Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.
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Chapitre 7
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Tony détestait les hôpitaux, leur odeur, leur couleur, leur silence et leurs bruits, la première chose qu'il demandait lorsqu'il y entrait était l'heure de sa sortie. Les médecins ( ?) avaient préféré le garder en observation pour la nuit. Pour la première fois de sa vie, il appréhendait le lendemain vers 15h00. Quelqu'un viendrait le chercher, il retrouverait son bureau, mais plus rien ne serait comme avant, personne en face de lui, plus de McGee à embêter, et le pire : le regard des autres. Ce serait comme avant . lui et Gibbs, enquêtant, se heurtant au « rouleau compresseur » de la CIA, comme autrefois avec le FBI, à cette pensée il fut saisi d'une certaine mélancolie, il repensa à sa première rencontre avec l'agent Caitlin Todd à bord d'A.F.O., leur parcours, leur complicité… Elle était là tout près de lui luttant contre la mort ignorant ses sentiments. Dieu qu'il aimait cette femme, professionnelle, posée, intelligente et ce qui n'enlevait rien à ses charmes : séduisante, sophistiquée ; tout simplement Kate… La règle douze, il en avait par-dessus la tête…, il « picorait » à droite et à gauche, cachant derrière un paravent de personnages un amour exclusif.
Les agents de la CIA venait de partir, il ne s'expliquait pas pourquoi « son patron » ne les avait pas accompagné. Bien sur il avait déjà interrogé plusieurs fois des témoins ou suspects hospitalisés, dans les 24-48 heures suivant le cas, car au-delà, on revoyait sa déposition, on affinait, confirmait ou infirmait, parlait avec les autres témoins, des visiteurs, les détails changeaient, parfois devenaient contradictoires, c'est pour cela que la CIA le gardait en isolation, sans téléphone, sans visite.
« Nous reviendrons demain matin nous aurons sans doute d'autres questions à vous poser. »
Pourtant cette phrase insignifiante pouvait présager tellement de choses.
Il avait un nœud à l'estomac, que pouvaient-ils bien lui reprocher ? Il avait respecté les consignes de sécurité à la lettre, pas d'appels extérieurs, il s'était montré plus professionnel que jamais, ce qui les chipotait c'était la distance de 30 mètres entre chaque voiture, ce n'était pas lui qui en était responsable, c'était les ordres de Wong. LA question : comment lui un tireur réputé avait pu rater sa ou les cibles tellement de fois, qu'il cherche à se mettre à l'abri ils s'en foutaient, son rôle était de protéger le témoin, à les en croire il aurait du se sacrifier, se trouver sur la table d'autopsie de Ducky… Le NCIS ne travaillait bien que seul, sans être chapeauté par une quelconque agence gouvernementale qui ne leur faisait pas confiance, leur tirant dans les pattes dès que possible.
Bien sur il n'aimait pas Wong, il avait juré d'avoir sa peau, mais pas au point de compromettre une mission à laquelle participait le NCIS, ses collègues ceux sur lesquels il pouvait compter, et inversement, ceux qui lui donnait des claques et ceux qu'il charriait, et taquinait...
Il était simplement coupable d'avoir survécu.
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