Voici un chapitre à trois parts. Je publierai ces trois POV différents l'un après l'autre, venez voir demain aussi !
Bonne lecture, et merci à ma béta-lectrice Matteic qui corrige les chapitres et m'encourage pour la suite.
Oh, et n'oubliez pas de reviewer ! S'il vous plaît (je suis polie) ^^
POV Frederico, père de Céline.
La chambre de Nariel. Appelée Céline par les mortels, les non-elfes, les demi-elfes, Ari... et Beyhan.
Décoration typique de ma grande fille. Ça fait du bien, parce que je ne saurais pas décorer la chambre d'une fillette qui ne vit pas au Moyen-Orient en 1500.
L'homme aux cheveux argentés ouvrit la porte d'une armoire en bois avec des rubans multicolores collés dessus. Il fouilla un peu dedans, puis en sortit un nounours décapité.
Elle avait pleuré pendant trois heures. Puis j'étais venu avec une petite poupée et elle avait cessé. Drôle de comportement, ni son frère ni sa sœur n'avaient arraché la tête de leur jouet préféré avant de pleurer comme s'ils s'étaient cassés une jambe.
Il fouilla encore un peu dans l'armoire et trouva une boîte de matériel de couture. Il passa sans aucun mal un fil dans une aiguille, ensuite il regarda tour à tour l'aiguille et le corps du nounours.
Ah, j'ai oublié la tête ! Mais où l'a-t-elle mise ?
L'homme chercha fébrilement la tête du jouet dans des boîtes en carton.
"BAM"
Elle lui tomba sur la tête, juste après l'horrible collision entre un crâne aux cheveux argentés et un objet dur non-identifié.
Grr. Comment on fait déjà pour coudre ?
Un souvenir apparut dans l'esprit de l'elfe : une femme brune tenait un petit garçon dans ses bras. Elle chantait une berceuse dans une langue qui ressemblait étrangement au chinois. Au bout de deux minutes, le bébé s'endormit et la femme laissa échapper un soupir de soulagement.
- Peux-tu mettre Ari dans son berceau, s'il te plaît ? Je dois recoudre la robe de Beyhan, elle s'est encore déchirée...
L'elfe continua à observer la scène. Il vit son spectre prendre le bébé dans ses bras et il le suivit jusqu'à ce qu'il revienne dans le salon. La femme avait déjà commencé à coudre le bras d'une robe. L'elfe s'assit par terre devant sa femme et contempla les éclats argentés de l'aiguille.
Elle avait appris à maîtriser cette aiguille aussi bien que le feu qui brûlait sous la casserole, dans la cuisine.
Le souvenir s'estompa lentement devant les yeux gris de l'elfe. Seul l'éclat de l'aiguille resta : la tige de métal cousait rapidement le tissu. Le regard de l'homme était perdu dans le vide. Il finit rapidement de réparer le jouet, puis resta immobile.
Soudain, il remarqua un cahier qui n'était pas censé être là.
Son journal. C'est couvert avec du papier doré. Elle l'a oublié.
Pendant un instant, le père resta perplexe.
Elle ne l'aura pas écrit en elfique, bien sûr.
Il ouvrit la couverture épaisse, puis regarda les lettres inscrites l'une sous l'autre.
Je le savais.
