Encore une
fois, tout appartient à J.K.Rowling !
J'espère
que vous me pardonnerais pour le temps d'attente que je vous ai
infligé. En espérant de tout cœur que ce chapitre vous
plaira, bonne lecture !
Chapitre sept
Un mariage troublé
La lumière du jour le réveilla. La précipitation de la veille lui coûtait un réveil beaucoup trop tôt à son goût. Les journées avaient passées depuis qu'ils s'étaient réellement remis ensemble et il était finalement bien heureux. Malgré le fait qu'elle avait du le laisser pour aller à cette fichu répétition du mariage mais bon, il avait refusé à son invitation alors il ne pouvait s'en prendre qu'à lui. Il lui avait quand même fait comprendre à quel point elle lui avait manquée le soir même. Il tourna la tête afin de regarder le réveil : 8h30, vraiment trop tôt… Sentant une présence dans son dos qui gigotait doucement, il se retourna lentement afin de ne pas réveiller la belle endormie qui sommeillait encore. Elle était belle… Elle était si belle, ses cheveux tombant sur son doux visage souriant et ensommeillé. Elle devait sûrement rêver à quelque chose de merveilleux pour afficher un tel sourire. La mélancolie qui avait habitait Severus hier soir s'en était allée directement en la voyant ainsi. Non, il ne pourrait jamais vivre sans elle, loin de sa joie de vivre. Elle était son oxygène, son…
Hermione s'était réveillée depuis un petit moment et le regardait d'un œil interrogateur. Il la contemplait depuis dix bonnes minutes sans s'être rendu compte de son réveil, ce qui l'avait brusquement coupé dans se pensées des plus romantiques… Vraisemblablement trop romantiques à son goût.
« Bonjour » lui dit-il d'une voix douce
« Bjour'… » Elle s'étira, encore endormie, et repris avec un ton malicieux. « Tu m'avais bien l'air dans tes pensées dit moi. »
« J'étais juste dans les nuages » Menti t-il avant de l'embrasser pour faire oublier le sujet. « Je vais prendre une douche, tu viens ? »
« Nan, je la prendrais après toi, je vais préparer le petit déjeuné ainsi tout sera prêt. »
C'est ainsi, vêtue d'une simple robe de chambre en soie rouge sombre, qu'Hermione se trouva à faire cuire des œufs au bacon à près de neuf heure et demis un samedi matin. Une fois tout fini, elle mit la table alors que Severus revenait déjà de la salle de bain. Il l'encercla à la taille, l'embrassant dans le cou avec envie. Mais elle ne se laissa pas faire si facilement et se sépara de l'étreinte de son amant et prit la direction de la salle de bain, sans un mot, le laissant seul avec ses désirs inassouvis.
Severus, agacé par la torture mentale qu'elle lui infligeait dès le petit matin, prit le journal et s'assit à table en attendant sa douce. C'était une matinée calme. Jamais il n'en avait passé d'aussi paisible, toujours à se torturer l'esprit sur comment se cacher, se nourrir ou bien d'autre chose mais là, il ne pensait plus qu'à une seule chose : Hermione, la miss je-sais-tout qui l'avait tant exaspéré, le torturais d'un supplice dont il ne pouvait désespérément pas se passer.
Hermione ne tarda pas non plus afin de leur permettre un petit déjeuné commun. Elle s'installa à table et pu remarquer que Severus avait déjà fini de manger mais qu'il était comme perdue dans ses pensées. Les yeux posés sur le journal mais l'esprit ailleurs. Le silence resta de mise parmi eux. Après tout, c'était une habitude de chacun. La jeune Gryffondor se laissa donc aller, elle aussi dans ses pensées. Ce matin, elle avait un rendez-vous à Sainte-Mangouste. Ils ont sûrement besoin d'une recharge de leur stock de Poussoss, encore une fois, et autre potions permettant la guérison de blessures en tout genre. Après tout, elle était la meilleure qu'ils connaissent dans ce domaine. A part Severus mais lui… Mais.
« Tu devrais chercher un travail. » Dit-elle, enjouée, en relevant la tête vers lui.
« Qu… Quoi ?! »
« Oui ! Ça serait une très bonne idée que tu trouve un emploi ! Au moins tu n'auras plus à rester seul ici à m'attendre alors que je suis en vadrouille pour le mien ! »
« Elles te viennent d'où tes idées brillantes comme ça ? » Répondit-il agressivement. Il détestait que l'on se mêle de sa vie. Même elle n'avait pas à lui dire ce qu'il avait à faire.
« Pas la peine de me mordre quand tu me parles ! Ce n'était qu'une suggestion ! »
« Tu crois réellement que ça m'amuse de devoir rester caché ici peut-être ? Mais réfléchi un peu au moins. Qui voudraient employer un ancien mangemort qui s'est enfuis avant la grande bataille ?! Pour tous je suis un danger public et quelqu'un que l'on devrait enfermer à Azkaban ! »
« Pourquoi ne pas, ne serais-ce que, tenter ? Qui n'essaye rien… »
« Je sais ! Merci ! » Il avait dit ça rapidement, hors de lui.
Hermione s'était levée. Énervée, elle se dirigea vers la porte d'entrée, pris sa cape et se retourna une dernière fois vers Severus.
« Je vois que tu as encore ce fichu caractère. Je t'avais connu calme et posé avec moi mais là, tu recommence à te comporter avec moi comme tu le faisais pendant mes premières années à Poudlard. Comme tu te comportais avec la miss je-sais-tout qui t'exaspérait tant… J'ai des rendez-vous pour mon travail aujourd'hui, je ne rentrerais sûrement que tard. Bye. » Elle avait dit tout cela d'une traite, laissant ses larmes couler librement sur ses joues rosies.
C'est ainsi qu'elle partie, laissant Severus à ses remords. Il n'avait qu'une seule phrase en tête. Un seule phrase qui le mettait dans un état déplorable : « Qu'ais-je fais ? ». Il soupira et se mit à ses tâches habituelles, l'air plus morose que jamais. Finalement, l'idée de n'avoir jamais eu une mâtiné aussi paisible s'était avérée de très courte durée…
Hermione s'était laissée allée à une marche hasardeuse. Cela faisait une heure qu'elle marchait sans but. Elle avait mangé dans un restaurant quelconque pour se reposer de la querelle qu'elle avait eu, un peu plus tôt, avec une médicomage qui critiquait ses capacités. Après tout, Hermione était de mauvaise humeur, il ne fallait pas la chercher aujourd'hui. C'est donc après un mince repas qu'elle était repartit pour une destination inconnue d'elle-même. Elle se baladait, pour le moment, dans des rues tranquilles de Pré-au-Lard quand une voix la fit sursauter.
« Mione ! Mais attend moi voyons ! »
« Ginny ? »
« Non, c'est merlin ! Tu me reconnais plus ? » La rouquine ricana avant de reprendre la parole. « Ça va faire trois fois que je t'appelle et tu n'escomptes même pas te retourner. »
« Désolé Gin', je ne suis pas en forme. »
« Ça se voit. Viens à la maison, une bonne tasse de thé te fera du bien. Après tout, on n'est pas loin du square. »
C'est donc au bras de son amie qu'Hermione termina son trajet inconnu. Dès qu'elles furent rentrées, Ginny invita Hermione à s'asseoir dans le salon afin d'y faire apparaître, d'un coup de baguette, un service à thé complet.
« Je sais, je ne devrais pas céder à la facilité mais quand ma meilleure amie ne va pas bien, je ne vais pas la laisser tomber pour de l'eau à faire chauffer. » Ironisa t-elle sous le regard narquois de son amie. « Alors, racontes moi tout. Pourquoi ton visage est-il si sombre et triste ? »
« On va dire que j'ai mal commencé ma journée. J'ai eu une idée et je l'ai dite à Severus. Il l'a mal prit, on s'est disputé. »
« Oh. Et c'était quoi cette idée ? »
« Qu'il essaye de trouver du travail. »
« D'où sa réaction. »
« Comment ça ? » Demanda Hermione, sur la défensive.
« Les hommes sont tous comme ça Hermi'. Ils ont leur fierté et déteste que l'on y touche. En lui disant ça, il l'a mal prit car il doit déjà ne pas supporter cette situation. »
« Hum… »
« Et puis, tu connais sa situation. Etant un ancien mangemort, ça sera quasiment impossible de trouver un travail honnête. Sa réputation le devance de trop loin pour cela. »
« Il m'a donné cet argument ce matin… »
« Allez, arrête de déprimer. De toute façon, et excuse moi de le dire, il faudra bien qu'il se bouge un jour où l'autre quand même ! »
Hermione ria de bon cœur à cette remarque. Maintenant qu'elle s'était quelque peu détendue, elle se décida à partir sur un autre sujet.
« Alors, pas trop angoissée pour le mariage ? »
« Oh, m'en parle pas. Moi et Harry, ça va, mais maman est sur les nerfs. Elle arrête pas de m'envoyer des hiboux pour savoir si vraiment tout était parfait. Elle m'a même envoyé Coq trois fois d'affilées pour me demander la même chose. Le pauvre, il était épuisé, faire trois allés-retours en une matinée, c'est éprouvant pour un si petit volatil. »
« Et Harry, comment va-t-il ? »
« Je vais très bien, merci. » Dit le jeune homme en rentrant dans la pièce.
« Ha… Harry ? Tu es là depuis combien de temps ?! »
« Dix bonne minutes. »
« Tu as donc tout entendu. » Demanda Hermione, rouge de gêne, avec une petite voix.
« Ne t'inquiète pas Mione. Après tout, je suis ton meilleur ami, je peux savoir ce qui te cause du tracas. »
« C'est vrai, pardonne moi Harry. » Il rigola légèrement.
« Te pardonner quoi ? Tu n'as rien fais de mal ! Bon, j'allais justement t'envoyer un hibou cette après-midi. Tu te souviens que tu n'as plus de cavalier pour demain ? »
« Oui… Je sais bien. »
« Pourquoi pas ramener Snape avec toi ? »
« Quoi ?! »
« C'est Moly qui m'a donné l'idée d'ailleurs. »
« Comment Moly connait-elle ma situation avec Severus ? » L'œil un peu en colère, Hermione se retourna vers Ginny qui était devenue rouge pivoine.
« Tu sais très bien que je raconte tout à maman Mione. »
« Oui, je sais. » Lui reconnut-elle avec un sourire entendu.
« Elle m'a bien dit qu'elle serait heureuse de savoir comment il avait changé. Et Arthur à dit la même chose. »
« Bien, si tu veux. Je peux toujours essayer mais je ne vous promets pas sa présence demain. Bon, ce n'est pas tout ça mais il se fait tard et je dois rentrer. »
« Bonne soirée Hermione. » dirent Ginny et Harry à l'unisson.
« Bonne soirée vous deux. Et, attention, la nuit de noce c'est demain soir, pas ce soir. » Dit-elle, l'air rieur à la mine gênée de ses deux amis.
Un fois sortie de la maison, Hermione transplana rapidement chez elle. Il faisait frai mais l'air était doux et agréable. La maison possédant un grand jardin, elle se décida à aller y faire un tour avant de rentrer. Il y avait, accroché à un grand arbre, une balançoire où elle aimait s'y installer pour être tranquille. Elle s'assit donc et commença à se balancer doucement en rêvant.
Severus avait suivit toute la scène. Quand il ne l'avait pas vu revenir au midi, il s'était mit directement à regarder dans le journal pour un boulot qui pourrait l'intéresser. Après tout, c'est vrai qu'il ne supportait plus la situation mais le retour à une vie comme ça le troublait. S'il avait moins de temps pour lui, il en aurait encore moins pour Hermione et cela, il en avait peur. Il ne pouvait pas se permettre de la perdre. Etant décidé à présenter ses excuses, Severus était sorti par la porte de derrière et s'avançait silencieusement vers la femme de sa vie. Elle avait du l'entendre malgré sa discrétion car, sans se retourner, elle commença à lui parler.
« Ce coucher de soleil est vraiment magnifique tu ne trouves pas ? »
Hermione était, en effet, orientait vers le magnifique couché de soleil qui leur offrait un ciel rose orangeait ou encore rouge. Le tableau que leur offrait cette nature était des plus beaux et impressionnant.
« En effet… » Il se plaça derrière elle, l'encerclant de ses bras. La balançoire était positionnée assez haute. « Hermione… Je suis vraiment désolé pour ce matin… Tu sais, j'ai un caractère très fort et puis… Oh Hermione. Je t'ai perdu ne fois, je n'ai vraiment pas envie de te perdre une seconde fois. »
« Tu ne me perdras pas Severus. Mais j'ai horreur que tu me traite encore comme une adolescente. J'ai souvent l'impression que tu vois en moi seulement la jeune file que tu as eue en cours et pas la femme que je suis devenue. »
« Hermione… J'ai aimé la jeune fille que tu as été et j'aime encore plus la femme que tu es devenue. Je t'aime Hermione. »
La jeune femme se retourna vivement, les yeux humides, pour se blottir dans les bras de Severus. Il ne lui avait encore jamais avoué ses sentiments et des larmes de bonheur vinrent couler sur ses joues pour atterrirent sur la chemise de Severus.
« Tu m'as donc aimé quand j'étais ton élève… »
« En avais-tu vraiment douté ? »
« Oui… J'avais l'impression que tu faisais tout pour me briser à la fin. »
« Il le fallait. Je devais faire en sorte que tu me déteste, que tu me haïsses pour que tu m'oubli rapidement après mon départ qui, je pensais, signifiait la fin de ma vie. J'ai était des plus anéanti lors du jour de mon départ. Quand je t'ai laissé en partant vers la grille de Poudlard. Tu as peut-être crus que je ne l'avais pas entendu car je ne m'étais pas retourné. Quand tu m'as dit que tu m'aimais. »
« Tu l'avais donc entendu… »
« Oui. Tu l'avais peut-être murmurais mais ça ma fait l'effet d'un coup de poignard en plein cœur. J'ai eu du mal à reprendre mes esprits ce soir là… Allons, ne parlons pas du passé et allons dîner. J'ai tout préparé pour me faire excuser. »
« Hum… Pour te faire pardonner il va falloir me donner plus. »
« Et qu'as-tu en tête ? » Demanda t-il, un sourire coquin accroché aux lèvres.
« Ne penses pas aussitôt à ça ! » Répliqua t-elle, en ricanant. « On verra ça se soir. Nan, je pensais au fait que demain c'est le mariage d'Harry et Ginny et que, pour le moment, je n'ai plus de cavalier. »
« Non, Hermione. Tu sais très bien que je ne suis pas le bienvenu dans la famille des rouquins. »
« Ah, ça, c'est faux ! Arthur et Moly te réclame même. »
« Parce que tu leur à déjà dit pour nous deux. »
« Nan ! Ginny l'a fait à ma place et sans m'en parler, évidemment. Mais c'est pour te dire que même Harry m'a dit de t'inviter. »
« Bien, de toute façon je pense que je n'ai pas trop le choix. »
« En effet ! » Répondit-elle, maligne, avant de l'embrasser.
Acceptant sa défaite sans histoire, Severus continua à l'embrasser, la caressant doucement, comme de peur de la briser. Ils restèrent ainsi longtemps, jusqu'à s'assoir dans l'herbe pour regarder la nuit qui tombait petit à petit sur la nature environnante. Au bout d'un certain temps, Hermione s'était complètement allongée et reposait sa tête sur le torse de Severus qui s'était lui-même abandonné à cette position.
« Je pense que le repas que je nous ai préparé est froid et immangeable maintenant. »
« Je n'ai pas faim. Et puis, je suis trop bien ici pour bouger pour le moment. »
« Deviendrais-tu paresseuse ? »
« Hum… Dans de pareils moments, oui. » Elle se redressa légèrement afin d'atteindre la bouche de son amant et l'embrassa légèrement. Elle savait quel effet donnait ces baisers. Il en voulait toujours plus après. Elle se repositionna de façon à continuer à le torturer mentalement et ferma les yeux.
« Tu as déjà préparé un cadeau pour les futur mariés ? »
« Oui, oui. »
« Et qu'as-tu choisis. »
« J'ai ensorcelé un album et y ai mis des photos magiques de moi, Ron, Harry et Ginny avant et après Poudlard. Dans nos bons moments. J'ai laissé un bon nombre de places libres pour qu'ils puissent y mettre d'autres photos à leur guise. »
« Bonne idée, j'avoue. Et si on rentrait. Il commence à faire frai, il ne faudrait pas que tu sois malade pour demain. »
« Tu as raison mais j'ai vraiment pas envie de me lever. »
« Dit toi que c'est pour mieux te recoucher dans mes bras. »
Hermione, un sourire convaincu aux lèvres, se leva. Mains dans la main, ils se dirigèrent tous deux vers la chambre d'Hermione, se déshabillèrent et se couchèrent rapidement. Hermione avait à peine reposée sa tête sur le torse de Severus qu'elle s'était aussitôt endormie. A croire que leur querelle les avait tous deux épuisé car le Serpentard ne tarda pas non plus à rejoindre sa belle au doux pays des rêves.
Le réveil, lui, fût brutal pour Severus. Sa belle, une fois réveillée, commença par le réveiller pour finir par courir dans tout les sens pour se préparer. La matinée s'annonçait des plus excitantes pour la Gryffondor mais des plus déprimantes pour le Serpentard. Malgré le fait qu'il avait vite accepté hier le fait de venir au mariage de Potter ne faisait absolument pas qu'il en était enthousiaste. Voir toute ces têtes rousse le déprimé plus que de revoir Potter lui-même. Hermione était déjà sous la douche. Severus, un sourire aux lèvres, savait comment se redonner le moral et cela en faisant plaisir à sa belle en même temps. Il se dirigea alors d'un pas assuré vers la salle de bain, plus particulièrement vers la douche. Il se déshabilla rapidement et rentra directement. A voir la réaction de la lionne, elle aussi avait du penser à la même chose car elle se jeta littéralement sur Severus dès qu'il fut entré.
Leur douche chaude terminée, Severus aida Hermione à s'habillé et prit le cadeau dans ses mains gantées. Ils sortirent de la maison, bras dessus dessous, pour transplaner et finalement atterrir dans le jardin de la maison d'Harry. Ils avaient, en effet, décidés de faire le mariage dans une des plus grandes pièces de la maison.
Severus toqua deux fois à la porte et, deux minutes d'attente plus tard, c'est une Moly surexcitée qui vînt leur ouvrir. Elle n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus mais il aurait, tout de même, préféré une autre circonstance pour la revoir. Non, à vrai dire, il se serait complètement passé de la revoir. Madame Weasley avait ouvert la bouche en les voyants ainsi. Même si sa fille l'avait prévenue du couple étrange qu'Hermione avait formé, cela faisait tout de même un choc de les voir ensemble. Passé la surprise, Moly s'empressa de prendre Hermione dans ses bras. Quelque peu emporté par la joie qu'elle avait Moly fit également une bise bruyante à Severus qui en resta tétanisé un instant. Il fut obligé de se réveiller car Hermione, ricanant de sa réaction, l'entrainait vers l'intérieur de la demeure.
Lorsque le couple entra dans la salle, mains dans la main, tout le brouhaha se tu. Tout le monde regardait avec surprise les deux personnes qui formaient, à voir leur proximité, un couple. Severus, ravi de l'accueil que l'on leur donnait, en profita pour réaliser quelque chose dont il avait grandement envie depuis peu. Se retournant vers Hermione, il se pencha vers elle et emprisonna ses lèvres en un baiser des plus fougueux. Tout le monde était paralysé par la vue de ce spectacle déroutant et, pour la plupart des plus jeunes, des plus écœurants. Severus se redressa.
« Maintenant la vérité est clairement montrée et aucune question n'a plus lieu d'être… J'espère qu'il n'y a pas de mouche ici sinon plus d'un vont en gobé une bonne dizaine. » Dit Severus, enthousiaste par l'effet produit, avant de se prendre un léger coup de coude d'Hermione qui essayait, tant bien que mal, de résister à l'envie de rire tout haut devant la mine effarée de Ronald. Il était, pour changer de sa rougeur habituelle, pâle comme un linge et semblait ne pas vouloir se remettre de l'horreur à laquelle il venait d'assister.
Ce fut Arthur qui vînt les accueillir à bras ouvert. Il pria Hermione de rejoindre sa fille qui était, d'après Moly, des plus stressée. La jeune femme déposa un léger baiser sur la joue de Severus avant de s'excuser et de partir vers la chambre que lui avait indiqué le père de sa meilleure amie. Quand elle entra, la vision qu'elle eut la fît attraper un fou-rire. D'abord la tête de Ron face au baiser, plus que transparent sur son désir, de Severus et après Ginny qui, sur le bord de son lit, qui avait la tête touchant le sol et regardait, donc la tête à l'envers, sous son lit. Elle s'était également mise à faire valser à travers de la pièce un bon nombre d'objets encombrant l'endroit qu'elle regardait. Soudain, une voix s'éleva dans tout ce tumulte.
« Mais où est passé cette fichue ballerine ! »
Hermione regarda partout dans la chambre du regard et trouva, à ses pieds, une ballerine blanche. Elle se pencha afin de la ramasser et, une fois redressé, parla d'un air comique.
« La future mariée a-t-elle besoin de cette belle pantoufle ? »
« Hermione ?! » Demanda Ginny, en se redressant rapidement, prise par la surprise. « Tu as retrouvée ma ballerine ! »
« Mon dont de détective à guidé mes yeux jusqu'à mes pieds où je l'ai trouvée. »
« Oh… J'ai pourtant cherchée partout avant ! »
« Tu m'as l'air bien plus que stressée. Ton père m'a demandé de monter, je comprends pourquoi maintenant. »
« Je suis sur les nerfs. »
« Pourquoi donc ? Regrettes-tu de devoir te marier aujourd'hui ? »
« Non ! Pas le moindre du monde mais imagines que… Imagines que ça soit Harry qui regrette ! Qu'il doute au moment de dire oui !! »
« Il ne regrette pas le moindre du monde Ginny ! Il t'aime, je pense que c'est une preuve suffisante pour ne pas t'inquiéter. »
« Imagines que mes règles tombent aujourd'hui ! »
« Tu les as eu quand la dernière fois ? »
« Il y a deux semaines… Mais… Mais imagines que je me casse la figure ! »
« Imagines également si Merlin venait lui-même à apparaître en plein milieu de la cérémonie ! »
Hermione et Ginny se regardèrent dans les yeux, silencieuses, avant de rirent à plein poumons. La tension avait enfin disparue grâce à une bataille de cousin que Ginny avait sournoisement engagée contre son amie quand elle avait réellement réalisé que cette dernière c'était moquée ouvertement d'elle. Hermione était sur le point de prendre le dessus quand Moly entra. Paniquée en voyant l'état de la coiffure de sa fille, madame Weasley commença à s'affoler quand Hermione remis de l'ordre dans les vêtements et la coiffure de la future mariée et de faire de même sur elle. Finalement rassurée, Moly pria Hermione d'aller s'asseoir aux côtés de Severus qui l'attendait en bas.
Quand la jeune femme descendit les escaliers, elle croisa Arthur qui lui fît un clin d'œil qu'il expliqua en faisant un signe de tête en direction de Severus qui l'attendait au bas de l'escalier. Quand la lionne prit le bras de son amant, elle était tout sourire à l'idée que sa seconde famille, les Weasley, accepté celui qu'elle aimait. Enfin, cela était, pour le moment, seulement le cas d'Arthur, Moly et Ginny. Cela lui suffisait déjà grandement.
Le couple s'avança vers le premier rang et s'assit. Hermione était aux côtés de Charlie tandis que Severus était sur le bord de la rangé, à côté de l'allée centrale. Ils n'eurent que peut de temps à patienter avant que la mariée fasse son entrée impériale dans un fond sonore adéquat. Ginny était sublime dans sa robe. Elle s'avançait, lentement, accrochée au bras de son père qui rayonnait presque autant que le futur marié qui regardait sa promise se rapprocher de lui. Harry afficha un sourire radieux quand, enfin, il prit la main de sa fiancée.
Au même moment, Hermione avait serrée imperceptiblement la main de Severus dans la sienne. Elle était déjà émue de voir ses deux meilleurs amis sur le point de s'unir pour la vie et en avait les larmes aux yeux. Une pensée vînt s'enchainer, lui rappelant qu'elle serait capable de tout pour rester avec Severus. Ne serais-ce que lui dire oui s'il venait à lui demander sa main. C'est quand elle le réalisa que les larmes vinrent réellement creuser leurs sillons sur ses joues.
Le serpentard, sans le savoir, avait les mêmes idées que sa compagne. Il venait enfin de se rendre compte qu'il souhaitait énormément pouvoir terminer sa triste vie aux côtés de celle qui illuminait ses jours et ses nuits. Severus s'envoya rapidement une gifle mentale. Il devenait bien trop romantique à son goût ces derniers temps, depuis qu'il aimait Hermione en faite. Cela remontait donc à beaucoup plus longtemps que les derniers temps… Elle venait de lui serrer la main. Certes pas fort mais, il ne savait pas comment, cela lui transférait de l'amour par vagues dévastatrices. Il avait, en ce moment même, envie de l'embrasser tendrement avant de lui dire qu'il l'aimait. Une petite voix résonna alors, émue, dans sa tête lui disant : « Moi aussi je t'aime Severus. ». A s'en rendre compte, il avait pensé trop fort mais, finalement, ce n'était pas pour lui déplaire.
Pour Hermione, la cérémonie se déroula tellement rapidement qu'elle ne vit pas arriver le moment de l'échange des anneaux, où elle devait se lever pour rejoindre Ginny et jouer son rôle de témoin. Le prêtre termina le dernier sermon en route et demanda aux deux témoins de se lever et de rejoindre le couple afin que le lien magique se fasse. Une fois que Ron les ait rejoints, tout le monde prit sa baguette en main et la disposa comme il se devait : celles des mariés côte à côte, parallèles, tandis que celles des témoins au dessus, dans le sens opposé des premières, parallèles également. Le prêtre, à son tour, vient placer la sienne en dessous de toutes et commença à psalmodier le rituel.
C'est alors qu'une énorme détonation se fît entendre. Toutes les vitres explosèrent, manquant de blesser plusieurs personnes. Severus s'était levé précipitamment afin de prendre Hermione dans ses bras pour la protéger des projectiles. Des personnes, vêtues de noir, firent alors irruption par les fenêtres dans la salle, provoquant des cris de toute pars et un affolement général.
Hermione avait peur mais, quand elle se sépara de Severus pour regarder les alentours et d'observer les visiteurs incongrus, une rage sans équivalent la prit de court. Un des mangemorts se dévoilât au moment où elle le regarda. Lucius Malfoy se tenait là, au beau milieu de la salle, encadrer par d'autre de ses compagnons de combats. C'était lui qui venait donc de mettre à sac le mariage de sa meilleure amie. Elle l'avait raté de peut la dernière fois, il ne s'en tirerait pas ainsi cette fois-ci. Ce qu'elle ne savait pas, c'était, qu'au même moment où les sorts commençaient à être lançaient, les ennemis avaient tous un seul et unique but en tête : prendre à part et tuer le trio, la mariée et, en particulier, le traître à son rang, Severus Snape. Après ça, ils pourraient enfin être heureux d'avoir vengés leur maître.
Severus était des plus acharné. Son adversaire l'avait volontairement éloigné de sa bien-aimé pour se duel sans fin. McNair était toujours le même fou acharné dans les combats mais Severus le devançait rapidement alors qu'Hermione s'éloignait de plus en plus d'eux pour affronter la personne qu'elle voulait tuer. Elle ne pouvait pas le laisser stupéfixié, il s'en sortirait trop facilement après, non, il lui fallait mourir et cela, aujourd'hui même. La lionne était maintenant très proche de lui quand Lucius la vit pour la première fois mais il put quand même esquiver l'Avada trop hâtif qu'elle lui lança et qui atterrit tout de même sur un des mangemorts. S'engagea alors un duel sans mercis entre ces deux ennemis de toujours.
Tout le monde était concentré sur les attaques qu'il lançait quand un cri se fît entendre. C'était Ron qui venait de recevoir, de face et avec une puissance désastreuse, un doloris. Perturbée par le cri de son ami, Hermione avait perdue sa concentration quelques secondes. Mais se fût à se moment là que Malfoy en profita pour lui envoyer un expéliarmus en plein ventre qui la fît atterrir, à un mètre de là où elle se trouvée avant, sa plus aucune baguette magique en main.
Severus avait tout vu. Une rage mélangée de désespoir s'empara de lui. Il fallait qu'il sauve Hermione. Profitant d'un instant de faiblesse de son adversaire, il lui envoya un stupéfix et couru vers Lucius pour, dès qu'il fût à porté de tir, lui lancer l'Avada mortel en plein dos. Certes cela pourrait paraître comme lâche de sa part mais il n'avait pas pu faire autrement car Malfoy s'était apprêté, lui-même, à envoyé le sort de mort sur sa compagne et il ne pouvait pas se permettre une telle chose. Certain de la mort de Lucius, Severus accourra vers sa belle qu'il prît directement dans ses bras qui vînt s'y nicher rapidement, en pleurant de tout son saoul.
Quand, au bout d'un petit moment, ils redressèrent la tête, tout était redevenu calme et silencieux. Les mangemorts étaient tous partis, il ne restait plus que ceux qui avait était touché, par terre. Harry vînt en courant vers eux. Il paraissait totalement épuisé, autant physiquement que mentalement, par cette attaque.
« Hermione ! Monsieur Snape ! Comment allez-vous ? » L'inquiétude se lisait dans ses yeux.
« Ici, maintenant, ça va. » Répondit Severus en sachant très bien qu'Hermione n'était pas encore en mesure de répondre d'elle-même. « Où ces chiens sont-ils tous passés ? »
« J'ai vu ce que vous avez fait et ils ont tous transplanés quand ils ont vu le cadavre de leur chef gisant par terre. Il ne reste plus que Nott, McNair, Crabbe et Goyle qui ont étés stupéfixiés. »
« Bien… » Il avait baissé la tête, caressant tendrement les cheveux d'Hermione avant que celle-ci ne lève la tête, révélant ses larmes abondantes.
« Où est Ginny ? » Demanda t-elle d'une petite voix.
« Elle s'est enfuis quand les mangemorts sont partis. Personne ne sait où elle est réellement, même pas moi. Ça m'inquiète énormément. »
« Et Ron ? »
« Il se remet. Avec difficulté mais ça va mieux. »
Severus resserra sa prise sur sa belle avant de se lever et de dire tout haut :
« Je vais vous aider à la trouver. Allez voir dans les étages et au rez-de-chaussée. Je m'occupe du jardin. » Harry acquiesça d'un signe de tête alors que son ancien professeur leur tournait le dos pour partir.
« Severus ?! » Demanda une dernière fois Hermione avant de le voir disparaître par la porte. « Fais surtout très attention à toi. On… On ne sait jamais avec eux. »
Le serpentard, s'étant retourné, lui souri avant de sortir afin de commencer ses recherches. Mais où avait-elle pu bien disparaître ainsi ? Il fît un tour complet du jardin et commençait sérieusement à croire qu'elle n'était pas dans le jardin et espéra que les autres aient plus de chances de la retrouver. Soudainement, il entendit un bruit. Non, un reniflement plutôt. S'armant quand même de sa baguette, on ne sait jamais avait bien dit Hermione, Il s'avança lentement vers la source du bruit. C'est ainsi qu'il découvrit, assise à terre, aux pieds d'un arbre, une jeune rouquine dans sa robe de mariée salit par la terre. Il s'approcha alors d'elle et s'assit à ses côtés. En bon Serpentard, il n'avait jamais été doué pour savoir réconforter les femmes. Même avec Hermione, il n'avait jamais réellement compris le principe de base pour les faire sourire quand elles pleuraient, alors il se tût.
Ginny fût touchée par sa gentillesse. Nul homme ne comprendrait donc jamais que quand une femme pleure, il faut, si on n'en est pas si proche que ça, s'installer à ses côtés et attendre qu'elle parle d'elle-même, en silence, ou la prendre dans ses bras quand on est plus proche. Et là, pour une fois, Snape le surprenait réellement.
« Vous savez. » Commença-t-elle d'une voix légère. « Vous m'avez toujours parut comme un homme sans cœur. »
« Et à quoi me vaut cet honneur ? » Il avait utilisé un ton sarcastique mais sans aucune méchanceté.
« Pendant vos cours, vous êtes l'homme le plus froid que j'avais encore jamais rencontrée. Mais bon, il faut bien avouer que ça aide au travail. Enfin, pour moi et pour mione en tout cas ça a fonctionné. » Il souri gentiment cette fois-ci, même s'il avait légèrement tourné la tête pour ne pas le montrer. « Même quand Hermione est tombée amoureuse de vous, je n'ai jamais cru un seul moment que vous pourriez la rendre heureuse, je pensais même tout le contraire. Mais je n'ai pu que remarquer combien elle paraissait plus vivante quand ça à commencé entre vous… Dommage que vous ne soyez pas resté. »
« Je n'ai pas eu réellement le choix ce jour là. »
« Je sais. »
« Comment ça ? »
« Même si je n'arrivais pas à m'y faire, je ne croyais pas que vous vous soyez moqué d'elle. Ça a dut être à contre cœur que vous êtes partit ce soir là. »
« Vous êtes perspicace. Je dois bien le reconnaître. »
« Oui, c'est vrai. Et puis, il n'y a pas qu'elle qui en a souffert. » Il se retourna vers elle, surprit, et haussa un sourcil interrogateur. « Ben oui, votre remplaçant est un véritable minable. Vous étiez peut-être chiant par vos manières arrogantes mais lui est un incapable finit. » C'est alors qu'il ria. De bon cœur, la première fois devant une personne autre qu'Hermione. Et Ginny ne pu que le rejoindre. « Vous savez, j'ai vécu la peine d'Hermione avec elle. Elle est même restée deux semaines sans se nourrir. Il a fallu que je l'assomme d'un sort pour la transporter à l'infirmerie pour qu'elle daigne enfin se réalimenter. » Severus baissa la tête. Il n'aurait jamais pensé que ça avait pu aller si loin. Il s'en voulait tant. « Puis Dean est apparu. Ils étaient déjà bon amis mais il n'a pas cessé de l'aider en tout point. Il s'arrangeait pour avoir les cours où elle seule avait les options, lui offrait des fleures. Elle retrouvait le sourire petit à petit mais je ne voulais pas voir à quel point ce sourire sonné faux. Elle n'était pas réellement heureuse. Je m'en suis rendue compte seulement plus tard. Puis ils se sont fiancés. Je n'y croyais pas non plus mais je la voyais sourire avec lui. Et puis… Vous êtes réapparu. »
Severus avait senti une pointe de jalousie apparaître mais il ne pouvait s'en vouloir qu'à lui-même. Après tout, il l'avait abandonné. Même si ce n'était pas par véritable choix, il l'avait quand même laissé là, au château, sans pouvoir avoir le courage de lui envoyer une lettre d'excuses. Et puis, après, il n'avait eu plus aucun moyen de parler à n'importe qui. Mais, une fois qu'il s'était échappé, il n'avait pas osé reprendre contact, de peur de lire la rancune dans sa réponse ou une haine qu'il aurait bien mérité. Mais il n'avait tout de même pas pu empêcher son cœur de continuer de battre pour elle.
Ginny avait vu son ancien professeur s'assombrir tout d'un coup. Sûrement du au souvenir qu'Hermione avait eu quelqu'un d'autre après lui. Mais, une question la taraudait tout de même et elle se décida à lui poser. Elle le regarda alors dans les yeux et s'arma de courage.
« Dîtes moi professeur, l'aimez vous réellement ? »
« Je n'ai jamais cessé de l'aimer. Même quand nous n'étions pas encore ensemble. A dire vrai je me suis rendu compte que je l'ai aimé, non, que je l'aime depuis sa sixième année. Je ne pouvais me faire à cette idée alors, qu'avant, j'adorais spécialement la ridiculiser avec ses amis mais… Je n'en ai plus eu la force pour sa dernière année à l'école. Mais, elle, par contre, à commencé à me narguer et… Enfin, vous connaissez la suite. »
« Pas celle après votre départ. »
« C'est une histoire douloureuse. J'ai du partir à cause de Voldemort. Il avait énormément de doute envers moi et voulait m'avoir à ses côtés pour m'avoir à l'œil vingt quatre heures sur vingt quatre. Enfin, c'est ce que je crois car ils m'ont vite enfermé dans un des cachots du manoir où il vivait et m'ont torturait. Je voulais mourir, je n'avais plus rien pour quoi me battre. Plus rien qui m'accroché à la vie. Puis, je me suis souvenu d'un sourire, d'une voix, d'un visage heureux dans mes bras. Ça à été ma seule raison de vivre depuis. Même si je sais qu'elle l'a été depuis bien plus longtemps que je ne le pense. Quand je l'ai revu, dans cette boutique, je pense qu'elle ne m'avait pas reconnu de suite mais moi si. Je n'avais alors qu'une seule envie, partir loin de là, et vite. Mais elle est restée et m'a reconnue. On s'est revu après, elle m'a invité à rester chez elle le temps qu'elle guérisse mais cicatrices et… Je suis finalement resté à ses côtés. Comme je lui ais dit pas plus tard qu'hier, je l'ai perdu une fois et je ne supporterais pas de la perdre à nouveau. Je ne pourrais pas vivre sans elle. »
Il avait dit tout avec une peine infinie inscrite sur son visage, les larmes aux bords des yeux. Elle ne l'avait jamais cru amoureux de la sorte. Ginny l'avait écouté sans prononcer mots. C'est alors qu'elle vît qu'Hermione était non loin et qu'elle pleurait. A voir son état, elle avait sûrement tout entendu. Mais il était vrai qu'elle avait bien le droit. C'était une preuve d'amour incroyable qu'il venait de lui faire, sans s'en rendre vraiment compte. Elle s'excusa alors, prétextant devoir aller retrouver sa famille pour leur confirmer qu'elle allait bien. Elle se leva donc et s'en alla en leur souriant discrètement pour ne pas dévoiler tout de suite la présence de son amie.
Hermione avait, en effet, tout entendue. Une fois son amie partit, elle se calma au maximum et rejoint Severus qui était resté assis, la tête baissée et les bras croisé sur ses jambes repliées. Elle s'installa à ses côtés, silencieuse, et posa sa tête sur son épaule. Il l'entoura rapidement de ses bras et s'installa de façon à ce qu'elle vienne s'asseoir sur ses cuisses et se caller confortablement contre lui. Il n'osait plus parler car il savait qu'elle avait tout entendu et craignait, par-dessus tout, la voir s'enfuir à toutes jambes loin de lui ou, pire, lui dire qu'ils ne pouvaient pas continuer à deux car il l'aimait de trop. Il n'y avait là aucune réelle raison mais il ne pouvait s'empêcher de penser au pire. Elle osa alors briser leur silence.
« Ginny à dit vrai. J'ai voulu arrêter de vivre quand tu es partit. Je ne pouvais pas continuer alors qu'une partie de mon cœur était parti avec toi ce soir là. Tu as été mon premier amour Severus, et sûrement mon dernier. » Elle le vît hésiter à prendre la parole mais préféra anticiper. « Pour ce qui est de Krum, comme tout le monde avait pu le croire, on n'est pas sortit ensemble. On passait beaucoup de temps ensemble mais cela s'arrêtait à un apprentissage plus poussé pour lui sur notre langue. Quand à Dean… C'est compliqué… J'étais désespérée et il m'a consolé. Je l'ai peut-être aimé, c'est vrai, mais pas vraiment car tu étais toujours dans ma tête. Je n'arrêtais pas de penser à toi, j'étais souvent ailleurs… Je t'aime Severus. »
« Je t'aime également Hermione, plus que tout au monde. » Il lui avait dit ça en lui soulevant le visage afin d'embrasser ses joues, là où coulaient encore des larmes, puis sur la bouche, tendrement, en faisant passer tout l'amour qu'il avait pour elle.
Ils étaient sur le point d'aller plus loin dans leur échange quand un toussotement les fit sursauter. Harry et Ginny, main dans la main et tout sourire, se tenaient devant eux. Harry prit la parole.
« On c'est dit que ça serait ennuyeux de continuer le mariage sans deux invités de marques. Vous venez ? »
« Bien sûr… Hum… On arrive. » Bredouilla Hermione avant que Ginny ne prenne la parole à son tour.
« Si vous le voulez, on peut également fêter le vôtre ! »
La rouquine ria agréablement en voyant la rougeur flagrante apparaître sur les joues d'Hermione. Severus, quelque peu gêné de la remarque, se contenta de se lever et d'aider sa compagne à en faire de même. Il ne laissa rien paraître et se dirigea, la main enlacée dans celle d'Hermione, vers la maison à la suite du couple. Quand ils se retrouvèrent enfin dans la salle, les quelques mangemorts qui étaient dans la salle avaient disparus, sûrement emporté par des aurores du ministère, et tout avait été remis en place. Le prêtre était de nouveau à sa place et appelait, un sourire aux lèvres, les mariés et les témoins pour qu'ils puissent terminer ce qu'ils avaient commencés tout à l'heure. C'est ainsi que la cérémonie recommença là où elle avait du, malencontreusement, s'arrêter.
Ginny était aux anges. Cela faisait maintenant une heure qu'elle dansait joyeusement sur la piste qui avait été créée au milieu de la salle. Elle changeait souvent de partenaire et avait même été invitée par Severus pour une valse. Hermione les avaient regardés un petit moment avant d'être emmenée elle-même par Harry qui la voulait rien que pour lui pour, au moins, cette danse. Pendant cet instant magique, elle en avait profité pour le féliciter pour son mariage mais il lui avait rapidement rétorqué qu'il s'attendait sûrement à voir un autre mariage dans peu de temps. Hermione avait rapidement virée au rouge mais son ami la mît rapidement plus à l'aise en lui disant qu'il était heureux pour elle et que cela le comblait de la voir si resplendissante aux bras de celui qu'elle avait choisi et qu'ils formaient un beau couple, certes des plus étranges au premier regard, mais on pouvait rapidement remarquer qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. Il ne put en dire plus car Severus vînt reprendre sa cavalière pour le slow suivant.
Avide de tranquillité pour un petit moment, Severus entraîna Hermione dans le jardin. Mais ils n'y restèrent que peut de temps seuls car Harry les avait rejoints, souhaitant parler entre homme avec Severus, ce que ce dernier accepta avec méfiance. Ils laissèrent donc Hermione retournée seule à l'intérieur. S'en suivit une discussion ardu entre les deux hommes, voir même épineuse. Harry souhaitait savoir les intensions de son ancien professeur envers son amie mais celui-ci le prit assez mal dès le départ.
« Il me semble que Hermione est assez grande et adulte pour savoir ce qu'elle et, pour ma part, je puis vous assurer que mes intensions envers elles ne sont nullement mesquines. J'aime Hermione, et je peux même vous assurer que votre femme là elle-même compris il y a peu. »
« Elle m'a raconté une partie et je vous crois mais. »
« Vous souhaitez juste la protéger n'est-ce pas ? »
« Oui… » Dit-il, comme prit en faute.
Severus eu alors une réaction inattendue. Il apposa une main sur l'épaule d'Harry et lui sourit, lui disant qu'il n'y avait rien à craindre avec lui. Son passé lui jouait certes des tours sur la confiance que l'on pouvait lui apporter mais qu'il ne pourrait jamais lui faire aucun mal. Rassuré par le discourt de Severus, Harry abandonna la partie, sur, cette fois-ci, que son amie était entre de bonne mains et ils réapparurent à la soirée côte à côte, reprenant leur cavalière respective pour retourner sur la piste, où plusieurs slows les attendaient. Malheureusement pour eux deux, lorsqu'ils pénétrèrent dans la salle, une musique, loin d'être douce, retentissait. Attiré par deux personnes, Harry et Severus s'échangèrent un regard interrogateur. En effet, leurs compagnes respectives étaient sur la piste de danse en train de se déhancher comme des folles, l'une avec l'autre, sur un rock endiablé. Surpris et détendu de sa précédente tension, Harry se mit à rire et Severus ne tarda pas à le rejoindre dans son hilarité passagère, ce qui surprit énormément le gryffondor. La musique se termine et ralentit considérablement. Le serpentard s'approcha alors d'Hermione et la prit dans ses bras par derrière alors qu'elle ne l'avait pas vue arriver. Harry en fit de même avec Ginny et parla clairement à Severus.
« Hermione vous a véritablement changé professeur. »
« J'en ai bien l'impression, oui. » Répondit-il avait d'embrasser tendrement pendant que les jeunes mariés commençaient à danser.
Les deux couples qui dansaient langoureusement sur le slow se retrouvèrent rapidement au centre de la piste avec tout le monde qui les regardait. Décidemment, tout le monde avait bien prit le fait qu'Hermione ai choisi un homme comme Severus pour vivre à ses côtés.
Tout était parfait et ils étaient tout les deux au paradis. Vers les alentours de deux heures du matin, Hermione laissa paraître les premiers signes de sa fatigue et Severus lui demanda alors si elle voulait rentrer. C'est ainsi qu'ils durent présenter leur excuses et partir, non sans avoir reçu une deuxième bise encore plus bruyante que la première pour Severus et un câlin pour Hermione de la part de Moly. La lionne eu même le plaisir de se venger de sa gêne sur ses amis car, juste avant de les quitter, elle leur dit de ne pas faire trop de bêtises lors de leur nuit de noces et, cette fois-ci, ce fût au tour des jeunes mariés de piquer un phare monumental.
C'est donc serré l'un contre l'autre qu'ils transplanèrent chez eux. Ils avaient tout deux passé une agréable soirée et ne pensaient plus qu'à une chose : allez dormir sans plus se lâcher. Alors qu'ils s'étaient déshabillés et se reposaient dans leur lit, Severus semblait ailleurs et Hermione s'en rendit vite compte.
« As quoi tu penses ? » Demanda-t-elle d'une voix douce.
« A rien de particulier… Dormons, tu es épuisée, ça se voit. »
« Je vois que je n'aurais pas de réponses ce soir. »
« En effet. » Clôtura t-il en l'embrassant.
En faite, il avait menti car il avait réellement quelque chose en tête. Cette journée lui avait ouvert les yeux et il ne cessait de penser qu'il voulait épouser Hermione pour l'avoir éternellement à ses côtés… Il se laissa finalement prendre par le sommeil, la femme de sa vie, son ange, déjà endormie dans ses bras…
