Salut tout le monde.
Merci à Lorrym pour ta review.
Voici la suite dans une atmosphère plus lugubre. Bonne lecture :)
Chapitre 7
Ce n'était pas la première fois que j'entendais des voix. Il faut dire que j'en entendais depuis que j'étais toute gamine. Non ce qui m'inquiétais le plus était que j'avais l'impression de capter des conversations qui avaient réellement lieu, qui n'était pas du tout le fruit de mon imagination. Des conversations entre personnes que je connaissais.
Comment pouvais-je entendre la voix de Scott ? Et tout à l'heure j'avais bien entendu celle de Stiles et de son père quand ils étaient derrière la porte. Une seconde. Tout s'explique par un raisonnement logique. Si j'ai entendu le shérif Stilinski et son délinquant de fils c'était parce qu'ils parlaient fort sur le palier. Ensuite avec la dose astronomique de médicaments que je prenais il n'était pas exclu qu'ils aient des effets secondaires comme celui de se prendre pour Jeanne d'Arc.
Le vent se leva à nouveau et faisait fouetter mes cheveux contre mes joues comme pour me réveiller. C'était ce que faisait les infirmiers pour me sortir des courtes heures de sommeils qu'ils m'étaient accordées.
-Mais Scott, comment peux-tu être sûr c'est dans l'infâme rue des Décapités ?
-Tu n'as plus confiance en mon flair ? En plus tu devrais être content, depuis le temps que tu voulais traîner dans le coin.
Tiens. Tiens. Tiens. Ainsi quelque chose se tramait dans la rue la plus flippante de la ville ? La rue des Capités. Ce nom charmant vient d'il y a cent quand un soi-disant loup-garou avait décapité les assassins de sa fiancée. Histoire racontée par Kayla hier au déjeuner.
Elle m'avait dit son souhait d'y aller faire un tour un de ses quatre afin de mettre la main sur les spectres vengeurs des victimes du loup maudit. Je devais dire que je m'étais énormément marré à table.
Une seconde mais qu'est-ce que je racontais ? La rue des Décapités ? Scott ? Stiles ? C'était ma dose exagérée d'antidépresseurs qui me faisait halluciner.
-En plus Stiles, j'ai le mauvais pressentiment que si on n'y va pas qu'une chose horrible va se produire.
-Alors on y va.
C'était décidé. Je savais de source plus ou moins sûre que cette rue existait et je savais même où elle se trouvait.
Je sortis en catimini de ma chambre que je pris soin de verrouiller. Passer devant la chambre de mes parents n'était pas chose aisée. Fort heureusement mes années à éviter un cinglé psychopathe m'avait bien appris une chose, c'était d'être discrète.
Arrivée devant la porte d'entrée je mis mes baskets et retins mon souffle lorsque le mécanisme de la porte se déverrouillant s'activa un peu trop bruyamment à mon goût. Je tendis l'oreille afin de m'assurer qu'il n'y avait aucun mouvement.
Je verrouillai la porte derrière moi et pris mon vélo dans le garage. Je regrettais instantanément de ne pas avoir pris ma veste tellement le vent était cinglant. À moins que ce ne soit la peur que je ressens qui continue à me faire trembler.
J'enfournai mon vélo et dans la nuit noire je m'éloignais de la maison si familiale et en même temps si étrangère.
Je savais que c'était stupide de se diriger dans l'un des quartiers les moins sûr de la ville en entendant des voix portées dans le vent. Cependant je ressentais un danger imminent. Je me promis de ne pas parler de mon escapade nocturne à qui que se soit et de ne pas dire ce qui m'avait poussé à me rendre dans le lieu le plus hanté de la ville. J'imaginais très bien ce qu'il m'arriverait. Ce serait retour à la case hôpital psychiatrique sans passer par la case maison.
Pas la peine de se demander si cette rue lugubre et éclairé sinistrement par un seul lampadaire vieillot était bien la rue des Décapités. Sans rire la mairie se fiche totalement de cette rue ? Si ça se trouvait toute la ville était effrayée par cette rue et personne n'osait y mettre les pieds.
Cette rue était la plus étrange que je n'avais jamais vue. D'abord la lune semblait cacher par des gros nuages alors que le ciel était étoilée depuis la maison. Ensuite il y a avait du y avoir à l'époque une vingtaine de maisons alignées et en face. Maintenant il n'y avait que des terrains vagues éclairées grâce à ma lampe torche pris dans le garage. Au bout de la rue, se dressait de manière sinistre et oppressant un manoir laissé à l'abandon.
Je garai mon vélo contre le grillage tordu. Le portail était ouvert et garé devant un vieux tacot bon pour la casse. C'était étrange je n'avais pas l'impression qu'il n'appartenait pas aux derniers habitants du manoirs.
Je marchais le long de l'allée faiblement éclairée par ma lampe torche. Je me figeais à quelques pas à la porte d'entrée. La porte avait été défoncer de l'extérieur. En m'approchant je pouvais remarquer des marques de griffures assez récentes. Au loin un chat miaula me faisant sursauter.
Bon je commençais sérieusement à avoir peur pour de bon. Mon bon sens me disait de rebrousser chemin et de me réfugier sous mon lit. Mais mon instinct me disait d'y entrer, que c'était important pour la suite, vitale.
Je pénétrais donc dans la manoir le plus grand, dégradé et flippant des États-Unis. Le mobilier semblait être laissée telle quelle avant la disparition du dernier propriétaire. Il était recouvert de draps autrefois blanc. Un immense escalier menait à l'étage tandis que cet hall immense donnait sur plusieurs pièces. Au fond le faisceau lumineux de ma lampe révéla une porte entrouverte semblant renfermer un escalier descendant au sous-sol.
Mon regard accrocha sur une double porte très bien dessinée à ma droite. Doucement et prudemment je me dirigeais vers elle. Je l'ouvris aussi discrètement que possible.
Cette pièce était en fait un bureau de l'ancien temps. Une immense bibliothèque et un bureau au milieu. Seulement le bureau n'était pas recouvert d'un drap. En tout cas il avait dû l'être à une certaine époque. Des pans de poussière avait été déplacé dû à une visite pour le moins récent. Cela avait-il un lien avec le vieux tacot garé devant le manoir ?
En m'approchant du bureau je remarque un dossier ouvert posé dessus. Je me figeai en lisant Gwendoline Stewart. Que faisait mon nom dans un dossier dans un manoir digne du comte Dracula ? Je me mis à lire la feuille jaunie mise en avant on dirait un rapport ou plutôt une consigne.
Gwendoline Stewart, trois ans, présente des caractéristiques digne des élémentaires. Serait-elle la dernière ? Son comportement doit-être étudié loin de sa famille et surtout de son père surprotecteur. Seule solution l'éloigner de la manière la plus radicale que possible. Internement pour troubles de la personnalité et démence à caractère violent et dangereuse autant pour autrui que pour elle même. Elle doit être éloignée le plus possible des Gardiens et des Chasseurs. Convainquez ses parents de l'envoyer à l'institut Broadchurch. La chose de ne sera pas facile mais il faut qu'elle y entre avant que les Gardiens ne l'apprenne. Vous avez minimum quatre ans. Passé ce délais et on sera obligé d'avoir recourt à la méthode expéditive.
Un frisson parcouru mon dos. Je ne comprenais que goutte à ce que racontait cette note. Le seul point de sûre était que j'avais été envoyé en hôpital psychiatrique afin de m'étudier... On s'était servi de moi de cobaye ? On m'avait privé d'une enfance normale pour m'étudier ? Qui oserait faire ça à un enfant ?
Un hurlement a glacé le sang retentit soudainement brisant le silence lourd du manoir. Un sentiment d'horreur venu de nulle parts m'envahit.
N'hésitez pas à laisser une review ;)
