Salut vous !

ATTENTION CADEAU EN NOTE DE FIN DE CHAPITRE

Voilà un nouveau chapitre un petit peu plus calme avant de repartir vers le n'importe quoi ! Et c'est aussi l'occasion d'introduire Keith, Kyle, Dam et Guillaume, les quatre persos créés par les gagnants

BIEN SUR nos deux lardons vont se recroiser ;) est-ce que ça va être gênant? J'SAIS PAS :D

Je vous remercie encore pour toutes vos reviews ** Vos favs, vos follows! Vos dernières reviews m'ont trop rassurée! Vous êtes toujours trop adorables!

Sinon, pour patienter pour le chapitre suivant, vous pouvez toujours lire le chapitre 2 de "Je t'écrirais des poèmes", que je viens de poster ! Et là j'en reviens toujours pas de comment ça vous plait ... merci, merci et merci!

Vous pouvez aussi vous rendre sur mon tumblr (Robin-nohood(point)tumblr(point)com) pour me poser des questions, retrouver mes chapitres de mes différentes fics, répondre à des petits sondages etc.

En attendant, je vous souhaite comme d'habitude une Bonne lecture ;)

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Quand Thomas ouvrit les yeux, le lendemain matin, la première chose qu'il fit fut de pousser une longue, très longue complainte. Quelque part dans son hémisphère cérébral gauche, un bœuf piétinait sa matière grise, tandis que son hémisphère droit s'était réduit à un sombre déchet gluant. Il avait la bouche pâteuse et mal au ventre et rien n'aurait pu être pire… rien sauf le coussin que lui jeta Jeff ou Clint, dans la tronche, pour le faire taire.

Il réalisa au passage que tout le monde était rentré dans son dortoir. Chuck était dans le lit près du sien, ronflant doucement, un bras pendant dans le vide. Le store de la fenêtre n'était pas fermé et Thomas pouvait juger par l'angle de ce co*nard de soleil qu'il était plus de dix heures du matin. Enfin, probablement. Sachant pertinemment qu'il ne pourrait pas se rendormir et qu'il avait besoin de fraicheur – oh mon dieu, il avait dormi dans ses fringues dégueux ? -, il finit par s'extirper du lit et heureusement que son estomac était encore vide où il aurait vomi. Thomas, après avoir attrapé une serviette, ses affaires de toilette et un boxer propre, s'échappa du dortoir à la vitesse supersonique d'une larve moyenne. C'était presque étrange qu'un filet de bave ne le suive pas…

Une fois dans les douches, il se déshabilla en grognant bruyamment – bordel mais il s'était battu ou quoi ? –, découvrant plusieurs bleus sur son corps.

- Alors le bleu ? On revient difficilement ? Fit une voix dans une des douches.

Thomas sursauta, avant de gémir – son crâne, son crâne… - et l'eau se mit à couler. Il avait reconnu la voix de Minho, s'il ne se trompait pas. Il entra dans la douche à côté et ouvrit l'eau en grand. Chaude. Puis gémit de plaisir en se noyant dessous.

- Chanceux, pas vrai ? Newt t'a bordé bien comme il faut ? Revint à la charge le coureur.

Thomas voulut répondre mais à l'évocation de ce prénom, il rougit violemment. Les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire par flash. Des flashs sombres, entre des casiers. Il essaya de ne pas s'y accrocher mais non... les black out et trous de mémoires dûs à l'alcool semblaient ne vouloir fonctionner que dans des situations normales. En cas de honte extrême, son cerveau avait décidé de se souvenir de tout.

- T'en fais pas, il m'a dit pour hier, continua Minho inlassablement.

Bordel, ce type était-il un Chuck du matin ? Avec le côté bitchy en plus ? Thomas n'allait pas le supporter. Surtout qu'il venait de rougir encore plus si c'était possible. Qu'est-ce que Newt lui avait dit ? Est-ce que Thomas allait passer pour un gros pervers dégueulasse? Est-ce que, à peine intégré, on allait le rejeter dans une geôle de la honte?

- J'irai te le récupérer ton tee-shirt !

Thomas faillit se justifier comme un idiot avant de comprendre de quoi parlait Minho. ALLELOUJAH ! La tension qui avait contracté ses épaules s'effondra brutalement. Il avait carrément oublié son tee-shirt.

- Ouais, merci, répondit-il enfin, secrètement soulagé puissance 10 000.

- Enfin ! J'ai cru que tu t'étais noyé ! Répliqua Minho, taquin. Tu dois t'en coller une sévère, non ?

- Comme si un troupeau de bœufs me marchait sur le crâne, souffla sombrement Thomas en ouvrant sa bouteille de shampoing.

- C'est normal jusque-là. Je m'attendais même pas à te voir debout à cette heure-là.

- Pourquoi, il est quelle heure ? Interrogea Thomas, méfiant.

- Huit heures, j'allais partir courir.

L'eau s'arrêta dans la douche de Minho et Thomas se redressa, le cœur soudain battant à tout rompre. Il avait oublié que le garçon était coureur. Son état groggy le quitta presque instantanément.

- C'est toi le major en athlétisme, c'est ça ? Demanda-t-il vivement.

Il entendit le coureur quitter sa cabine et répondre :

- Ouep, répondit enfin Minho. J'ai remplacé Newt. Il m'a dit que tu voulais courir aussi ?

- Carrément ! Attends, je finis de…

Le rire de l'autre coté de la porte le coupa net.

- Je voulais dire en général, le bleu ! S'exclama Minho. Mais si ça te branche de venir avec moi pour ma balade matinale, avec plaisir. Personne ne me suit jamais le samedi matin.

Thomas ne se fit pas prier ! En deux temps, trois mouvements, il finit de se laver et fonça se changer pour enfiler sa tenue de sport. Dans son dortoir, tout le monde dormait encore profondément. Minho lui avait dit de le retrouver devant le bloc dès qu'il était prêt et Thomas était carrément euphorique à cette idée. Même sa migraine commençait à le quitter.

Il fut juste passablement surpris de tomber sur quelqu'un dans le couloir. Et pas n'importe qui. Newt, les cheveux ébouriffés au possible, une trace d'oreiller sur la joue et vêtu d'un short de basket trop grand qui pendait sur ses hanches maigres, s'arrêta au milieu du couloir et lui lança un regard endormi. Quand il le reconnut, son visage s'illumina et Thomas essaya de ne pas être trop gêné. Ni de trop regarder son torse. Simple geste pudique. Le sous-délégué avait l'air très content de voir... ce qu'il voyait. Et Thomas se tortilla un peu. Ne pas y penser, ne pas y penser, ne pas...

- Sérieusement ? Tu t'es transformé pendant la nuit ? Le gars que j'ai laissé dans son lit hier soir pouvait à peine se rappeler de son prénom, bailla Newt en se dirigeant vers la salle de bain.

- Une bonne douche et c'était oublié, bredouilla Thomas. Et puis… on s'est bien occupé de moi, j'imagine, ajouta-t-il précipitamment.

Avant de se gifler mentalement.

- Enfin... je crois... j'me souviens de rien, ajouta-t-il trop précipitamment.

Et voilà. Thomas sentait le mot "MENTEUR" lui brûler le front et il était sûr que, non content d'être écrit en grosses lettres, il clignotait aussi. Pourtant, Newt sourit de plus belle et se gratta distraitement le torse, sur le pas de la porte des douches. Il avait l'air de le jauger du regard. Puis répondit chaleureusement un :

- Avec plaisir, Tommy !

Thomas, foudroyé, tenta d'esquisser un sourire à son tour. Newt n'avait rien dit ! Il était donc temps d'arrêter le suicide et changer de sujet :

- On part vraiment sur Tommy ?

- Moi j'aime bien, fit Newt en haussant les épaules nonchalamment. Et puis je croyais que tu t'souvenais de rien?

Le clin d'oeil qu'il lui adressa alors fit tomber la mâchoire de Thomas d'un bon mètre cinquante (comment ça, l'auteur est une mytho?). C'était quoi ce SOUS-ENTENDU? Non mais... non... impossible... Son cerveau venait de se court-circuiter.

- Bon, je vais me doucher aussi. Bon jogging, à ce que j'en déduis ? Reprit le blondinet, l'air satisfait.

Thomas regarda sa tenue, se souvenant brusquement que Minho devait l'attendre. Il acquiesça, sans s'en rendre compte tellement il était encore sous le choc, et Newt lui tourna le dos.

- Merci Newt. Pour hier, et tout, lança-t-il avant que le blondinet ne disparaisse, d'une voix d'attardé.

Ce dernier lui fit un signe de main pour lui signifier qu'il avait entendu et s'enferma.

Le brun fit volteface lui-même et entreprit de rejoindre Minho comme un automate. Il aurait bien qualifié Newt d'adorable mais ce mec avait un truc trop serein et cool pour vraiment s'accorder cet adjectif. Et visiblement, il ne lui retenait pas ce moment très gênant de proximité de la veille, ce qui ne soulageait pas Thomas pour autant. Il était sûr et certain que le sous-entendu avait un rapport avec ça! Bon sang! Il faudrait qu'il trouve une excuse! Après tout c'était l'alcool qui avait pris son corps en traitre. Les hormones d'un garçon de seize ans n'avaient pas besoin de grand-chose pour être stimulés. Et puis Thomas n'était pas vraiment sûr d'être attiré par les garçons. Du moins, il n'y avait pas réfléchi. Il savait juste qu'il n'avait pas le moindre problème avec le fait que Newt soit gay. Ni personne. Après tout, il n'avait vraiment eu de rencards qu'avec une fille, Teresa, dans son ancien lycée et l'expérience n'avait pas été poussée très loin.

- J'ai failli attendre princesse ! Tu te repoudrais le nez ou quoi ? S'exclama Minho quand il le rejoint dans l'air frais du matin.

- Désolé, j'ai croisé Newt.

- Oh, fit le coureur en souriant. Ouais, Newt est du matin. Et sachant qu'il s'est couché EXCESSIVEMENT tôt en te raccompagnant…

- Ouais, grommela Thomas. Désolé de vous avoir fait rater la moitié de la soirée.

Minho lui décocha une moue narquoise.

- C'est bon, l'nouveau. J'te taquine ! Et puis on sort là-bas au moins deux fois par semaines, parfois plus, alors c'est pas grave si de temps en temps on doit se sacrifier pour ramener un pauvre gosse qui sait plus mettre un pied devant l'autre.

- Hé ! S'insurgea Thomas.

Mais Minho le taquinait clairement, puisqu'il ajouta :

- T'as passé une bonne soirée au moins ?

- Alors là… (Thomas esquissa un sourire rêveur) t'as pas idée.

- C'est l'effet que Newt fait en général, ouais, répondit Minho.

Thomas cessa de sourire pour marmonner. Ce mec avait l'air d'être passé maître dans l'art de la répartie cinglante et de la moquerie.

- Newt est sympa, répondit simplement Thomas au bout de quelques minutes.

- C'est mon meilleur ami, bien sûr qu'il est sympa. Il est même plus cool que moi, parfois. Si, j'te jure, s'exclama le coureur comme si lui-même n'y croyait pas. Bon ! C'est pas tout mais il est temps d'aller courir ! On va voir ce que tu vaux.

Thomas acquiesça aussitôt, trop content de changer de sujet pour une raison qui lui échappait. De toute façon, ils étaient arrivés sur le stade.

- Si tu t'en sors bien, on ira faire ça dans un parc une autre fois, c'est toujours plus intéressant, observa Minho.

Thomas ne put qu'approuver, trop excité à l'idée de se lancer pour faire ses preuves. Quand Minho envoya le départ, il s'élança à cœur joie.

Courir avait été libérateur. Thomas aimait ça plus que tout au monde. Ou que beaucoup de choses en tout cas. Et quand ils s'installèrent dans le self, à dix heures, pour le dernier service du petit dej, au milieu de la masse de blocards comateux, Thomas se sentait super frais !

A leur arrivée, on les salua avec plus ou moins d'entrain mais le nouveau remarqua avec satisfaction qu'il avait droit au même bonjour que l'autre coureur et le sentiment d'acceptation fut des plus agréables.

Ils trouvèrent finalement deux places à côté d'Alby et Fry, qui semblaient encore dans le mal de la veille, et continuèrent de parler de leurs performances sportives respectives et tout un tas de choses qui leur valut un regard noir d'Alby :

- Si je vous entends encore deux minutes de plus, je vais enfoncer cette banane dans le nez de l'un de vous sans crier gare, prédit-il sombrement.

- Y'en a un qui a mal dormi à ce que je vois ! Se moqua Minho. Newt ronfle trop fort ?

Alby ne prit même pas la peine de répondre et Thomas et Minho finirent leur petit déjeuner en se lançant des coups d'œil amusés. Quand ils eurent fini, le coureur l'entraina vers une table et lui présenta deux garçons que Thomas avait déjà vus la veille, sur les pistes.

- Voici Keith et Guillaume. Ils sont en classe d'athlétisme avec moi et si tu nous rejoins ce seront tes nouveaux meilleurs amis.

Les deux garçons le saluèrent poliment bien que faiblement. Keith, un gars roux a l'air sympathique, triturait un manuel de zoologie d'un œil légèrement vitreux, pendant que Guillaume serrait avec plaisir la main de Thomas. Tous deux étaient encore victimes de leur cuite mais tentaient visiblement de se montrer enjoués par l'arrivée du nouveau.

- Ils font du relais et du saut en longueur, expliqua le major.

Thomas acquiesça et Minho l'entraina plus loin, visiblement enchanté de trimballer son nouveau jouet ou ami (c'était une bonne question). Pendant une heure, il le présenta à divers personnes, dans le réfectoire et aux alentours, le gratifiant de plusieurs anecdotes cocasses que Thomas trouva souvent hilarantes. Il se rendit rapidement compte que ce garçon était complètement fou, très amusant et véritablement aimé de tout le monde. Différemment de Newt cependant. Minho était moins posé que le sous-délégué et plus impétueux.

Quand ils eurent fini, Thomas avait un peu l'impression d'avoir couru une seconde fois et il fut ravi de prendre une seconde douche avant de retourner dans son dortoir. Là, il ne fut absolument pas surpris de tomber sur Chuck. En revanche les deux étudiants en médecine étaient à la bibliothèque, en train d'étudier et les deux derniers membres du dortoir étaient avachis sur leurs lits.

- Thomas, tu l'as fait ! T'es trop fort ! Mais t'as disparu où ? Hein ? J't'ai cherché partout et on m'a dit que t'avais…

- Oui Chuck, j'ai fini par rentrer, j'étais très mal en point ! Répondit Thomas, de bonne humeur.

- On s'en fiche, t'as mis une raclée à Gally, dit soudain l'un des deux inconnus d'une voix rauque. Kyle, en passant. Et ça c'est Damien mais tout le monde l'appelle Dam.

Thomas se tourna vers leurs deux compagnons de dortoir qui se présentaient. Ledit Kyle, un grand brun aux cheveux bouclés, tentaient de sourire doucement malgré sa gueule de bois. Damien, lui, comatait littéralement sous une pile de coussins et semblait souffrir d'un violent mal de crâne. Ils lui souriaient tout de même d'un air appréciateur. Du moins, c'est ce qu'il semblait car le nouveau n'apercevait qu'un bout de sa joue. Thomas les remercia et eut pitié d'eux à l'instant où Chuck ouvrit à nouveau la bouche.

- Ecoute, ça te dit d'aller se mettre au soleil pour l'après-midi ? J'ai peur qu'on dérange, là.

Le regard de pure gratitude de ses deux nouveaux colocs ne lui échappa pas et il entreprit aussitôt d'entrainer Chuck dans la cour du bloc. Là, il se laissa choir dans l'herbe et accueillit avec satisfaction le soleil chaud sur sa peau, comme une caresse sur son visage.

- Je suis sûr qu'il est encore vert de rage ! Il a passé la soirée dans son coin à faire la tronche, gloussa Chuck.

Thomas comprit immédiatement de quoi il parlait.

- Et puis t'as tenu vachement longtemps !

Le nouveau eut du mal à ne pas lui faire remarquer qu'il s'était écroulé en moins de trois heures et qu'il avait vomi tout son saoul. Après tout, si le gamin voulait l'idolatrer…

- Tu rentres pas, toi non plus, le week-end ? Demanda soudain Chuck.

- Euh… non, je suppose que c'est mieux de ne rentrer qu'aux vacances, répondit pensivement Thomas en fermant les yeux.

Il était tellement bien, là, au soleil, après un début de matinée mouvementé et une sale nuit.

- Moi non plus, mais, des fois, mes parents me manquent, fit remarquer le plus jeune garçon.

- Tu les verras à Noel, t'en fais pas, dit calmement le brun.

- Mmh… c'est long, soupira Chuck.

Et si Thomas ne s'était pas assoupi, il aurait trouvé le gamin vraiment attachant.

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Hé voila ! Petit retour au calme sur ce chapitre :)

Après tout, fallait quand même que j'installe Thomas dans la vie du Bloc et que je fasse le parallèle avec ses débuts avec Minho ;)

Comme vous pouvez le voir, il se souvient et...

Croyez-moi, le calme ne va pas durer LONGTEMPS. *sifflote*

J'ai hâte d'avoir vos avis et je vous dis à très très vite, pour le prochain épisode.

OH ET ATTENTION ! ON APPROCHE DES 1500 VUES ET JE VEUX VOUS REMERCIER (j'édite juste avant de poster là) DONC JE VEUX VOUS FAIRE UN PETIT OS CADEAU

IL FAUT VOTER ! Voulez-vous :

1) Un POV de Newt sur des passages clés (arrivée de Thomas, soirée au griffeur, retour)

ou 2) La VRAIE conversation entre Newt et Minho après avoir ramené Thomas

Robin !