Bonjour
Voici le chapitre 7. Dean a des nouvelles de Sam. Merci à Elyrine pour la correction.
Merci à vous pour votre fidélité ! Et vos messages.
Sinon mauvaise nouvelle : mon ordinateur vient de mourir donc j'ai perdu tous les chapitres écrits soit jusqu'au 11. Je tente une récupération mais rien n'est sûr ! Je vais tenter de les récrire mais je ne sais pas si je pourrais poster jeudi. Merci de votre patience
Bonne lecture et j'espère à jeudi
Sydney8201
Musique du chapitre:
Madness de Muse
Chapitre 7 : Asphyxie
« Parfois nos vies ont besoin d'être complètement chamboulées, changées et réorganisées, pour nous replacer à l'endroit où nous sommes censés être. »
Anonyme
La rencontre avec Crowley avait eu l'effet d'un électrochoc sur Dean. Quand il avait appris qu'ils devaient aller le voir, il avait été terrifié. Il savait que l'avis de Crowley avait une grande importance pour Castiel. Il avait eu peur que son patron lui ordonne de le tuer ou de se débarrasser de lui et que son petit ami se sente obligé de le faire. Il avait paniqué. Castiel avait alors pris le temps de le rassurer. Pas par les mots car il savait qu'ils n'avaient qu'un impact mesuré sur lui. Mais avec des gestes. Castiel avait compris qu'ils étaient souvent le seul moyen de convaincre Dean.
Il avait ensuite repris la route. Le jeune homme continuait à avoir peur et à être stressé. Mais il ne paniquait plus. Il avait repris le contrôle sur ses émotions. Grace à Castiel. Dean l'aimait et il avait confiance en lui. Mais il avait eu un peu peur que son petit ami soit incapable d'être là pour lui quand il en avait besoin. Il lui avait prouvé le contraire juste avant leur rencontre avec Crowley. Il était tout à fait prêt à lui donner ce dont il avait tant besoin. Et à être là pour lui sans rien demander en retour.
Dean avait recommencé à paniquer juste avant la rencontre. Dans l'ascenseur, il avait senti son cœur s'accélérer dans sa poitrine. Ses mains étaient moites et il avait un début de migraine. Il avait conscience d'être sur le point de jouer son avenir. Il allait devoir se défendre et prouver qu'il n'était pas là pour faire tomber Castiel. Il allait devoir se montrer fort. Il aurait probablement cédé à la panique et fait une crise d'angoisse si son petit ami n'avait pas une nouvelle fois senti sa détresse. Il ne lui avait rien dit. Il n'avait pas utilisé ses mots pour lui assurer qu'il saurait se débrouiller et qu'il avait confiance en lui. Non. Il l'avait embrassé. Et Dean avait alors oublié ses angoisses. Il avait oublié sa peur. Castiel était là pour lui et il se devait d'être là en retour. Il se devait de convaincre Crowley pour épargner à Castiel un choix entre son patron et l'homme qu'il aimait. Il avait besoin de se montrer fort pour lui.
Ce ne fut finalement pas aussi compliqué que ce qu'il avait pensé. Crowley étai impressionnant et il était évident qu'il était extrêmement puissant. Mais il restait un homme. Un criminel comme ceux auquel Dean avait déjà fait face par le passé. Il ne lui faisait pas peur. Maintenant qu'il pouvait mettre un visage sur son nom, il n'était plus aussi terrifié. Il prit alors la parole. Et les mots lui vinrent avec une facilité déconcertante. Il n'eut pas besoin de réfléchir. Ou même d'inventer un quelconque mensonge. Il ne fit que dire sincèrement ce qu'il avait sur le cœur et ce qu'il ressentait pour Castiel. Il dut réussir à convaincre Crowley puisqu'il fut livre de partir ensuite … et de rester avec son petit ami. Cela ne durerait peut-être pas mais il s'agissait tout de même d'une victoire et il n'allait certainement pas bouder son plaisir.
Surtout pas quand prendre ainsi le parti de Castiel l'avait mis dans un tel état d'excitation. Et quand se montrer fort avait de toue évidence mis son petit ami dans un état similaire. Ils rejoignirent difficilement le motel que Castiel avait vu à la sortie de la ville. Ils n'atteignirent même pas le lit. Dean fut déshabillé sans ménagement, jeté au sol puis positionne sur ses mains et ses genoux. Castiel le prépara avec la langue pendant quelques secondes avant de le pénétrer violemment. Cela ne dura pas très longtemps. Ils jouirent rapidement et avec une telle force que Dean perdit connaissance quelques secondes. Quand il rouvrit les yeux, il était allongé dans le lit, nu et propre. Il ne demanda pas à Castiel comment il avait pu accomplir ce miracle. Il se contenta de l'apprécier à sa juste valeur.
Les instructions de Crowley arrivèrent en début de soirée. Elles étaient plutôt laconiques. Une adresse et une heure d'arrivée. De toute évidence, ils étaient attendus à la frontière mexicaine le lendemain avant midi. Ils ne quitteraient pas le pays immédiatement. Castiel lui expliqua alors que Crowley avait là-bas une maison qu'il n'utilisait jamais et prêtait parfois à certains de ses employés quand ils devaient faire profil bas. Il ne savait pas combien de temps ils resteraient là-bas. Dean était soulagé de ne pas fuir les Etats Unis. Il préférait de loin rester dans son pays. Cela lui donnait l'illusion qu'il n'abandonnait pas totalement Sam et ses proches.
Ils quittèrent le motel dans la matinée le lendemain. Ils n'avaient pas beaucoup de route à faire et Dean fut enfin autorisé à conduire. Ils rejoignirent l'adresse à l'heure indiquée et Castiel s'empressa d'n avertir Crowley par message.
La maison était immense. Elle ressemblait plus à un manoir qu'à une villa classique. Ce n'était pas vraiment une surprise pour Dean. Il supposait qu'un homme comme Crowley ne savait pas se contenter d'un espace plus réduit. Il avait besoin que chacune de ses possessions reflètent son pouvoir et sa fortune. Et si le jeune homme n'était pas nécessairement aussi matérialiste et vénal que lui, il n'en était pas moins impressionné et soulagé d'en avoir fini avec les motels miteux.
Il prit son sac et Castiel le conduisit dans une des chambres au rez de chaussée pour le déposer sur le lit. Il lui fit ensuite faire une visite rapide des lieux. Il avait déjà passé plusieurs jours ici et Dean avait envie de savoir dans quelles circonstances. Mais il n'était pas sûr que Castiel lui répondrait. Il préférait ne pas s'exposer à une nouvelle déception.
Le salon était immense et donnait sur une piscine et une terrasse. La cuisine était ouverte et entièrement équipée. Dean prit quelques secondes pour se familiariser avec les lieux avant de rejoindre Castiel à l'extérieur. Son petit ami observait la piscine en souriant. Il semblait lui aussi soulagé d'être arrivée à destination et d'avoir quelques jours pour se poser avant de recevoir de nouvelles instructions.
- Est-ce que je peux envoyer un message à mon frère pour lui dire que je vais bien ? Je suis sûr qu'il s'inquiète, lança t-il en s'approchant.
Il s'arrête dans le dos de Castiel et passa ses bras autour de sa taille. Il se sentait bien plus à l'aise avec lui depuis leur rencontre avec Crowley. Il continuait à regretter d'avoir tout abandonner pour le suivre mais il commençait à se sentir à sa place. Rien n'était simple et la situation n'était certainement pas idéale et ordinaire. Mais il était avec l'homme qu'il aimait et il savait qu'il pouvait compter sur lui pour le soutenir. Il saurait s'en contenter. t
- Est-ce qu'il a essayé de te contacter ? demanda Castiel sans se tourner pour lui faire face.
Dean appuya son visage sur son épaule et déposa un rapide baiser dans son cou. Il ne savait pas si ce genre de geste plaisaient réellement à Castiel. Il savait se montrer tendre et affectueux mais il n'était pas l'homme le plus démonstratif qui soit. Il ne le repoussa toutefois pas et plaça ses mains sur celles de Dean au niveau de son ventre.
- J'ai éteint mon téléphone. Je ne voulais pas qu'on puisse nous localiser.
Il l'avait fait uniquement pour satisfaire Castiel. Le fait qu'il ait gardé son téléphone avec lui avait causé une dispute qui avait conduit son petit ami à le droguer pour le calmer. Il ne voulait pas reproduire la même erreur. Il n'aimait pas l'idée d'être ainsi coupé de son frère mais il voulait avant tout prouver à Castiel qu'il n'avait pas l'intention de le mettre en danger. Il estimait toutefois avoir suffisamment attendu à présent. Il avait besoin de s'assurer que son frère allait bien et qu'il n'avait pas prévenu la police. Il n'avait pas besoin de beaucoup de temps. Juste de quelques minutes.
- Je sais combien cela a du être difficile pour toi et je t'en remercie. Tu peux l'appeler si tu souhaites, assura alors Castiel.
Dean sourit, soulagé que son petit ami semble avoir enfin compris l'importance que garder un contact avec sa famille avait pour lui. Il ne pouvait peut-être pas comprendre pourquoi mais il avait fini par saisir que cela comptait pour le jeune homme. C'était un progrès. De toute évidence, il n'était pas le seul pour qui la rencontre avec Crowley avait été un tournant décisif.
- Merci, souffla alors Dean.
Il déposa un deuxième baiser dans le cou de Castiel avant de reculer. Il sortit ensuite son téléphone de sa poche et s'assit sur une des chaises longues qui se trouvait non loin de là. Il prit une grande inspiration avant d'allumer son portable. Il était presque sûr que Sam lui avait envoyé au moins un message. Il espérait sincèrement que son frère n'était pas trop en colère contre lui. Il s'en voulait déjà suffisamment comme ça.
Il avait à peine entré son code pour débloquer sa carte que son téléphone sonnait, lui signalant qu'il avait deux appels en absence et trois messages. Il sentit son cœur s'accélérer quand il constate que tous provenaient de son frère. Ce n'était pas réellement une surprise. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être stressé. Il jeta un coup d'œil à Castiel qui se trouvait toujours près de la piscine avant d'ouvrir le premier message.
« J'ai eu ton message. Appelle moi. »
Dean se mordilla la lèvre inférieure une seconde. Il connaissait son frère et il pouvait deviner ce qu'il avait ressenti en voyant la note accrochée sur le frigo. Il avait dû se sentir trahi. Et en colère. Il avait dû choisir d'envoyer un message en premier pour ne pas trop s'emporter et se laisser un peu de temps pour retrouver son calme.
Il ouvrit le second message.
« Dean, m'ignorer n'est pas la solution. Je peux comprendre que tu as besoin de temps mais j'ai besoin de te parler. Tu ne peux pas disparaître sans me donner plus d'explications. »
Ce message était suivi d'un appel resté bien sûr sans réponse. Dean déglutit avec peine. I ouvrit le troisième message.
« Dean, je commence à m'inquiéter. Tu réponds toujours à mes messages. Je ne sais même pas si tu vas bien. J'ai peut-être été trop présent mais j'ai besoin de savoir que tu vas bien. S'il te plait. Fais moi signe. Dis moi juste que tu vas bien et je te laisserais tranquille. »
Dean ferma les yeux. Il détestait faire de la peine à son frère. Il détestait l'inquiéter également. Si les rôles avaient été inversés, il aurait probablement été totalement affolé. Il avait été égoïste. Il aurait dû insister pour donner de ses nouvelles à Sam. Il avait juste été trop occupé avec ses autres problèmes pour penser à son frère. Il s'en voulait énormément.
Il ouvrit un message puis prit une seconde pour réfléchir. Il ne pouvait pas en dire trop. Il ne pouvait pas donner à son frère l'adresse où il se trouvait. Mais il pouvait essayer de le rassurer. Même si cela l'obligeait à lui mentir.
« Désolé de ne pas avoir donné signer de vie. J'ai oublié de recharger mon téléphone. Je vais bien. Juste besoin de temps. Et d'être un peu seul. Ce n'est pas contre toi. Ne t'inquiète pas pour moi. »
Son message était court et concis. Il doutait que cela suffise à Sam mais c'était ce qu'il pouvait faire de mieux. Il l'envoya sans perdre de temps pour ne pas risquer de douter ensuite. Il reçut une réponse presque aussitôt.
« Quand penses-tu rentrer ? Tout le monde s'inquiète pour toi. Je ne sais pas quoi dire à Papa. »
Dean sentit son cœur se serrer. Il savait qu'il avait mis son frère dans une position compliquée. John ne savait rien de ce qu'il avait vécu en prison. Il avait demandé à Sam de ne pas lui parler de Castiel. Il était ensuite parti sans donner d'explications, obligeant son frère à lui trouver une excuse. A mentir à John.
« Dis lui que j'avais besoin de me changer les idées avant de reprendre mon travail. Et dis-lui que je l'appellerais quand j'irais mieux. Je suis désolé Sammy. Je sais que tu ne dois pas vraiment comprendre pourquoi je suis parti mais je peux te promettre que j'en avais besoin. Et je peux te promettre que je vais revenir. »
Dean savait qu'il s'agissait là d'un mensonge. Il espérait pouvoir revoir son frère mais il ne pouvait pas le lui garantir. Pas quand il allait probablement devoir quitter le pays sous peu. Il détestait lui mentir. Il aurait aimé pouvoir tout lui dire. Mais il savait que Sam ne pourrait pas comprendre. Il refuserait de le laisser tranquille et il préviendrait la police aussitôt. Une nouvelle fois, la réponse ne se fit pas attendre.
« J'aurais aimé savoir quoi faire pour t'aider à te sentir mieux. J'aurais aimé que tu ne partes pas. J'ai l'impression d'avoir échoué et tu me manques. Ne pars pas trop longtemps. »
Dean sentit sa gorge se nouer. Il avait poussé son frère à penser qu'il était responsable de son départ. Il l'avait fait se sentir coupable. Il avait passé sa vie à protéger son frère. Il avait toujours fait en sorte de faire passer ses intérêts avant les siens. Mais cette fois, il avait été incroyablement égoïste et même s'il n'avait pas eu réellement le choix au début, il était tout de même responsable.
« Ce n'est pas de ta faute. Je te jure que tu n'aurais rien pu faire de plus. » répondit-il alors.
Il posa ensuite son téléphone à côté de lui sur la chaise longue et se prit la tête entre les mains. Il pouvait sentir les larmes lui monter aux yeux. Il ne voulait pas pleurer. Pas devant Castiel. Il savait que son petit ami ne pourrait pas comprendre pourquoi il était dans cet état. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser à son frère. De l'imaginer se torturant en lisant son mot. Se demandant ce qu'il aurait pu faire de plus ou de moins. Se reprochant de ne pas avoir été à la hauteur. C'était insupportable. Et entièrement sa faute.
- Dean, est-ce que ça va ? demanda finalement Castiel.
Le jeune homme ne retira pas ses mains de son visage. Il pouvait sentir les larmes rouler sur ses joues et il ne voulait pas que son petit ami le voie dans cet état. Il réussissait difficilement à retenir ses sanglots. Regarder Castiel dans les yeux le ferait probablement craquer.
- Bébé ?
Castiel ne l'appelait que très rarement ainsi. Et seulement quand il sentait que le jeune homme en avait besoin. Dean ne pouvait pas parler. Pas quand sa gorge était entièrement nouée. Il savait qu'en restant silencieux, il n'arrangeait pas réellement les chose. Il aurait aimé être plus fort. Ou moins sensible. A cet instant précis, il aurait aimé être un peu plus comme Castiel.
- Est-ce que ton frère va bien ? demanda alors ce dernier.
Dean savait que son petit ami se fichait pas mal de l'état de santé de Sam. Il avait même songé à le tuer quand il avait appris qui était réellement le jeune homme. Mais le fait qu'il lui pose une telle question lui prouvait une nouvelle fois qu'il se souciait de lui. Qu'il tenait suffisamment à Dean pour s'inquiéter de ce qu'il pouvait ressentir. Il se fichait peut-être de tout et de tout le monde mais il aimait le jeune homme. Il détestait le voir souffrir. Il voulait l'aider. Dean retira alors ses mains de son visage et leva les yeux vers Castiel. Il semblait inquiet. Et triste de le voir dans cet état. Il ne put alors pas retenir ses sanglots plus longtemps.
- Il … il pense … que tout est … est de sa faute, parvint il à articuler difficilement.
Castiel fronça les sourcils. De toute évidence, il ne comprenait pas réellement ce qui avait pu mettre son petit ami dans cet état. Dean n'était pas sûr d'avoir la force de lui expliquer. Il sanglota une seconde avant de tenter de rependre son souffle. Il sentit la panique l'envahir quand il ne fut pas capable d'inspirer profondément. Il savait parfaitement à qui cela était du. Il avait déjà fait des crises d'angoisse par le passé. Il en connaissait tous les symptômes. Mai ce n'était pas le moment de céder ainsi à la panique. Il voulait se montrer fort. Prouver à Castiel qu'il était capable d'avoir la maitrise de ses émotions. l
- Il … s'en veut … et … Cas … je n'arrive plus à … à respirer, lança t-il alors.
Presque aussitôt, Castiel combla la distance qui les séparait et s'agenouilla devant lui. Dean n'aurait pas du être surpris par cette crise d'angoisse. Il avait vécu beaucoup d'émotions fortes ces derniers jours. Il avait du ravalé sa peur et sa colère. Gérer sa culpabilité et sa panique. Il avait ignoré ce qu'il ressentait jusque-là. Mais cette fois, c'était trop. Il aurait dû le sentir venir. Il aurait pu alors trouver une excuse pour être seul et ne pas obliger Castiel à assister à la scène. Il avait été stupide.
- Bébé, ok … calme toi … tu peux respirer … c'est juste la panique qui parle d'accord ? Tes poumons fonctionnent parfaitement bien. Tout est dans ta tête.
Dean aurait aimé que tout soit aussi simple. Ce que Castiel disait était parfaitement logique. Il le savait. Il lui suffisait de se calmer pour pouvoir respirer normalement à nouveau. Mais c'était justement là tout le problème. Il ne savait pas comment retrouver le contrôle quand il ne pouvait penser qu'à Sam et à la peine qu'il lui avait fait. l
- Il va … me … me détester, lâcha t-il entre deux tentatives de reprendre son souffle.
Il n'y parvenait toujours pas et doutait d'en être capable. A ce rythme, il finirait par perdre connaissance. Il avait le cœur qui battait bien trop vite, la gorge nouée et la tête qui commençait à lui tourner. Ses mains s'engourdissaient et il sentait que ses forces l'abandonnaient. Il devait absolument reprendre le dessus. Mais il avait besoin qu'on l'aide. Et il n'avait que Castiel. Il espérait que son petit ami saurait quoi faire.
- Il ne te déteste pas Dean. Il s'inquiète pour toi et c'est normal. Tu sauras quoi lui dire pour le rassurer. Mais pour le moment, tu dois avant tout te calmer d'accord ? J'ai besoin que tu te concentres sur ma voix et uniquement sur elle. Est-ce que tu peux essayer ? Pour moi ? Je déteste te voir dans cet état mon cœur.
Dean hocha la tête même s'il n'était pas du tout sûr de réussir à faire ce que Castiel lui demandait. Il avait toutefois envie d'essayer. Il avait du mal à Sam. Il refusait d'en faire également à son petit ami. Il se força donc à le regarder droit dans les yeux pour tenter de puiser de la force dans ses magnifiques iris bleus. Castiel lui saisit alors la main et posa sur son torse au niveau de son cœur. Dean serra son tee shirt dans sa main et continua à le regarder dans les yeux.
- Concentre toi sur les battements de mon cœur et sur le mouvement de ma cage thoracique. Je suis là pour toi Dean. Je suis là et je ne vais pas t'abandonner. Je sais que la situation n'est pas idéale mais je peux te promettre que tout finira par s'arranger.
Dean essaya de suivre ses conseils. Il se concentra sur les battements du cœur de Castiel qu'il pouvait sentir sous sa main. Il tenta également de calquer sa respiration sur celle de son petit ami. Il ne parvenait toujours pas à inspirer profondément mais il commençait doucement à retrouver des sensations dans ses mains. Son cœur semblait battre un peu moins vite. Il n'avait plus la tête qui tournait. Mais c'était un progrès fragile. Il avait encore besoin de l'aide de Castiel.
- Parle … continue à me parler, jeta t-il entre deux inspirations.
Castiel lui sourit avant de poser une de ses mains sur sa joue.
- Je t'ai promis de tout faire pour te rendre heureux Dean. Ce n'était pas des paroles en l'air. Je ne peux peut-être pas te donner tout ce dont tu as besoin mais je peux faire en sorte que tu ne manques de rien. Je serais là pour toi … jour et nuit … je veux tout partager avec toi, tes bons comme tes mauvais moments. Je veux te faire rire. Je veux te faire sourire. Je t'aime bébé et je ne laisserais rien ni personne te faire du mal.
Dean sentit son cœur ralentir à nouveau alors que sa respiration redevenait un peu plus profonde et moins saccadée. Il avait enfin la sensation que l'oxygène pénétrait dans ses poumons. Castiel était en train d'accomplir un miracle. Dean s'en voulait d'avoir douté qu'il en soit capable.
- Je sais que tu te fais du souci pour ton frère et que tu as peur que toute cette histoire gâche votre relation … et sans doute que je ne suis pas le mieux placé pour comprendre ce que tu peux ressentir … ou ce qu'il peut ressentir de son côté puisque je n'ai jamais réellement eu de sentiments pour ma famille. Mais je sais que c'est important pour toi. Et si c'est important pour toi alors c'est important pour moi aussi. On trouvera ensemble une solution. On réfléchira à la meilleure manière d'arranger les choses entre vous. Sam ne détestera pas. Il comprendra.
Dean sourit alors qu'il parvenait enfin à retrouver son souffle. Il prit quelques secondes pour remplir ses poumons et expirer lentement par le nez avant de prendre la parole à son tour.
- Merci Cas … c'est … c'est exactement ce que j'avais besoin d'entendre.
- On dirait que j'ai fait au moins une chose correctement dans ce fiasco.
- Ce n'est pas un fiasco … c'est juste … c'est compliqué. Mais je crois que j'ai été injuste envers toi et je m'en veux. Je l'ai compris quand on a vu Crowley. Je veux être avec toi. Tu ne m'as peut-être pas réellement laissé le choix au début et … tu m'as drogué pour me retenir mais … je n'ai pas envie de te quitter. Je n'ai pas envie de partir. J'aimerais pouvoir avoir mes proches avec moi c'est vrai et … mon métier va me manquer. Mais je t'aime et … tout ceci n'est pas entièrement de ta faute. Je veux être avec toi.
Dean aurait probablement dû l'avouer plus tôt. Il en avait pris conscience avant leur rencontre avec Crowley. Mais il n'avait pas su trouver les mots justes. Il était plus simple de tout reprocher à Castiel. Si toutefois leur entrevue avec son patron avait échoué, Dean aurait alors pu tout lui mettre sur le dos. Il n'aurait pas eu de culpabilité à assumer. Il avait été lâche. Car il était évident qu'il était tout autant responsable que Castiel. Il n'avait ^plus cherché à le fuir. Pas parce qu'il ne pensait pas le pouvoir mais parce qu'il n'en avait pas envie. Il était temps pour lui de se montrer totalement honnête.
- Tu n'es pas obligé de me croire, Dean,, mais je peux te jurer que je m'en veux de la façon dont ceci s'est passé. Et je veux vraiment arranger la situation. Je vais t'aider avec ton frère et je vais t'aider à trouver ce que tu veux faire de tes journées. Je ne te laisserais jamais seul. Tu vas être heureux.
Dean hocha la tête puis se pencha en avant pour embrasser Castiel. Une nouvelle fois, il aurait aimé avoir les mots justes pour répondre à ce que son petit ami venait de lui dire. Mais il était bien plus doué pour le faire par les gestes. Il pressa donc sa langue dans la bouche de Castiel et vint chercher la sienne pour la caresser longuement. Il n'avait pas vraiment l'habitude de mener la danse quand ils s'embrassaient. Il profita donc du contrôle que Castiel lui laissa durant quelques secondes avant de reculer le visage.
- Je t'aime, souffla-t-il ensuite.
- Je t'aime aussi, assura Castiel en retour.
Dean continuait à être émerveillé à chaque qu'il entendait ces trois mots sortir de la bouche de son petit ami. Il avait encore du mal à comprendre comment ils avaient pu en arriver là. Ils venaient de deux mondes totalement opposés. Ils n'avaient pas grandi de la même manière et ne voyaient pas le monde du même œil. Mais ils s'étaient tout de même trouvés. Malgré les obstacles et toute la souffrance qu'ils s'étaient imposés mutuellement, ils étaient toujours amoureux l'un de l'autre. Ils étaient ensemble et rien ne semblait capable de les séparer.
Dean prit alors une grande inspiration puis jeta un coup d'œil à la piscine.
- Je crois que je vais me baigner … mais je ne pense pas avoir emmené mon maillot avec moi, expliqua t-il en souriant.
Castiel déposa un baiser sur son front avant de se redresser.
- Crowley devrait en avoir quelque part. Tu veux que j'aille t'en chercher un ?
Dean le dévisagea alors, surpris qu'il n'ait pas compris le sous-entendu dans ses propos. D'ordinaire, il était celui qui faisait ce genre de suggestion. Il était celui qui prenait l'initiative en matière de sexe. Mais il semblait un peu perturbé par ce qu'ils venaient de se dire et par la crise d'angoisse de Dean. Il avait sans doute trop en tête pour voir où le jeune homme voulait en venir.
- Ou je pourrais peut-être me baigner entièrement nu. Et tu pourrais en faire de même.
Castiel baissa les yeux pour le regarder et pendant une seconde, Dean eut peur qu'il refuse. Son petit ami ne disait jamais non au sexe. Il ne pouvait pas résister au jeune homme. Mais il semblait avoir l'esprit ailleurs. Il finit tout de même par sourire.
- Il n'est pas encore minuit, rappela t-il.
Dean ricana une seconde. Il aimait l'humour de Castiel. La majorité des gens ne devaient sans doute pas le comprendre ou penser qu'il parlait au premier degré. Mais Dean le connaissait suffisamment à présent pour comprendre quand il cherchait à plaisanter. Même si son ton ne changeait pas. Même s'il garda un regard sérieux.
- Si tu ne veux pas me voir nu, tant pis pour toi, répliqua t-il en haussant les épaules.
Il pouvait parfaitement jouer à ce jeu lui aussi. Mais il avait très envie que Castiel lui fasse l'amour à nouveau. Jusqu'à présent, ça avait été le meilleur moyen de lui faire oublier son stress. De penser à autre chose. Ou de ne plus penser à rien du tout d'ailleurs. Il savait que Castiel pouvait le sentir et une nouvelle fois, il était convaincu que son petit ami lui donnerait ce dont il avait besoin sans hésiter. Il ne pouvait de toute façon par résister à son désir pour le jeune homme.
- Si ça ne tenait qu'à moi, tu ne t'habillerais jamais. Tu resterais nu constamment.
- Mais des gens pourraient me voir … et je sais que tu n'aimes pas partager.
- Je déteste partager … et tu es à moi. Personne ne peut te voir ou te toucher. Personne tu m'entends ?
- J'aime que tu sois aussi possessif. Ça me donne plus encore envie de toi.
Castiel lui attrapa alors le bras pour le forcer à se remettre debout. Ce que Dean fit sans protester parce qu'il savait parfaitement ce qui allait suivre.
- Pourquoi es-tu toujours habillé ? demanda alors Castiel.
- Peut être parce que tu me tiens toujours le bras, répondit Dean en souriant de plus belle.
Castiel le relâcha aussitôt et le jeune homme en profita pour commencer à se déshabiller. Il ne voulait pas faire durer le suspens ou même faire un show. Mais il savait que Castiel aimait qu'il prenne son temps. Il aimait le regarder se déshabiller doucement. Dean savait combien cela l'excitait.
Il prit donc son temps pour retirer son tee shirt avant de s'attaquer à ses chaussures, chaussettes et pantalon. Quand il fut en boxer, il se redressa et regarda Castiel droit dans les yeux.
- Je devrais peut-être le garder pour ne pas prendre froid.
- Il fait quarante degrés. Tu ne tomberas pas malade.
- Si tu le dis, jeta Dean avant de retirer son boxer.
Il laissa à Castiel quelques secondes pour le regarder des pieds à la tête avant de lui tourner le dos et de s'approcher de la piscine. Il prit ensuite une grande inspiration puis plongea tête la première dans l'eau. Elle était suffisamment chaude pour que cela ne lui coupe pas le souffle et suffisamment fraiche pour que cela reste agréable. Quand il ressortit la tête de l'eau, il posa ses yeux sur Castiel et sourit quand il vit qu'il était lui aussi entièrement nu. Il lui fit signe de le rejoindre. Ce que son petit ami fit après un plongeon.
- Tu es dangereux Dean, confia t-il en passant ses bras autour de sa taille.
- Dangereux pourquoi ? demanda le jeune homme. a
- Parce que je ne peux pas te résister. Tu pourrais me demander n'importe quoi et je le ferais dans la seconde. Tu as un pouvoir sur moi qui devrait me faire peur. Mais je sais que tu n'en abuseras pas. o
- Alors si je te demandais de me faire l'amour dans la piscine de ton patron, tu le ferais sans hésiter ?
- Tu n'as pas à le demander.
Dean sourit puis embrassa Castiel avec force. Rapidement et comme toujours, ce dernier prit le contrôle du baiser. Il poussa Dean jusqu'à ce que son dos heurte le rebord de la piscine sans pour autant cesser de l'embrasser. Ses mains glissèrent dans son dos avant de se poser sur ses fesses. Il était évident que Castiel avaient une frai fascination pour cette partie de son anatomie. Et par uniquement pour la raison évidente. Il aimait bien sûr aller et venir entre elles … c'était ce que la majorité des hommes aimaient le plus. Mais il adorait également les caresser quand ils n'étaient plus joints. Il adorait les mordiller ou presser sa langue entre elles jusqu'à arracher un orgasme à Dean sans autre simulation et sans se soucier de son propre plaisir. Dean s'était juré de faire en sorte qu'elles restent parfaites pour lui. Il allait devoir se mettre au sport s'il voulait tenir cette promesse.
Castiel finit par mettre fin au baiser et le jeune homme s'apprêtait à protester quand il sentit les doigts de son petit ami presser contre lui. Son indexe pénétra doucement aider par l'eau dans laquelle ils se trouvaient. Ce n'était pas le lubrifiant idéal mais ils feraient avec. Ils avaient fait avec bien moins.
Et parce qu'il le connaissait parfaitement bien, Castiel sut exactement quand ajouter un second doigt pour que la pénétration ne soit pas trop douloureuse mais qu'elle reste sensible. Dean ne voulait pas souffrir. Mais il aimait sentir qu'on le pénétrait. Il aimait que son muscle proteste un peu. Il avait sans doute un côté masochiste. Il préférait ne pas trop se poser la question.
Il gémit quand Castiel frôla sa prostate puis cria sans se soucier qu'on l'entende quand son petit ami ajouta un troisième doigt. C'était parfait. Ni trop rapide ni trop lent. Castiel savait comment jouer avec son corps pour lui procurer un maximum de plaisir. Le sexe n'était jamais ordinaire entre eux. Jamais lassant. Même quand ils faisaient l'amour de façon conventionnelle. Dean savait qu'il avait énormément de chance et il espérait sincèrement que cela durerait encore.
Il ne pouvait toutefois pas se concentrer sur autre chose que sur les doigts de Castiel qui allaient et venait en lui et qui semblaient déterminés à toucher sa prostate à chaque fois. Il pouvait déjà sentir son orgasme pointer. Il ne voulait toutefois pas jouir aussi rapidement. Il décida donc de prendre les choses en mains. Il glissa une main entre ses jambes pour saisir le bras de Castiel et le forcer à retirer ses doigts. Il attrapa ensuite son sexe pour le guider avant de le faire pénétrer en lui rapidement. Il passa enfin ses jambes autour de la taille de son petit ami. La piscine était définitivement une bonne idée. L'eau le portait et rendait les choses plus faciles encore. Le fait d'être à l'extérieur rajoutait un peu plus d'excitation. Ils pourraient être vu si toutefois quelqu'un entrait dans le jardin. Il doutait que quiconque entre dans la propriété sans qu'ils ne soient prévenus mais l'idée avait ses mérites.
Castiel reprit les choses en main rapidement et commença à aller et venir en lui avec violence. Il enfouit son visage dans le cou de Dean et le mordit violemment à la base. Le jeune homme cria à nouveau, surpris par son geste. Il savait que son petit ami aimait laisser ses marques sur son corps. Mais une morsure était différente. C'était bien plus long à guérir et choisir de la placer à la base de son cou était le meilleur moyen pour que tout le monde puisse la voir. Ce qui était probablement l'idée de Castiel. Il voulait que tous ses associés sachent que Dean lui appartenait. Le jeune homme ne trouvait rien à y redire.
Il avait de toute façon du mal à penser à autre chose qu'à la sensation de Castiel à l'intérieur de lui. A la façon qu'il avait de marteler sa prostate. A ses mains dans son dos, juste au-dessus de ses fesses. Il se sentait possédé. Utilisé aussi un peu. Il adorait ça. Il n'aurait probablement pas été à l'aise avec quelqu'un d'autre en se montrant aussi vulnérable. Mais dans les bras de Castiel, il se sentait en sécurité. Il se sentait aimé et chéri. Désiré. Il n'y avait rien de mieux. Il ferma les yeux en basculant la tête en arrière. Il ne pourrait pas retenir plus longtemps son orgasme. Pas quand Castiel continua à heurter sa prostate. Pas quand il glissa un doigt entre ses fesses pour le presser à l'endroit où ils étaient joints. Il n'avait jamais osé aller plus loin mais l'idée avait ses mérites. Dean finirait peut-être par lui suggérer d'essayer. Il n'était toutefois pas encore prêt. Et cela nécessiterait clairement une préparation plus longue et une bonne bouteille de lubrifiant. Pour le moment, il devait se contenter du sexe de son partenaire. C'était suffisant.
Il pouvait sentir le rebord de la piscine lui égratigner le dos à chaque mouvement de Castiel. Il aurait probablement des marques. Mais il s'en fichait. Il ne ressentait pas la douleur. A cet instant précis, il ne ressentait que du plaisir. Et c'était trop. Trop intense. Trop fort. Trop parfait. Il sentit son corps se tendre et quand Castiel heurta une énième fois sa prostate, son orgasme le transperça avec violence. Il cria le nom de son petit ami et se répandit longuement dans la piscine. Castiel ajouta quelques mouvements avec ses hanches avant de jouir à son tour. Il fut plus silencieux et se contenta de quelques gémissements. Dean n'en fut pas vexé. Il savait que son plaisir était tout aussi intense que le sien.
Ils restèrent ainsi sans bouger durant quelques minutes. Castiel ne semblait pas avoir envie de reculer et Dean aimait le sentir en lui. C'était la situation idéale. Ils étaient euphoriques et épuisés. Dans ces moments-là, il n'y avait plus de stress. Plus de problème insurmontable. Juste deux hommes qui s'aimaient et qui avaient choisi de faire leur vie ensemble. Le sexe faisait tomber toutes les barrières. C'était une arme redoutable.
- J'aimerai qu'on puisse rester comme ça tout le temps, souffla finalement Dean après quelques secondes.
Après avoir joui, il avait la fâcheuse tendance à parler sans réellement réfléchir à ce qu'il disait. C'tait le plus souvent dans ces moments-là qu'il disait ce qu'il avait sur le cœur. Qu'il faisait des aveux qu'il n'était pourtant pas prêt à faire. Mais Castiel ne s'était jamais moqué de lui. Il n'avait jamais cherché à l'utiliser contre lui non plus pour le forcer à parler. Dean, de son côté, avait abusé de ce pouvoir pour obtenir ses aveux et les enregistrer. Mais c'était de l'histoire ancienne et il refusait d'y penser pour le moment. Il ne voulait surtout pas gâcher les choses. a
- J'aimerais aussi. Mais ce ne serait pas pratique. Ey je doute que mon dos puisse supporter ton poids à longueur de journée.
- Tu n'es pas en train d'insinuer que je suis gros au moins ?
- Pas le moins du monde. Tu es parfait et tu sais que je le sais.
Dean ricana alors avant d'enfouir son visage dans le cou de Castiel. Il ne doutait pas la sincérité de son petit ami sur ce point. Mais il avait toujours du mal à se voir comme lui le voyait. Il espérait que le temps finirait par l'aider à comprendre.
- Est-ce que je t'ai fait mal ? demanda finalement Castiel.
Dean eut besoin de quelques secondes pour comprendre ce qu'il lui demandait. Il finit par réaliser qu'il parlait de la morsure dans son cou. Il secoua la tête.
- Non pas du tout … et en toute honnêteté j'adore l'idée que tu aies pu me marquer. Je veux que tout le monde sache que je suis à toi.
- Je pense que personne n'en doute … et il est évident que les voisins le savent aussi maintenant.
Dean sentit ses joues rougir. Il était particulièrement vocal quand il était question de sexe. Il aimait crier le nom de son partenaire. Il aimait que Castiel sache le plaisir qu'il lui procurait. Il se fichait de ce que les autres pouvaient en penser. Bien sûr, il allait probablement s'attirer les regards des voisins maintenant. Il serait probablement un peu gêné. Mais il recommencerait sans hésiter. Si cela ne leu plaisait pas, ils pouvaient toujours acheter des boules quiès.
- Je ne vais pas me taire pour les épargner.
- Ce n'est pas ce que je te demande. J'aime que tu sois aussi expressif. J'aime savoir que je fais les choses bien.
- Tu aimes ça parce que ça flatte ton égo.
- Peut-être oui … mais j'aime ça aussi parce que ton plaisir est mon objectif principal ?
- Principal ?
- Principal oui.
Dean releva alors la tête et lut la sincérité dans les yeux de Castiel. Il n'aurait pas dû être surpris. Mis à part durant les quelques premières minutes de leur première fois, son petit ami avait toujours veillé à ce qu'il prenne un maximum de plaisir. Il continuait à garder le contrôle sur ce qui se passait et il dominait Dean à chaque fois. Mais il ne le faisait pas uniquement pour son propre plaisir. Il le faisait parce qu'il savait que c'était ce dont le jeune homme avait besoin. Sans même le savoir au début.
- Tu sais … d'une certaine manière, je crois que j'ai de la chance de t'avoir trouvé. Sans doute que pour quelqu'un d'autre cela ressemblerait à une malédiction … et je sais que je t'ai tenu de propos dans ce sens il y a quelques jours mais je … je pense vraiment être chanceux. Peu de personne trouve leur moitié dan leur vie. Peu ont la chance d'avoir la certitude que leur âme sœur est là … avec eux.
- Dean, je …
- Non ne dis rien. Je n'ai pas besoin que tu me fasses le même discours. Tu me l'as déjà prouvé à de maintes reprises et j'aurais du … je n'aurais pas dû en douter. Je m'excuse. J'ai été injuste envers toi.
- Tu avais raison sur au moins un point … j'aurais dû m'y prendre autrement.
Entendre Castiel reconnaître son erreur était ce que Dean avait voulu à leur départ. Mais ce n'était plus vraiment important maintenant. Il savait que son petit ami regrettait de l'avoir drogué. Il n'avait pas besoin de l'entendre le dire. Ils pouvaient repartir à zéro à présent et tenter de se construire une vie ensemble. Il n'oubliait pas son frère bien sûr. Il devait encore trouver une solution pour qu'il puisse faire parti de sa vie. Mais il n'avait pas l'intention de quitter Castiel pour y parvenir.
- Les choses ne sont peut-être pas simples mais je sais qu'on trouvera toujours une solution. C'est sans doute complètement dingue mais avec toi je … je me sens en sécurité et j'ai confiance. Je suis optimiste. Crois-moi, ce n'es pas quelque chose d'ordinaire chez moi.
Castiel hocha la tête mais ne dit rien. Il n'avait pas besoin de parler de toute façon. Dean savait déjà tout ce qu'il y avait à savoir. Il se contenta donc de l'embrasser pour le lui faire comprendre. Ils étaient toujours joints et Dean n'avait pas l'intention de bouger. Il vouait profiter de ce moment de bonheur avant de faire face à nouveau à tout ce qui l'avait fait paniquer quelques minutes plus tôt. Il n'était pas naïf au point de croire que tout s'arrangerait facilement. Il savait qu'ils allaient devoir travailler sur tout ce qui risquait de se mettre entre eux. Mais ils avaient au moins une certitude. Ils s'aimaient de tout leur cœur et ils voulaient vivre ensemble. Maintenant qu'ils l'avaient admis tous les deux, rien n'était réellement insurmontable. Castiel continuerait d'être un criminel et Dean devrait fermer les yeux sur ses activités. Il devrait trouver un moyen de rassurer son frère. Il devrait composer avec Crowley et Gabriel. Mais il se sentait fort. A cet instant précis, il se sentait totalement indestructible. Et il savait que Castiel ressentait la même chose. Ils se donnaient mutuellement de l'énergie et c'était la seule chose qui comptait vraiment. Ils n'avaient pas besoin de plus pour regarder l'avenir avec sérénité.
