Sa rédemption et la mienne
Chapitre 6 – Histoires effrayantes
Dites, vous avez remarqué que chaque chapitre a le titre du vrai chapitre dans le livre « Fascination » / « Twilight » ? Bon tant mieux, vous avez donc deviné que je vais suivre le premier livre, chapitre après chapitre, soit 24 chapitres plus un prologue et un épilogue.
Merci pour vos reviews !
John = Jacob
Clarson= Cullen
Je ne rêvais pas – le soleil brillait.
…
John s'approcha d'un pas nonchalant et s'assit à côté de moi.
…
« Les Clarson ne viennent pas ici. » trancha-t-il en ignorant sa question.
…
« Tu aimes les histoires effrayantes ? » lança-t-il, inquiétant.
…
« Un autre (mythe) prétend que nous descendons des loups, et que ceux-ci sont nos frères, encore aujourd'hui. »
…
« L'une d'elle affirme que mon propre arrière-grand-père a connu des Sang-froid. »
…
« Ce sont les mêmes. »
Le samedi, il a fait si beau que mon père a siffloté toute la matinée, au point que Billy a abrégé leur partie de pêche. Il est rentré avant le déjeuner, m'offrant l'occasion de ne pas être seule toute la journée. J'ai fait à manger, Charlie et moi avons ri. On est resté ensemble ensuite, je l'ai suivi dans le garage et je l'ai aidé à repeindre la barrière. Le soir, il a commandé une pizza et je me suis assise avec lui devant un match et il a repris son enseignement, stoppé à ma demande quand j'avais dix ans. Et je n'ai pas beaucoup réfléchi à Edward.
La nuit ça a été différent bien sur, plus aucune distraction, juste le silence et des pensées bruyantes.
Le dimanche matin, je me suis levée tôt et j'ai accompagné Charlie dans sa voiture. Nous sommes allés chez Billy puis tous les trois sommes allés pêcher. Enfin, j'ai essayé et j'ai vite arrêté. À l'écoute de leurs chamailleries, j'en ai oublié encore Edward. En fin de matinée, Jacob nous a rejoint. Il m'a proposé une balade sur la plage, j'ai eu l'impression que son père l'a forcé à le faire.
« Tu te plaît ici ? »
« Oui. »
« Vraiment ? »
« C'est mieux qu'avec ma mère. »
« Je vois. » il a juste dit, soudain sombre.
Mon père en a-t-il parlé avec Billy ? La mère de Jacob est aussi partie de chez eux, elle a abandonné ses trois enfants pour réaliser ses rêves de vivre dans une grande ville et de devenir quelqu'un. Elle a été assassinée à San Francisco deux ans après son départ de la réserve.
Jacob m'a fait signe de le suivre, il a vu un groupe de jeunes et en approchant j'ai reconnu des élèves de mon lycée.
« Tu les connais ? »
« Un peu, ils viennent surfer dès qu'ils peuvent mais ils sont tous nuls. » il a rigolé.
Il a salué quelque uns des garçons, il y a déjà d'autres amis de Jacob de la réserve. L'ambiance est joyeuse, le soleil a ce pouvoir d'égailler les gens. Ces élèves qui m'ont totalement ignorée à mon arrivée, qui se sont moqués quelques jours plus tôt, m'ont regardé avec gentillesse.
« Eh ! Mais tu n'es pas dans mon cours de chimie ? » m'a lancé Mike Newton.
« Surement. » j'ai répondu avant de tirer sur la manche de Jacob, comme une enfant.
« Bon à plus ! » les a salué mon camarade.
Nous sommes repartis arpenter la plage, mot après mot, je me suis rendue compte qu'avec Jacob je pouvais être moi, il me voyait et il m'écoutait. Il m'a demandé pourquoi je ne voulais pas rester avec eux, j'ai haussé les épaules et changé de sujet.
« Pourquoi cette passion pour les loups ? »
« Comment ça ? »
« Il y a un loup à l'entrée de la réserve, plusieurs chez ton père, des sculptures ça et là dans les allées et sur la plage. » j'ai expliqué.
« C'est une légende parmi tant d'autres, mais la principale chez nous. »
« Dis-moi. »
« Les loups sont comme nos frères. Ils nous protègent aussi. »
« Contre qui ? »
« Des montres, des vampires notamment, mais aussi contre d'autres tribus et les envahisseurs bien sur. »
Il s'est mis à rire, je l'ai imité. Les Quileute sont un peuple qui a su garder ses racines et ses traditions. Jacob a senti que j'étais intriguée et il m'a parlé d'autres légendes, de ce qu'ils leur restent aujourd'hui. Il m'a appris quelques mots de leur langue, parlée par les anciens lors des conseils, son père insiste pour qu'il la parle. Jacob m'a raconté comment il a appris avec ses sœurs le tissage de paniers, la sculpture sur bois et bien sur la pêche. Jacob est considéré comme un homme depuis qu'à quatorze ans, il a entrepris une quête pour trouver sa puissance surnaturelle, ce qui a consisté une semaine seul dans les bois.
À notre retour chez les Black, je me suis sentie moins seule. Jacob pourrait être un ami. J'ai hésité à lui parler d'Edward, j'y ai renoncé parce que je ne pourrais pas expliquer ce qu'il se passait. Un jour peut-être je me confierais.
« Où est-il ? » je m'écrie.
« Qui donc ? »
« Tu sais de qui je parle ! »
Edward me rejoint dans le lit, il ôte le drap et se lèche la lèvre supérieure quand il me découvre en nuisette.
« Où est-il ? »
« Dans sa chambre. » réplique-t-il de mauvaise grâce.
« Merci. » je lui dis, sincèrement.
Edward m'a déjà prouvé qu'il pouvait tuer pour moi, par jalousie ou par vengeance. Tyler y a échappé mais est depuis dans un fauteuil roulant à vie.
« Je peux partir ? » je demande.
Il acquiesce et se recule. Je m'assois dans le lit, je note aussitôt qu'Edward s'est nourri.
« Tu as convaincu les Volturis, Aro en personne s'est excusé auprès de Carlisle. » m'apprend-il.
« Tu es certain qu'ils sont partis ? »
« Oui. J'ai été très prudent ma Bella. Tu es certaine de ne veux pas rester plus longtemps ? »
« Si tu pars oui, sinon je préfère rentrer à Forks. »
Il soupire, je ne l'ai pas dit méchamment mais je lui dis la vérité. Il le comprend et ne relève.
« Chez ton père ? » insiste-t-il.
Je baisse les yeux, je ne veux pas lui dire où je voulais me réfugier, il va le deviner de toute façon. J'aurais du ne rien dire.
« Nostalgique, hein ? » Edward me lance en me prenant la main.
Je me lève du lit, face à lui, mes jambes me tiennent à peine. Je veux qu'il me touche, je veux aussi qu'il s'en aille à jamais. Je retombe dans le dilemme qui a failli me rendre folle il y a cinq ans.
Nostalgique, m'a-t-il dit. Oui.
« Je veux juste ne pas être trouvée. » je réponds finalement.
« Tu sais que tu ne peux pas y vivre longtemps. Il n'y a rien. » il note, avant de poser sa main sur ma joue.
« Jake… il… il sait… il me ramènera… » je balbutie et soudain sa main emprisonne mon bras.
« Tu y es allé avec un autre ?! » il rugit.
Je devrais vraiment me taire face à lui. N'ai-je donc pas appris ma leçon ?
« Non, il ne l'a jamais vue, il m'apporte à manger c'est tout. » je plaide.
Edward se calme, lui-même semble décontenancé quant à son accès de colère. Il connaît Jake, il l'a toujours méprisé. Jamais il n'a été jaloux de lui.
Il va s'assoir sur un fauteuil, puis me fait signe et je m'approche de lui jusqu'à être à genou devant lui. Un jour je lui ai reproché de vouloir me soumettre et il n'a pas nié.
« Tu y es allée souvent ? » me questionne-t-il.
« Chaque été. » j'avoue en rougissant.
« Ça m'avait manqué. » chuchote-t-il.
Il me charme, il fait comme si de rien n'était mais tout est calculé. Il me veut, il agit de la même façon que la première fois.
« Alors tu pars ? » j'insiste, je suis au bord des larmes.
« Non, je te surveille encore. »
« Je n'ai pas besoin d'être surveillée. »
« Alors disons que j'en ai envie. »
« Je vais rester encore à Las Vegas. » je décide.
Edward ne pourra pas me suivre en plein soleil, il ne brille pas comme mon vampire inventé Luke, mais le soleil le brûle, sa peau s'abime même à travers les vêtements et elle ne cicatrise qu'au bout d'une semaine environ si il se nourrit.
« Tu me guériras. » il réplique.
Ses yeux verts me sondent, il attend ma défaite, ça l'amuse.
« Non. »
« Mais j'aime tellement ton sang. »
« C'est faux. »
« Si, depuis je n'en ai pas gouté de meilleur, je t'assure. »
Edward a souvent bu de mon sang, après que nous ayons couché ensemble, il a pris l'habitude de me gouter chaque semaine. Quand il a cru me perdre, il l'a fait chaque jour, comme une punition et il a alors ajouté que mon sang n'était pas si délicieux mais que j'étais une source fraîche et à disposition. J'en ai pleuré durant des jours.
« Je vais prendre une douche. » j'annonce, résignée.
Il a gagné, il va me torturer dans notre maison, il s'en réjouit et chante tout en faisant mes bagages.
Je prends mon temps dans la salle de bains, quand je me présente face à lui, je suis la même qu'il y a cinq ans : un t-shirt trop large, un jean informe, des baskets, les cheveux à peine coiffés. Je mets aussi des lunettes de soleil et une casquette. Au bras d'Edward, je passe inaperçue, nous traversons le hall de l'hôtel, nous prenons l'avion, pour déambulons à Seattle sans que personne me reconnaisse.
À Port Angeles, Edward achète de quoi tenir un mois, il me dit qu'il va réparer la cuisine et que les outils serviront à renforcer le lit. Il me fait alors un clin d'œil, je sais à quoi il pense, ce dont il se souvient en tout cas. Un jour, j'ai sauté sur le lit parce que je me croyais aimée et que ma vie me semblait enfin parfaite. J'ai cassé le lit, on en a ri tout le weekend.
Le trajet jusqu'à la maison ne prend pas longtemps, Edward est évidemment rapide et fort, comme tous les vampires. Il me porte d'abord puis repart à la voiture, garée à trois kilomètres de là. Nous installer ne nous prend pas longtemps, nous restons silencieux. À la tombée de la nuit, je sors et m'assois sur le tronc couché d'une cigüe. J'adore cet endroit, à cette heure-ci surtout.
« Bella ? »
Il faut qu'il me gâche ce moment…
« Quoi ? »
« Je vais te laisser cette nuit, je reviens demain matin. » m'annonce-t-il.
J'acquiesce, trop abasourdie pour parler. Il disparaît, et enfin les oiseaux chantent de tendres berceuses.
Pour la première fois depuis longtemps, je m'endors en souriant.
J'ai pris du retard pour répondre à vos reviews, je m'en occupe ce soir. Merci à toutes de me lire et de me laisser des reviews.
