voili comme promis la suite. marci pour vos tellement agréables. essayez de pas me maudire pour celle qui aimait Booth Hannah. ça existe? lol

perdu des lectrices... c'est triste POURQUOI?

Acte 7: Tout est joué

Décidément fourbu après cette journée à cavaler de droite à gauche sur les différents chantiers de la ''Clim and compagnie'' afin de recueillir les témoignages des ouvriers sur un dossier que lui avait refilé son boss, Pellman étant encore en congés maladie, y'en a qui se la coulait douce, du chiquet! Booth se demandait comment il supporterait encore une soirée avec Hannah. Leur face à face autour du dîner du soir devenait de plus en plus pesant, dans une atmosphère lourde de reproches. Il tira son trousseau de la poche de sa veste pour ouvrir la porte, désireux cette fois de clarifier cette ambiance malsaine.
Hannah semblait absorbée dans la rédaction d'un prochain article et ne releva la tête qu'un instant, un sourire crispé sur les lèvres.
- J'ai presque fini Seeley, ensuite on peut dîner, il y a juste à réchauffer.
- Prends ton temps, je n'ai pas très faim de toute façon! Tu veux un verre?
- Ce n'est pas de refus, merci!
- Tequila?
- Pourquoi pas!
Les yeux dans le vide, il regardait sa petite amie taper sur le clavier lorsqu'elle releva les yeux vers lui. Elle l'étudia quelques secondes. Ils avaient quoi? Une huitaine d'années de différence, il est très séduisant et s'entretenait régulièrement. Il était charmant autant que charmeur, romantique et attentionné, un dieu au lit mais…ce pli amer au coin de sa bouche lorsqu'il se laissait aller, comme maintenant, révélait qu'il n'était pas aussi heureux qu'il voulait bien le faire croire. Cette histoire avec sa partenaire ne semblait être tant derrière lui qu'il le soutenait. Il avait pensé qu'elle accepterait son aveu de bonne grâce mais au fond d'elle, Hannah avait réalisé qu'elle avait certes sa fidélité, Seeley ne la tromperait jamais tant qu'il serait avec elle, il avait des principes, mais, maintenant que sa coéquipière s'était jetée à l'eau, qu'en était-il de ses sentiments? Elle l'avait sentit troublé malgré ses dénégations. Elle présageait qu'il n'était pas aussi objectif que la situation l'exigeait. Il avait des attentes précises, des envies, elle en était persuadée, l'espoir d'avoir d'autres enfants. Ils n'en avaient jamais parlé jusqu'ici…
- Seeley. Combien d'enfants aurais-tu aimé avoir?
- Pardon? Aucun. J'ai mon fils, ça me suffit!
Ils s'observèrent encore. - Combien? Sois franc!
Booth souffla. Deux, trois. Deux filles un autre garçon. Songea-t-il rattrapé par son rêve.
- Aucun! Intima-t-il pour mettre fin à cet interrogatoire sans queue ni tête.
- Avec moi, sans doute mais avec Tempérance?…Il goba l'air. - Ne réponds pas, c'est inutile. Tes yeux m'en disent plus que ce que tu veux bien t'avouer à toi-même. Tu te trompes depuis trop longtemps, Seeley.
- Ca veut dire quoi? Qu'est-ce que tu essaies de me dire Hannah? Tu veux me quitter, toi aussi? Tu ne peux pas pardonner ce que je t'ai dit, hein! Sentant la rage monter sans qu'il puisse la faire taire.
- Non, Seeley, je te rends ta liberté avant que tu finisses par me détester. Je t'aime! Mais un jour je voudrai sans doute un enfant moi aussi. Pas maintenant, plus tard. Tu ne seras pas cet homme comme je ne suis pas cette femme que tu attends. Tu sais au fond de toi qu'elle est cette femme, ne la laisse pas partir.
Elle prit la bouteille et remplit les deux verres. - Demain nos chemins se séparent, Seeley. Ne gâche pas la chance que je t'offre. Elle appliqua ses lèvres sur celles de l'homme sans qu'il ne tente de prolonger l'instant de cet adieu imprévu. Hannah partait, son cœur eut un pincement mais rien qui ne rivalise avec la douleur que Bones lui avait infligé en lui disant non, en refusant qu'il soit un père pour l'enfant qu'elle voulait de lui.

- Tu vois Ange, il était inutile de râler, nous sommes quand même arrivés à l'heure. Nous avons plus de vingt minutes pour trouver son hall.
La jeune femme leva les yeux au ciel, exaspérée.
Le vol en provenance de Paris, France, terminal deux, porte sept. Ouverture des couloirs trente cinq minutes. Retentit une voix féminine dans les hauts parleurs
Le grand oiseau blanc de la compagnie Air France amorça sa descente sur la piste, les roues touchèrent bientôt le sol puis le Airbus s'immobilisa. Le nez du camion se colla presque à la carlingue tandis que les vérins hydrauliques grimpaient l'escalier vers la porte. Les passagers commencèrent à sortir sous le ciel crépusculaire.
Jack et Angie regardaient au loin leur amie s'avancer vers les tapis roulants pour récupérer son bagage.
- Brenn. Lança la jeune femme pour attirer son attention tandis qu'Hodgins s'avançait pour lui prendre des mains la valise.
L'anthropologue tourna la tête ainsi interpellée et sourit en reconnaissant son amie. Malgré la déclinaison à leur offre de venir la chercher, Angéla, comme à son habitude, n'en avait fait qu'à sa tête.
- Alors ma chérie, bon voyage? Tu nous as rapporté un peu de soleil d'Espagne? Sourit l'artiste qui semblait incertaine sur l'attitude à prendre. Elles se fixèrent quelques secondes. Tu vas bien? S'enquit Ange d'un coup plus sérieuse.
Mue par une pulsion soudaine, Brennan enlaça très fort son amie dans ses bras.
- Je vais bien Angie! Promis.
Puis la lâchant presque gênée de cet élan inattendu. J'ai seulement regretté que… tu ne sois pas prés de moi pour me tenir la main. Confia-t-elle les yeux brillants.
- Oh Brenn! S'étrangla l'artiste d'émotion. - Si j'avais su ce que tu allais faire, jamais je ne t'aurais laissé toute seule dans un tel moment.
- N'en parlons plus! C'est ridicule Angie mais je me sens tellement différente depuis. Je n'arrive même pas à l'expliquer mais je sais qu'il est là maintenant. Posant ses mains sur son ventre encore plat. Ses yeux, son sourire reflétaient un tel contentement qu'Angela s'abstint de tout commentaire pouvant assombrir leurs retrouvailles

A mercredi , plein de bisous