Hey !
J'ai écrit la suiite ! C'est un chapitre que j'ai décidé d'écrire quand j'ai réécrit le Chapitre IV, donc, à la base, il n'existe pas :D
Il est assez court (comme les autres --'), mais il explique la plupart des choses.
J'ai longtemps réfléchi avant de savoir comment l'aborder, et il est assez spécial, alors j'espère qu'il vous plaira.
Vous pourrez retrouver quelques clins d'œil … si vous regardez bien (je les trouve flagrants, moi, mais comme c'est moi l'auteure … :D) à d'autres livres et films :P
R.A.R. :
-fanfic-narnia : je passerai sur ton blog dès que possible, sûrement pendant les vacances. Je suis heureuse que tu apprécies ma fic, et j'attends avec impatience de lire la tienne.
-Arya Destiny : Merci beaucoup pour tes reviews. J'espère que tu n'as pas trop réfléchi non plus à propos du poème :D. En tout cas, toutes les réponses, ou presque, sont ici, dans ce chapitre. J'espère sincèrement qu'il te plaîra. Merci pour tes encouragements, ça fait chaud au coeur, et bonne lecture. Bisous !
J'en profite pour remercier tous ceux qui me suivent depuis le début de la fic, et aussi ceux qui ont pis le train en route. Je vous n'aime, mes petits 3
Now, Enjoy'
So'
Aslan devait se retirer à présent. Il n'interviendrait plus à Narnia, jusqu'à l'ultime fin. Il en avait trop fait.
Aslan déambulait dans les couloirs. Il était calme, résolu. Résigné, plutôt. Oui. C'était le bon mot. Il avait voulu faire le bien, il n'avait pas réussi. Il avait fait des erreurs, des erreurs impardonnables. Les erreurs d'un vieillard. Il aurait aimé pouvoir s'excuser, fuir ses responsabilités, mais il savait qu'il n'y avait rien à faire. Le temps passerait, le destin ferait ce qu'il avait à faire, rassemblant les amis, éloignant les infortunés. Eloignant ceux que l'Ancienne Magie avait séparés. Et l'Ancienne Magie avait écarté Susan Penvensie de l'avenir de Narnia. C'était ainsi, et Aslan, aussi puissant qu'il fût, ne pouvait rien contre les entités supérieures. Il ne pouvait se dresser contre son propre père. On ne contrariait pas les géniteurs du Monde de Narnia. Il avançait toujours, s'approchant de la grande porte de chêne sans se presser. Le couloir de pierre était nu, et le sol, froid, sous ses grandes pattes. Le marbre, d'un blanc immaculé et éclatant, éclairait l'allée comme le soleil à son zénith éclaire le monde des hommes, la Terre.
Les portes imposantes s'ouvrirent pour laisser le passage au Grand Lion. La pièce était noire. L'atmosphère était comme suspendue. Le sol n'avait pas de consistance, sous ses pattes, mais, résolu, Aslan continuait de progresser vers son but, sans aucune difficulté à avancer. Un murmure parvint doucement à ses oreilles, et s'amplifia, encore et encore, jusqu'à ce qu'il pût discerner les paroles.
Les morts ne mentent pas …
Les morts n'existent pas …
Les morts ne sont pas morts …
La mort n'existe pas …
Juste est le vrai Narnia.
La mort … un terme que les humains avaient inventé pour désigner quelque chose de totalement abstrait. Ils en avaient fait quelque chose de réel. Tous les humains craignaient la mort, alors que ce moment n'était qu'un commencement, plus beau encore, dans un monde plus éclatant, plus vrai. Mais cette notion était si abstraite, et donc si peu sous le contrôle des hommes, qu'ils ne voulaient pas savoir.
Aslan avançait toujours, en accord avec son esprit, apaisé. Il était trop tard, à présent. Ils auraient tout le temps de se retrouver, plus tard. Le vent se leva, un nouveau murmure, une nouvelle mélodie, emplit les oreilles du Grand Lion. Il distinguait une forme étrange, courbée, pliée par l'âge et la tristesse, une forme torturée par le néant.
L'ancienne magie ne peut être brisée,
Aslan grimaça. Il fixa la vieille femme, mais son regard à elle le traversait. Ses yeux avaient été malveillants, à une époque.
Personne ne peut la contester,
Aussi puissante qu'elle avait pu être, elle n'avait pas eu ce pouvoir, mais avait été assez imbue d'elle-même pour le croire.
Sous peine de subir le néant à jamais.
Détruite. Voilà ce qu'elle était. Détruite par le néant. Depuis combien de temps était-elle là ? Elle représentait la Sorcière Blanche, la Sorcière qui avait tué la femme de Caspian, tous ceux qui avaient osé se rebeller aux règles de l'Ancienne Magie.
Qui ne doit plus revenir à Narnia,
Foi du Créateur, n'y reviendra pas.
Le Créateur, son père, en avait décidé ainsi. Narnia ne pouvait être un beau monde que sous ces conditions, disait-il. Voilà pourquoi la fratrie Penvensie n'avait pu revenir.
Les prophéties brisées,
Ne peuvent être réparées.
Et Susan, à cause d'Aslan, avait brisé la prophétie qui la concernait. Elle était revenue. Si personne ne l'avait vue, cela aurait pu être sans conséquence. Seulement, Helena l'avait vue. Pire, Caspian lui avait adressé la parole, l'avait touchée.
Il faudra payer de sa foi,
Pour un jour revenir
Au Royaume de Narnia.
Elle ne devait plus croire à Narnia, se croire perdue à jamais. Sous sa façade, elle y croirait encore, durant quelques temps, puis ensuite, l'abattement, la tristesse, prendraient place. Alors ce serait la fin. Elle pourrait ainsi revenir dans les vrais Mondes, lors de sa mort. Mais il lui faudrait alors avoir une foi si forte en son amour pour Caspian, en ses frères et sœur, en la magie, pour aller en pays de Narnia. Si Caspian avait disparu de son cœur, ou si elle ne croyait plus, elle ne chercherait pas à venir. Elle ignorerait même jusqu'à la présence d'un vrai Narnia. Par contre, si elle affrontait ses pêchés avec bravoure, elle verrait. Elle verrait que Caspian, aux côtés de sa femme, était désespéré de son absence. Et alors, le Créateur, ébloui par la foi, par la dévotion, par l'amour de la jeune femme, lui ouvrirait les portes du Monde. Elle aurait ensuite à faire face avec une dignité renouvelée aux calomnies, au mépris, à la pitié. Et peut être à l'indifférence de Caspian … Mais elle pourrait, avec une forte volonté, reconquérir les cœurs. Et alors, et seulement alors, elle pourrait savourer son amour pour l'instant perdu.
