Chapitre 6 : La fête foraine

Sally ne revit pas Neth pendant toute une semaine. Durant sept jours elle n'avait pas eu de ses nouvelles et elle s'était demandée si il n'était pas partit, quittant la côte pour elle ne savait qu'elle recherche pour sa thèse. Et bien qu'elle se sentant vexée qu'il se soit ainsi sauvé sans même la prévenir, elle n'avait pas cherché à le contacter. D'une part parce qu'elle ignorait son adresse, encore une chose qu'elle ne savait pas sur lui. D'autre part parce que leur précédente rencontre ne cessait de la tourmenter.

Ce n'était pas la première fois qu'elle avait vu un monstre. Non. Aussi loin qu'elle s'en souvenait, elle avait toujours perçu des choses qu'elle semblait être la seule à distinguer ce qui lui avait provoqué bon nombre de frayeurs et cauchemars et avait manqué l'envoyer à l'asile.

La première fois dont elle se rappelait fut lorsque ses parents l'avaient emmené à la plage, enfant. En regardant dans l'eau, elle avait vu des créatures, des femmes d'une beauté saisissante qui respiraient sous la surface. Elle leur avait adressé un signe de la mer qui les avait fait fuir. Lorsque ses parents lui avait demandé à qui elle s'adressait, elle avait répondu avec une honnêteté et une innocente enfantine et ses parents avaient souri avant de plonger dans l'eau. Sans doute avait-il cru que leur fille avait un ami imaginaire comme s'était souvent le cas à cet âge.

Elle se souvenait d'une fois en sortant de l'école primaire avec son oncle, ils avaient rencontré une femme ou ce qui s'y apparentait. Mais il était évident qu'elle ne pouvait être humaine. En effet, elle était pale comme la mort, avec yeux rouge brûlant et des jambes dépareillées. L'une était une jambe d'âne, l'autre humaine mais de bronze. Son oncle, qui avait probablement abusé de la bouteille quelques minutes auparavant s'était approcher et avait commencé à fanfaronner, tachant de la séduire. La créature avait eut un horrible sourire carnassier qui avait révélé ses crocs pointus. Sally avait tiré sur le haut de sa chemise et imploré de partir avant que le monstre ne les mange. La femme lui avait adressé un rictus affreux alors que son oncle l'attrapait par la peau du cou, la secouant pour la forcer à s'excuser. Elle n'avait d'abord pas voulu mais avait du s'y résoudre, ce qui ne lui avait pas évité la gifle dès le pas de la porte de l'appartement franchi.

Durant sa scolarité, elle avait un jour eu un garçon doté d'un seul œil dans sa classe. Elle avait voulu lui demander des explications mais il l'avait fuie. Lorsqu'elle en avait parlé à son oncle, il ne l'avait pas cru, lui avait hurlé dessus, embêter par ses histoires invraisemblables et l'avait menacée de la faire interner si elle persistait à affirmer voir de telles choses. Âgée de huit ans, Sally Jackson avait comprit qu'elle devrait cacher se qu'elle voyait.

Au collège, alors qu'elle était déjà considérée comme dérangée, un garçon de sa classe était sortit avec une fille dont les jambes étaient remplacé par des queues de serpent. Sally avait essayé de le prévenir mais le garçon ne l'avait pas écouté, allant jusqu'à se moquer d'elle devant son « amie ». Le malheureux était retrouvé mort deux jours plus tard et le monstre avait disparu. Elle n'avait pas fait part de ses soupçons à la police alors que celle-ci l'avait suspecté suite à l'avertissement qu'elle avait lancé à la victime, ce qui avait été perçu comme une menace par des témoins, avant d'être finalement jugée hors de cause.

Elle avait mené des recherches, se demandant plus d'une fois si elle n'était pas vraiment folle et avait découvert des êtres dont les descriptions correspondaient à ce qu'elle voyait. Des créatures appartenant à la mythologie grecque qui l'avait dès lors fascinée et encourager dans le choix de ses études. Heureusement, en grandissant, le nombre de monstres avait fini par diminuer si bien qu'arrivé à la fac, elle n'en avait plus rencontré. Mais lorsqu'elle était revenu emménager à New York pour accompagner son oncle dans les derniers moments de sa vie, elle avait été frappée par leur nombre. Et bien que Long Island soit assez éloigné du centre ville, il lui arrivait encore d'en croiser.

Tout avait commencé par cette femme, le soir de son aménagement. Puis, elle avait aperçu une douzaine de femmes serpent en se baladant en ville, répartis par groupe de deux ou trois. Sachant qu'elle ne pouvait que s'attirer des ennuis si sa capacité était découverte, elle avait feins de ne pas les remarquer. Mais lors de leur dernière promenade avec Neth, contrairement à d'habitude, le monstre les avait attaqués, profitant de leur désavantage numérique. Elle en avait tremblé toute la journée et quelque chose la dérangeait. Neth avait dit qu'il s'agissait d'un loup et pourtant il avait paru aussi tendu et nerveux qu'elle. Comme si lui aussi avait vu la créature. Neth voyait-il les mêmes choses qu'elle ? Peut-être pourraient-ils en parler, si elle le revoyait et partager leur expérience. Ils ne seraient plus seule avec ce lourd secret. Puis un doute s'était insinué dans son esprit ou peut-être était-ce la prudence qui la rappelait à l'ordre. Et si son stress était du à autre chose et qu'il la prenait pour une folle ? Elle se sentait vraiment bien avec lui et si elle le revoyait, elle refusait de perdre un ami pour cela. Elle avait déjà beaucoup enduré à cause de cette malédiction. Non, le mieux était de se taire, comme elle l'avait fait pendant des années.

La plus malheureuse de l'histoire semblait pourtant Lindsay. La jeune serveuse s'était attendue à ce qu'elle revienne rayonnante, avide de tout lui raconté et non apeurée et fermée comme une huitre. Au bout de plusieurs heures, elle avait réussit à lui arracher une version déformée d'attaque de loup qui les avait forcé à repartir et avait jeté un froid. Elle ne semblait pas y avoir cru mais n'avait pas insisté. Sally lui en fut reconnaissante. Mais une semaine paru trop long pour Lindsay car elle finit par demander pendant leur pause :

-Alors ? Tu l'as revu ton amoureux ?

-Ce n'est pas mon amoureux !

-J'en demande la preuve ! répliqua Lindsay.

Sally soupira. L'angoisse passée, la nostalgie et le regret venaient au galop.

-Je ne l'ai pas revu, soupira-t-elle d'un ton las.

Lindsay s'assit sur une chaise et jeta une affiche dont les couleurs vives juraient atrocement ensemble sur la table.

-Voilà ce qu'il faut pour vous rabibocher ! C'est la fête foraine demain ! L'endroit de toutes les rencontres !

-C'est pas pour les enfants ?

Lindsay prit un air indigné.

-Pour les enfants ? Mais non, enfin ! C'est le lieu des rendez-vous, de la complicité, des rencontres interdites ! Su tu savais à quel point j'aimerais qu'un garçon m'invite là-bas... ou n'importe où ailleurs... finit-(elle par marmonner.

-Si tu le dis. Mais pour cela, il faudrait déjà que je le vois pour lui proposer.

Lindsay écarquilla les yeux et rangea l'affiche.

-Ne me dit pas que tu ignores toujours son adresse ?

-Ni son adresse ni son numéro. J'aurais voulu lui demander mais à chaque fois que je suis avec lui, je suis si bien que j'oublie !

« Ou alors on est attaqué et aucun de nous n'a plus envie de parler» ajouta-t-elle silencieusement

Lindsay hocha la tête de gauche à droite, déçue.

-C'est pas sérieux, tout ça ! Tu me déçois ma grande. Avec si peu de rigueur, tu ne trouveras jamais l'homme de ta vie !

-Parce que tu l'as trouvé, toi ? s'étonna Sally

Un éclair traversa le regard de Lindsay qui se pencha vers elle avec un air de cachotière.

-Enfin tu abordes le sujet, c'est pas trop tôt! Et bien en fait, oui. Il s'appelle Marc et il est vraiment troop mignon, je te jure! Moi qui commençais à désespérer! (1)

Sally rit et aurait bien continuer la conversation mais le patron les rappela à l'ordre et elles durent reprendre leur servir pour assurer l'heure de pointe. Pour ne pas changer ce midi là, le restaurant était bondé. Les clients qui sortaient étaient aussitôt remplacés et Sally avait du mal à répondre à toutes les commandes. Elle ne fut pas contre de la distraction lorsque Lindsay hurla à travers la salle :

-Sally ! Y'a ton bel Apollon qui t'attend !

Sally se retourna si rapidement qu'elle en eut mal au cou, aperçut Neth et rougit. Elle crut qu'elle allait mourir d'une combustion spontanée suite à un accès de honte mais il n'en fut rien. Elle traversa le restaurant en priant pour que son patron n'ai rien entendu, échangea un clin d'œil complice avec Lindsay et se posta devant Neth.

-Je rêve ou elle m'a appelé comme le dieu grec de la musique et de la poésie ? demanda-t-il en désignant la serveuse qui s'éloignait.

Ses yeux reflétaient une lueur indéchiffrable.

-Hum… fit Sally, faisant mine de réfléchir. Je crois qu'elle t'a bien appelé comme ça ! Pourquoi ? Tu as une dent contre lui ?

-En aucun cas ! Il est très charmant, enfin, si on exclut ses vers douteux avec lesquels il essaye de nous rendre fous. Mon propre neveu s'appelle comme cela. Mais quitte à être confondu avec un dieu grec, je préfèrerais Poséidon.

Sally plissa les paupières.

-Nethuns, Apollon – étrangement, Neth serra les dents lorsqu'elle prononça le nom du dieu et jeta un rapide regard inquiet autour d'eux – Vous n'auriez pas quelque chose avec les divinités occidentales dans ta famille ou quoi ?

-Tu n'as pas idée ! On se prend tous pour des dieux grecs; si j'ose dire !

Sally rit puis prit un air plus sérieux.

-Je ne t'ai pas revu depuis la dernière fois. J'ai crains que tu ne sois parti je ne sais où.

-J'ai failli, répondit-il dans un murmure. Mais au dernier moment, je n'ai pas pu. Pas temps que tu demeureras là.

Sally sentit son cœur rater un battement et elle déglutit avec difficulté, la bouche soudain sèche. C'était une déclaration, ça? N'est-ce pas?

-Donc tu restes ?

Neth sourit et acquiesça. Sally ne pu cacher son soulagement et après un court silence, Neth reprit :

-Notre dernière rencontre à été gâchée. nota-t-il. Peut-être pourrions-nous la rattraper ?

-Cela me semble indispensable, répondit Sally alors que les parole de son amie lui revenaient en mémoire… Lindsay m'a dit qu'il y avait la fête foraine demain. Est-ce que ça te dit ?

-Bien entendu. On se retrouve devant le restaurant à dix-neuf heures ?

-Ça marche !

Ils se sourirent puis Sally recula.

-Je dois retourner travailler. On se voit demain ?

-Oui, à demain.

Elle lui fit un léger signe de la main et s'éloigna vers une table à laquelle des clients attendaient depuis quelques minutes, déjà.

Le lendemain, comme convenu, ils se retrouvèrent devant le restaurant, clos le dimanche. Poséidon était déjà là lorsqu'elle arriva. Ils échangèrent un rapide bonsoir et s'avancèrent dans la rue. Les premières musiques leur parvinrent. La fête avait lieu vers le vieux port, sur la vieille place qui était assez grande pour accueillir les manèges et les stands. Pour une raison qui échappait à la jeune femme, Neth semblait surpris et admiratif devant le foule, les enfants qui riaient, les attractions et les néons. Sally ne pu s'empêcher d'en faire la remarque.

-On dirait que tu n'as jamais vu une fête foraine.

Sa phrase sembla déconcerter Neth une petite seconde mais il se força à sourire.

-J'ai déjà assisté à des regroupements et à des jeux mais j'ai l'impression que ça remonte à l'époque romaine. Au IVème avant Jésus Chris, je dirais.

Il avait dit cela sur un ton si sérieux et nostalgique que Sally y aurait cru et aurait ensuite rit de sa bêtise mais elle était trop étonné pour y faire attention.

-Tes parents ne t'y ont jamais emmené toi, tes frères et sœurs ?

-Qu'est-ce qui te dit que j'ai de frères et sœurs ?

Sally haussa les épaules.

-Tu as dit que tu avais un neveu donc tu as au moins un frère ou une sœur.

Neth sourit et Sally sentit que, pour la première fois, il pourrait se dévoiler et lui en apprendre plus sur sa famille.

-Très perspicace. En vérité, je viens d'une famille nombreuse. J'ai deux frères et trois sœurs mais pour être tout à fait franc, mes frères et moi, on ne s'entend pas très bien.

-Pourquoi ça ?

-Le plus jeune a toujours été le préféré de notre mère ce qui lui a surement donné l'illusion d'être meilleur que nous. Il passe son temps à nos diriger et à nous punir. Quand à l'autre, il est jaloux de nous deux et exilé au milieu de nulle part. On ne le voit que deux fois par an.

-C'est triste !

Neth haussa les épaules.

-Il s'en accommode assez bien. A part sa femme et quelques serviteurs, il n'a personne sur qui ronchonner. Il s'est construit sont petit empire.

-Serviteurs ?

Neth se tendit mais se reprit aussitôt.

-Oui, notre famille est…puissante, dirons-nous.

-Tu ne me l'avais pas dit. Remarqua-t-elle sur un ton de reproche.

-Est-ce si important ? Demanda-t-il d'une voix blanche.

Sally resta silencieuse un moment. Non, ça ne l'était pas. Elle était bien avec Neth et il lui plaisait qui qu'il soit. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir triste pour lui alors qu'elle l'écoutait lui parler de sa famille désunie. Pas étonnant, pensant-elle, qu'il n'en parle jamais. Elle hésita avant de d'oser demander :

-Et tes parents ne trouvent rien à redire à vos querelles ?

Neth eut un rire ironique.

-Ma mère ne se mêle plus de nos affaires depuis longtemps. Elle se contente d'observer. Sans doute car elle a vécu sous le joug de notre père.

Lorsqu'il le mentionna son paternel, sa voix se remplit de colère et de haine et Sally se demanda ce qu'il avait fait de si terrible.

-Il était si horrible?

Neth hésita mais finit par répondre, lentement comme si il pesait chacun de ses mots.

-C'était un véritable ogre et il n'aurait eu aucun scrupule à nous tuer tous. Mais grâce à mon frère, on a pu se débarrasser de lui. On l'a envoyé plus bas que terre, crois-moi !

Il en parlait avec une telle rage, une telle rancœur que sa dernière phrase mit Sally très mal à l'aise. Neth était si gentil ! Il n'avait quand même pas…

-Ta dernière phrase, se risqua-t-elle courageusement. C'était au sens figuré ou…

-Évidemment ! S'empressa-t-il de répondre. On ne l'a pas tué bien que ce ne soit pas l'envie qui nous en manquait.

Sally se sentit soulagée et d'humeur soudain joyeuse. Elle lui prit les mains et l'entraina à reculons vers un stand de tire.

-Je comprends mieux maintenant pourquoi tu n'es jamais venu dans une fête foraine ! Mais il n'est jamais trop tard pour s'amuser. A toi l'honneur !

Elle déposa un billet sur le comptoir et tendit les balles que le forain lui donna à Neth qui sourit et leva les yeux au ciel.

-Si mes frères me voyaient ! Je serais la risée de tous pour les trois prochains siècles au moins.

-Mais le ridicule ne tue pas. Allez ! Éblouie moi !

Elle le fit passer devant, face aux boîtes à renverser et lui expliqua ce qu'il avait à faire. Il leva le bras, visa quelques secondes et lança. Les boîtes dégringolèrent dans un bruit de ferraille. Les deux tas suivant rejoignirent le premier, puis, après quelques secondes de concentration, fit tomber le dernier. Sally applaudit.

-Waouh ! Bravo, tu es très doué !

-Merci, j'ai eu de la chance, je crois.

Le marchand lui demanda de choisir son prix et il montra un dauphin qui pendait de la toiture que le forain lui donna.

-Je ne suis même pas étonnée ! commenta Sally.

Neth sourit et lui tendit.

-Tiens. En souvenir de cette soirée et de notre sortie sur l'Olympe.

-Mais c'est toi qui l'as gagné !

-Et bien, je te l'offre.

Sally le remercia et prit la peluche en souriant, se sentant retrouver son âme de petite fille. Neth l'entraina plus loin. Ils passèrent devant plusieurs stands et manèges, s'arrêtèrent quelques fois pour regarder d'autres joueurs s'amuser ou faire un tour de manège que proposait l'un des deux bien que Sally montrait plus d'entrain que le jeune homme. Cette dernière évita soigneusement la grande roue, consciente du malaise de son ami dans les airs. Après plus d'une heure à arpenter la place où se tenait la fête, ils décidèrent d'un commun accord de s'éloigner du bruit et de la foule pour les quais qui semblaient incroyablement calme. Quelques rares bateaux mouillaient dans les eaux calmes, uniquement agités par une légère houle et qui reflétaient la lumière de la lune.

Sally s'avança vers le bord et respira l'air iodé porté par une légère et chaude brise. La nuit était claire et douce.

-J'ai l'impression d'avoir rajeuni de plus de quinze ans, dit-elle. A l'époque où mes parents m'emmenaient à la fête foraine deux fois par an.

-Et moi, j'ai découvert les joies des rassemblements familiaux, des manèges et attractions.

-Et tu es très doué, ajouta-t-elle en riant et en agitant le dauphin en peluche.

-Je me suis entrainé au javelot. Expliqua-t-il, prenant un air sérieux.

-Vraiment ? fit-elle d'un ton qui trahissait qu'elle n'en croyait pas un traitre mot et en lui donnant une petite tape moqueuse sur l'épaule.

Il ne lâcha pas l'affaire et reprit avec conviction.

-Vraiment, oui.

-Et où ça ? Aux jeux olympiques ? Plaisanta-t-elle.

Elle s'était attendue à le voir rire mais pas à ce petit sourire qu'il avait parfois. Comme si il savait quelque chose qu'elle ignorait.

-Au lycée, en fait.

-Si on m'avait dit que je fréquenterais un sportif !

Neth se tourna vers elle, les sourcils levés en signe d'incompréhension.

-Qu'ont-ils de si désagréables ?

-Ils ne sont pas tous désagréables, en fait. Mais si ils ne sont pas prétentieux, pris et vantard, ils sont généralement débiles.

-Oh ! fit-il. Voilà qui n'est pas en ma faveur! Et dans quelle catégorie me placerais-tu ?

Sally leva les yeux au ciel et fit semblant de réfléchir.

-Je pense… ou plutôt j'espère… qu'il existe une exception qui puisse être gentil et intelligent à la fois.

Neth leva les mains devant lui comme pour abandonner la bataille, un sourire aux lèvres.

-Je suis percé à jour !

Sally éclata de rire.

-Waouh, j'en ai de la chance ! Et modeste avec ça ! Plus sérieusement, ajouta-telle en reprenant son sérieux. A quel lycée tu es allé ?

-Moi… Euh…

Il paraissait embêté par la question mais elle ne pu se poser trop de question car il y eu une sort de sifflement dans l'air. Aussitôt, ils firent volte face mais avant qu'elle n'ait pu voir quoi que ce soit, elle se sentit projetée en l'air, une douleur fulgurante lui traversa le crâne et on éteignit toutes les lumières du monde. Elle ne se sentit pas s'écraser plus loin, dans le port, dans l'eau.

(1) Poséidon avait bien dit qu'il faudrait qu'il touche deux mots à Aphrodite pour récompenser Lindsay...

Voilà voilou un petit chapitre de plus, en avance qui plus est, pour fêter les vacances enfin de retour dont je vais profiter pour rattraper mon retard dans mes chapitres! Il vous a plu celui-ci ? Perso, je trouve qu'il fait assez cliché mais si vous l'aimez c'est le plus important.

Allez, bonne vacances à tous!

NH