Auteur : x-Lilo

Titre : Coup d'un soir, ou presque.

Résumé : Une partie de jambe en l'air, avec un inconnu, un soir d'été, n'engage à rien, pas vrai ? Enfin sauf si l'inconnu est amené à faire partie de notre vie… HPDM, UA

Rating : M, dès le prologue

Genre : Romance, je suppose. UA. Slash, mais vous vous en doutez, puisque vous n'êtes certainement pas arrivé ici par hasard !

Disclaimer: Les personnages appartiennent bien évidemment à J.K Rowling.

.

Réponses aux reviews anonymes :

.

YAMIA : Merci pour ta review ! J'espère aussi qu'elle ne te lassera pas… Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant. Bisous !

Zelnazoo : Il se cache plein de truc, que je ne garderai plus pour moi trop longtemps, promis ! J'espère que la suite te plaira, bisous !

Anali Black : La voilà la suite ! J'espère qu'elle te plaira ! Bonne lecture, bisous !

Puppy : Merci pour ta review, elle m'a vraiment touchée ! Je suis contente que ça te plaise à ce point et j'espère ne pas te décevoir avec ce chapitre où il y a encore un peu (Beaucoup) de lemon ! Bisous et à bientôt je l'espère :D

Brigitte : Oui, très dur (sans mauvais jeu de mots : P) ! J'espère que ce chapitre te plaira autant que les autres ! Bisous et merci pour ta review !

Narcissa Potter : merci pour ta review ! Contente que ça te plaise toujours autant ! Tu sembles 'amoureuse' de Blaise, il a donc réussi :D Et ne t'inquiètes pas, ils finiront par s'en rendre compte, il leur faut juste un peu de temps ! Bonne lecture.

.

Chapitre VI : Et moi, je t'ai manqué ?

.

Un garçon roux d'une douzaine d'années était allongé dans l'herbe entre un jeune brun portant d'énormes lunettes et son sosie féminin, les lunettes en moins ! Les deux garçons avaient la mine renfrognée tandis que la jeune fille souriait de toutes ses dents dévoilant un appareil dentaire fort peu esthétique, terreur des adolescents…

- Je voudrais que les vacances durent toujours, déclare le roux la mine boudeuse.

- Quand je serai président, il n'y aura jamais d'école, lui répond le brun. On sera toujours en vacances et ce sera génial !

- Absolument géniale, ajoute son sosie la voix chargée d'ironie, on sera tous complètement idiot comme ça !

- Ne sois pas si rabat-joie ! Je ne comprend pas pourquoi tu aimes tellement l'école de toute façon, s'exclame le roux.

- On y apprend plein de chose et on rencontre des gens très intéressants mais c'est vrai que baisser le maillot de bain de ce porc de Dudley Dursley à la piscine pour que tout le monde puisse voir à quel point ces parties sont ridiculement petites est beaucoup plus instructif, déclare la jeune fille d'une traite, ses yeux semblant lancer des éclairs.

Les deux garçons se regardent et se mettent à rire en se remémorant ce souvenir, tandis que la fillette se lève, s'apprêtant à partir.

- Si j'étais toi, je ne rigolerai pas trop, s'énerve-t-elle, fixant le brun, en regardant bien on voit encore la trace du cocard que cette connerie t'as coûtée ! Bon, moi je rentre, j'ai froid, ajoute-t-elle d'une voix sèche en quittant les garçons.

- Complètement cinglée ta frangine mon vieux, s'exclame le roux après quelques minutes.

- Tout à fait d'accord, répond l'autre garçon.

- Enfin bon, tout ça pour dire que demain on retourne en cours et que je crève d'envie de rester en vacances Harry !

- Moi aussi Ron, moi aussi…

.

Six ans et quelques plus tard. Même herbe. Les deux mêmes garçons et une conversation similaire, à peu de choses près.

- Putain Harry, j'ai pas envie de retourner en cours, déclare Ron en tendant à son ami ce qui semble être un joint.

Il tire dessus, une fois, puis deux. Ferme les yeux et attend un instant avant de répondre.

- Moi, bizarrement ça va. Pour une fois ça me gène pas tant que ça de retourner au lycée.

- Bizarrement ? Avoue-le Harry, tu crèves d'envie de retrouver notre cher prof de philo !

- Hum, c'est pas faux répond Harry, repassant le joint au roux. En même temps je sais pas trop, on s'est pas parlé depuis l'aventure dans sa voiture, ça va faire 3 semaines.

- Ça vous laisse le temps d'y réfléchir… déclare Ron pensif, d'ailleurs toi t'en penses quoi de tout ça ?

- J'sais pas trop. Au début c'était juste un coup comme ça tu vois, et finalement c'est notre prof ! J'ai encore du mal à m'y faire. Mais je crois que je m'attache à lui et ça me fait flipper… Oh, bordel, on dirait un pré ado en manque de cul, ajoute-t-il un instant après.

- C'est une façon de voir, déclare Ron en ricanant. Moi je trouve qu'on dirait surtout un mec qui se fourre toujours dans des histoires compliquées et qui ne sait pas trop ce qu'il doit faire parce qu'il a peur de se laisser aller avec les autres.

Alors que le silence s'installe, Ron ajoute :

- Heureusement ce pauvre type a un ami hors du commun qui est toujours là pour lui venir en aide !

Harry laisse échapper un petit rire, l'inquiétude persiste, mais passer du temps avec Ron lui fait du bien ! Il tape doucement son ami sur l'épaule.

- T'es trop con, ajoute-t-il.

- Je sais, lui répond Ron le sourire aux lèvres. Enfin bon, tout ça pour dire que demain on retourne en cours et que je crève d'envie de rester en vacances Harry !

.


.

- Et si on considère Freud comme…

Draco Malefoy s'interrompt soudain, lançant un regard plein de mépris à sa classe. Aucun élève ne semble prendre son cours au sérieux. Un bon quart somnole, un autre est occupé avec un téléphone portable ou tout autre objet 'technologique'. Quand à l'autre moitié de la classe, elle semble tout simplement ailleurs. Se remémorant ses vacances ou prévoyant déjà le prochain week-end. Les jeunes, quelle plaie ! Hé, mais depuis quand pensait-il comme un vieux frustré ?

- Si on considère Freud comme un véritable sex-addict qui passait son temps à s'envoyer en l'air avec la première venue alors…

Il s'interrompt de nouveau. Quelques élèves sont sortis de leur léthargie et regardent leur professeur comme s'il avait perdu la tête.

- Enfin un peu d'attention, ajoute celui-ci. Bon, allez-y, foutez moi le camp ! Vous avez intérêt à être plus attentifs demain, prévient Draco alors que la moitié des élèves ont déjà rangés leur affaires, trop heureux d'échapper aux dix dernières minutes de cours de la journée. Oh, et euh Harry, tu pourrais… ajoute-t-il plus bas.

Le brun hoche simplement la tête, un grand sourire aux lèvres en fixant Draco, lui montrant qu'il a compris et surtout lui évitant d'avoir à trouver une excuse ridicule.

.

La salle se vide petit à petit et bientôt il ne reste plus qu'Harry et Draco. Le brun s'avance vers son professeur, le regard brûlant.

- Salut, murmure-t-il.

- Salut, lui renvoie Draco. T'as passé de bonnes vacances ?

- Pas mal, j'ai traîné avec Ron, bu quelques bières et dormi jusqu'à 14h. J'ai vu ma sœur aussi, elle a passé quelques jours à la maison, déclare Harry le plus naturellement du monde, comme s'ils étaient deux vieux amis.

- Oh t'as une sœur ? S'étonne Draco.

- Jumelle. Mais elle ne me ressemble pas, je suis beaucoup plus beau ! S'exclame Harry arrachant un rire à Draco qui semble subjugué par ses paroles. Et deux petits frères aussi ! Toi, tes vacances ?

- Plutôt bien. Quelques copies à corriger, mais Blaise, le mec qui t'a parlé devant le lycée, précise Draco en rougissant, s'est chargé de me faire sortir. On s'est éclaté.

- Oh, il… il habite ici ? Enfin je veux dire, vous vous voyez souvent ? Demande Harry d'une voix où la jalousie est perceptible.

- Il vit à Londres en fait, mais il partage mon appartement pour quelques temps, explique Draco sans se douter qu'il ne fait qu'alimenter la jalousie du brun.

- Je t'ai manqué ? Demande soudain Harry, qui regrette immédiatement son impulsivité.

Draco se tourne alors vers lui. Est-ce qu'il avait bien entendu ? Est-ce qu'Harry venait juste de se comporter comme un enfant gâté ? Qui était ce jeune homme en face de lui et qu'avait-on fait du Harry Potter fier, orgueilleux et sûr de lui qu'il connaissait ?

Ceci dit, si la question était : 'Harry lui avait-il manqué ?', la réponse était indéniablement un oui. Un grand, énorme, immense, gigantesque oui !

Peut-être était-ce le moment d'être honnête, non ?

- Et moi, je t'ai manqué ?

Bon, très bien, l'honnêteté, on repassera.

- J'ai posé la question en premier ! S'exclame Harry, indigné.

- Et alors ? Répond Draco.

- Et alors je m'en vais. Tu m'emmerdes, déclare le brun en se dirigeant vers la porte.

C'est le moment ou jamais, c'est bien comme ça qu'on dit non ?

- Oui. Aussi bizarre que ça puisse paraître, ton putain de mauvais caractère m'a manqué. Tu m'as manqué Harry. Vraiment. Et je suis content de te revoir. Je n'attend que ça depuis plusieurs jours, avoue un Draco rougissant mais heureux de retrouver le Harry au caractère insupportable qui lui plait tant.

- Toi aussi, répond simplement le brun un immense sourire aux lèvres avant de se coller à lui et de commencer à dévorer sa bouche.

.

Bientôt, le brun se retrouve assis sur le bureau de son professeur, ses jambes s'enroulant autours de la taille du blond, tandis que ce dernier s'applique à embrasser passionnément la bouche de son élève. Leurs langues se chamaillent, leurs dents s'entrechoquent quelques fois. Ils manquent de souffle. Il y a un mot pour décrire ça, non ? Quelque chose comme passion, peut être.

- Harry, murmure Draco, tandis que celui-ci s'attaque à son cou. Harry, tu es sûr qu'on a le droit de faire ça ? Je suis ton… prof et, oh oui… si on continu, on ne s'arrêtera pas, arrive à articuler le blond entre deux gémissements.

- Belle déduction, se moque le brun en faufilant ses mains sous la chemise de Draco et en commençant à embrasser son torse. Je ne… sais pas si on… si on a le droit, mais au pire on… on dira qu'on ne savait pas, dit-il entre deux baisers.

Cette dernière réplique arrache un rire à Draco, juste au creux de l'oreille d'Harry et celui-ci se surprend à penser que ce simple son pourrait certainement le faire jouir. Ça ou la main de Draco qui se glisse sous son jeans, tentant tant bien que mal de défaire sa braguette pour se frayer un chemin jusqu'à son sexe, presque douloureux car tendu à l'extrême.

Plus qu'impatient, Harry enlève ses chaussures de quelques coups de pieds bien sentis, pose ses mains sur celle de Draco et fait descendre son pantalon ainsi que son boxer sans oublier ses chaussettes quand ses mains arrivent au niveau de ses chevilles. Le voyant faire, Draco s'applique à lui retirer son tee-shirt pour, enfin, le voir nu.

Il ne peut s'empêcher de se sentir ému devant ce magnifique corps qu'il voit nu pour la première fois. Il commence par fixer ses épaules, finement musclées, sûrement par le basket, puis son regard descend vers son torse, presque imberbe. Tant mieux, il n'aime pas spécialement les poils ! Puis des abdominaux, là encore, grâce au sport, bien développés. Du nombril, il suit la fine ligne de poils qui mène à l'objet de ses désirs. Le membre d'Harry est fièrement dressé semblant le narguer ou bien juste l'appeler, 'Je suis là, occupe toi de moi !'. Draco sait que, plus bas, il trouvera deux jambes fuselées qui mériteraient, elles aussi, son attention, mais il ne peut détacher son regard de la verge d'Harry. Il doit d'ailleurs avouer que, de ce côté-là, Harry n'a rien à envier à personne. Dame Nature semble s'être montrée bien généreuse…

- Jaloux ? Demande le brun, soucieux d'être détaillé de cette façon.

- Petit con, répond Draco, un rictus collé aux lèvres.

- Petit ? S'exclame Harry, un air faussement vexé sur le visage.

La seule solution qui s'impose à Draco est celle d'embrasser cette bouche qui le nargue, de caresser ce corps qui l'attire tant, de se coller à Harry jusqu'à ce qu'il n'y ai plus un seul centimètre qui sépare leur deux corps.

Il a l'intime conviction que cette fois là sera différente des deux précédentes pas forcément mieux, certainement pas pire. Non, juste différente. Il n'a pas changé d'avis. Pour lui, il est évident que cette histoire ne mènera nulle part, qu'elle est beaucoup trop compliquée et vouée à l'échec. Mais, il sait aussi que s'il ne s'arrête pas maintenant quelque chose va changer en lui, qu'il ne pourra plus revenir en arrière…

Et il ne s'arrête pas.

Sa main trouve presque naturellement une place sur le sexe tendu d'Harry et commence un lent va et vient, arrachant ses premiers gémissements au brun qui ferme déjà les yeux de plaisir.

Sans arrêter les mouvements qu'effectue sa main, Draco plonge l'autre dans sa sacoche et en sort un tube de lubrifiant. Reconnaissant ce que son amant vient de sortir, Harry écarquille soudain les yeux.

- Draco, est-ce que… est-ce que tu te promènes toujours avec du lubrifiant sur toi ? Demande Harry, plus qu'étonné.

Le blond, gêné, ne peut empêcher le rouge de lui monter aux joues.

- C'est juste que… C'est juste, bafouille-t-il. J'avais une petite idée de comment ça allait… finir et euh… Je ne veux plus que tu ais mal. Tu sais, j'ai bien vu… la dernière fois.

Face à cette révélation, Harry ne peut que hocher la tête avant de capturer les lèvres du blond, une nouvelle fois.

.

Draco enduit à présent ses doigts de lubrifiant, pendant qu'Harry s'allonge nonchalamment sur le bureau. Le blond ne peut s'empêcher de se lécher les lèvres devant cette image si indécente. Dans cette position, Harry semble être une véritable incitation à la débauche. Draco ne résiste pas plus longtemps et attrape ses jambes, ces jambes sur lesquelles il n'a pas pris le temps de s'attarder quelques minutes plus tôt et les dépose sur ses épaules, ensuite il commence à faire pénétrer un doigt, puis deux en Harry qui, par impatience, entame déjà un mouvement de haut en bas avec ses hanches. Quand un troisième doigt rejoint les deux précédents, le brun laisse échapper un petit cri de pure extase.

- Draco, gémit-il, Draco… Je pense que tu es encore beaucoup trop habillé pour ce que je veux que tu me fasses.

Le blond sourit face à l'impatience dont son amant fait preuve. Il descend alors doucement les jambes d'Harry, qui s'empresse de se rasseoir. Le brun défait alors la ceinture de son professeur, les mains tremblantes, ouvre son pantalon et le descend juste sous les fesses de Draco, entraînant son boxer par la même occasion. C'est alors Harry qui prend le temps d'observer la parcelle de peau du blond qui est dévoilée, avant que sa main ne se referme sur le tube de lubrifiant posé sur le bureau.

Il en verse une quantité raisonnable au creux de sa main avant d'en enduire le sexe de Draco. Celui-ci accueille l'initiative par des soupirs de contentement. Quand il sent que sa verge est assez lubrifiée, il dépose un léger baiser sur les lèvres d'Harry avant de poser sa main sur le torse de son élève, l'incitant à s'allonger de nouveau. Il dépose, une nouvelle fois les jambes du brun sur ses épaules avant de guider son sexe jusqu'à l'entrée du brun.

Quand, enfin, il entre en lui, il est heureux de ne pas être accueilli par une plainte mais plutôt par un soupir. Un soupir qui semble presque signifier le contentement. Un soupir qui semble lui hurler 'Enfin, enfin, tu es là'. Un soupir, de bonheur ?

Il commence alors de lent mais prononcés va et viens dans ce corps qu'il aime tant, tandis qu'Harry, lui, emmène sans arrêt ses hanches à la rencontre de celles de Draco tout en se relevant autant que son corps le lui permet afin d'emmener ses lèvres à celles de son professeur.

.

.

Si quelqu'un s'était aventuré au quatrième étage de ce lycée de banlieue, il aurait pu entendre la litanie de 'Harry' et de 'Draco', entrecoupé de 'Encore' ou de 'Plus vite', murmurés dans la salle du fond. S'il était resté assez longtemps, il aurait même pu entendre les cris de jouissance annonçant la fin de l'acte entre les deux hommes.

Si cette personne était assez perspicace, elle aurait constaté qu'à partir de ce jour là, Harry serait souvent le dernier à ranger ses affaires après le cours de philosophie et qu'il ne rentrait jamais plus, directement chez lui.

Avec un bon sens de l'observation, cette personne aurait peut-être même remarqué qu'en déposant ses devoirs sur le bureau, Ronald Weasley s'appliquait à ne pas toucher le meuble qu'il savait désormais lieu de débauche de son meilleur ami et de son professeur.

.

À suivre…

.

Pfiou, voilà, Fini ! Celui-ci est assez hum, chaud ?

Les choses deviennent 'sérieuses' entre eux…

Prochain chapitre un peu plus drôle et essentiellement centré sur Harry et ce qu'il peut ressentir après 'ça'.

Reviews ?

A la semaine prochaine, bisous !