Hello! tout d'abord merci mille fois pour vos reviews particulièrement cooool pour ce chapitre!
IFON91: Ravie que ça te plaise et fais moi confiance, ce n'est que le début du coté "flippant!"
MissWeasleydu69: Ravie que tu aimes! et c'est clair que c'est un sacré malade ce type! Mais attends de voir ce chapitre et le suivant!
SvetKate: Tu n'as aucun petit soupçon sur le mystèrieux expéditeur de ces messages?
angylafan: Ta théorie est très intéréssante! À voir dans les prochains chapitres si tu as raison ^^
bisounours1998: Voilà la suite et ravie que ma fic te plaise. Je pense que tu connais la réponse à la question que tu te poses sur l'écrivain de ces lettres.
sonia: Moi aussi écrire la lettre m'a fait froid dans le dos! Tu penses que c'est castle pour les lettres? Je vais tout faire pour conserver le suspence de ma fic!
Bloupsi: Ravie que tu adores! merci pour tes compliments sur mon écriture! et pour le mystérieux expéditeur, tu auras bien assez tôt la réponse! Tu n'as pas quelques soupçons?
Une-Ame-Perdue: Je suis bien contente que tu aies apprécié le passage. Moi non plus j'aimerais pas trop recevoir ce genre de message parce que dans le genre psycopathe taré, lui est pas mal!
Fuck'Yeah-21: Ravie que tu te sois régaler! Oui la lettre est plutôt effrayante mais ce n'est que le début!
Bonne lecture!
Chapitre 7: En un coup d'œil :
Beckett lâcha la lettre qui alla s'écraser par terre. Elle n'avait plus la force de tenir quoi que ce soit. Elle était trop choquée pour ça. À vrai dire, elle n'avait même plus la force de tenir debout, aussi se laissa-t-elle glisser contre sa porte d'entrée jusqu'au sol. La dureté du carrelage et la porte dans son dos lui procuraient un sentiment de sécurité, de stabilité, mince mais existant. Son cœur ne voulait pas ralentir la cadence. Il battait au contraire de plus en vite, rendant difficile toute respiration. Elle n'arrivait plus à se contrôler, ni elle, ni les réactions involontaires de son corps. Sa tête tournait de plus en plus. Des perles de sueur apparaissaient sur son front. Des bouffées de chaleur lui arrivaient de toute part. En clair, Beckett faisait une crise d'angoisse aiguë.
Dans un mouvement de rage elle arracha le foulard qui lui enserrait le coup, ainsi que son manteau qui lui tenait bien trop chaud tout d'un coup.
Elle était encore frigorifiée quelques minutes auparavant, en rentrant chez elle, sous la pluie mais en cet instant. Pourtant, en cet instant, elle semblait plus proche de l'ébullition, de l'explosion voir de la combustion spontanée.
Son visage quant à lui virait petit à petit au rouge pivoine. Les tremblements qui l'avaient secouée à l'ouverture de la lettre se firent plus intense. Elle se retenait d'éclater en sanglot avec une force venu de nul part.
Kate Beckett resta ainsi un long moment, essayant vainement de se ressaisir, de respirer plus calmement et à intervalle régulier, d'arrêter de trembler… Mais elle comprit bien vite que seul du temps et du repos permettraient de l'apaiser.
Alors elle ne bougea pas. Une heure, puis deux, passèrent sans qu'elle ne ferme l'œil.
Mais au fur et à mesure que les heures défilaient, son cœur tremblait moins, sa respiration devenait moins saccadée, sa température revenait à la normal et ses sanglots initialement si dure, fort et rempli de désespoir se transformait en faible gémissement, en plainte presque inaudible.
Elle se décida enfin à se lever pour se diriger vers sa chambre où elle s'allongea doucement avant de replonger dans sa réflexion.
Comment un homme pouvait écrire de telles choses ? Comment pouvait-il oser ? Ce message était si… si pervers qu'elle n'en revenait toujours pas. Et comment, encore une fois, pouvait-il s'imaginer un futur avec elle alors qu'elle ne le connaissait même pas ?
Cet inconnu paraissait tellement convaincu que elle aussi l'aimait, qu'elle pouvait ressentir autre chose que de la peur pour lui.
Mais ce qui la terrifiait le plus, ce qui avait causé cette crise d'angoisse chez elle, c'était le fait que cet homme, qui la connaissait si bien, semblait l'observer.
Une phrase en particulier avait attiré son attention et raisonnait encore dans sa tête sans qu'elle ne puisse l'en chasser : « j'espère que bientôt nous nous trouverons, pour assouvir désir et passion ».
Cet homme était décidément prêt à tout pour la séduire et bien plus que ça, et cela ne pouvait que renforcer son inquiétude.
Mais Beckett ne pouvait pas vivre comme ça, et faire une crise d'angoisse à chaque fois que ce… cet homme lui adressait un nouveau message parce que le but de ces lettres était certainement de la déstabiliser et elle ne devait pas, ne voulait pas lui donner ce plaisir.
Elle se promit alors de se contrôler la prochaine fois que cela arriverait.
C'est sur cette pensée qu'elle s'endormit et même si il ne lui restait plus beaucoup d'heure de sommeil, elles suffirent à la reposer.
Le buzzer agressif du réveil de Kate la tira d'un sommeil dans le quel elle serait volontiers resté encore un peu.
Mais il était l'heure qu'elle se lève et qu'elle aille au travail !
Elle commença par ouvrir les rideaux dans sa chambre laissant passer le peu de rayons de lumières qui avaient réussi à filtrer parmi les nuages occupant l'immensité du ciel. Elle ouvrit ensuite ceux du salon et de la cuisine pour que son appartement devienne un peu plus lumineux.
Après s'être débarbouillée et douchée dans la salle de bain, elle avala rapidement deux pancakes recouvertes… enfin plutôt noyées dans du sirop d'érable ne prit pas de café. C'était comme convenu avec Castle, que c'était son rôle d'apporter la boisson chaude de Madame.
6h30 : Il ne lui restait plus qu'a prendre son sac et à partir pour le boulot. Elle le trouva sur un des tabourets de son bar.
Alors qu'elle allait le saisir, son téléphone émit une légère vibration, lui signalant qu'elle avait reçu un message texte. Numéro inconnu.
Elle ouvrit le SMS, son sang se glaça, son cœur se remit à battre la chamade, comme la veille.
« Vous êtes vraiment très belle
Surtout au réveil »
Beckett comprit alors. Elle comprit tout. La description perverse dans le message de la veille, et maintenant les propos tenus dans ce SMS. L'homme l'observait. Elle l'avait soupçonné la veille au soir mais là, elle en était sûre et certaine.
Ce type était vraiment un grand malade, un névrosé qui l'épiait.
Il était là, quelque part dehors, à travers une des nombreuses fenêtres qu'elles pouvaient voir et il guettait sa réaction.
Mais ca n'allait pas se passer comme ça : elle se précipita dans son salon, ferma tout les rideaux puis réitéra son action avec ceux de sa chambre, puis ceux de la cuisine et ferma même les volets.
Elle s'assit alors sur son sofa, et prit sa tête entre ses deux mains, pur réfléchir un instant.
Cet homme, cet inconnu n'était pas un simple admirateur comme elle l'avait d'abord pensé. Elle, Kate Beckett, semblait être le centre de son obsession. Il avait du prendre un appartement pour pouvoir l'espionner, il avait son numéro de portable, son adresse et savait bien trop de chose sur elle.
Elle avait déjà vu des comportements semblables, en tant qu'officier de police. Et ce genre d'histoire finissait rarement bien. Le coupable était souvent un psychopathe, un détraqué sexuel ou autre type peu fréquentable du même genre.
Et le portrait qu'elle venait de dresser de son harceleur, car il s'agissait à ce stade d'harcèlement pur et simple, ne lui plaisait pas vraiment et la rassurait encore moins.
Après avoir reprit ces esprits et avoir repenser à ce qu'elle s'était dit la veille – à savoir : ne pas se laisser atteindre, ne pas donner à ce malade satisfaction- Beckett sortit de chez elle sans oublier de verrouiller la porte de chez elle à double tour, « pour plus de sécurité ».
Beckett marchait depuis quelques minutes maintenant. Elle avait laissé sa voiture à quelques centaines de mètres de chez elle, n'ayant pas trouvé une place plus prêt.
Elle avait un sentiment bizarre, un sentiment qu'elle n'avait pas eu depuis longtemps : l'impression d'être suivie, épiée…
C'était une sensation étrange, plutôt désagréable.
Elle s'arrêta un instant, se retourna mais ne vit personne de suspect, juste de simples passants qui vivaient leur vie.
Elle continua son chemin, se convaincant que son instinct paranoïaque lui jouait des tours avec ce qui lui arrivait ces dernier temps.
Mais son impression ne passa pas, et s'intensifia au contraire.
Elle stoppa de nouveau sa marche et se retourna : personne…
Elle soupira un bon coup et reprit sa route. Elle arriva à sa voiture et démarra en vitesse. Au premier croisement, elle tourna à gauche. C'est pourquoi elle ne vit pas l'homme qui se tenait, adossé au feu rouge sur la chaussé de droite, avec ses lunettes de soleil qui masquaient ses yeux d'un bleu très clair.
Malgré les mésaventures qui étaient arrivé à Kate en cette matinée d'automne, elle arriva à l'heure au travail et trouva Castle, tranquillement assis sur sa chaise qui semblait l'attendre. Comme elle s'y attendait, une tasse de café l'attendait aussi sur son bureau.
Beckett s'arrêta à une quinzaine de mètres de Castle. Après le message de la veille et celui du matin même, elle était bien contente de voir une figure familière. Même si elle n'allait rien lui dire de ces ennuis, le voir la rendait déjà plus sereine, plus calme, moins inquiète et aussi plus heureuse.
Elle s'en voulait un peu de lui avoir mentit quand il lui avait demandé ce qui n'allait pas. Il voulait prendre soins d'elle et elle elle avait fabriqué un mensonge, et un beau : son père qui avait recommencé à boire.
Mais, si elle se sentait un peu coupable, elle ne le regrettait pas pour autant. Elle devait lui mentir et régler ça seule, comme une grande.
Elle ne voulait pas l'impliquer là-dedans.
Beckett releva la tête et laissa son regard parcourir la pièce et se poser sur l'écrivain. Elle l'observa un moment, un long moment. Plusieurs secondes, minutes peut-être.
Il jouait avec son téléphone et souriait parfois. Il devait jouer à « Angry Birds », ce jeu qu'il adorait temps parce que « tirer sur des cochons vert avec des oiseaux c'est poilant » lui avait-il expliqué un jour avant de la laisser jouer.
Elle se rappelait de ce moment passé avec Castle comme si c'était hier : elle avait fait semblant de ne pas connaître ce jeu, de ne pas savoir y jouer et avait laissé Castle lui expliquer les modalités comme si elle était une enfant curieuse et ignorante.
Elle avait apprécié ce moment, mais il n'était qu'un parmi tant d'autres. Et quand il pensait un peu sérieusement, depuis que cet homme faisait parti de sa vie, les sourires, les rires, le bonheur… tout ça s'était fait plus présent dans sa vie. Et elle aimait assez cette idée.
Il avait parfois des réactions enfantines, des propos déplacés mais ce n'était qu'une façade qu'il voulait se donner, cet humour n'était que la partie émergée de l'iceberg. Et quand on creusait un peu - ce qu'elle avait fini par faire – on pouvait trouver un homme gentil, attentionné enfoui sous la glace.
Il était protecteur, doux et toujours présent quand elle en avait besoins. Il ne demandait rien et donnait tout et c'était une des choses qu'elle appréciait particulièrement chez lui.
Les gens passaient autour d'elle mais elle ne les voyait pas, ne les entendait pas, trop profondément encrée dans ses pensées. Elle dressait le portrait de Castle et réalisait entièrement, pour la première fois peut-être, tout ce qu'il représentait.
Je sais ce chapitre est plus court que le précédent mais bon, le prochain sera particulièrement intéressant et vous pourrez y trouver une avancée niveau Caskett et au niveau du malade qui harcèle Beckett. Une petite review? (une grosse ne me dérangerait pas du tout hein^^), alors on dit, à samedi? et je promets de ne pas être en retard cette fois!
