Avant dernier chapitre ! Hermione s'enfonce toujours plus loin dans son addiction... Bonne lecture :)
Les invités seront là dans une heure. Avec mon aide et celle de la magie, Maman a réussi à tout préparer dans les temps. J'ai dix-sept ans, aussi, je peux désormais utiliser la magie comme je le souhaite. Ce qui s'est montré fort utile aujourd'hui.
Me voilà maintenant devant mon armoire à la recherche d'une tenue correcte pour le dîner de ce soir et je ne me sens vraiment pas inspirée. Dans le cas présent, la magie ne peut malheureusement rien pour moi. Je soupire et me laisse tomber sur mon lit. Je me rappelle que je suis assise sur la lettre de Harry et je la dégage avant de l'ouvrir pour la lire à nouveau. Rien. Pas le moindre élément intéressant. Je n'ai pas la moindre idée de ce que j'aurais souhaité y lire. En y réfléchissant bien, cette sensation de déception vient peut-être simplement du fait que cette lettre m'a rappelée que je n'étais pas parmi eux. Une idée folle me traverse l'esprit. Et si j'y allais ? Si je me rendais au Terrier ? Je ne resterais pas longtemps, juste quelques minutes, le temps de dire bonjour à tout le monde. Peut-être qu'il m'adressera la parole... Mon cœur se met à battre plus vite tout à coup. Je n'ai pas encore le permis de transplaner, mais ce n'est rien qu'un petit aller-retour. Personne n'en saura rien.
Je ferme les yeux et me concentre fortement. Dans un plop sonore, j'apparais à quelques mètres de la maison. La lumière brille à tous les étages. Je peux même distinguer la fenêtre de la chambre de Ron. Je remonte lentement l'allée recouverte de son manteau blanc, partagée entre excitation et appréhension. Et alors que j'arrive près de la porte d'entrée, des éclats de rires retentissent. Je reconnais le rire de Ginny et celui de Ron. Et la voix de Harry. Des rires chauds, vibrants. Tout ce que je ne suis pas quand je suis loin d'eux. Ils sont ma famille et aujourd'hui plus que jamais, je souffre d'être séparée d'eux. J'ai un pincement au cœur à l'idée que contrairement à moi, ils sont capables de passer de bons moments sans moi. Que je ne leur manque pas. Que je ne Lui manque pas. Ma gorge se serre. Finalement, ce n'était peut-être pas une très bonne idée. Je ne veux pas débarquer comme un cheveu sur la soupe et plomber l'ambiance. Je fais demi-tour, marchant rapidement cette fois-ci, tentant de ravaler mes larmes. Avant que je n'atteigne le bout de l'allée, un autre Plop survient et Tonks accompagnée de Remus apparaît devant moi.
« Oh ! Hermione, s'exclame mon ex-professeur. Il me semble que la maison est dans l'autre sens. »
Embarrassée, je balbutie :
« Je... Ce n'était pas une bonne idée. Ne dites surtout pas que vous m'avez vue.
- Où-vas-tu, demande-t-il, surpris ?
- Je rentre chez moi, mes parents m'attendent.
- Tu ne comptes tout de même pas transplaner ? Tu n'as pas encore le permis, s'écrie-t-il en me faisant les gros yeux ! »
Je suis véritablement gênée et j'espère de tout cœur qu'il ne va pas insister. Je serais mortifiée s'il me ramenait de force au Terrier et qu'il racontait ça à tout le monde. Heureusement, Tonks a perçu mon inquiétude et vient à mon secours.
- « Rémus, si tu partais devant. Je vais raccompagner Hermione chez elle et je te rejoins, déclare-t-elle en me gratifiant d'un clin d'œil.
- Très bien, concède-t-il.
- Et mon gros loup, ajoute-t-elle alors qu'il s'avance déjà vers la maison. Ne parle de ça à personne s'il te plaît.
- A vos ordres, répond-il. »
Tonks m'adresse alors un regard chargé de malice et je lui souris en retour, soulagée et reconnaissante. Elle prend ma main et transplane. Nous atterrissons en haut de la rue, à quelques mètres de la maison de mes parents.
« C'est là.
- J'ai promis à Rémus de te raccompagner jusque chez toi, me rappelle-t-elle.
- C'est vrai.
- Très chouette ce quartier ! »
Je n'ai pas le temps de lui répondre qu'elle me demande de but en blanc :
« Tu t'es disputée avec Ron, n'est-ce pas ?
- Non ! »
Elle lève les sourcils avec un air de quelqu'un à qui on ne la fait pas. Merlin ! J'ai oublié à qui je m'adressais. Cette fille est une Auror. Elle a probablement l'habitude d'interroger des suspects et a appris à discerner le mensonge.
« Enfin, oui, avouais-je dans un soupire.
- Ne t'en fais pas, ça ne durera pas. Ça ne dure jamais. Voilà, tu es arrivée ! Passe un joyeux Noël Hermione ! »
C'est tout ce qu'elle a à me dire pour me remonter le moral ? C'était bien la peine de me poser la question ! Je n'ai pas le temps de lui souhaiter à mon tour un joyeux Noël qu'elle a déjà disparue. Dépitée par ma tentative de réconciliation avortée, je rentre chez moi.
Je me souviens avoir un jour dit à Ron qu'il avait la capacité émotionnelle d'une cuillère à café. La mienne est une cocotte-minute qui siffle depuis si longtemps qu'elle est prête à exploser. Des sentiments contradictoires bouillonnent violemment en moi. D'abord la tristesse d'avoir perdu mon meilleur ami. Puis la douleur provoquée par la jalousie. Viens ensuite la colère engendrée par l'impuissance. Tous ces ingrédients mijotent sous couvercle pour créer la frustration. Et la frustration mène à la folie.
Maman a convié une dizaine de membres de la famille à passer le réveillon avec nous. D'ordinaire, j'aurais été ravie de voir ces personnes que je ne côtoie plus que rarement depuis que je suis à Poudlard. Mais ce soir, cela s'apparente à une torture. Je suis tellement à fleur de peau que je ne sais si je vais réussir à me contenir toute la soirée. Si j'ai pu tenir le coup jusqu'à présent c'était grâce aux petits moments de bonheurs artificiels que je m'offrais de temps à autres. Alors, je pouvais me permettre de relâcher la pression, d'être moi-même et de voir la vie en rose... avant de replonger dans les abîmes obscures et froides de la mélancolie.
Je me regarde une dernière fois dans le miroir et le reflet que j'y aperçois me terrifie. C'est celui d'une jeune fille, pas encore une femme, qui a perdu l'éclat de l'enfant qu'elle fut un jour. Son regard est terne, cerné, ses joues amaigries, son teint pâle. Elle pourrait bien être malade ou même morte. Ce reflet, ce n'est pas le mien. Je ne me reconnais pas.
Maman vient me chercher. Elle sourit et dit qu'elle me trouve ravissante. Pourtant, l'inquiétude se lit dans son regard et sans doute dans le mien maitenant. Nous descendons rejoindre nos invités et je tâche de faire bonne figure. Je souris et eux aussi me sourient. Mais leurs regards traduisent l'inquiétude, la surprise, la confusion. Et en réalité, ils se demandent probablement ce qui m'est arrivé.
Pendant tout le repas, cette vieille bique de tante Helen ne cesse de vanter les mérites de ses deux rejetons. Après un parcours scolaire sans faute, son aîné est en passe de devenir ingénieur. Le cadet a intégré une classe de sciences politiques cette année. Mes cousins, faussement modestes, font mine d'être gênés. Je vois bien que ma mère aussi est embarrassée. Comme à chaque fois, elle aimerait pouvoir dire combien elle est fière de sa fille, la meilleure élève de son année, qui étudie dans l'école de magie la plus prestigieuse d'Europe. Rabattre le caquet de sa détestable belle-sœur. Voilà le fantasme de ma mère depuis maintenant cinq ans. Et le mien en ce moment-même. Les larmes me montent aux yeux alors que j'observe l'expression triste de ma mère. J'ai l'horrible sensation d'étouffer. Puis subitement, la colère monte en moi et je dois lutter contre l'envie quasi irrépressible de sortir ma baguette au milieu de toute cette assemblée pour jeter un Avada à cette chère tante Helen.
Les larmes finissent par couler le long de mes joues et d'impuissance, je me précipite vers l'escalier avant de commettre l'irréparable. Je claque violemment la porte de ma chambre avant de m'y adosser, les bras enroulés autour de ma taille. De bruyants sanglots s'échappent de ma gorge et je ne tente même pas de les étouffer. Mon corps est violemment secoué, comme si toute la douleur enfouie au fond de moi cherchait à s'en échapper. Alors je me laisse glisser au sol et la laisse partir, dans l'espoir qu'elle me quitte définitivement.
De petits coups secs frappés à la fenêtre de ma chambre me tirent de mon sommeil. Je m'étire lentement et découvre que je suis encore vêtue de ma robe. Le chagrin a eu raison de moi et je ne me suis pas sentie tomber dans les bras de Morphée. Maman a certainement du être embarrassée de devoir expliquer mon départ soudain et ne manquera pas de me rappeler les règles élémentaires de politesse. De nouveau, de petits coups retentissent contre la vitre et je me précipite pour voir de quoi il retourne. Lorsque je tire le rideau, un jeune hibou aux plumes givrées s'agite devant ma fenêtre. A sa patte, un tout petit paquet attaché que je m'empresse de libérer. Mon cœur s'emballe quand j'aperçois le logo des frères Weasley imprimé sur le papier. Georges a tenu parole ! Je déballe fébrilement la boite du papier qui l'entoure sans un regard pour la petite carte qui l'accompagne, tombée au sol. Les doigts tremblant, je souffle un grand coup avant d''en sortir le précieux flacon. Je le contemple un instant, lové au creux de ma main. C'est presque trop beau pour être vrai.
Plein de choses positives me traversent l'esprit. Maintes hypothèses à propos de mon prochain rêve, bien sûr, mais aussi l'idée qu'après ça, je serai sans doute plus disponible pour mes parents. Alors que je m'apprête à faire sauter le bouchon de cire, je suspends mon geste. Et si maman venait dans ma chambre ? Après la manière dont j'ai quitté la table hier soir, ça ne serait pas étonnant. Non, hors de question d'être interrompue. Je dois trouver un endroit tranquille où personne ne viendra me déranger. Je me précipite alors dans la salle de bain en prenant bien soin de refermer le verrou derrière moi. J'ouvre les robinets à fond et ajoute quelques perles de bains. Ce sera parfait.
Impatiente, je regarde la baignoire se remplir lentement. Le flacon n'a pas quitté ma main depuis que je l'ai découvert. Encore quelques secondes pour que tout soit vraiment parfait.
Je ne peux attendre que la baignoire soit complètement remplie pour me glisser dans l'eau délicieusement chaude et parfumée. Nous y sommes enfin. Je débouche soigneusement le flacon, prenant bien soin de ne pas en perdre une goutte, et le porte goulûment à mes lèvres. La saveur sucrée désormais familière me procure instantanément un immense réconfort. Je récite alors l'incantation et ferme les yeux en attendant, le coeur battant, le nouveau rêve qui va bientôt m'emporter loin de ce quotidien si pesant.
L'eau chaude et parfumée m'envoûte totalement. Je me sens bien. Soudain, la porte de la salle de bain claque derrière moi et de surprise, j'ouvre instantanément les paupières. Cependant, bien que je ressente maintenant une présence dans la pièce, je n'ose me retourner. Seule la mousse dissimule ma nudité et je crains que le moindre mouvement ne la dissipe. Aussi, je prie silencieusement pour que quiconque vient de pénétrer dans la pièce s'aperçoive de ma présence et quitte rapidement les lieux.
Mais d'après la résonance de ses pas, je peux dire qu'il se rapproche de moi et non de la porte. Mon cœur tambourine dans ma poitrine et je ne sais si c'est dû au danger ou à l'excitation. Plus un bruit, si ce n'est celui de sa respiration que je perçois et qui est presque aussi saccadée que la mienne. Un frottement de tissu. Je sais qu'il se tient juste derrière moi et je suis impatiente qu'il se manifeste. Son souffle brûlant contre ma nuque provoque de délicieux frissons qui courent le long de mon échine. Je frémis. Étourdie par son odeur qui flotte désormais tout autour de moi, je ferme les yeux. Ce sont alors des lèvres gourmandes qui viennent à l'encontre de ma peau, dévorant mon cou de baiser brûlants et je ne peux contenir un gémissement de plaisir. Je cherche finalement à me retourner pour lui faire face, mais la pression qu'il maintient désormais contre ma nuque m'en empêche, tandis que son autre main fait lentement son chemin jusqu'à ma poitrine en partie immergée. L'un de mes bras s'enroule autour de son cou pour l'attirer plus près de mon visage. Sous l'eau, ses doigts forment des arabesques délicates autour de mon mamelon avant de venir agacer le téton déjà dressé. Ma respiration se fait haletante. Ne pouvant plus me contenir, je me tourne vers lui. La mousse s'est dispersée, exposant ainsi mon corps que je plaque violemment contre son torse avant de me saisir de ses lèvres sensuelles pour l'embarquer dans un baiser fiévreux. J'agrippe son maillot de quidditch de crainte qu'il ne s'éloigne avant de parcourir frénétiquement son corps pour m'abreuver de sa présence. Ses caresses taquines se font presque animales lorsque je romps notre baiser pour planter mon regard dans le sien, déjà assombri par le désir.
« J'ai envie de toi, Ron. »
Ces mots crus, a priori dépourvus de sentiments, résonnent dans la salle de bain des préfets pour me revenir en écho. J'ordonne, je supplie, peu importe ! La raison m'a quitté au moment même où il a pénétré dans cette pièce. Ce besoin de lui que je n'explique pas, mais que je dois assouvir sous peine de sombrer dans la démence. Il m'observe un instant avant de m'embrasser avec fureur, réponse tacite à ma requête. D'un geste il me soulève pour me déposer sur le carrelage glacé avant de s'allonger sur moi tel un prédateur. Il retire prestement son t-shirt déjà trempé, puis se glisse entre mes cuisses pour parsemer mon corps de baisers. Je me consume. Mes doigts s'enfoncent dans ses cheveux un peu trop longs tandis qu'il dévore mon intimité, m'arrachant des râles d'agonie. J'en veux plus. Je prends les choses en main et le fait basculer pour mieux le chevaucher. Sans aucune pudeur, je le déleste de ses derniers vêtements avant de me placer juste au-dessus de son sexe tendu. Juste un regard. Je veux lire dans son regard, le même besoin que j'ai de lui. Pas seulement une attirance, pas seulement une envie, mais un besoin existentiel. Puis je descends lentement à sa rencontre, anticipant déjà les retrouvailles de nos deux corps et les sensations qui en naîtront. Je ferme les yeux, prête à accueillir cette étrange impression d'être à la fois rassasiée et affamée lorsqu'il sera au plus profond de moi.
Alors, je me sens tiré vers le haut. Violemment. Mon nom est hurlé à travers la pièce, mais il n' y a là plus rien d'érotique. Mes joues me brûlent. La douleur est telle que des larmes perlent sous mes paupières que je refuse obstinément d'ouvrir.
« Hermione ! Hermione, réveille-toi ! »
Je peux déceler la panique dans cette voix. Une peur viscérale. Mon instinct de survie l'emporte et j'ouvre malgré moi les yeux. Je suis d'abord aveuglée par la lumière trop vive. Puis je regarde autour de moi. Ma mère me tient contre elle, les yeux humides, l'air effaré. Mon père contemple le désastre, le regard empli de questions. La baignoire déborde, le sol est inondé. Je ne comprends pas. Je regarde mes parents tour à tour, hébétée.
« Tu avais la tête sous l'eau, raconte Maman. Oh mon bébé, j'ai eu si peur ! »
Elle sanglote tout en caressant mes cheveux. Mon père semble attendre une réponse que je ne peux lui fournir. Il semble davantage en colère contre mon manque de discernement.
« Hermione, enfin ! S'endormir dans la baignoire ! Si nous n'avions pas remarquée l'eau qui coulait sous la porte, tu serais peut-être morte !
- TU CROIS QUE JE L'AI FAIT EXPRÈS, hurlais-je en réponse. »
Je me détache de ma mère et saisis brusquement la serviette qu'elle tient entre ses mains. Je la place maladroitement autour de mon corps pour fuir dans ma chambre, mais mon père me poursuit, faisant fit de ma quasi-nudité.
« Peux-tu m'expliquer ce que c'est, demande-t-il en agitant sous mon nez un flacon bien connu ?
- Où l'as-tu trouvé, demandais-je à mon tour en le lui arrachant des mains ?
- Près de la baignoire. C'est ça que tu as pris ? Hermione, c'est ça que tu prends ? »
Son ton est dur, autoritaire. Et mon esprit encore embrumé peine à fonctionner aussi vite et aussi habilement que d'ordinaire.
« De quoi est-ce que tu parles ? C'est seulement une potion de relaxation ! Ce n'est pas bien différent... des huiles essentielles qu'utilise Maman !
- Hermione, s'il te plaît. »
Je le sens fléchir. Il commence à douter.
« Et alors, quoi, m'écriais-je ? Avec tout le temps que je passe à étudier, je n'ai pas le droit de me détendre un peu dans mon bain ?
- Hermione, tu t'es endormie, me rappelle-t-il.
- C'était un accident. Je dors très mal en ce moment. Tu n'as pas idée de la pression que je dois supporter pour obtenir d'aussi bons résultats scolaires ! »
Je vois une lueur de culpabilité passer dans son regard et je sais que j'ai gagné cette partie.
« Maintenant, j'aimerais bien m'habiller, s'il te plaît. »
Mon ton est sans appel. Il hoche la tête et avant de refermer la porte complètement, ajoute :
« Tu nous as fait très peur. »
Je m'assois sur le bord de mon lit, tentant de remettre de l'ordre dans mes pensées. Je contemple le petit flacon que je tiens dans ma main et repense alors à ce rêve avorté dont je ne connaîtrai jamais la fin. Je l'avais enfin retrouvé. Pourquoi le monde entier semble s'acharner à nous séparer ? C'est tellement injuste ! Une sensation de vide dans mon bas-ventre se rappelle cruellement à moi. Le désir que j'éprouvais quelques minutes auparavant est retombé si brutalement que s'en est presque douloureux. Je n'hésite pas bien longtemps. Mes doigts viennent à la rencontre de ma fente encore humide et esquissent les premiers mouvements de vas-et-viens. Je ferme les yeux à m'en faire mal pour ne pas laisser s'échapper ne serait-ce qu'une image de ce rêve, mais le garder précieusement pour m'en imprégner encore et encore. Alors, enfin, j'atteins cette jouissance tant espérée, au goût prononcé de solitude.
Presque aussitôt, mes doigts tremblants, toujours humide de ma propre semence, s'empressent de décapsuler la précieuse fiole.
