Il se souvenait parfaitement de ses yeux marrons, alors pourquoi à l'instant avait-il tant de mal à les croiser ? Pourquoi se défiler ? Refuser de lui laisser voir l'amour qu'il lui portait ? Au nom de quelles stupides et nobles raisons ? Comment arrivait-il à lutter contre toute force du Mal alors que face à une simple adolescente, il devenait impuissant ? Son odeur l'embaumait totalement, tant est si bien qu'il avait du mal à se concentrer, à penser à autre chose, à trouver la force et la lucidité requise pour ne pas flancher. Les gracieux mouvements de son dos reprenaient en un rythme enivrant, effleurant son propre corps, lui faisant perdre complètement la tête. Il tentait vainement de ne pas humer son odeur, d'imaginer une autre, de penser à autre chose. Au danger qu'elle encourait par exemple en étant juste ainsi près d'elle. Elle pourrait disparaître juste pour lui avoir sourit.

En cet instant, il aurait tant apprécié avoir la force de relâcher sa main, de reculer de quelques pas pour retrouver un semblant d'esprit. Parce qu'ainsi, il ne répondait plus de lui-même, il pourrait dire n'importe quoi, faire n'importe quoi. Mais elle avait besoin de son aide, et son bonheur passerait toujours avant le sien, c'était la seule chose qu'il pouvait lui offrir. Son sacrifice. Le sacrifice d'un homme qui l'aimait démesurément, bien plus que l'on ne l'avait jamais aimé. Il sentit qu'elle était également mal à l'aise, que cette situation provoquait en elle trop de trouble. Il aurait pu tenter de la rassurer, la barricader contre son corps et refusait de la voir s'éloigner. Il aurait pu lui murmurer qu'elle n'avait rien à craindre tant qu'elle demeurait ici. Tout près de lui. Il releva son bras, ajustant la trajectoire de la baguette de la jeune fille. Elle se laissa faire impunément, lui faisant bien trop confiance. Prête au danger, pour demeurer à ses côtés.

_ Bien. Maintenant concentres toi sur l'objectif que tu souhaites atteindre, sur cela et rien d'autre.

_ Facile à dire murmura-t-elle, acide.

Elle aurait pu supporter la rigueur d'Hermione, l'impatience de Ron mais pas sa présence. Le seul homme qu'elle n'ait jamais aimé. Et il avait fallut que ce soit la réciprocité qui pose problème. Comme elle aimerait le secouer, lui hurler d'arrêter de se fustiger, qu'elle avait besoin de lui et non de la vie. Elle maudissait la vie s'il n'en faisait pas partie. Elle n'en avait rien à faire de sa protection, de ses nobles raisons. Elle voulait qu'il l'aime tout simplement. Etais-ce trop demander ? Il soupira en entendant son commentaire et son souffle effleura la nuque délicate, le fin grain de peau la faisant frissonner de toute part.

_ As-tu froid ? Chuchota-t-il de sa voix lente, enivrante.

_ Non.

Elle devait retenir son souffle, ne plus avoir à sentir son odeur, son cœur n'en supporterait davantage. C'était comme de multiples lames qui la transperçaient de toute part. L'organe vitale en avait bien trop souffert, souffert de ce malaise entre eux, de ces non-dits.

_ Alors pourquoi trembles-tu ? Demanda-t-il de cette même voix, passant inconsciemment ses mains le long de ses bras, caressant lentement la moindre parcelle de sa peau recouverte. Ne s'en rendait-il donc pas compte ? N'entendait-il donc pas la puissance de ses sentiments ? Ne voyait-il donc pas l'évidence ? N'avait-il pas connaissance de l'émoi qui se jouait en elle ? Comment pouvait-il être aussi naïf ? Aussi peu clairvoyant quant il s'agissait d'elle. Elle baissa lentement le bras, n'ayant à présent plus la force de résister à ses touchers, ses souffles et se retourna d'un mouvement lent et ampli d'appréhension vers lui. Il était magnifiquement beau, possédait tant de charme. Mais pas ce genre de charme à faire tourner la tête à n'importe quelle midinette, non il avait cette profondeur qui la rendait toute chose, cette profondeur qui pouvait la mener à la mort juste pour y gouter encore un peu plus chaque jour. Et ses yeux, émeraude, impassibles, rendus froid par le temps, la scrutèrent avec un intérêt nouveau. Et elle la vit cette lueur, se balançant au rythme de ses inspirations, la voici la preuve de son amour pour elle, l'attirance qui lui vouait. En réponse au culte qu'elle avait érigé en son nom.

_ A cause de toi reprit-elle avec la dernière once de courage qu'elle avait en le contemplant ainsi.

Il serra son poing, meurtrissant sa paume de ses ongles, les plantant jusqu'au sang pour avoir la force de détourner les yeux. Mais non, il ne le pouvait pas. Pas lorsqu'elle le contemplait ainsi, avec tout l'amour qu'elle lui vouait. Il ne pouvait pas s'en aller, la quitter pas aujourd'hui. Pas alors qu'il n'en avait aucunement la volonté. Il baissa un court instant les yeux vers ses lèvres avant de retourner son attention vers ses yeux, ne pas tenter le diable. Tout cela était déjà bien trop dur. Rien ne devait changer. Pour son bien-être, sa protection.

_ Ne dis pas cela Ginny la morigéna-t-il, d'un ton bien trop dur camouflant parfaitement la boule qui obstruait sa gorge. C'était terriblement douloureux, plus qu'il ne l'avait cru de simplement lui intimer d'oublier cela, une possibilité entre eux. D'oublier sa perfide existence. Et il vit parfaitement la rage qui la consumait, la sordide colère qui suintait de chacun de ses membres, oui il la voyait, il pouvait la sentir tant ils étaient proches. Il percevait le moindre de ses humeurs parce qu'elles lui étaient familières, il passait le plus clair de son temps à la contempler, à l'étudier. Rien en elle ne lui était inconnu.

_ Que veux-tu que je dise dans ce cas ? Que tu ne m'intéresses pas, que le simple fait de te voir m'écœure, que j'aimerais ne jamais t'avoir rencontré, que tu ne représentes absolument rien pour moi ?

Il dut retenir son malaise. Bien qu'il sut que rien n'en était. Le simple fait de l'entendre le lui dire le lacérait à petit feu. Comment pouvait-on aimer aussi démesurément ? Au nom de quel droit, pouvait-on lui infliger cela, cette douleur incommensurable ? La colère se lisant dans ce regard laissa place à une détresse démente.

_ Ou peut-être préfèrerais-tu que je te dise qu'un autre aura accès à ma vie, qu'un autre aura droit à mes faveurs, mes sentiments, qu'un autre partagera peut-être mon existence, que je lui jurerais fidélité, qu'il serait le père de mes enfants…

Nul ne saurait apprécier la chance qu'il aurait à partager son existence, mis à part lui. Nul ne saurait la rendre aussi heureuse qu'elle l'aurait été à ses côtés. Nul ne saurait l'aimer comme il pouvait l'aimer. Ils étaient prédestinés, les deux parts d'une même entité. Aussi opposés que complémentaires tels les Ying et les Yang. Et pourtant aussi parfaite leur vie eut été, il n'avait pas le droit de la mettre en danger. De ruiner son existence. De la faire vivre dans la peur constante du lendemain.

_ Arrête murmura-t-il, les yeux sombres et les paumes ravagées. Il ne pourrait tenir longtemps. Il ne pourrait la laisser longtemps tenir ce même discours. Il réagirait, lui prouverait qu'elle avait tort, que tout cela l'affectait bien trop.

Elle lui tint cependant tête, c'était une de ses fâcheuses habitudes comme une de ses innombrables qualités, elle n'avait pas peur de l'affronter, de s'opposer à lui, de le morigéner. Contrairement à d'autres, elle ne prenait pas les pincettes. Et c'était son attitude franche qui avait toujours su faire la différence. C'était cette attitude qui lui faisait prendre conscience qu'il ne valait pas plus qu'un autre, et que d'un instant à l'autre, il pouvait la perdre définitivement. Et cette simple idée le détruisait lentement. Elle eut un recul cependant comme hésitante à poursuivre mais son instinct prédomina. Elle croisa les bras d'un air farouche mais il pouvait parfaitement apercevoir le léger tremblement de ses doigts, agissant comme un baume calmant sur sa plaie ouverte à vif. Il ne pouvait supporter de la voir ainsi, fébrile. A ces instants, il se développait en lui de profonds élans protecteurs. Mais il ne pouvait l'approcher…Pas encore…Elle s'y refuserait. Et il s'y refusait, il ne saurait répondre de lui-même.

_ N'est-ce pas ce que tu souhaites entendre Harry ? Ce pourquoi tu nous imposes cette situation ? N'est-ce pas le but de tout cela ? Que je m'en lasse et m'en aille. M'aimes-tu vraiment Harry ou tentes-tu juste de détruire mon existence en me le faisant croire ?

Non…Elle ne pouvait croire cela. Pour la première fois, depuis un moment, elle voyait un Harry alarmé, ravagé à l'idée qu'elle puisse croire et cela. Elle était perdue, bouleversée par son comportement. Il semblait tant l'aimer, souffrir même de cette distance qu'il y avait entre eux et pourtant, à chaque fois qu'elle osait se dévoiler. Il se retirait lentement, comme saisie par une soudaine illumination. Elle aurait souhaité le comprendre, l'aider peut-être à ne plus suivre ses retranchements. L'épauler comme se devait d'être une compagne. Elle ne put retenir une larme qui se laissa glisser lentement le long de sa joue. Satané faiblesse ! Il eut le cœur serré à cette vue. Il se haïssait tant de l'avoir fait espéré. Pourquoi ne s'était-il donc pas contenté de jouer les indifférents ? Pourquoi s'en être rapproché ?

Sa main fébrile, désobéissante se dirigea vers la joue rougie par le noble froid de décembre, omettant les injonctions de sa raison, il laissait parler son cœur. Elle ne tint compte des remontrances de son orgueil, laissant son cœur s'exprimer, et se blottit contre cette joue. Pourquoi se donnait-elle ainsi ? Il fallait qu'au moins un des deux assume son rôle, respecte l'ordre des choses. Non. Il fallait qu'il respecte l'ordre des choses. Pour elle. Uniquement pour elle.

_ Comme j'aimerais que tu vois en moi…Que tu entendes la force des hurlements que j'émets à ton approche…Ginny…Comme j'aimerais que tu saches….

Il eut un pas vers elle, si hésitant, comme si tout son corps s'y opposait…Il ne fallait pas….Une lueur d'espoir brilla dans le regard flamboyant de la jeune fille. Elle y croyait, souhaitait y croire du plus fort qu'elle pouvait.

_ Si un autre venait à être prêt de toi…Je deviendrais fou Ginny…Je ne le supporterais pas…

_ Ne laisses donc pas cela se passer…

Il eut un soupir avant de doucement poser son front contre le sien, y ressentant toute la chaleur qui irradiait de la frêle femme face à lui. Ses prunelles émeraude affrontèrent sans vergogne celle plus clair de Ginny. Il y voyait tant de force, force réduit à néant à cause de lui. Il arrivait à tout bouleverser en elle comme elle le faisait en lui. Ils étaient si complémentaires, si destinés l'un à l'autre.

_ Nous ne pouvons pas….murmura-t-il, d'une voix brisée. Tu serais bien trop en danger.

Il sentit les mains fraîches de la jeune fille contre ses propres joues blêmes et il frissonna. Son toucher était si doux, sa peau si délicate…Tout était tendresse avec elle…Tout suintait de douceur en sa présence...Et son odeur se fit beaucoup plus forte autour de lui, une odeur qu'il appréciait pleinement.

_ Nul n'a besoin de le savoir Harry, je n'ai pas besoin de le hurler à tous, tant que je peux être avec toi.

Une alternative certes idéale, et il y avait déjà pensé, mais cela serait encore plus fou que de ne rien tenter. Supporterait-il ne pas l'avoir constamment près de lui ? Pire encore pouvait-il lui infliger cela ? Cette si douce nature, cette merveilleuse créature méritait-elle un culte érigé en secret ?

_ Non Ginny, ce serait du pure égoïsme que de te forcer à cela…Te rends-tu compte de ta demande ?

Il secouait la tête à chacun de ses propos, se détachant de son emprise mais elle tenait bon. Elle ne le lâcherait plus, elle se l'était juré. Cet homme représentait son existence même, la substance de sa présence. Et il était absolument hors propos que de s'en séparer. Elle le tiendrait même si son caractère bornée tenterait de l'en empêcher.

_ Je me rends compte que tu m'aimes et pour une raison folle, moi aussi. Et si le seul moyen qui eut existé dans ce monde fut de n'avoir droit qu'à une relation secrète, je l'accepterais….Sauf si tu ne m'aimes pas …

Elle eut un léger doute face à cette dernière affirmation mais elle n'eut à supporter cela bien longtemps, il posa ses mains sur les siennes, les caressant tendrement avant de les poser sur sa poitrine. Elle put entendre le bruit de son cœur battre si fortement…Bien trop fort. Ce n'était pas normal…Elle fronça les sourcils, soudain inquiète. En un régulier crescendo, le myocarde émettait une enivrante mélodie qui la statufiait. Comme elle aimerait garder ce rythme en elle ! Le posséder totalement !

_ Voici ce que tu provoques en moi…Il t'appartient Ginny, quoique je dise, quoique je fasse. Il demeurera à toi…

Les larmes lui montèrent aux yeux à cet aveu alors qu'elle contemplait leurs mains liées. Pouvait-on aimer ainsi ? Ce cœur en était la preuve…Elle en ressentait le moindre frémissement, le moindre ébranlement et cela lui était destiné. Elle fixa son regard sur le visage du jeune homme avant de délicatement s'approcher der lui. Il ne cilla pas, bien qu'elle ressentit le débat qui devait se jouer en lui. Avec une assurance qu'elle ne se saurait pas connu, elle tint les larges épaules du jeune homme avant de s'y appuyer pour parvenir à ses lèvres qu'elle saisit avec une telle lenteur, lui laissant le choix, lui prouvant qu'il avait le choix. Des épaules robustes, solides qui sauraient la soutenir.

Il s'était toujours imaginé le goût de ses lèvres, mais jamais il n'aurait cru ressentir cela, une telle texture, un tel arôme….Tout naturellement, ses bras entourèrent sa fine taille, la barricadant contre son corps, approfondissant leur baiser. Son haleine était merveilleuse, enivrante. Ses doigts rendus maladroites par l'excitation fourrageaient dans ses épis bruns, les ébouriffant davantage. L'air se faisait absent…Et pourtant, ils auraient pu demeurer ainsi un moment encore, trop craintif que ce moment ne s'achève. Il s'agissait de la réalisation de leurs fantasmes les plus fous, les plus inespérés. Se donner l'un à l'autre. Mais le réel ne pouvait être bien loin. Il déposa de furtifs baisers sur ses lèvres avant de la reposer, morose…C'était le plus bel instant qu'il eut vécut. Mais comment pourrait-il y avoir droit ? Ce serait vivre la vie d'un autre, une vie ne lui étant pas destinée. Il recula de plusieurs pas mais elle le retint, suppliante.

_ Ne fais pas cela…

_ Avons-nous autre alternative ? S'insurgea-t-il, hors de lui. Pensait-elle que c'était simple ? Qu'il souffrait moins ? Qu'il en était moins affecté ?

Elle ne dit rien durant un instant avant de le relâcher lentement. Elle aurait dû savoir que rien ne changerait, qu'il était bien trop ancré sur ses positions, aveuglé par ses propres illusions, stupide également pour réellement se rendre compte qu'elle n'en avait rien à faire de Voldemort. Elle le scruta un dernier instant, ne voyant en lui que l'écho de son propre désespoir, puis tourna les talons vers le Terrier, retenant pour quelques instants encore les lourds sanglots qui étreignaient sa poitrine. Elle allait devoir se ressaisir et l'oublier….Elle pouvait essayer, elle pouvait y arriver. Du moins, elle pouvait croire en cela. Il était parfois amusant de voir que nous érigions nos propres barrières, nos propres obstacles. Et après cela, nous nous plaignions de l'injustice de l'existence. Quel ingrat, l'humain !

_ J'ai essayé Ginny, j'ai essayé de ne pas t'aimer, d'avoir cette force sans borne pour ne pas flancher sous ton regard, pour ne pas être victime de ton charme…Cela me fut interdit…

Ne pouvait-il pas cesser d'être aussi inhumain, blessant ? Très bien, il n'avait jamais souhaité l'aimer, cela lui était tombé dessus, elle comprenait le principe. Elle en pâtissait déjà assez, pourquoi semblait-il trouver nécessaire d'en rajouter ? De torturer davantage sa carcasse brisée ? Elle poursuivit son ascension, laissant échapper un faible gémissement, inaudible. Juste une courte distance à parcourir, elle pouvait supporter cela…

_ Comme j'ai essayé d'être détestable à tes yeux…

Il aura beau essayé, cela lui paraissait inenvisageable, c'était comme forcer Juliette à haïr son Roméo. Quelle absurde idée, voyons ! Quel piètre projet !

_ Ginny…Cela devait se passer ainsi…Nous n'étions pas…Destinés….

Le mot de trop, l'ultime blessure…Il voulait se rendre détestable, se faire haïr, la répugner…Il ne se rendait pas compte que rien ne la pousserait à de tels extrêmes. Elle l'aimait, à la vie comme à la mort. Elle devait s'en aller, ne plus entendre ses déclarations…Fuir cet foutu amour dévastateur….Il lui devenait étranger à l'instant. Se pouvait-il que par amour, il la détruise à petit feu ? Se pouvait-il qu'il eut perdu toute humanité dans cette bataille ? Si elle refusait de lui accorder une humanité, qui la lui accorderait ? Elle aurait dû être celle qui soutiendrait la moindre de ses décisions… Mais il refusait son aide, refusant ses avances, refusait sa présence.

Paradoxalement, elle aurait du pouvoir lui hurler des insanités, lui intimer de ne plus l'approcher, l'incendier de toute part. Mais elle était bien trop faible pour cela. Sinistre amour auquel elle vient de naître ? Elle redoubla le pas, espérant parvenir à l'entrée avant qu'il ne lui assène ses ultimes paroles. Ses dernières blessures. Mais elles ne vinrent jamais, et elle n'eut pas le courage de se retourner, de s'enquérir de son état, le sien était déjà assez déplorable. Elle s'engouffra au Terrier, passant sans un regard vers sa famille. Encore quelques instants et elle flancherait….Quelques instants et elle pourrait se libérer. Se libérer du joug de cette douleur. De pleurer de cette espoir perdue. Comme si elle avait toujours été enfermée dans une bulle et que soudainement elle explosait, la laissant sans ressource, sans aucune espèce de protection, vulnérable face aux assauts de la Providence, du Malheur…De Harry Potter.