Titre : Mariage arrangé
Genre : Famille/Romance
Rating : K+
Personnages : Tous
Résumé : Les parents de Kazuha et Heiji s'inquiètent pour eux et décident, pour leur bien, de les marier ensemble. Cependant, les réactions sont imprévisibles et quand les sentiments s'emmêlent, tout devient beaucoup plus compliqué.
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Je vous retrouve en bas. Bonne lecture !
Chapitre 7
Le lendemain matin, lorsqu'elle se réveilla, Kazuha eut un soudain mouvement de panique. Elle tressaillit, pétrifiée et fut soulagée en reconnaissant l'odeur de Heiji. C'était donc lui qui était dans son dos, la tenant étroitement enlacée contre lui, une main sur son ventre. Quelques secondes de pur bien-être plus tard, elle sursauta et tenta de se libérer en rougissant, mais Heiji qui dormait toujours n'avait pas l'air de cet avis. Il la resserra contre lui en grommelant et Kazuha put sentir son souffle chaud sur sa nuque. Un frisson la parcourut et sa respiration s'accéléra.
Elle se mît à anticiper son souffle et tenta une nouvelle fois de se libérer, elle n'allait pas tenir longtemps comme ça.
Elle y parvint heureusement et fila à la douche, froide de préférence. Quand elle revint dans la chambre, Heiji dormait toujours. Elle sourit et s'avança vers lui. Agenouillée, elle déposa un baiser sur sa joue et caressa ses cheveux. Il émit un soupir de contentement et se mît sur le côté, contre elle. Charmée, elle resta un moment à le regarder.
Finalement, elle gagna la cuisine et se rendit alors compte de l'heure qu'il était.
Dans la salle à manger, seule Mamori était assise en train de boire du thé. Elle en proposa à Kazuha qui se servit en silence.
"Il est arrivé ?"
Kazuha opina.
"Je dormais déjà, le pauvre."
Sa grand-mère sourit et rit doucement.
"J'espère que tu as une bonne excuse car Tomoyo t'a réclamé. Tu as passé ces derniers jours à t'occuper des enfants alors tes tantes se sont inquiétées ce matin. Nous avons réussi à les retenir, mais un peu plus, elle allait te chercher."
Kazuha rougit et baissa les yeux. Ils auraient été dans un drôle de pétrin.
"Merci", souffla-t-elle.
Mamori approuva et leva les yeux derrière la jeune fille. Kazuha se retourna et croisa le regard de Heiji. Il lui sourit et elle se leva, se retenant à grand peine de lui sauter dans les bras.
"Grand-mère, je te présente Heiji Hattori, mon... mon fiancé. Heiji, voici Mamori Kimura, ma grand-mère.
- Enchanté Madame. Merci de nous avoir invité, ma famille et moi pour les vacances, fit-il s'inclinant.
- Mais tout le plaisir est pour moi, jeune homme. Je suis heureuse de rencontrer enfin le fameux Heiji", déclara-t-elle en tournant son regard vers Kazuha.
Elle rougit et Mamori se leva.
"Je vais vous laisser déjeuner tranquillement. Une bonne partie de la famille est partie sur le marché ce matin, donc vous pouvez prendre votre temps.
- Merci."
Elle sortit de la pièce et Kazuha se tourna vers Heiji. Elle sursauta en sentant une main la prendre par la taille. La seconde suivante, elle se retrouva plaquée contre Heiji. Il fondit sur ses lèvres brusquement avec passion, une main à sa nuque. Elle sentit sa langue dominer la sienne et un gémissement lui échapper. Voulant reprendre la situation en main, elle lui mordilla gentiment la lèvre et devant son regard surpris, l'embrassa à son tour, nouant ses bras autour de son cou. Il la laissa faire, immobilisant ses propres mains qu'il sentait baladeuses. La respiration saccadée, ils s'éloignèrent quelque peu et soufflèrent, front contre front.
À quelques mètres de là, Meiko et Shizuka croisèrent Mamori.
"Ah, Heiji-kun et Kazuha-chan sont réveillés", informa-t-elle en leur désignant la salle à manger.
Les deux femmes approuvèrent et s'y rendirent. Un geste de Shizuka suffit à les immobiliser. Silencieuses, elles restèrent bouche-bées devant le spectacle qui s'offraient à elles. Heiji tenait Kazuha étroitement enlacée contre lui et l'embrassait. Réagissant enfin, Meiko prit la main de Shizuka et elles s'éclipsèrent.
"Heiji, murmura Kazuha en ouvrant les yeux. Tu m'as manqué."
Elle se lova contre lui, appuyant sa tête sur son torse. Il l'enlaça un peu plus.
"Aho, susurra-t-il à son oreille. J'ai l'impression qu'à chaque fois que nous étions tous les deux ces derniers jours, il y avait toujours quelqu'un avec nous ou le lieu qui n'était pas... propice, souffla-t-il, les joues rougies. Tu m'as manqué aussi."
Il la relâcha et elle prit sa main dans la sienne.
"Allons déjeuner", fit-elle en l'entraînant.
Oui, elle adorait cette nouvelle facette de Heiji.
Dans la cuisine, Meiko et Shizuka commençait à préparer le repas du midi.
"Tu ne m'avais pas dit qu'il avait autant grandi. J'y aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de donner mon accord", bougonna Meiko.
Shizuka rit à sa réflexion et lui fit un clin d'œil.
"Ne t'inquiète pas. Si ça peut te consoler, Kazuha n'avait pas l'air contre."
Meiko lui tira puérilement la langue et elles rirent. C'est à cet instant que Heiji et Kazuha entrèrent dans la cuisine.
"Bonjour !" salua la jeune fille, lâchant l'air de rien la main de Heiji.
Elle vint embrasser sa mère qui lui rendit son étreinte avec affection.
"Je ne te présente pas Heiji, sourit Kazuha.
- Oh non, je me souvenais plutôt d'un petit bout haut comme ça", fit-elle en illustrant la hauteur avec sa main.
Heiji rit doucement.
"Vous n'avez pas changé Madame Toyama. Je suis heureux de vous revoir si souriante."
Meiko sentit ses joues rougir face au compliment et le remercia.
"Et moi tu me trouves vieille", grommela Shizuka en faisant mine de bouder.
Heiji soupira ce qui déclencha le rire de Kazuka. Il se tourna vers elle et un sourire éclaira son visage. Aussitôt, les deux mamans se sentirent de trop. Cependant, ils revinrent à la réalité, gênés, et prirent de quoi déjeuner.
"Ne mangez pas trop", leur rappela Shizuka alors qu'ils s'éloignaient vers la salle à manger.
Ils approuvèrent et une fois seules, elles poussèrent un profond soupir. Les enfants grandissaient toujours trop vite.
Assise sur le banc devant la propriété, Meiko soufflait tranquillement. Mine de rien, autant de monde autour d'elle la fatiguait énormément. Shizuka vint lui apporter une tasse de thé. Au lycée et même au collège, elle avait pris l'habitude de prendre soin d'elle. Meiko avait toujours eu une petite santé. Ça s'était aggravé avec l'arrivée de Kazuha. Ginshiro l'avait suivi de près pendant toute sa grossesse, prenant même un congé pour être avec elle. Bien qu'enceinte également, Shizuka venait souvent la voir, l'aider. Elles s'étaient toujours soutenues. La naissance des enfants et la première année avait été dure pour les Toyama. Kazuha n'avait pas été un bébé difficile, mais elle restait un bébé.
Meiko soupira en y repensant. Elle avait adoré cette année-là. Elle en avait bavé, mais ça restait certainement une des plus belles années de sa vie. L'année où elle avait vraiment eu l'impression de vivre pleinement. Elle en avait passé du temps à l'hôpital, pourtant, ça ne changeait rien. Elle était avec sa famille. L'homme qu'elle aimait et sa fille, un bébé plein de vie, sans soucis de santé. C'était peut-être sa plus belle réussite. Elle qui n'avait que peu travaillé à cause de ses problèmes de santé.
Shizuka posa une main sur son épaule et sourit. Elle s'assit à ses côtés, pensive également.
"Tu sais, pour Heiji et Kazuha. Je suis rassurée après ce que nous avons vu ce matin."
Meiko se tourna vers elle, interrogatrice.
"Tu connais moins Heiji, mais concernant les sentiments, il est aussi maladroit que son père alors je m'inquiétais un peu. En plus, il est très brut dans ses propos, très direct disons. Ils ont l'habitude de souvent se disputer tous les deux.
- Ça ne change pas, fit remarquer Meiko.
- Ah oui ? Ils étaient déjà comme ça petits ?
- Oh oui. J'avoue que d'après ce que me disait Kazuha, il était clair qu'elle l'aimait, mais elle ne connaissait pas ses sentiments à lui.
- Il ne les montre pas beaucoup. Il est plus simple de voir l'amour que Kazuha lui porte. C'est pour ça que je suis soulagée. Le début avec Heizo a été particulier. Il...
- Je me souviens, coupa Meiko en souriant. Tu étais obligée de prendre les devants.
- Comme s'il avait besoin d'une autorisation, rougit Shizuka. Il était assez vieux jeu en fait", se moqua-t-elle.
Elles rirent et un raclement de gorge les fit sursauter. À quelques mètres, Heizo et Ginshiro venaient de revenir du marché.
"Qui était assez vieux jeu ?" questionna Heizo en levant un sourcil.
Shizuka lui sourit, amusée.
"Oh, mais toi mon chéri", dévoila-t-elle en venant le taquiner.
Il allait répliquer, mais fut interrompu par Ginshiro, inquiet pour sa femme.
"Tout va bien, Meiko ? demanda-t-il en lui prenant les mains, s'accroupissant devant elle.
- Oui", opina-t-elle, heureuse de voir son mari.
Il lui fit un sourire rassuré et Heizo reporta son attention sur Shizuka, vexé.
"Je ne sais pas qui de nous deux était le plus vieux jeu", rétorqua-t-il avant de se diriger vers la maison.
Shizuka le rattrapa dans sa fuite, laissant Meiko et Ginshiro seuls. Ce-dernier s'assit aux côtés de sa femme, tenant toujours ses mains dans les siennes.
"Tu sais, pour Kazuha, je...
- Je suis convaincue que c'était une bonne idée", émit Meiko.
Ginshiro resta un moment surpris et haussa un sourcil, sceptique quant à ce soudain engouement. Meiko lui avait donné son accord, mais elle n'était pas sûre que ce soit une bonne idée. Il avait dû se passer quelque chose pour qu'elle change d'avis ainsi.
"Ah oui ? Et pourquoi ça ?
- Oh, eh bien comme ça... L'instinct d'une mère."
Les joues légèrement rosies, elle tentait de donner du crédit à son mensonge. Il soupira. Que dire face à cet argument ? Lui avait bien l'instinct d'un inspecteur. Il n'était pas dupe. Cependant, si elle avait envie de parler de ce qu'elle avait vu ou entendu, elle le ferait.
Brusquement, il se releva et la prit dans ses bras, une main sous ses genoux, l'autre derrière ses épaules. Surprise, elle se raccrocha à son cou retenant un cri.
"Allez rentrons, avant que tu n'attrapes froid.
- Au beau milieu de l'été", riposta Meiko en riant, sa tête appuyée contre son cou.
Il haussa les épaules et se laissa enivrer par son parfum. Il n'était rarement aussi heureux qu'en compagnie de sa femme. Elle ne dit rien non plus et profita de l'instant présent.
Kazuha était tranquillement dans la cuisine en train de préparer le repas du midi. Elle avait pris la suite de Shizuka et Meiko, les laissant se reposer un peu. Après tout, elle s'était levée vraiment tard aujourd'hui et n'avait pas pu aider.
Miki, la fille du frère de Mamori, entra dans la cuisine avec Akio, son fils de six mois dans les bras.
"Coucou Kazuha-chan ! Je te cherchais. Je te propose un échange. Tu t'occupes d'Akio et je prépare le repas, ça te va ? Il faut lui donner son bain, je n'ai pas eu le temps ce matin. Après je veux bien que tu t'occupes de son repas. Il le prend à midi et ce petit bonhomme est très à cheval sur les horaires.
- D'accord, sourit Kazuha. Mais tu es sûre que ça va aller ?
- Oh oui, tout le monde rentre du marché à cette heure-là. Il va y avoir de la main d'œuvre. Je vais embaucher Kyo-kun."
Kazuha rit en imaginant Kyo en train de cuisiner. Il avait le même âge qu'elle et était le neveu de Miki, ainsi donc ils n'avaient pas grand lien de parenté tous les deux, mais ça ne l'empêchait pas de le considérer comme son cousin à part entière. Il était assez boudeur et rancunier, mais elle s'amusait toujours avec lui. Ils en avaient fait voir de toutes les couleurs à leurs parents tous les deux. Parfois, il lui rappelait Heiji, même s'ils étaient foncièrement différents.
"Allez file. Ses affaires sont dans la chambre", la pressa Miki en lui confiant Akio.
Kazuha se retrouva hors de la cuisine, Akio tout contre elle. Le bébé la regarda avec de grands yeux verts et commença à rire. Bien sûr, elle ne put s'empêcher de lui suivre et l'installa sur sa hanche. Elle se rendit dans la chambre de Miki, lui prit des vêtements propres, une couche ainsi que ses affaires de toilette. Elle alla dans la salle de bain des enfants où était sa petite baignoire. Elle la remplit d'eau, posant Akio sur sa serviette à même le sol. Le bébé gazouilla et parvint à se mettre sur le ventre. Trop petit pour se porter, il resta sur place à battre des jambes et des bras. Kazuha rit en le voyant faire. Elle le récupéra après avoir vérifié la température de l'eau, et le déshabilla. Les yeux écarquillés, il avait l'air de se demander à quelle sauce il allait être mangé.
"Bah alors Akio-chan. Tout va bien. Je vais juste te donner ton bain. Je sais que ce n'est pas ta maman aujourd'hui, mais je te l'ai donné avant-hier, tu te souviens ?"
À nouveau confiant, Akio secoua ses jambes et ses bras en riant. Elle sourit, conquise et le prit dans ses bras. Elle avait tout à portée de mains, aussi, elle s'agenouilla à côté de la baignoire et mît délicatement le bébé dans l'eau en le soutenant d'une main. Elle n'avait mis qu'un fond d'eau, histoire de minimiser les risques.
"C'est tiède, hein Akio-chan", murmura-t-elle alors qu'il ne la quittait pas des yeux.
Le soutenant d'une main, elle passa de l'eau sur son corps au fur et à mesure en lui expliquant très exactement ce qu'elle faisait. Il semblait captivé.
"Le savon, et on frotte. Pas trop quand même. Tu vas être tout propre", sourit-elle en le rinçant.
Il prit confiance et remua les bras, éclaboussant tout autour.
"Akio-chan !" s'exclama Kazuka en riant.
Elle créa de petites vagues en guise de douces représailles. Elles vinrent recouvrir ses épaules et il s'agita un peu plus.
"Oh, je vois. Ça t'amuse hein, petit polisson."
Il le prit visiblement pour un compliment et continua ses exploits. Kazuha tenta vainement de se protéger et finit par abandonner. Elle le laissa un peu barboter en lui racontant des histoires et le sortit du bain. Elle l'allongea sur sa serviette éponge et l'emmaillota. Tamponnant en douceur, elle le sécha et l'hydrata. Elle lui mît une couche, son body ainsi qu'un short et un tee-shirt.
"Et voilà ! Hum... qu'est-ce que tu sens bon", déclara-t-elle en venant lui chatouiller le ventre du bout de son nez.
Il gigota et elle le prit étroitement dans ses bras.
"Je vais te remettre sur la première serviette pendant que je range et après, on va préparer le repas."
Il semblait reconnaître ce mot-là puisqu'il n'arrêta pas de secouer ses bras et ses jambes en babillant les minutes suivantes.
"Oui, oui, je suis à toi Akio-chan", souffla finalement Kazuha, une fois tout rangé.
Elle sortit de la salle de bain et sursauta en tombant sur Heiji. Anticipant une possible chute, il la retint contre lui pour éviter que le bébé ne lui échappe. Heureusement, elle le garda fermement dans ses bras et la situation amusa beaucoup Akio. Il vint toucher la chemise de Heiji avec curiosité, mais préféra bien vite la poitrine de Kazuha.
"Désolé, rougit Heiji. Je te cherchais un peu partout et...
- Non, c'est moi. Je m'occupais d'Akio et j'ai tendance à oublier le reste dans ces moments-là.
- J'ai vu ça", fit Heiji en lui lançant un regard tendre.
Elle l'observa avec surprise et haussa les sourcils.
"Tu nous espionnais ?
- Non ! répliqua le détective. Je... je regardais... Tu sais bien t'occuper des enfants.
- Oui, le fils de notre voisin venait souvent à la maison et puis, avec tous mes petits cousins. Tu ne les as pas encore vu, mais il y avait de quoi faire", sourit-elle en se dirigeant vers la cuisine.
Ils passèrent devant le miroir de l'entrée et Kazuha capta le regard surpris d'Akio. Elle s'arrêta et s'avança vers le miroir, le bébé dans les bras.
"Oh, tu as vu Akio-chan, c'est toi."
Elle lui fit une signe de la main et il parut encore plus surpris. Puis, elle prit sa propre main et le secoua doucement. Le bébé gazouilla quelque peu et gigota dans ses bras. Elle l'avança vers le miroir et il sembla comprendre. En effet, il s'immobilisa, bougea à nouveau et éclata de rire en tendant la main vers son reflet.
Kazuha rit à son tour et croisa le regard de Heiji. Il était particulièrement expressif, mais elle ne parvint pas à comprendre ce qu'il ressentait. Elle se retourna vers lui, curieuse, mais il avait déjà changé d'expression.
Sans un mot, ils gagnèrent la cuisine et Kazuha put lui présenter les personnes présentes : Miki, Jun qui était la sœur de Meiko, et Kyo qui boudait en épluchant des légumes. Elle décida de la taquiner et installa Akio dans sa chaise haute.
"Kyo-kun, je t'en pique. Tu ne m'en veux pas, c'est pour Akio-chan.
- Quoi ?! Non j'y suis depuis une heure au moins !" rétorqua le jeune homme en tentant de récupérer son bien.
Cependant, Kazuha les mettait déjà dans le mixeur. Elle cuisina rapidement une purée pour Akio et lui mît son bavoir. Heiji se retrouva bientôt assis devant Akio avec son bol de purée à la main.
"Kazuha, tu n'as vraiment pas peur. Je suis détective pas nourrisseur de bébé, déclara-t-il avec sérieux.
- Olala, on ne sait jamais comment les choses vont tourner, tu devrais t'entrainer, Heiji", assura la jeune fille, amusée.
Elle ne prit conscience de ses propres paroles que quelques secondes plus tard et rougit en formant ses boulettes de riz.
Il ne fit aucune remarque cependant et ignora les rires de Miki et Jun. Heiji soupira et prépara une petite cuillère qu'il présenta à Akio. Mort de faim, il ouvrit grand la bouche. Étant bon mangeur, le bébé lui facilita la tâche et finit son bol sans difficulté. Heiji lui essuya la bouche avec son bavoir.
"Je trouve que vous vous débrouillez particulièrement bien Heiji-kun", fit Miki en lui tendant un petit pot aux fruits.
Il l'ouvrit et eut le droit à un franc sourire d'Akio. Il connaissait déjà les petits pots aux fruits visiblement et aimait ça. En effet, il se pencha en avant et tenta même d'attraper le pot. Heiji avait heureusement eu la bonne idée de le garder en main, ce qui permit son sauvetage. Akio mangea rapidement son dessert et il le fit boire un peu d'eau avec le biberon. Puis, heureux, Akio leva les bras vers Heiji. Par réflexe, ce-dernier le prit en douceur et se rendit compte de son erreur une fois le bébé installé contre lui. Heiji se pétrifia et n'osa plus bouger.
"Heu... Kazuha, tu ne veux pas le reprendre ?"
Elle rit en le voyant si stressé et vint à son secours, plaçant correctement Akio.
"Je vous laisse aller le coucher pour sa sieste, déclara à Miki, occupée à la cuisine.
- D'accord, tu viens Heiji ?
- Quoi ? Tu ne comptes pas le prendre dans tes bras.
- Non, il a l'air très bien", le taquina Kazuha.
Ce n'était pas vrai puisque le bébé sentait le malaise de Heiji. Aussi, il gardait ses yeux grands ouverts sur lui avec inquiétude. Heiji soupira une nouvelle fois et la suivit.
Il raffermit sa prise et accéléra pour la rattraper.
"Ne me regarde pas comme ça, souffla-t-il, gêné par le regard du bébé. On va juste te mettre au lit, d'accord ?"
Il tentait de le rassurer, tout comme Kazuha l'avait fait lors de son bain. Cela porta ses fruits puisque Akio lui dédia un sublime sourire et se mît à gigoter soudainement.
"Aho ! Arrête de bouger", dit-il en s'immobilisant.
De peur, les yeux du bébé s'humidifièrent et Heiji paniqua.
"Non, non ! Ne pleure pas. Ça va, ça va."
Akio commença à hoqueter et avant que ça ne dégénère, Kazuha vint le récupérer. Elle le berça tandis qu'Heiji s'appuyait sur le mur en expirant profondément. Il l'avait échappé belle. Kazuha se moqua de lui, vite imitée par Akio.
"On ne peut pas être doué partout, rétorqua calmement Heiji en retrouvant son assurance.
- Rah Heiji !" s'écria-t-elle en accélérant le pas pour le rattraper.
Il se tourna vers elle et lui fit un signe de la main avant de partir devant en courant. Il avait repéré la chambre du bébé en la cherchant et cela l'amusa beaucoup d'embêter Kazuha. Elle le rejoignit et une nouvelle dispute débuta, ponctuée par les rires d'Akio.
Eh oui, Kazuha et Heiji se font surprendre. Ce ne sera pas la seule fois, je vous préviens. J'ai un peu l'impression d'avancer en aveugle car le comportement disons de fiancé d'Heiji est assez dur à déduire. Je ne fais que des suppositions et donc j'espère ne pas être trop hors caractère. Je l'imagine passionné déjà vu sa passion pour les enquêtes et son caractère. J'entends par là qu'il s'emporte facilement dans tout ce qu'il fait et plus particulièrement lorsque ça concerne Kazuha. Leurs disputes par exemple.
Bon Heiji a toujours du mal à exprimer ses sentiments, mais on ne le changera pas aussi facilement. Je crois que le langage du corps va rapidement plus lui parler ;)
Avez-vous aimé le petit développement sur Meiko ? Je pense que c'était la moindre des choses après avoir introduit ce personnage. J'espère qu'il vous plait. Moi je l'adore personnellement.
Excusez-moi pour le très long passage avec Akio, mais je trouve ça trop mignon donc encore une fois, je n'ai pas pu résister.
Bisous et au prochain chapitre !
