Le Sixième Membre
Après l'intégration de Nagato, Mikuru et Koizumi, tout le monde pensait que la SOS-Dan était au complet. Après tout, on y trouvait bien les trois « désirs » d'Haruhi Suzumiya: une extra-terrestre, une voyageuse temporelle et un Esper. Plus moi, mais je préfère ne pas me compter dans le lot.
De fait, il n'y avait pas eu d'autres membres kidnappés par Haruhi, et seuls quelques gars avaient demandé à faire partie du club, plus pour passer du temps en compagnie de la fameuse « Maid Asahina » que par réel intérêt pour les activités. Activités qui les laissaient tellement sur les rotules qu'aucun ne dura plus d'un jour.
Pourtant, au moment où j'écris, la Brigade SOS compte non pas cinq, mais SIX membres. Un nouvel arrivant assez particulier. Et le contexte de son arrivée l'était plus encore, jugez plutôt.
Quand j'ai ouvert les yeux, j'avais un mal de crâne pas possible. Comme si on avait remplacé mon cerveau par une masse métallique pleine de piquants, et qu'on m'avait ensuite secoué comme un prunier.
Et le simple fait d'apercevoir une lumière tamisée au travers de mes paupières m'enfonçait comme une aiguille chauffée à blanc dans le nerf optique.
Mais qu'est-ce qui m'arrive...
A défaut d'ouvrir les yeux afin de jeter un regard autour de moi, je tendis l'oreille. Je perçus pèle-mèle des échos de conversation étouffés, des bruits de pas sonores, plus une sorte de ronronnement d'arrière plan et un « bip » répétitif. Et à bien écouter, un léger, très léger bruit de respiration non loin de moi.
Qu'est-ce que c'est que ce bazar, encore...
En désespoir de cause, j'ouvris timidement un oeil.
Une chambre d'hôpital. La mienne, d'après la sensation de draps frais et la perfusion dans mon bras.
On va dire que ça ne m'étonne qu'à moitié. A force de fréquenter Haruhi et les autres, c'est un miracle que je n'y aie pas encore laissé ma santé.
Sentant des fourmis dans mes jambes, j'essayait de bouger un peu, et retint de justesse une nausée renversante.
Ok... Je crois qu'il vaut mieux que je reste tranquille.
« Hnn? »
Une voix ensommeillée, pas loin du tout de moi. Je baissais les yeux du plafond, et aperçut Haruhi, se frottant les yeux, les bras encore appuyés sur mon lit.
J'écartais assez vite l'image d'Haruhi sanglotant sur mon lit de souffrance et essayais de lui faire un petit sourire.
Douloureux. Très douloureux, le sourire.
« Tu te réveilles enfin? Me demanda-t-elle d'une voix de reproche.
-Je pourrais en dire autant de toi, lui fis-je remarquer d'une voix un peu éteinte, mais allant s'affermissant.
Elle eut une petite moue et se redressa tout à fait sur sa chaise.
-Comment te sens-tu?
-Affreusement mal. Au bord de l'agonie, même. Dis moi, tu peux me raconter ce qu'il s'est passé? J'ai dù louper quelques étapes.
-Eh bien, fit-elle en prenant son inspiration, tu as eu une sorte de malaise.
-De malaise?
-Oui. On était dans la salle du club, et tout d'un coup tu t'es effondré comme une masse, en te tenant la tête. Tu as eu de la chance, Koizumi t'a rattrapé avant que tu ne heurtes le sol, et Yuki t'as donné les premiers soin en attendant l'arrivée de l'ambulance. Le médecin a parlé... D'une sorte d'attaque cérébrale, quelque chose dans ce goût là, peut-être héréditaire.
-Une attaque cérébrale? C'est... bizarre.
-Oui. J'ai été assez surprise d'apprendre qu'en fin de compte, tu avais bel et bien un cerveau.
Non, ce que je veux dire c'est que ce genre de maladie ne s'est jamais produit dans ma famille...
Puis mon regard se posa sur le réveil placé sur ma table de nuit. Il indiquait 23h46.
-Haruhi... Tu es là depuis combien de temps?
-De...Depuis ton malaise, marmonna-t-elle comme à contre-coeur.
Je vois. Donc depuis près de sept heures.
J'ai dù faire une tête particulièremenrt débile car elle tourna vivement la tête de l'autre côté, en déclarant d'une voix forte:
-Quoi qu'il en soit, tu as gâché l'activité quotidienne de la Brigade SOS! Tu ferais bien d'être prêt à en assumer les conséquences!
-Bien compris. Je suis désolé, si c'est ça que tu veux entendre, ajoutais-je en souriant.
-L'essentiel est que tu aies compris et que tu ne recommences plus. Je vais aller voir le médecin, et lui demander si tu peux sortir maintenant que tu as repris conscience. Tu as encore mal?
-Euh... Non, répondis-je en réalisant que ma nausée et ma torpeur s'étaient dissipées.
-Parfait. Ensuite, je vais rentrer chez moi préparer nos activités de demain. Tu as intérêt à venir, même si tu dois faire le mur de l'hôpital pour ça!!
Est-ce qu'un jour tu comprendras que les portes fermées ont une autre raison d'être que d'inciter les gens à escalader les murs?
-Oh, Haruhi !?
-Quoi?
-Merci d'être venue.
-Pas de quoi. Je suis ta supérieure hiérarchique après tout, il est normal que je veilles sur mes subordonnés. »
...Vois ça comme ça si tu veux.
Le lendemain, après un examen mené par le médecin qui m'avait soigné, je pus repartir en direction de l'école, après avoir rassuré ma famille.
Arrivé au portail d'entrée, bien qu'étant en retard, je fus accueuilli par Taniguchi et Kunikuda qui avaient entendu parler de mon malaise, et se réjouirent de me voir en si bonne forme, ainsi que me le fit savoir Taniguchi en m'assénant de grandes claques dans le dos qui manquèrent de me déplacer une ou deux vertèbres.
Dans les couloirs, je rencontrai Mikuru qui comme d'habitude fondit en larmes en se jetant dans mes bras (elle est trop mignonne), puis Nagato, qui m'attrapa par les tempes et me fixa de son regard gris perle pendant près de cinq minutes avant de me lâcher et de s'éloigner sans un mot.
Par contre, je ne croisais pas Koizumi. Me demandant vaguement où il était, je finis par arriver en classe, ayant manqué la première heure de cours.
Après m'être excusé auprès du professeur, j'allais m'assoir à ma place. Je m'étais à peine posé depuis cinq minutes qu'Haruhi, apparemment surexcitée, m'attrapa par l'épaule et manqua de me cogner la tête sur son bureau.
« Eh, Kyon! Devine quoi? On a un nouvel étudiant qui vient d'arriver dans notre classe!!
Un étudiant? A cette période de l'année? On est début septembre, personne ne quitterait sa classe en plein millieu des cours!
-Il vient d'une école Canadienne, continua Haruhi imperturbablement, et il s'appelle Josh Erinn! Si ça se trouve, il a entendu parler de la nouvelle école d'Asakura!
Tu n'as donc toujours pas laissé tomber ton enquête? Et au passage, je doute très sincérement qu'il aie été en contact avec Ryouko, pensais-je en me rappellant avec un frisson son duel avec Nagato.
-Et à quoi ressemble-t-il, ce nouvel étudiant?
-Il est assis là bas », fit Haruhi en me tournant la tête si violemment qu'elle faillit me briser la nuque.
Je repérais alors un garçon affalé sur son bureau, comme s'il dormait. Il portait l'uniforme de notre école, quoi qu'un peu débraillé. Il semblait de taille moyenne, et avait de très longs cheveux noirs en bataille.
Soudain, comme s'il avait senti que je l'observais, il leva la tête et croisa mon regard.
Il était d'un pâleur extrème, même pour un occidental, ce qui faisait ressortir par contraste sa tignasse sombre. Mais ce qui me frappa le plus, ce fut ses yeux.
Des yeux inhumains. D'un calme, non d'un ennui dépassant tout ce qu'on pouvait imaginer. C'était un vrai regard de mort-vivant, vide de joie, d'intérêt et d'espoir. Rien à voir avec ceux de Nagato qui, s'ils n'étaient assurément pas ceux d'une humaine, témoignaient d'une connaissance sans limites et, depuis quelques temps du moins, d'une curiosité et d'une humanité croissante.
Je fus tellement frappé par ce regard qui semblait me mettre à nu que je fixais précipitemment mon bureau, l'air passionné par les gribouillis infâmes de Taniguchi.
J'entendis un râclement de chaise et des bruits de pas, tandis que du coin de l'oeil j'aperçus quelqu'un s'approcher de mon bureau.
Faites que ce ne soit pas lui...
Au bout de quelques instants de silence où la personne en question se tenait à côté de mon bureau, je me sentis obligé de lever les yeux.
Il se tenait là, fixant son regard vide sur moi.
« Tu es / / , n'est-ce pas?
note du traducteur: ici, l'encre a été délavée de sorte que le nom et le prénom de Kyon sont illisibles...
-Oui? Marmonnais-je avec appréhension.
-...Comment va ta tête?
Comment est-il au courant? Mis à part la Brigade, Taniguchi, Kunikuda et Tsuruya, personne n'est au courant de ce malaise!
Il se pencha vers moi, avant de murmurer à mon oreille, de sorte qu'Haruhi n'entende pas:
-Je voudrais avoir un peu de ton temps, ce soir. Ça te concerne au premier degré, alors je te conseille de venir. »
Puis il retourna s'asseoir.
Je le suivis du regard, abasourdi, tandis que les cours reprenaient.
Ma stupéfaction doubla quand, sans même avoir été sollicité, kidnappé ou menacé par Haruhi il vint de lui même s'inscrire à la Brigade SOS, à la plus grande joie de la présidente, apparemment ravie de compter un nouveau membre aussi bizarre.
Mais là encore, Koizumi brilla par son absence. Et quand j'en fis part à Nagato, ma seule réponse fut un long regard énigmatique.
A la fin du club, je fis semblant de ranger la salle afin de laisser les autres sortir. Une fois le champ libre, je sortis à mon tour, et vit, adossé à la vitre, le nouveau membre m'accueuillir avec ce qui pouvait passer pour un sourire.
« Merci d'être venu. Suis moi, j'ai pas mal de choses à te dire, alors autant aller manger un morceau. »
Résultat: une demi heure plus tard, je me trouvais attablé dans une Izakaya en compagnie d'un type sinistre au possible dont je ne savais absolument rien.
Au bout de quelques minutes, entre deux bouchées, il me regarda fixement.
« Autant entrer dans le vif du sujet. Comme tu peux t'en douter, c'est au sujet d'Haruhi.
Déjà, là, j'ai tiqué. Rares sont ceux qui, sachant ce que représente Haruhi, l'appelle par son prénom. En fait, je suis le seul à le faire.
-Je vois, répondis-je. Et alors? Tu es quoi? Un Esper? Un autre voyageur temporel? Le père Noël? Si vous continuez de vous multiplier autour d'Haruhi, vous allez finir par vous marcher sur les pieds, entre l'Agence et l'Entité Semi-Consciente d'Intégration de Données!
J'aurais pu être plus aimable, sans doute. Mais ça commençait à peser lourd, tout ça. Et je sortais à peine de l'hôpital.
-Je n'ai aucun rapport avec l'ESCID, l'Agence ou le Futur, répondit-il sans se démonter.
-Alors qui?
-Personne. Je n'existe pas.
Pardon?
-Je n'existe pas. Prenons un exemple très simple. Mettons qu'Haruhi Suzumiya ne soit pas une déesse, une clé du facteur d'auto évolution ou un blocage temporel. Ceux qui ont été appelés à ses côtés et dotés de pouvoirs existeraient quand même, n'est-ce pas? Koizumi Itsuki, Asahina Mikuru et Nagato Yuki continueraient d'exister en tant que personnes, normales pour le coup.
J'aquiescait d'un signe de tête.
-Bon. Prenons à présent le cas des avatars, ou quelque soit leurs nom. Ces géants de frustration pure, existant seulement dans les espaces clos, n'ont absolument aucun rapport avec la réalité, n'est-ce pas? Si le pouvoir d'Haruhi n'existait pas, ils ne seraient pas sur cette terre, d'accord?
-Oui, jusque là je te suis...
-Eh bien ça s'applique à moi aussi. Je n'ai aucune réalité, aucun passé, aucun contexte qui justifie ma présence. Juste une mission, un rôle à jouer.
-Et qui t'a donné ce rôle?
-Voyons, c'est évident. Haruhi elle même.
Il sembla prendre un certain plaisir à contempler mon visage incrédule.
-Faisons simple. Il y a de cela quelque temps, une envoyée de l'ESCID a dépassé les bornes de sa mission et attenté à la vie d'un des proches de son sujet d'étude, croyant à juste titre que cela déclencherait une réaction d'une ampleur sans précédent. Heureusement, sa coéquipière et supérieure hiérarchique l'en a empêchée avant que ce ne soit trop grave.
-Tu fais allusion à l'incident avec Ryouko, c'est ça?
-Et il y a un peu plus de 24 heures, poursuivit-il sans se formaliser de l'interruption, un nouvel attentat a été perpétré sur la même personne, afin d'atteindre le même objectif. Sauf que là, l'échec n'a tenu qu'à quelques erreurs minimes de l'agresseur et une grande rapidité de réaction de Nagato Yuki.
Il prit une profonde inspiration pendant que je réalisais l'étendue de ses paroles.
-Haruhi, du fait de son pouvoir énorme, pourrait possèder une capacité et une connaissance illimitée. Mais à cause de son bon sens, elle les réfute et les range au plus profond de son subconscient, de sorte qu'ils ne refont surface qu'en cas de colère ou dans des espaces clos. Et ainsi, autant son bon sens ne lui permet pas de comprendre ce qui t'es arrivé, autant son subconscient en a tiré les conclusions et a fait appel à un nouvel acteur chargé de te surveiller, toi et toi uniquement.
Il posa son menton sur son poing et avala une autre bouchée.
-Et ce nouvel acteur, c'est moi.
-Et... Tu es apparu il y a trois ans, quand son pouvoir a commencé à se développer? Risquais-je, ouvrant la bouche après un long silence.
-Non, répondit-il d'un ton froid. Je suis apparu hier, au moment même où Haruhi t'a vu t'écrouler sous l'effet d'une attaque psychique émanant sans aucun doute d'un membre dissident de l'Agence.
-L'Agence? M'écriais-je, faisant se retourner plusieurs personnes dans le restaurant.
-Effectivement. Asakura Ryouko te l'avait bien dit, non? Il n'y a pas de dissidents uniquement chez l'ESCID. En ce moment même, Koizumi Itsuki est retourné à son QG pour faire son rapport et essayer de découvrir qui a fait le coup.
Il poussa un petit soupir.
-Je n'ai même pas eu le temps de le contacter et de l'informer que j'avais déjà tué ton agresseur.
QUOI?
-Haruhi m'a fait apparaître non loin du lieu d'action du gaillard. J'ai à peine eu le temps de le neutraliser avant qu'il ne t'achève. Je n'ai rien trouve sur son cadavre qui puisse nous donner plus d'informations.
-T-Tu l'as tué? Demandais-je en baissant la voix, espérant avoir mal entendu.
-Effectivement, confirma-t-il très calmement. Son corps a disparu peu de temps après, donc il ne devrait pas y avoir trop de soucis de ce côté là. Comme pour Asakura, l'Agence se chargera de le faire disparaître des registres.
-Et... Comment es-tu apparu? Demandais-je, afin de changer de sujet.
-Je ne sais pas, murmura-t-il étrangement rêveur. C'était comme sortir du sommeil après un rève dont tu ne te souviens pas. J'étais endormi sur dans une bibliothèque, devant un ordinateur affichant la page web de la Brigade SOS. Je savais ce que j'étais, où je me trouvais et ce que je devais faire.
Il jeta un coup d'oeil à l'heure.
-Allons-y.
-Où ça?
-Chez toi, voyons! »
Une fois dehors, il se dirigea vers une ruelle obscure située derrière le magasin.
« Je croyais qu'on devait rentrer chez moi? Fis-je en le suivant à tâtons.
-Hum. Mais c'est trop dangereux de marcher à cette heure ci. Il y a très peu de témoins pour dissuader d'éventuels agresseurs de faire quelque chose de trop spectaculaire. Et puis, je suis le seul à ne t'avoir pas encore prouvé ce que j'avançais, non?
-Eh bien, maintenant que tu le dis... Yuki m'a sauvé la vie grâce à ses pouvoirs au cours du duel contre Ryouko, j'ai croisé Mikuru a deux âges différents, et Koizumi a détruit un avatar devant mes yeux dans un espace clos.
-C'est donc normal que je te fasse une petite démonstration, conclut-il en s'arrêtant soudain. Ici ça devrait être bien. Au fait, j'espère que tu n'as pas le vertige?
-Hein? »
Je n'eus pas le temps d'en dire plus. Ses yeux brillèrent d'une lueur rougeâtre, une paire d'ailes noires jaillirent de son dos et il me saisit par les épaules avant de décoller vers le ciel nocturne, heureusement couvert de nuages.
Je n'ai pas beaucoup de souvenirs du vol, probablement parce que c'est à cette occasion que je me suis découvert une propention assez renversante à avoir le vertige et le mal de l'air.
Résultat, avant même que je m'en sois rendu compte, j'étais à genoux devant le mur de chez moi, en train de reprendre ma respiration, tandis qu'il écartait du pied les quelques plumes noires tombées sur le sol.
« Mais qu'est-ce que tu es, bon sang?! Articulais-je difficilement.
-Ma foi... Tu peux me considérer comme ton ange gardien. L'incarnation de la volonté d'Haruhi Suzumiya qu'il ne t'arrive rien.
A ce moment, une fine ligne brillante étincela près de son cou. Il eut à peine un mouvement de recul, mais tourna très lentement la tête en direction de la personne qui lui avait plaqué une lame effilée sur la jugulaire.
-Je demande les raisons de ta présence auprès du domicile de Kyon a une heure aussi tardive. Je sollicite aussi une explication pour ta capacité à altérer ta morphologie en dehors des espaces clos. Toute réponse indue ou geste inconsidéré sera sanctionné, fit-elle.
Nagato.
-Tu es l'envoyée de l'ESCID, n'est-ce pas? Nagato Yuki, si je ne m'abuse.
-Affirmatif. Réponds à la question.
-Je suis une matérialisation de la volonté subsconciente de la clé de l'auto-évolution humaine de préserver l'intégrité physique et mentale de son facteur de trouble émotionnel.
C'est quoi ce charabia?
-Je vois, fit Nagato de sa voix monocorde.
Et ne va pas me dire que tu le comprends, toi!
-Ma mission est de m'assurer de sa sécurité, ajouta Josh, et de ce fait nos objectifs concordent.
-Les données collectées à ton égard argumentent en ta faveur, convint Nagato. Je t'accorde un délai probatoire.
-Merci bien. Un peu plus d'espace entre ton couteau et ma gorge serait aussi le bienvenu.
Nagato rétracta son bras et transforma son couteau en marque page.
-Et que fais-tu près de chez Kyon, de ton côté? Demanda Josh.
-Surveillance rapprochée pour prévenir toute tentative de récidive de l'attentat d'il y a 31h.
-C'est une bonne initiative, mais ce ne sera plus nécessaire une fois que j'aurai clarifié ma position auprès de l'envoyé de l'Agence et de la voyageuse temporelle.
-Tu as mis hors-service l'agresseur d'hier, fit Nagato.
Ce n'était pas une question.
Josh aquiesca.
-Qu'as-tu fait de son corps?
-Il a disparu. Vaporisé. Tout était prévu pour empêcher qu'on remonte à la source.
-Je vois.
Ça vous dérangerait d'arrêter de me considérer comme un élément du décor?
-Ah oui, j'ai un certain nombre d'informations à partager avec toi et Koizumi Itsuki, continua Josh, ce serait bien qu'il nous rejoigne dans pas...
Il se figea brusquement, comme Nagato. Le décor autour de nous changea brusquement, devenant vide et froid, au ciel gris et immobile.
-Espace clos! S'écria Josh en se rapprochant vivement de moi.
-Entités hostiles détectées. Contact imminent », ajouta Nagato.
Mon Dieu... Ou plutôt Haruhi, qu'est-ce qui te prends?!
