de me frapper, juste de m'intimider. Et j'ai marché comme un crétin. Je le hais. Je me hais. Je me hais de le laisser me faire peur et je me hais de lui montrer aussi facilement qu'il m'effraie. Itachi rabaisse son poing qu'il replace le long de son corps. Sa main posée sur le mur se retire et il s'éloigne de moi de quelques pas sans me quitter des yeux.
« Pour l'instant je ne dirais rien, mais encore un pas de travers comme ça et je mets toute la famille au courant. »
Puis il s'en va. Il me laisse dans mon coin de mur, tout seul avec ma lâcheté. Comment est-ce que je peux être aussi pathétique… Je m'éloigne du mur et m'avance dans la ruelle. Ma tempe me fait mal et je me sens minable. Je grimpe sur une poubelle et m'y assois.
Sai ne risque aucun ennui puisque Madara, son père adoptif, mon oncle, sait qu'il est gay et s'en contrefiche. Sai est son chouchou, il le préfère même à sa propre progéniture. Si mon père apprenait la relation que j'ai avec Sai, il ne lui ferrait rien puisque c'est le fils préféré de son adulé frère ainé, Madara. Toucher à Sai, c'est signer son arrêt de mort. S'il y a quelqu'un de plus craint à Konoha que Fugaku Uchiwa, craint par Fugaku Uchiwa lui-même, c'est Madara Uchiwa. Alors si mon père apprenait que c'est avec Sai que j'entretiens des aventures homosexuelles, il n'oserait pas toucher à un seul de ses cheveux. Mais moi… il me tuerait.
Vous vous demandez comment Itachi l'a su ? Exactement de cette manière. En nous surprenant, Sai et moi. Comment il a réagit ? Pareil.
Mes yeux me brûlent. Je cligne des paupières pour chasser la désagréable sensation de picotement dans mes yeux et mon nez. Je renifle bruyamment. Maman… Comme si je n'y pensais pas. Comme si je ne pensais pas à ce que dirait ma mère si elle savait. Elle désapprouverait. Elle pleurerait. Et ça me tue.
Connard d'Itachi… Je te hais sale bâtard. Itachi le fils parfait. Itachi la tache.
J'insulte mentalement Itachi de tous les noms et imagine plusieurs vengeances possibles. Plus mon imagination travail, moins les morts envisagés pour Itachi sont crédibles et réalisable. Mais ça me fait reprendre du poil de la bête. Je m'installe plus confortablement sur ma poubelle. J'étais en train de plonger mentalement mes mains dans les entrailles d'Itachi quand je me suis rendu compte que quelqu'un m'observe depuis plusieurs minutes déjà. Je relève la tête, m'apprête à envoyer ce mateur se faire foutre et tombe dans le lagon bleu des yeux de Naruto.
Je maitrise un sursaut paniqué. Il m'a foutu les boules ! Puis finalement, après avoir longuement hésité, il vient vers moi. C'est à peu près à ce moment-là que je me suis rendu compte de ma situation. Je suis assis sur une poubelle devant le type que je considère déjà comme mon futur plan cul. C'est pas très glamour… Mais si je perd tout mes moyen devant Itachi , ce n'est pas le cas devant Naruto. Je garde un visage inexpressif en le voyant approcher.
Naruto s'arrête en face de moi, rougit comme une brique et…
« Accepte un rendez-vous avec moi ! »
Voilà. Ça à était long mais nous y voilà. Je vous l'ai peut être déjà dit, mais je m'attendais à tout, sauf à ça.
« Accepte un rendez-vous avec moi ! »
…
Huh ?
Il est sérieux ? Comme ça, direct ? Les paroles d'Itachi me reviennent en mémoire. Encore un pas de travers comme ça et je mets toute la famille au courant.
…
Et pourquoi j'écouterais ce connard ? Qu'il aille se faire foutre ! Lui et son énorme épi de maïs coincé dans le cul ! T'as vraiment crus que tu pouvais me donner des ordres, sale connard ? Rien que pour le faire chier je vais accepter ce putain de rendez-vous, et maintenant ! J'ai pas à t'écouter pauvre minable. Toi et ton épi de maïs, je vous emmerde !
« Ok.
- Hein !? »
…
Quoi ?
C'est quoi son problème ? Je lui ai dit oui à son rendez-vous.
« Quoi ? Tu m'as posé une question et j'y réponds. Si tu voulais pas, fallait fermer ta gueule. »
Ça c'est fait. Il est bizarre ce type. Ça faisait longtemps qu'il voulait un rendez-vous avec moi ? Je dois lui faire vachement d'effet pour qu'il y aille cash comme ça. En même temps après le cours de géo d'hier, j'en doute plus.
…
Il est tout rouge. C'est trop mignon. Aller je peux bien le taquiner encore un peu.
« T'es venu me chercher jusqu'ici ou tu m'as vu par hasard ?
- Un peu les deux. »
…
Pourquoi il est aussi franc ? Il est barge ?
…
Il est trop drôle ! Il me regarde me foutre joyeusement de sa gueule d'un air contrarié. Il laisse couler et demande :
« Et toi ? Tu fais quoi là ?
- Rien. »
Comme si j'allais lui dire. C'est quoi ce mec trop curieux ? En même temps, je suis assis sur une poubelle, c'est normal de se poser des questions… Le contraire serait inquiétant.
« Et à part rien faire, tu fais quoi ? »
Je descends de la poubelle sans lui répondre. Le choc de mes talons sur le bitume se répercute dans mon corps jusque dans mon crâne et réveille la douleur de ma tempe. Itachi, connard. Je passe rapidement une main sur ma tempe et en profite pour remettre une mèche de cheveux en place. En relevant la tête je croise un regard noir à l'autre bout de la rue. Itachi est debout sur le trottoir, à une vingtaine de mètres de notre position à Naruto et à moi, dans une pose neutre, et il me fixe de son regard inexpressif. Je sens un sentiment de révolte naitre en moi. Je lance à Itachi un regard de défi.
« Viens, on bouge.
- Quoi ?
- C'est toi qui voulais un rendez-vous, nan ?
- Quoi ? Maintenant ? »
Je vois Itachi froncer les sourcils.
« J'ai du temps libre.
- O-ok.
- Amène-toi.»
Regarde ça bâtard. J'emmène Naruto jusqu'au magasin Sarutobi, la seule supérette de Konoha tenu par un vieux cinglé et sa descendance. Je me tourne vers Naruto.
« Achète des bières.
- Quoi ? »
Il est bouché en plus ?
« Achète des bières. »
Qu'est-ce qu'il a à me mater comme ça ? Il est pas content ? Il croit peut être que je veux le faire raquer. Ou alors il a pas de thune. Je dois avoir un billet de dix dans ma poche. Ah, le voilà. Bah prend-le, abruti ! T'as jamais vu de billet de ta vie ou quoi ?
« Laisse tomber. »
… ? C'est quoi sont problème ? Je crois que si j'essaie de le comprendre je suis pas sorti de la merde.
Je tourne discrètement la tête vers le coin de la rue après que Naruto est repoussé ma main et est refermé la porte du magasin derrière lui. Itachi n'est plus là. Tant mieux. Bon débarras. Un connard de moins à se trimballer.
Naruto sort enfin du magasin, un sac plastique, avec quatre canettes dedans, à la main.
« Amène-toi. »
Il a encore l'air de bouder. Je comprends pas ce mec. Il a un rendez-vous avec moi et il fait la gueule ! Bah, je sais ce qui va le dérider. Quelques bière, de la proximité et c'est partie les amis ! Et pour ça, je vois qu'un seul endroit. Le squatte de l'immeuble désaffecté. Y a jamais personne en journée.
On arrive devant l'entrée du squatte, une fenêtre brisée. Pour accéder à l'intérieur, il faut s'accrocher à la gouttière, sauter à travers la fenêtre et se réceptionner sans bobos. Un jeu d'enfant !
Naruto saute dans la pièce après moi. Il à l'air impressionné par l'endroit, qui n'a pourtant rien de spécial.
« Qu'est-ce qu'on fait là ?
- C'est ici que j'amène mes plans cul. »
Enfin Sai et quelques autres mecs. Quoi ? Pourquoi il me regarde comme ça ? T'as crus que t'étais quoi ?
« Des mecs tu veux dire ? »
… ? J'ai loupé un épisode ?
« Quoi d'autre ? »
Pourquoi il me fixe avec sa tête choqué ? J'ai loupé un truc, c'est pas possible.
« Sasuke ? T'es gay ?
- Quoi ? »
Je n'ai pas réussis à empêcher un rire nerveux de passer mes lèvres. Je comprends pas tout là. Non, enfaite je comprends plus rien.
« A ton avis ? T'as cru quoi quand tu m'as demandé un rendez-vous ? »
C'est vrai ! T'as crus quoi crétin !? C'est une mauvaise blague, c'est ça ? Un coup d'Itachi ?
Un rictus bizarre se forme aux coins des lèvres de Naruto. Il me fixe d'un regard étrange. Un regard de fou furieux.
« Donc enfaite, t'es une fiotte ? »
Qu-…
Je lui balance aussi violemment que possible mon front dans le nez que je réduis en bouillis. La violence de mon coup de boule le propulse à terre. Alors c'était ça !? C'était juste un vieux plan foireux !? Naruto relève la tête, halluciné. Il tâte un instant son nez. Ah ça, il est plus très beau à voir. Puis lève les yeux vers moi. Je ne laisserai jamais personne m'insulter. Je mets sur les traits de mon visage tout le mépris que j'éprouve pour lui en cet instant.
« Tout ceux qui m'insulte, je les cogne, c'est clair !? »
Il me regarde, une main sur son nez qui pisse le sang. Et une lueur étrange passe dans ces yeux. Une lueur qui n'a rien à voir avec celle de toute à l'heure. Une lueur d'admiration, de respect et de…
Soulagement ?
Je me sens subitement tout bizarre. Un dragon a élu domicile dans mon estomac et gronde dans mes entrailles. Et je sais pas pourquoi, mais je lui tends ma main. Je tends la main au mec qui, quelque secondes auparavant, me traitait de fiotte. Comme si je voulais lui montrais que je lui pardonne. Que ce n'est pas grave. Que je comprends… Ce que je comprends ? Je ne sais pas trop. Mais je comprends.
Naruto saisit ma main et se relève. Le contact de sa paume m'électrise. Ce n'est pourtant qu'une main ! Je me détourne, bizarrement gêné, et m'assois dans un des canapés du squatte. Naruto et toujours debout, à la même place, une main sur son nez.
« Assis-toi. »
Je sors les canettes du sac que je balance dans un coin. Naruto s'assied en face de moi et je lui lance une canette qu'il intercepte d'une main. On décapsule nos bières en même temps. Je m'envoie une longue gorgée. Le goût amer de la bière me pique la gorge. En rabaissant les yeux je vois Naruto, toujours occupé à tâter son nez. C'est vrai qu'il a une gueule bizarre.
« Ça va le nez ?
- Je sens plus rien.
- Il est un peu tordu.
- Sérieux !?
- Attends bouge pas. »
Je me lève à me place entre les jambes de Naruto. Je saisis son nez entre mon pouce et mon index. Il a pas l'air de sentir quoique se soit. Je pince un peu son nez en le tordant légèrement sur le côté.
« Aïe ! »
C'est bon il le sent.
« T'es prêt ?
- Quoi ? »
Crac.
Un craquement lugubre retentit au moment ou je remets violemment le nez de Naruto en place. Voilà ! Il a moins une sale gueule là déjà. Le corps de Naruto se crispe, immobile sur le canapé. L'air de souffrir le martyr. Au moins la sensation est revenue ! Je me rassois tranquillement dans mon canapé.
« Ça va mieux ?
- … gnon… »
Hahahaha ! La voix ! C'est excellent !
« Tu viens de me péter le nez et ça te fais rire ?
- Je te l'ai pas pété, je l'ai remis en place.
- Bah ton coup de boule était moins douloureux.
- Par contre t'arrêtes pas de saigner.
- Où ça ?
- A ton avis, blaireau ?
- Nan mais je sais pas, les narines ou l'arête ?
- L'arête »
Tiens y avait pas une trousse à pharmacie dans le coin ? Je me lève de mon canapé et part voir du côté de l'unique placard en hauteur. Je fouille dedans. Quel merdier ! On se croirait dans les bureaux du gouvernement. Une seringue. Nan c'est pas ça. Un rat mort. Nan c'est pas ça. Des capotes. Bon à savoir ça ! Des pansements.
Je prends un pansement que j'amène à Naruto.
« Tiens.
- Où t'as trouvé ça ?
- Là-bas. C'est tout plein de bordel, dont une trousse à pharmacie. »
Il hausse un sourcil, septique.
« Moi aussi ça m'a parut bizarre la première fois que j'ai trouvé une trousse à pharmacie là-dedans. »
Naruto prends le pansement qu'il se met sur l'arrête du nez en grimaçant. Je me rassois et ma place et prend une gorgée de bière bien mérité. Naruto en bois une en me fixant. Je l'ignore et fini ma canette. Il me fixe toujours. Mais quoi !? Qu'est-ce qu'il a tout le temps me regarder bizarrement.
« Qu'est-ce que t'as à me fixer ?
- T'es plutôt sympa enfaite. »
Gloups… C'est quoi cette envie de rougir comme une pucelle !? La vache il me fait de l'effet ou quoi !?
Je me ressaisis vite et lui lance une pique pour qu'il ne remarque pas mon trouble.
« Et toi t'es vraiment un crétin.
- Vas te faire foutre ! »
Il me dit ça avec une moue boudeuse et un air outré. Ça me fait rigoler. Lui aussi. J'ouvre une deuxième canette de bière et en bois la moitié cul-sec. Lui aussi il est sympa.
…
Ne comptez pas sur moi pour le lui dire ! Je suis Sasuke Uchiwa quand même.
Finalement on a bavardé de tout et de rien. Je me suis plutôt déridé. L'alcool aidant. C'est bizarre parce que d'habitude je ne suis comme ça qu'avec Karin et Sai. Et encore.
Je jette un œil par la fenêtre. Merde, la nuit est en train de tomber !
« On ferait mieux de bouger.
- Quoi ? Pourquoi ?
- Ça craint ici la nuit.
- Ok. »
On est parti puis Naruto m'a raccompagné jusque devant ma rue. En rentrant chez moi je me suis senti étrangement content. Je ne saurais pas dire pourquoi. Je suis monté directement dans ma chambre. Au passage, j'ai vu Itachi me fixer d'un de ses regards bizarre. Je l'ai ignoré. Une fois dans ma chambre je me suis senti un peu patraque et très fatigué. Je me suis couché.
J'éteins la lumière.
J'entends la porte de ma chambre s'ouvrir. Quelqu'un se glisse dans l'obscurité de ma chambre à pas feutrés. Un poids creuse le lit derrière mon dos. Je n'ai pas besoin de me retourner.
« Maman ?
- C'est moi, mon cœur. »
Elle me prend dans ses bras.
Ça lui arrive parfois. Elle fait une sorte de crise d'affection bizarroïde. Elle me prend dans ses bras comme ça et me serre contre elle comme un gamin qu'on borde. Je n'aime pas trop ça. Elle est bizarre dans ces cas-là. Elle agit bizarrement. Comme une… une… folle. D'habitude j'attends silencieusement qu'elle reparte mais ce soir j'essaie de me sentir bien comme ça avec elle. Elle passe une de ses mains dans mes cheveux et l'autre dans mon dos. Elle chantonne très légèrement des phrases sans queue ni tête. Des phrases qui disent : Tu es à moi… personne n'a le droit de te prendre à moi… Qui te touche, je le tue… C'est un peu flippant. Je ne veux pas qu'elle soit folle. Je ferme les yeux. J'essaie de me laisser bercer par ses caresses et par sa voix. Je veux me sentir redevenir tout petit. Comme lorsque j'avais quatre ans. Quelque chose mouille ma joue.
Elle se laisse tomber sur mon corps, se serrant contre moi. Je l'entends sangloter, ça me sors complètement de ma torpeur. Avant que je n'ai pu ouvrir la bouche, elle prend mon visage entre ses main et embrasse mes joue comme si ça vie en dépendait.
« Tu es mon Sasuke à moi et personne ne pourra t'enlever loin de moi. »
J'écoute en silence ma mère divaguer. Je la laisse m'étreindre et pleurer sur mon épaule sans bouger, les yeux dans le vague. Et puis au bout d'un moment, je sens mon corps tomber de fatigue.
Je ferme les yeux.
J'ai envie de revoir Naruto.
J'ai cru apercevoir l'ombre de mon père qui nous écoutait dans le couloir.
A suivre dans Konoha Express : "Ce connard me tape vraiment trop sur le système."
Lexique :
*Antoine Redier : inventeur du réveil-matin en 1847.
*Jean Lewis : marque de pantalon plutôt cher.
Voici le septième chapitre.
Je m'excuse sincèrement si vous trouvez des fautes, mais ce chapitre étant particulièrement long, j'ai du mal à y traquer les fautes sans décrocher.
Merci de vos lecture et de vos reviews.
Bien à vous,
SoapMiso.
