Chapitre 7: want to stay in love with my sorrow
?POV
Sur l'air de lithium, d'evanescence
Vous savez ce qu'est le love ? Le Big Love ? Moi, oui.
Nous partageons tout: tristesse, émotions, galères, peines et joie. Chacun est capable de finir les phrases de l'autre. Nous sommes en parfaite osmose. Complémentaires, en symbiose. Et je l'aime. Je pourrais mourir pour elle. Nous n'avons jamais vraiment parlé de nos sentiments, nous n'avons pas besoin de mettre de mot dessus.
Disons que notre situation est un peu... complexe.
Je l'aime, et je passerai ma vie à travailler à la rendre heureuse et je pensais que ça me suffirait. Mais dernièrement, j'ai commencé à m'interroger vraiment sur ses sentiments. Et si elle ne m'aimait pas comme moi, je l'aimais?
La semaine dernière, elle sortait de la salle de bain, vêtue d'un de ces Jeans toujours trop serrés, et d'un débardeur à fines bretelles. Sans soutien gorge. Ses tétons pointaient sous le tissu et ses cheveux mouillés imprégnaient le vêtement qui se collait à sa peau. Autant vous dire qu'elle était carrément chaude! Et nous, nous étions seuls.
Je l'avais alors plaquée fermement contre le mur du couloir, alors qu'elle n'avait fait que quelques pas hors de la salle de bain. Je me pressais contre elle, plongeant mes yeux dans les siens. C'était vraiment grisant. J'avais glissé ma cuisse gauche entre ses jambes et je me mis à frotter ma jambe contre son intimité. L'accélération de sa respiration me prouva de la plus belle des manières que, malgré son Jean, elle ressentait bien ce que je lui faisais.
Mes mains étaient placées sur ses hanches, mes pouces posés sur le sommet de chacun de ses os iliaques, mes doigts caressant doucement sa peau, après avoir écarté légèrement ses vêtements.
Ses mains à elle, étaient posées sur mes épaules, ses pouces sur les clavicules, ses doigts sur mes omoplates.
Je posais mon front délicatement sur le sien, mes yeux admirant la profondeur des siens. J'entendis vaguement un bruit provenant des escaliers, sûrement le chat... à ce moment là, rien ne pouvait venir me perturber.
Mon nez frôla le sien quand mes lèvres vinrent se refermer tendrement sur sa lèvre supérieure. Je picorai plusieurs fois sa lèvre, alors que elle, elle restait immobile. Les yeux fermés.
Mes doigts se crispèrent sur ses hanches, attendant une quelconque réaction. N'en ayant toujours pas, je plaquai brutalement mes lèvres sur les siennes. Sa tête entra en contact avec le mur en un bruit sourd. Ma langue écarta ses lèvres sans douceur et caressa ses dents, attendant qu'elle me laisse passer. Ce qu'elle ne fit pas.
Mes mains approchèrent ses hanches des miennes, la décollant un peu du mur, avant que, d'un coup de reins, je ne la plaque à nouveau contre. Sous le choc, elle entrouvrit la bouche, gémissant de douleur, permettant à ma langue d'entrer.
Je me mis à caresser avidement sa langue, pressant ma queue contre ses hanches, provoquant une friction enivrante. Et nous étions toujours habillés...! J'avais envie de plus, besoin de plus.
Je grognais légèrement quand elle me repoussa, probablement pour me mener à sa chambre, et continuer dans une bulle plus intime que ne l'est un couloir. Mais au lieu de ça, une fois qu'un espace suffisant regnait entre nos corps, elle m'assena une gifle magistrale.
M'avait-elle réellement rejeté, ou cherchait-elle à faire bonne figure face à Emmy que j'avais vu, trop tardivement, dans les escaliers?
Il fallait que j'en ai le coeur net...
Il fallait que je sache.
Ce soir, nous quittions un peu plus tôt le bahut car notre prof de sport était absent, nous avions la maison rien qu'à nous pour quelques petites heures.
Depuis ce baiser, nous n'avions pas reparlé. Elle, elle se montrait très froide envers moi, m'évitant constamment, et moi, je ne faisais que repenser à sa langue. L'imaginer caressant mon corps, ma queue... Résultat, j'avais eu la trique toute la semaine.
En rentrant à la maison, elle est allée directement dans sa chambre, sans me prêter attention. Ca va pas se passer comme ça, moi, j'ai besoin de mettre les choses au clair!
Je monte les escaliers, sans grande délicatesse, chaque pas martelant les marches. Arrivé en haut, je me dirige vers sa chambre. La porte n'est pas fermée, je la pousse doucement. Elle est là, plus belle que jamais. Plongée dans ce qui doit être un exo de maths, à ruiner le bout de son crayon de papier (N/A pitié, pas de crayon de mine...) en le mordillant, et putain, sque ça peut être bandant!
Elle est assise sur sa chaise de bureau, sa jambe droite repliée sous ses fesses. La chemise blanche pas entièrement boutonnée laissant deviner clairement ses seins si attirants...
Chui là, dans l'encadrement de sa porte, et je n'ai plus aucune envie de lui parler.
-"Qu'est-ce tu veux, Sean?" Me demande-t-elle froidement.
Ce que je veux... si elle savait... Il faut qu'elle sache... Me m'approche alors. Elle ne lève pas les yeux. Je dois lui faire honte. Peu importe.
Je pose ma main sur son épaule. Elle ne lève toujours pas les yeux de son cahier. Je me mets à genoux à sa gauche et murmure: "Toi".
Là au moins, elle lâche son cours. Elle tourne son regard interloqué vers moi, putain qu'elle est belle... Je me relève un peu, pour plaquer mes lèvres contre les siennes, plaçant ma main sur sa nuque, pour appronfondir rapidement notre baiser... ou plutôt mon baiser.
Encore une fois, elle ne réagit pas. Elle essaie de dégager son visage, sa bouche, mais ma deuxième main se pose sur son visage, l'empêchant de m'échapper. Je sais qu'elle aussi en a envie.
Je pose mes mains dans le creux de ses reins, et commence à me relever, elle est toujours assise sur sa chaise, et a reculé ses lèvres, fixant sur moi un regard ahuri. Quand mes hanches arrivent à hauteur des siennes, j'approche la chaise de moi et soulève son corps, de façon à plaquer son bassin contre le mien. Je continue à me redresser, la tenant dans mes bras.
Instinctivement, elle enroule ses jambes autour de moi .Je suis sûr qu'elle peut déjà sentir ma queue raide contre son ventre. Mes yeux se perdent dans les siens, et je me rends compte qu'elle a cessé de respirer. Je lui murmure alors à l'oreille:
-"Respire, ma douce, respire."
-"Merde, qu'est-ce tu fous?"
-"Je t'aime. Et je sais que tu m'aimes aussi. Laisse moi te prouver que tu m'aimes, laisse toi faire, je t'en prie."
Ma voix s'est brisée. Je commence à douter de mes propres paroles. Pas au sujet de mon amour pour elle, mais plutôt du sien.
Je la pose délicatement sur son lit, en restant entre ses cuisses.
Mes mains sont posées sur ses hanches, les caressant doucement, alors que j'embrasse son cou, à plusieurs reprises. Je sais que pour la rallier à ma cause, je dois me faire tendre et prévenant, même si je n'ai qu'une seule envie: lui sauter dessus.
Elle, ne dit rien. Ne fait rien. Complètement à ma merci, c'est d'autant plus excitant.
Mes mains glissent lentement sous sa chemise, lui laissant le temps de me stopper si elle ne veut pas aller plus loin, mais fixer le plafond est la seule chose qu'elle fait. Mes mains arrivent sous son soutien gorge, et sa chemise est trop étroite pour que j'aille plus loin. J'embrasse la peau que son décolleté dévoile, alors que j'entreprends de défaire sa chemise. Je suis de plus en plus à l'étroit dans mon jean, et c'est vraiment une sensation que j'apprécie. Je me frotte contre elle, et je bande encore plus.
Ses seins sont magnifiques, les plus beaux que j'ai jamais vu. Je retire rapidement son soutien gorge et les embrasse alors que je m'active à défaire son pantalon et retire son string dans un même geste.
Elle est divine, excitante... vraiment bonne. J'en suis sûr: j'en suis amoureux. Mais elle, elle ne bouge toujours pas, préférant fixer le plafond.
Alors je retire moi-même mes vêtements avant de me replacer entre ses cuisses. Ses chevilles se rejoignent dans mon dos, c'est le seul geste qu'elle fait.
Je place ma queue à son entrée et essaie de capter son regard, mais elle semble toujours ailleurs.
-"Je t'aime Bella." Et je m'insère, lentement, tendrement, étouffant un gémissement de plénitude, parce que, putain, elle est vraiment bonne!
Une fois entièrement en elle, je l'embrasse, amoureusement. Je mets dans ce baiser tout ce que je ressens pour elle, et ses lèvres... elles ne bougent toujours pas. Ses yeux brillent, et elle les ferme. Une petite perle coule de son oeil gauche, glisse sur sa tempe et disparaît dans sa chevelure. Je sais qu'elle n'est plus vierge, ça n'est donc pas de la douleur. Je mets cette larme sur le compte du plaisir, refusant de penser à autre chose.
Mes mouvements en elle se font tendres, amoureux et passionnés. De temps à autre, une nouvelle larme apparait que je m'empresse d'aspirer entre mes lèvres. J'accélère doucement, cherchant à aller plus profondément à chaque coup. Mes doigts se faufilent entre nous jusqu'à atteindre son clitoris que je caresse méthodiquement, mais je n'obtiens toujours aucune réaction, alors que mon plaisir à moi, augmente toujours un peu plus. C'est juste trop bon!
J'accélère encore, embrassant son cou, suçant sa peau. Je la marque comme mienne, un brin possessif. J'arrive pas à lui donner de plaisir, et quand je me libère en elle dans une série de grognements rauques, (bordel de merde, j'ai zappé la capote! ) je la vois fondre en larmes.
-"Bells, je lui caresse les tempes, tentant d'effacer ses larmes qui se faisaient de plus en plus nombreuses, chuuut ma belle, tout va bien. Je t'aime."
J'avais pas calculé sa réaction. Elle me pousse violemment hors de son lit. Je tombe par terre.
-"SORS D'ICI!"
Je me fais pas prier, et quitte sa chambre, mes fringues sous le bras. Je me sens un peu con.
Je descends dans la cuisine après m'être rhabillé et me prends un verre d'eau. Je regarde vaguement l'heure, Emmy doit rentrer dans une petite demie heure.
C'est officiel, elle ne m'aime pas. Elle me hait. Je l'ai fait pleurer. Elle n'a pas aimé. Pire...
OH
BORDEL
DE
MERDE.
Elle n'a pas participé.
Elle n'a pas dit "oui".
Au contraire, elle a pleuré.
Et surement pas de plaisir.
Merde...
je l'ai violé!
Mes jambes tremblent. J'ai du mal à respirer. Je me sens oppressé, ma vue se trouble, je chiale comme un gosse et mes yeux se posent sur la collection d'armes à feu du père d'Emmy. Il l'avait laissée là avant de partir, étant trop pressé de quitter la maison. Ses quelques armes étaient toujours exposées, dans la cuisine.
Peut-être que ma mort serait un moyen de me faire pardonner ma connerie.
-"Pardonne moi Belli." Et comme si elle m'avait entendu, comme si elle avait suivit le cheminement de mes pensés, elle descend les escaliers... et entre dans la cuisine. Mais c'est trop tard, j'ai déjà l'arme dans les mains. Je l'ai chargée alors que ses petits pieds nus faisaient le chemin entre les escaliers et la cuisine.
Est-ce qu'elle essaie de me raisonner, est-ce qu'elle me supplie. J'en sais rien, je suis complètement ailleurs.
Elle est face à moi, l'entrée de la cuisine est alors derrière moi, j'ignore comment nous nous sommes retrouvés ainsi, mais mes yeux ne quittent plus les siens. Ses merveilleux yeux bruns sont rougis par les larmes.
Je suis un monstre.
Je suis un putain d'enfoiré de monstre.
Et, précipitamment, j'amène l'arme entre mes yeux. Je ne veux pas qu'elle m'arrête. Continuer à vivre en voyant la déception et la pitié dans ses yeux...
Non!
Alors, de ma main tremblante, j'appuie le fer froid contre ma peau et mon index fait pression sur la gâchette. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi résistant. Avec un peu plus de force, j'appuie encore sur ce petit morceau de fer afin de faire justice à la femme que j'aime.
