NDA :Encore un chapitre qui fait partie du flash back. merci à Potteric et à Weylin pour leurs commentaires.
Chapitre 7: Hostilités déclarées
Les jours suivants, elle s'investit dans son travail, passant de longues heures en bibliothèque.
Lui sortait rarement de ses cachots, on le voyait peu aux repas. Il était redevenu le sujet de conversation numéro un de l'établissement. Elèves et professeur se demandait qu'elle mouche avait bien pu le piquer.
Il continuait, fidèle à sa réputation, à vider les sabliers de l'école et même celui de ses serpentards. Tous le regardaient avec crainte et évitaient de se trouver sur son passage.
Il ne cessait de penser à elle. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas de relations physiques avec une femme. IL avait toujours refusé de participer aux viols et autres orgies dont été friand Lucius. Il ne se serait jamais abaissé à cela. Il avait eu quelques aventures, rapides et sans lendemain avec des femmes mangemorts, au retour de raids particulièrement éprouvants. Lorsqu'il se haïssait, pour les actions qu'il avait été obligé d'accomplir, et qu'une étreinte fugace et brutale, parfois entre deux portes, le soulageait du trop plein d'amertume, d'écoeurement et de tensions accumulées.
Sa côte auprès des ces femmes avait augmenté après la mort de Dumbledore quand sa position de bras droit du seigneur des ténèbres était devenu une évidence. Il avait pu plus souvent qu'à son tour goûter aux plaisirs de la chair, s'il pouvait s'exprimer ainsi. La plupart du temps il les méprisait. Le seul avantage qu'il trouvait à ces ébats, c'est qu'il en sortait le corps et l'esprit vidés.
Elle, il rêvait de la tenir dans ses bras de lui faire l'amour intensément, de la faire hurler de plaisir sous ses caresses. Pourtant, il ne cessait de la traiter durement, de lui parler avec agressivité. Comme s'il voulait se protéger d'elle, ou la protéger de lui….
Elle allait souvent rendre visite à Hagrid dans sa cabane. Il était ravi d'avoir la compagnie de la tante de Harry. Il lui montrait les créatures magiques, les sombrals, les scrouts à pétards... Il lui parlait de son neveu Harry, lui narrait les années sombres où le mage noir faisait régner la terreur dans leur monde. Il lui racontait Dumbledore, Lili, James, les maraudeurs…
Elle était attentive. Elle aurait bien aimé qu'il aborde le sujet de Snape. Elle n'osait amener la conversation sur lui. Pourtant elle brûlait de questionner le garde chasse à ce sujet.
Quel enfant, quel adolescent avait t-il été ? Comment et pourquoi était-il devenu cet adulte amer aux répliques acerbes ? Pourquoi avait-il parfois le regard si triste ?
Certes, Hagrid n'aurait pas pu répondre à toutes ces questions. Mais en lui racontant quelques anecdotes sur lui, il lui aurait permis de mieux comprendre le personnage. Pourtant Hagrid n'abordait jamais le sujet….
Snape était renfermé, désagréable, acariâtre, aigri…Il n'avait rien du prince charmant et pourtant, il l'attirait. Elle aurait voulu tout connaître de sa vie et la partager...
Les semaines passèrent, et avec elles, le bal d'halloween où elle se rendit avec Angus.
Severus n'y mis pas les pieds.
Elle sortait beaucoup avec le jeune écossais, ils étaient devenus des amis proches et se faisaient leurs confidences. Il était différent de tous les garçons qu'elle connaissait .Elle appréciait ce cadeau de la providence grâce auquel, elle se sentait moins seule.
Elle commença à se rendre dans les classes. Tout était inédit pour elle et chaque minute de ses journées lui procurait le plaisir de la découverte d'un monde nouveau.
Elle y était très bien accueillie. Tout le monde l'aimait, et tous, élèves et professeurs faisaient en sorte de faciliter son travail.
Elle avait retardé le plus possible sa venue dans les classes de Severus, sachant qu'elle n'y serait pas bien reçue.
Oh Non! Elle n'avait pas peur de lui ! C'était juste un peu d'anxiété…
Un jour pourtant, elle prit son courage à deux mains. Elle se présenta au cours de potions Gryffondor Serpentard de troisième année.
Après avoir timidement frappé à la lourde porte de chêne, elle entra, le cours venait de débuter. Les élèves commençaient la préparation d'une potion dont la recette était marquée au tableau. Le maître des potions était assis derrière son bureau occupé à corriger des copies, une multitude de rouleaux de parchemin étalée devant lui, une plume à la main.
Il leva les yeux vers elle.
-« Dehors ! » Dit-il d'une voix rauque et menaçante, d'un ton qui ne souffrait aucune réplique, en désignant la porte d'un doigt impérieux.
-« Pardon ? » Fit-elle, comme si elle avait mal entendu.
-« Et en plus, Vous êtes sourde ! » Il se leva d'un bond, baguette brandie. Se rua sur elle, la saisit par les épaules, la fit pivoter sur elle même et la jeta hors de la salle en claquant violement la porte derrière elle.
Les élèves étaient sidérés. Certains Serpentards riaient.
Il les fusilla tous du regard.
-« Si vous ne voulez pas que les sabliers de vos maisons soient vides jusqu'à la fin des temps, je vous conseille de continuer la préparation de votre potion sans dire UN.SEUL.MOT !!»
Bridget se retrouva abasourdie à la porte de la classe. Elle reprit peu à peu ses esprits. Il l'avait jeté comme une malpropre! Il avait osé! Ce mufle avait osé!
Elle prit sans tarder le chemin du bureau de Minerva.
-"Vous vous rendez-compte Minerva, ce sale type m'a carrément fichue à la porte de sa classe. Manu militari, baguette en main. Il s'est jeté sur moi comme un sombral sur un gros steak saignant. Il m'a humilié devant tous les élèves . Je le hais! Je l'exècre ! J'en ferai de la charpie, je le hacherai menu, il agonisera dans d'atroces souffrances!..."
Minerva Mac Gonagall soupira. Encore et toujours Severus. qui faisait des siennes et montait sur ses grands sombrals. Elle allait devoir lui parler, remettre un peu les pendules à l'heure, lui ordonner de recevoir la jeune femme dans sa classe...
Après une entrevue houleuse avec la Directrice, il fût contraint et forcé d'accepter la jeune femme dans son cours.
Elle se présenta donc une semaine plus tard au même cours et elle attendit avec les élèves que le maître des potions vienne ouvrir la porte.
Elle se dirigea sans un mot au fond de la salle et elle s'assit. Apparemment, il avait décidé de l'ignorer et de saboter son travail. Pour qu'elle ne puisse pas observer ses méthodes d'enseignement, il donna un contrôle écrit à ses élèves et se mit à corriger des copies. On entendait les mouches voler.
Il veut jouer au plus fin avec moi, et bien, il n'aura pas le dernier mot...
Elle s'incrusta à tous les cours de la journée et même de la semaine. Les contrôles pleuvaient sur les élèves comme un hippogriffe sur une buse.
Il ne changea pas d'un iota sa ligne de conduite, elle ne baissa pas les bras.
Minerva dût encore montrer les dents pour que celui-qui-avait-une-attitude-de-gamin-immature comme se plaisait à le nommer Bridget consente enfin à reprendre normalement ses activités et à prodiguer un véritable cours.
Et ce fût vraiment à un véritable cours Snapien qu'elle assista.
Avec tout ce que cela comporte de hurlements, vociférations, intimidations, menaces non déguisées, explosion de chaudron, points injustement ôtés aux Gryffondor et tout aussi injustement attribués aux Serpentard, retenues, cris, stupeurs et tremblements...
Elle se disait qu'à se mettre dans de tels états il devait être au bord de l'infarctus, et les pauvres enfants étaient au bord de la syncope...
En partant, la tête haute et le regard fier, dans une attitude qu'elle jugeait digne, elle n'avait qu'une idée, le CASSER.
Lorsqu'elle partit, fière et droite, le regard arrogant, dans une attitude bravache qu'il assimilait à celle de ces maudits Gryffondor, il n'avait qu'une envie, la GIFLER.
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