Titre : No mouth but some serpent
Auteur : Lightning on the Wave
Traductrices : Crazy-Snape, Chaola, Ange de Crystal, Spirituel Love, LlianeMyrddin, Spirituel, Titinette, Amiah akinnass
Bêta correctrices : Phaine, Kikaquitaine, Eni
État de la fic anglaise : Terminé( 33)
État de la fic française : 7; Traduit : 24,26,27,29,32,33; En cours : 18,25,28,30,31,
Chapitre traduit par : Chaola
&
Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartiennent (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire.
&
Chaola
Bonne lecture et à bientôt pour la suite!
Eni et Onarluca
&
Chapitre Sept : Leçons de Courage
Harry progressait rapidement dans le couloir du deuxième étage qui menait vers le bureau que Dumbledore avait attribué à Sirius. Il avait quitté le déjeuner un peu plus tôt, ce qui avait fait protester Sylarana, et Draco, coincé dans une conversation avec Blaise, lui avaient jetés un regard noir, mais ni Connor ni Ron n'étaient présents. Il était de plus en plus urgent pour Harry de parler avec Sirius. S'ils avaient des ennuis…
Il entendu la voix de Ron par la porte entrebâillée du bureau, et se détendit. Ils allaient bien. Apparemment il n'était pas le seul à vouloir voir son parrain.
« - Sales Serpentards ! » disait Ron énergiquement, au moment où Harry atteignait la porte du bureau.
Harry se figea. Puis il s'appuya doucement contre le mur et pencha la tête de façon à voir par l'entrebâillement, le sang cognant contre ses tempes.
Le bureau de Sirius était toujours aussi bordélique qu'à son emménagement, rempli de photographies de Harry et lui, de Connor et lui, de toute la famille Potter, de Remus, du mariage des Potter, et quelques unes de ses innombrables petites-amies. Son balai et sa moto se tenaient dans un coin reculé de la pièce, accompagné d'un balai de l'école dont selon Harry il était en train de vérifier s'il n'était pas ensorcelé. Des bannières Gryffondors, ou des morceaux d'habits métamorphosés pour y ressembler, pendaient à tous les clous disponibles. Au milieu, le bureau de Sirius était enterré sous un amas de papier, recouvert par un énorme planning de Quidditch dont chaque match des Gryffondors avait été marqué d'encre rouge et or.
Il y avait également trois chaises, maintenant disposées en triangle. Sirius était assis sur l'une d'elle, le visage orageux. Connor était perché sur le bout d'une autre, vibrant presque de ce que Harry reconnut comme un mélange d'anxiété et de colère. Ron faisait les cent pas devant eux, dos à la porte, raison pour laquelle Harry ne pouvait voir son visage.
Ce n'est peut-être pas le bon moment, pensa Harry.
« Tu écoutes aux portes, » dit doucement Sylarana.
« Je sais », répondit sèchement Harry. « Tais-toi ».
Elle se contenta de ricaner, ce qui était une réaction inattendue. Harry se remit à écouter.
« Il ne s'en sortira pas comme ça, » dit Sirius, sa voix telle un grognement. « Le Ministère n'a aucune raison de licencier ton père, Ron, et certainement pas sur quelque chose aussi futile qu'une altercation avec Lucius Malfoy dans une librairie. »
Ron virevolta, et Harry put voir que son visage était presque entièrement rouge, masquant ses taches de rousseur.
« Mais s'ils le font ? » murmura-t-il. « Papa m'a toujours dit que Lucius Malfoy avait des tas d'amis au Ministère, et maintenant – »
« Pas autant que lorsqu'il était un Mangemort, » dit Sirius, et renifla. « Evidemment, il a de l'influence – tous les sorciers sang-purs avec de l'argent ont de l'influence sur ce bâtard de Fudge – mais cela ne veut pas dire grand chose lorsque tout le monde peut regarder son bras gauche et voir la Marque des Ténèbres. » Il fit une longue pause, puis, un sourire rusé fit apparition sur son visage.
« Qu'est-ce qu'il y a, Sirius ? »
Connor avait un écho du même sourire dans sa voix. Il savait ce que cela voulait dire, presque autant que Harry. Ron regardait alternativement les deux autres avec une expression perplexe.
Sirius toussa un peu.
« Et bien, Malfoy a utilisé ses moyens visqueux pour rendre tout cela légal, pas vrai ? »
Ron hocha la tête.
« Des avocats et tout ! Mais – » Il grimaça et ses épaules s'abaissèrent. « Ma famille ne peut pas réagir parce que… » Sa voix se perdit dans un marmonnement.
Gentiment, pensa Harry, Sirius ne fit pas référence à la pauvreté de Ron.
« Je sais, » dit-il. « Donc ce dont tu as besoin c'est un autre sang-pur avec de l'argent qui combatte pour toi. »
Ron cligna des yeux, mais Connor se leva précipitamment de son siège et jeta ses bras autour de Sirius.
« Sirius, » murmura-t-il. « Tu ferais ça ? Tu ferais vraiment ça ? »
Sirius ébouriffa les cheveux de Connor, l'affection dans ce geste faisant sourire Harry, malgré la façon dont les nouvelles de Malfoy s'en prenant à Arthur Weasley avait affectée ses nerfs.
« Bien sûr, gamin, » dit-il. « J'ai toujours mes contacts au Ministère, et j'ai la fortune des Black qui reste là sans qu'on s'en serve très souvent. Pensais-tu que j'allais tout dépenser en cadeaux pour des filleuls irresponsables ? »
Connor lui fit un large sourire. Ron comprit enfin.
« Oh, monsieur, personne n'attend de vous que – »
Sirius leva une main.
« Je sais. Je veux le faire. Cela ne me coûtera rien que je ne puisse me payer, Ron. » Ses yeux se plissèrent, et il sourit de cette façon qui faisait penser à Harry que sa langue allait pendre de sa bouche. « Et je prendrai plaisir à rendre la monnaie de sa pièce à ce bâtard de Malfoy. Je n'ai pas plus confiance en lui qu'en Snivellus. Une fois Serpentard, toujours Serpentard. Une fois Mangemort, toujours Mangemort. »
Connor pâlit et resta silencieux un moment. Puis il dit, la voix troublée.
« Sirius, tu penses que c'est aussi vrai pour Harry ? »
Harry déglutit.
« Ils sont à dix mouvements de mon corps », dit pensivement Sylarana. « Je pourrais les mordre tous les deux avant que la barrière se déclenche et me mette en cage. Tu n'as qu'à le dire ».
Harry lui poussa son refus coléreux, et attendit d'entendre ce que Sirius allait dire. Au plus son parrain attendait, au plus il se tendait. Le regard de Sirius se perdit dans le vide un long moment, puis il soupira et passa une main dans ses cheveux.
« Je ne sais pas, Connor, honnêtement, » dit-il, secouant la tête. « Il est mon filleul, et un bon gamin. J'ai toujours pensé qu'il étudiait un peu trop. Mais je n'aurai jamais dit qu'il était mauvais. »
« Mais ? » demanda Connor, l'incitant à continuer. Ron également écoutait intensément, remarqua Harry. Ron avait été un léger problème depuis que lui et Connor étaient devenus amis. Pour le moment, il avait accepté Harry, mais il serait content de pouvoir lui tourner le dos si Sirius lui disait de le faire.
« Mais il est un Fourchelang, » dit Sirius. « Et il s'est à nouveau réconcilié avec les Serpentards même après avoir déclaré sa dévotion envers toi Connor, ce que je ne comprends pas. »
Mais c'était eux, pas moi ! pensa Harry.
« Je vois, » marmonna Connor, le visage contrit.
« Je ne l'abandonnerai jamais, bien sûr, » dit Sirius, tendant le bras pour secouer Connor puis le prendre dans ses bras. « J'ai le pari contre Rogue à gagner, non ? Mais je n'aime pas beaucoup qu'il ait attendu si longtemps avant de nous dire qu'il était un Fourchelang. Cela me rend mal à l'aise quand je suis avec lui. » Il lâcha un soupir. « Je me bats toujours pour Harry, Connor, mais cela sera une bataille plus difficile que je ne l'avais pensé. »
Harry ferma les yeux. Il réprima l'envie de partir. Maintenant, il savait que Sirius ne prendrait pas bien les nouvelles de l'incident en cours de Défense Contre les Forces du Mal. Harry devrait expliquer le journal, et Tom, et, bon sang, que croyait-il faire, en cachant tout ça. Cela serait tellement plus facile de détaler.
« Alors fais-le », le poussa Sylarana. « Je peux t'aider à battre Tom lorsqu'il réapparaîtra ».
Harry secoua lentement la tête. Il avait voulu être un Gryffondor, il était fait pour être un Gryffondor, et si c'était comme ça, alors cela voulait dire faire face à ses peurs. Il l'avait déjà fait dans la Grande Salle, mais cela ne voulait pas dire qu'il devait s'arrêter de le faire.
Il toqua à la porte.
Il y eut un bref silence surpris, puis Sirius cria, « Entrez. »
Harry passa sa tête par l'entrebâillement, et fut accueilli par une variété d'expressions : surprise, soulagement, inquiétude, antagonisme. Harry déglutit. « Sirius, Est-ce que je peux te parler en privé ? » demanda-t-il, jetant un coup d'œil à Connor.
Sirius plissa les yeux. « Pourquoi, Harry ? »
Harry laissa échapper une expiration courte. « Quelque chose m'est arrivé aujourd'hui. Quelque chose des Ténèbres. Quelque chose de Serpentard, je pense. »
Sirius se rassit, le jaugeant. Puis il secoua la tête. « Je pense qu'il est temps pour les premières leçons de qualités Gryffondors que je t'avais promis, Harry, » dit-il gentiment, mais avec un fond d'acier dans la voix. « Je suis sûr que tu peux en parler devant Connor et Ron. On peut avoir confiance en eux pour ne pas le répandre plus, n'est-ce pas ? » Ses yeux s'attardèrent ostensiblement sur Ron, qui, se rappela Harry, avait la mauvaise habitude l'année dernière de dévoiler les secrets de ses amis.
Après qu'un peu de rouge soit reparu sur son visage, Ron hocha la tête. Connor faisait déjà de même, ses yeux marron s'écarquillant de peur alors qu'ils se posaient sur Harry.
« Raconte-moi, » dit gentiment Sirius.
Harry leur raconta l'histoire du journal, les cauchemars des deux silhouettes sombres, les rêves de Tom Riddle, et finit avec ce qu'il s'était passé en cours de Défense Contre les Forces du Mal un peu plus tôt. Il supprima toute émotion de sa voix, et garda son ton monotone. Ses yeux étaient fixés sur un point du mur au-dessus de la tête de Sirius, de façon à ne pas voir les changements d'expression du visage de son parrain.
Finalement, lorsqu'il eut fini, Sirius murmura, « Oh, Harry. »
Harry tourna lentement la tête vers lui. Il ne pouvait nommé l'émotion qui prédominait dans les yeux de son parrain – il y en avait trop – et il n'osait pas regarder Ron ou Connor. Il hocha la tête. « Je pense que je suis possédé, » murmura-t-il. « Mais je n'arrive pas à savoir comment. Cela fait des semaines que je n'ai pas lu le journal. »
« Mais tu l'as gardé ? » Sirius se jeta sur ce fait.
« Je ne savais pas quoi en faire d'autre, » dit Harry, secouant la tête. « Il n'avait pas l'air si dangereux – »
« Je pense qu'il l'est. » Sirius se leva et s'avança, s'agenouillant devant lui. Harry commença à se détendre légèrement lorsqu'il vit son regard. C'était de cette façon que Lily le regardait quelques fois lorsqu'elle lui expliquait un côté du monde des adultes qu'il ne connaissait pas encore. « Tout ce qui peut engendrer des rêves et des possessions comme ça est dangereux. Va chercher le journal, Harry. Je dois le voir. Je connais certains sorts que toi, tu ne connais pas et que je peux lancer au journal pour voir s'il possède des traces de magie Noire. »
Harry hocha la tête et s'en alla en direction des cachots. Il pouvait entendre la conversation reprendre après son départ, mais cette fois il ne s'arrêta pas pour l'entendre. Il n'aurait déjà pas du écouter la première.
Il allongea le pas, frottant sa cicatrice, qui avait recommençé à brûler légèrement. Soudain il entendit le sifflement surpris de Sylarana.
Harry ouvrit lentement et précautionneusement les yeux. C'est comme si ils avaient été trop longtemps collés. Sa tête lui faisait mal. Il regarda autour de lui et ne comprit pas ce qu'il voyait. Il était allongé dans un lit de l'Infirmerie, Madame Pomfresh se tenant non loin et parlant avec Sirius d'une voix basse et pressante.
« Sirius ? » dit-il. Sa voix était rauque. Harry frissonna. Il avait la voix de quelqu'un qui avait trop longtemps crié.
Sirius dépassa rapidement l'infirmière, ignorant son cri étonné, et s'agenouilla prés du lit de Harry. Il prit la main du Serpentard dans la sienne et tendit un bras pour écarter d'une main sa frange. Son souffle se coupa.
Harry grimaça. Apparemment sa cicatrice montrait l'intense douleur qu'il ressentait.
« Elle a changé de couleur, » murmura Sirius.
« Qu'est-ce qui a changé de couleur ? » Madame Pomfresh arriva rapidement derrière lui, ses mains sur les hanches. « Si vous suggérez que la douleur que M. Potter a enduré vient d'un coup sur la tête, alors j'ai bien peur devoir – »
« Non, sa cicatrice, » murmura Sirius. « Elle est rouge. Pourquoi ? »
« Je suis sûre de ne pas savoir, » dit Madame Pomfresh. « Maintenant si vous voulez bien vous écarter que je puisse lui faire quelques examens, Sirius… »
Sirius se recula, sans pour autant lâcher la main de Harry. Son regard inquiet réchauffa quelque chose au fond de Harry, alors que ce dernier ne savait même que s'était gelé. Il ferma les yeux et bougea son bras avec précaution, pour sentir le poids de Sylarana. Il était surpris qu'elle n'ait encore fait aucun commentaire.
Elle n'était pas là.
Il ouvrit les yeux et commença à poser la question, mais Madame Pomfresh commença alors à entonner ses sorts, et il se sentit obligé de rester immobile et silencieux. Il ne reconnaissait aucun des sorts, mais fit de son mieux pour faire rentrer les syllabes dans sa tête pour s'en souvenir plus tard. La Médicomagie lui sera bien utile si un jour il devait soigner Connor.
L'infirmière soupira et finit par s'éloigner du lit, baissant sa baguette. « Tout va bien physiquement chez lui, » dit-elle. « Il n'y a aucune bosse à l'arrière de son crâne, pas de commotion, pas de fractures. »
« Je ne comprends pas, » dit Harry, et grimaça au son de sa voix. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
« Quelle est la dernière chose dont vous vous souvenez, M. Potter ? » demanda Madame Pomfresh, sa voix s'adoucissant un peu alors qu'elle le regardait.
Harry secoua la tête. « Pas grand chose. Je retournais aux cachots pour aller chercher un livre que Sirius voulait voir, et puis – Sylarana siffla – » Il regarda de nouveau son bras gauche vide. « Où est-elle ? »
« Juste ici, mon garçon. »
Harry tourna la tête et soupira de soulagement. Dumbledore venait d'entrer dans la pièce, tenant une cage de verre. A l'intérieur, Sylarana se démenait, sifflant furieusement. Dumbledore posa doucement la cage sur le lit et l'ouvrit.
« Directeur, ce n'est pas très sage – » commença Madame Pomfresh, la voix perçante.
Sylarana s'éjecta de la cage comme si elle avait été ensorcelée pour la pincer et rampa sur le torse de Harry, s'enroulant autour de son cou. Elle demandait, « Où es-tu parti ? Je ne te trouvais plus. Je ne pouvais plus te sentir. Où es-tu parti ? »
« Je ne sais pas » dit Harry, et vit par les grimaces des adultes qu'il avait parlé en Fourchelang. Il soupira et tourna vers eux, s'assurant de garder Sylarana hors de son champ de vision. « Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, » dit-il. « Mais nous aimerions tous les deux le savoir. Racontez-nous, s'il vous plaît »
« C'est perturbant, la façon dont il parle du serpent, » marmonna Sirius.
Dumbledore l'ignora et hocha lentement la tête, les yeux moins clairs que la dernière fois que Harry l'avait vu. « La protection dans mon bureau s'est déclenchée lorsque ton Locusta s'est éloigné de toi, mon cher enfant – ou plutôt devrais-je dire, lorsque tu t'es éloigné d'elle. Lorsque je suis venu la chercher, je suis passé à côté d'un certain placard à balai au deuxième étage. Tu y étais étendu, inconscient. » Il pausa, regardant intensivement Harry. « Tu ne te rappelles vraiment de rien ? »
Harry secoua la tête, étourdi. « Mais Sylarana devrais être capable de nous dire – »
« Je ne peux pas, » insista t-elle. « Tu m'as déposé par terre et m'as dit de te laisser tranquille. Et les souvenirs ne sont pas dans ta tête. Elles sont parties. »
« Qu'y a t-il à la place ? » demanda Harry, se retournant vers elle et se fichant de savoir qu'il sifflait.
« Rien. Un trou. » Sylarana resserra un peu son anneau autour de Harry. « C'était perturbant. »
« Mais aucun signe de Tom Riddle ? »
« Rien, » dit Sylarana. « Je ne peux plus le sentir. » Elle fit une longue pause, puis ajouta à contrecœur, « Peut-être a t-il été effrayé par la suggestion du chien que nous examinions sa première demeure et s'est enfui. »
Harry laissa échapper un long souffle. C'était un danger d'écarté – le principal, que Tom Riddle ne le possède à nouveau et lance à Connor ou à un autre élève un sort dangereux. Il relâcha la tension de son estomac, et releva la tête pour rencontrer le regard questionneur de Dumbledore.
« J'avais une présence dans ma tête, monsieur, » dit-il d'un ton ferme. « Me possédant. Un jeune homme aux cheveux noirs, qui disait venir d'un certain livre qui m'a été donné par – » Il hésita. Pouvait-il trahir le père de Draco de cette façon ?
« Par ? » insista gentiment Dumbledore, ses yeux tels des couteaux.
Harry secoua la tête. « Je l'ai eu chez Fleury et Bott, » dit-il. « Au départ, je ne savais qu'il y avait quelque chose qui clochait chez ce livre, mais Tom a commencé à me parler – »
« Tom. » Les yeux de Dumbledore s'agrandirent imperceptiblement. « Tom Riddle ? »
Harry cligna les yeux. « Oui, monsieur. Comment le savez-vous ? Est-ce que Sirius vous en a parlé ? » Il jeta un coup d'œil à son parrain, mais Sirius, même s'il serrait toujours la main de Harry, regardait Dumbledore avec autant d'étonnement que Harry.
Dumbledore soupira. « J'ai bien peur d'avoir une bonne, quoique malheureuse, raison de penser d'abord à ce nom lorsque j'entend parler d'un Tom, » dit-il. « Et non, ton parrain ne m'a rien dit. » Il pausa longuement, puis dit, « Tom Riddle était le nom de Lord Voldemort lorsqu'il était élève à Poudlard, Harry. »
Harry serra les mains si fort que ses ongles lui rentrèrent dans la peau. Sa peau le démangeait comme si elle était couverte de saletés.
Voldemort. Il avait eu Voldemort dans sa tête. Voldemort aurait pu sortir et faire du mal à Connor.
Il aurait pu faire en sorte que Harry fasse du mal à Connor.
Harry tremblait. Il se pencha d'un côté, et Madame Pomfresh s'exclama brusquement et fit un geste de baguette, déplaçant une bassine sur le côté du lit juste avant qu'il ne vomisse.
Pendant ce temps, Sylarana sifflait comme un dragon dérangé dans son nid. « Cet homme vil qui force le serpent à obéir à ses ordres ? Celui que tu as combattu l'année dernière ? Il aurait pu me contrôler. Il essayait. Je suis contente qu'il soit parti. » Puis ses anneaux se resserrèrent suffisamment pour que Harry soit forcé de lui porter attention, même si ce n'était que parce qu'elle l'empêchait de respirer. « Tu n'es pas sale. »
Harry frotta sa bouche d'une main et fit un léger signe de tête pour remercier Madame Pomfresh, souhaitant pouvoir être d'accord avec Sylarana. Il se sentait sale, encore, et horrifié d'une façon qui n'avait rien à voir avec la possession. C'était Voldemort. Le principal danger pour la vie de Connor, celui dont il était supposé protéger Connor.
Et il aurait pu faire de Harry un traître.
La culpabilité et le dégoût de soi remplissaient le milieu de sa poitrine, et s'ils le pouvaient le dévoreraient vivant. Harry respira profondément et les déposa, prudemment, dans la boîte secrète de ses pensées, celle où il entassait tous ses complaintes et l'occasionnelle injustice ou jalousie qu'il ressentait près de Connor. La boîte contenait des choses comme ça depuis qu'il avait cinq ans. Elle était sans-fond. Harry pensait qu'elle pouvait en supporter encore un peu plus.
« Personne n'a été blessé ? » murmura-t-il. « Et pour Margaret, la fille sur qui j'ai jeté le sort tout à l'heure ? »
« Elle est maintenant réveillée, » dit fermement Madame Pomfresh, « et de retour à la Tour Serdaigle. Honnêtement, M. Potter, c'était simplement une variation d'un vieux sort. Il ne fait pas parti des compétences de notre professeur de Défense Contre les Forces du Mal, bien sûr - » sa voix se fit acide sur ces mots « - mais pas impossible pour quelqu'un formé en médicomagie. »
Harry hocha la tête, sa décision d'apprendre la médicomagie s'affirmant.
« Donnez une chance au Professeur Lockhart, Pompom, » réprimanda gentiment Dumbledore. Madame Pomfresh se contenta de renifler avec dédain. Dumbledore se tourna et regarda Harry dans les yeux, une expression pensive sur le visage.
« M. Potter, » dit-il, « je sais que ce que je suis sur le point de vous demander est inhabituel, mais j'ai l'impression de ne pas avoir le choix. »
Harry hocha la tête, son cœur accélérant. Sylarana se contenta d'un sifflement qui n'était à la fois sans mot, entièrement colérique, et un obscène juron dont Harry n'avait aucune traduction.
« J'ai bien peur de devoir vous demander de ne pas dire à votre frère, ni à personne d'autre, sur votre possession par Tom Riddle, » dit doucement Dumbledore. « Ou, du moins, pas que Tom Riddle soit Lord Voldemort, » ajouta-t-il, peut-être à cause de l'ombre qui prit place dans les yeux de Harry. « J'imagine que le jeune Connor est déjà au courant pour la possession ? »
Harry acquiesça silencieusement. « Ainsi que Ron Weasley. Ils ont tous les deux promis de ne rien dire, M. le Directeur, » dit-il. « Ils ont promis. »
« Je n'ai jamais pensé qu'ils puissent trahir leur parole, Harry, » dit gentiment Dumbledore. « Mais c'est extrêmement important que personne d'autre ne soit au courant. J'ai bien peur que cela ne signifie votre expulsion de l'école. Il y a des parents, comme vous le savez, effrayés par la simple mention de Son nom. Apprendre qu'un élève a eu en sa possession un artéfact contenant un morceau de son âme, ou un souvenir de lui, aurait de l'effet… Ils réclameraient votre expulsion, et j'ai bien peur que de nombreux professeurs ne se joignent à eux. »
Harry déglutit. « Pourquoi n'insistez-vous pas pour m'expulser, monsieur ? Et même, pourquoi ne l'avez-vous pas fait après que j'ai révélé que – que je pouvais parler aux serpents ? »
Dumbledore tendit un bras et lui tapota gentiment la tête. Harry frissonna. Il y avait un poids dans la main du vieux sorcier, un sentiment d'immense force, pouvoir et regret, et il était la seule personne à part sa mère à ne pas le décoiffer plus que d'ordinaire.
« Parce qu'il n'y a aucune loi qui dise qu'un Fourchelangue ne puisse aller à Poudlard, » dit Dumbledore. « Cela serait assez hypocrite de notre part, lorsqu'un des Fondateurs était lui-même un Fourchelangue. Et j'ai connu beaucoup de victimes de Voldemort. » Pendant un moment, son regard se porta sur la porte, puis revint vers le lit. « Je sais que tu es l'une d'elles, plutôt qu'un auteur de sa malveillance. »
Harry hocha la tête et ferma les yeux.
« M. le Directeur, » dit une voix froide de la porte.
Les yeux de Harry se rouvrirent, et il se tourna pour voir Rogue se tenant là. Le regard du professeur de Potion était, bien sûr, fixé sur lui.
Sylarana commença à se dérouler de son cou.
« Non, » lui dit fermement Harry. « Ne le mords pas. »
« Tu ne me contrôles pas, » lui répondit sèchement Sylarana.
« A ce moment-là, je t'obligerai à partir, » dit Harry. « S'il n'y a rien que je ne puisse faire pour t'empêcher de mordre, alors je ne veux pas t'avoir dans les parages. »
Sylarana hésita, comme si elle pesait le pour et le contre, mais finalement laissa tomber et se ré-enroula autour de lui telle un collier vivant, se plaignant alors que Harry ne prenait pas la peine de l'écouter.
« Vous l'avez cherché, je présume, Severus ? » demanda Dumbledore sur le ton de la conversation.
« En effet. » Rogue s'avança rapidement vers le lit avec ses robes voletant derrière lui, son regard ne quittant pas un instant Harry. « Il n'y a aucun signe du livre dans la chambre du garçon. »
Harry ferma les yeux. Il avait, maintenant, tellement l'habitude de se sentir terrifié, remarqua-t-il tristement, qu'il remarquait à peine lorsqu'une nouvelle couche de peur venait se superposait aux autres.
« C'est ce que je craignais, » dit Dumbledore en soupirant. « Je suppose que Harry fut possédé une fois de plus et forcé de cacher le journal, puis ses souvenirs ont été supprimés de façon à ce qu'il ne puisse révéler où il l'avait caché. » Il regarda Harry et lui offrit un sourire encourageant. « Mais au moins, mon cher enfant, vous n'êtes plus possédé. Où part le livre, la – présence – doit le suivre. Il n'a plus d'emprise sur votre esprit. »
Harry hocha la tête, même s'il n'était pas vraiment réconforté. Ce qu'il avait fait était suffisant. Il ne savait pas comment il pourrait y survivre, ou se … aux yeux de Connor.
« Qui vous as possédé, M. Potter ? » railla Rogue.
Harry se tendit. Est-ce que Dumbledore allait le forcer à tout dire à Rogue, vu que l'homme était une des autres victimes de Voldemort ?
Mais Dumbledore se contenta de dire, « Harry est d'accord pour ne le révéler qu'à un certain nombre de personnes, Severus. Nous, en retour, nous sommes d'accord pour ne pas l'ébruiter. » Son regard se porta sur Madame Pomfresh, puis sur Sirius. Ce dernier hocha la tête, une fois, tandis que Madame Pomfresh pâlissait à ce qu'elle vit sur le visage de Dumbledore et baissait les yeux.
« Le garçon est dans ma Maison, » dit Rogue. « Il est sous ma responsabilité. J'ai le droit de savoir. » Harry n'eut pas besoin de lever les yeux pour savoir que Rogue le regardait à nouveau.
« Vraiment ? » dit Sirius, avec un rire qui ressemblait à un aboiement. « Sous ta responsabilité ? Lorsque tu ne savais même pas qu'il était Fourchelangue, ou qu'il était possédé ? »
« Est-ce que tu savais ces choses avant qu'il ne vienne à Poudlard, Black ? » La voix de Rogue s'était faite douce et désireuse. « Savais-tu que ton filleul possédait le don de Salazar ? Ou que – »
« Severus. Sirius. »
La voix du Directeur parut geler instantanément les deux hommes. Harry vit Sirius baisser la tête, les joues rougissantes, et Rogue se raidir. Le regard de Dumbledore passa de l'un à l'autre, puis il soupira.
« Lorsque des adultes ne savent pas mettre de côté leur rancœur, comment devons-nous en persuader nos élèves ? » murmura-t-il.
Aucun des deux hommes ne dit mot. Dumbledore soupira à nouveau et tourna son regard vers Harry, ses yeux s'étant calmés.
« Je suis désolé que cela te soit arrivé, mon garçon, » dit-il. « Quelque chose comme cela n'aurait pas du t'arriver à Poudlard. Considères-toi, s'il te plaît, sous ma protection personnelle. Tu peux venir me voir quand tu le souhaites pour n'importe quel motif. »
Harry hocha la tête. Il prévoyait de faire comme Dumbledore le lui conseillait si quelque chose de dangereux arrivait et qui concernait Connor. Il devrait augmenter sa vigilance, ainsi que l'attention qu'il portait à son frère. Et si Tom Riddle planifiait autre chose, où se cachait ? Et si quelqu'un d'autre trouvait le journal ?
Harry n'aimait pas penser à ce qui arrivait à ce moment-là.
« M. le Directeur, » dit abruptement Rogue, d'un ton toujours froid, mais moins provoquant que celui qu'il avait utilisé précédemment. « Si je peux me permettre de suggérer quelque chose qui pourrait éliminer toute trace restante de possession dans l'esprit du garçon ? »
« Bien sûr, Severus, » dit Dumbledore, semblant surpris et content.
« J'offre des cours d'Occlumency à M. Potter je suis voué à des accidents, » dit Rogue. « Ainsi qu'en Legilimency. Au pire, cela soignera les blessures causées par la possession. Au mieux, je serais peut-être capable d'assurer que le garçon apprenne comment protéger son esprit contre de futures intrusions. »
Harry s'appuya contre les oreillers, aussi loin possible sans avoir à lâcher la main de Sirius ni irriter Sylarana. Un Legilimens ! Rogue était un Legilimens !
Et Harry lui avait fait confiance sans réfléchir, et l'avait même regarder dans les yeux un nombre incalculable de fois, ses souvenirs brûlants et vifs à la surface de son esprit. Merlin, seul, sait combien d'informations il avait laissé passer directement de son esprit à celui de Rogue, des informations qui pouvaient nuire à Connor.
Il n'allait certainement pas laisser à nouveau le Directeur de la Maison de Serpentard regarder ses pensées, maintenant qu'il était au courant.
« Non, » dit-il fermement.
Rogue se tourna et regarda Harry dans les yeux. Harry détourna immédiatement le regard, et Sylarana le soutenu avec un sifflement sévère.
« Et pourquoi pas ? » Rogue avait baissé la voix. « Avez-vous peur de ce que je pourrais y trouver, M. Potter ? »
« Oui, » dit-il honnêtement. « En effet. Vous détestez notre père, monsieur. Vous l'avez déjà prouvé. » Il le regarda juste à temps pour voir quelque chose apparaître brièvement dans les yeux de Rogue, et Harry se mit à sourire, bizarrement, amèrement. « Je pense que vous faites cela uniquement parce que vous voulez trouver des souvenirs de James Potter faisant des choses embarrassantes et me railler avec. »
« Quelqu'un pourrait presque croire que vous ne me faites pas confiance, M. Potter, » dit Rogue. Harry ne savait pas quoi du ton du professeur, qui ne contenait aucune inflexion.
« En effet, » dit Harry. « Vous savez pourquoi. » Il regarda Rogue droit dans les yeux et laissa un souvenir de lui buvant du Veriteraserum frôler la surface de son esprit.
Rogue fit un pas en arrière comme s'il avait été piqué, ses yeux s'écarquillant un bref instant. Puis ils se plissèrent.
« Peu importe, » dit-il.
« Professeur Rogue serait un excellent choix, Harry, » dit Dumbledore, sa voix sur un ton de regret. « Il est au courant de – certaines choses essentielles sur la présence qui vous a possédé. Et il est votre Directeur de Maison. Il est également un expert en Occlumency et serait d'accord, j'en suis certain, pour prêter serment de ne révéler à personne ce qu'il verra dans votre esprit, à moins d'y être forcé légalement. » Il se tourna et regarde Rogue dans les yeux.
« Je le ferai, » dit Rogue, sans hésitation.
« Je ne le permettrai pas ! »
Harry poussa un cri alors que Sirius se mettait vivement debout, tirant fortement sur son bras. Il libéra sa main, la secouant. Sylarana siffla, mais encore une fois ne dit rien dans ce sifflement. Harry ne savait pas quoi penser du comportement de son serpent.
« Harry est mon filleul, » gronda Sirius, se penchant vers l'avant. « Il est également un garçon de douze ans qui vient d'être possédé, et qui a besoin de repos, de bonne nourriture et de la compagnie de ses amis. Tu ne vas pas aller mettre ton nez dans sa tête, espèce de sale servile Mangemort aux cheveux gras et aux dents jaunes ! »
Rogue ne sourit pas. Il se contenta de regarder Sirius avec un dédain glacé, puis se tourna vers Dumbledore. « M. le Directeur ? »
« Nous devons faire ce qui est le mieux pour Harry, » dit Dumbledore. « Et je pense effectivement que Severus sera en mesure de l'aider, Sirius. Je ferais en sorte qu'il accepte de prêter serment devant toi, si cela – »
Sirius quitta l'Infirmerie en claquant des pieds. Harry écouta chaque pas qu'il faisait, puis ferma les yeux, sachant ce qui allait arriver maintenant.
Dumbledore expliqua la situation à Rogue, doucement, et le fit prêter serment. Harry ne leva pas les yeux une seule fois. Il était déjà en train de retrancher profondément en lui-même, cherchant le courage que Sirius avait voulu qu'il montre aujourd'hui, et dont il aurait besoin pour défendre son jumeau.
Chaque mouvement qu'il faisait pour devenir Gryffondor semblait le renvoyer vers Serpentard. Il devait essayer autre chose.
C'était un comble qu'il ne soit plus sûr de ce qu'il devait essayer.
« Dors, » dit avec force Sylarana.
Harry soupira. Elle avait raison. Personne ne lui en voudrait s'il s'endormait, et cela l'aiderait peut-être à se détendre et lui donnerait peut-être des idées lorsqu'il se réveillerait le lendemain.
Il se tourna sur le côté, s'installa confortablement, et laissa son esprit sombrer dans l'obscurité.
Rogue attendit d'être de retour dans son bureau avant de laisser tomber sa façade impassible. Puis il brandit sa baguette, fit apparaître une cible de combat, et lui envoya des sorts, les uns après les autres, la carbonisant et faisant fondre ses membres, lui infligeant des cicatrices et la découpant en petits morceaux, et finalement la faisant exploser. C'était un réflexe auquel il s'était entraîné il y a longtemps de cela, vu que jeter des choses n'était pas vraiment recommandé dans une pièce pleine de potions de valeur et d'ingrédients.
Finalement, la plus grande partie de sa crise défoulée, il fit disparaître la cible et les traces qu'il avait infligé aux murs, et se laissa tomber sur une chaise, fermant les yeux.
Deux souvenirs illuminés clairement son esprit : la nuit où il avait fait boire à Harry du Veriteraserum, et les mots que lui avait dit Dumbledore alors qu'il prévenait Rogue de ce qu'il pourrait voir dans l'esprit de Harry.
« Tom Riddle est ici, Severus. Et son journal a maintenant disparu. »
Rogue savait ce que cela voulait dire. Pourtant, il avait à peine laissé la pensée entrer son esprit, qu'il la faisait disparaître.
Maintenant, il ne pouvait plus l'ignorer.
La Seconde Guerre avait déjà commencé.
Et Harry Potter était au centre, comme Rogue l'avait suspecté. A peine une semaine plus tôt, un jour plus tôt, la nouvelle l'aurait fait sourire. C'était juste une preuve de plus que Harry Potter, et non son frère, était le Survivant.
Pas maintenant. Pas lorsque Voldemort avait gagné un lien direct vers l'esprit de Harry, et ce dernier avait montré, clairement, qu'il ne faisait pas confiance à son propre Directeur de Maison pour l'en protéger et l'aider contre un tel défi, et cela depuis des mois.
J'ai été aveugle.
Rogue savait qu'il avait des erreurs par le passé, d'énormes même, des horribles même – des fois c'était comme si sa vie entière était une erreur – mais, en ce moment, la seule qui rivalisait la perte de la confiance de Harry et d'avoir fait le pari contre Black était la nuit où il avait choisi de rejoindre les Mangemorts. Et cela reviendrait le hanter, les répercussions sous toutes leurs innombrables formes, si le Seigneur des Ténèbres revenait.
Je n'autoriserai pas à ce que cela se produise. Contre ça, ça n'a pas d'importance que Harry soit le fils de James Potter ou le filleul de Sirius Black. Il importe qu'il est au centre de tout ceci.
Et si je n'aide pas Harry, alors les autres Maisons pourraient en effet blâmer Serpentard pour Son retour.
Rogue se leva, expirant fortement, et se recomposa. Il devait bientôt donner cours à une double classe de Poufsouffle-Serdaigle, et il devait être prêt. Il ne serait pas judicieux que les élèves voient leur professeur habituellement calme et composé avec de la colère et de l'agonie dans les yeux.
La Seconde Guerre a commencé, pensa-t-il, s'adressant au garçon qui se trouvait à l'Infirmerie et qui ne l'entendait pas. Nous sommes deux guerriers y prenant part. Tu ne seras pas seul.
Le problème sera, bien sûr, de te le faire comprendre.
À suivre
