Bonjour tout le monde !
Me revoilà avec un nouveau chapitre ^^ Merci à ceux qui ont laissés une petite review. Ça me fait très plaisir (je me répète ^^)
J'espère que vous aimerez la suite ^^ Bonne lecture !
Chapitre 7
Le lendemain, je suis réveillée par Malicia. J'ouvre légèrement les yeux. Elle était assise sur mon lit, un sourire chaleureux aux lèvres. Je me frotte les yeux et passe ma main dans mes cheveux pour remettre correctement une mèche qui me cachait les yeux.
Je prends appuie sur les coudes et regarde par la fenêtre. On pouvait à peine voir le soleil tellement il y avait de nuages.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je avant de bailler.
- Il est midi passé. Scott m'a demandé de te rappeler qu'à 14h, tu as ton heure d'évaluation.
- Elle devait être en fin d'après-midi.
- Il l'a avancé on dirait.
Je hoche la tête en baillant. Tout en m'étirant, je vois deux tartines de confiture et une pomme dans une assiette, accompagné d'une petite bouteille de jus d'orange, posée sur mon bureau. Malicia me fait signe de manger, ce que je fais. Une fois fini, je file me brosser les dents.
- Est-ce que tu sais où se trouve la salle des dangers ? demandais-je à ma camarade de chambre, une fois revenue de la salle de bain.
- Bien sur, je vais t'y amener.
- J'ai besoin de quelque chose en particulier ?
- Non juste de ton pouvoir.
Je hoche la tête. Mon cœur s'accélère légèrement. Cela me stresse de ne pas savoir dans quoi je mets les pieds et ce qui vas m'arriver. Je n'aime pas ça. Scott m'a dit qu'il n'y avait pas à s'inquiéter, que ce n'était pas bien compliqué. Je lui fais confiance mais cela me stressait un peu.
Une fois prête pour affronter mon évaluation, je suis Malicia jusqu'à cette fameuse salle des dangers. Nous nous finissons par nous arrêter devant une grande porte en métal. Personnellement, je ne trouve pas l'entrée très impressionnante. Je pensais devoir passer par une porte géante mais pas du tout. Elle était comme toutes les autres entrées du sous-sol.
Les portes s'ouvrent alors sur un petit groupe d'adolescents…en combinaison. C'est quoi ce délire ? Je ne vais tout de même pas devoir porter une de ces choses en cuir ?
- Ne t'inquiète pas, me rassure Malicia, c'est une session d'entrainement.
Je hoche la tête pas plus rassurée que tout à l'heure. Le groupe de jeunes mutants nous saluent.
- Je te laisse. Bonne chance !
Je regarde Malicia partir alors que les portes devant moi se rouvrent sur Scott.
- Bonjour Céleste ! Prête à montrer ce que tu sais faire ?
Je hoche une nouvelle fois la tête et le suis à l'intérieur de la salle. Très impressionnant, vraiment. Je me retrouve dans une salle immense, complètement vide. Sérieux, c'est ça leur salle des dangers ? Je m'attendais à mieux. Avec du danger partout quoi.
- Alors, je t'explique rapidement le principe. Je vais lancer une session d'entrainement. Tu as un seul objectif survivre.
Survivre ? Je reste scotchée par ce qu'il vient de me dire. Il va m'enfermer avec un psychopathe dans une maison délabrée ou pire encore. Je sens mon cœur tambouriner dans ma poitrine. Si ça continue, il va sortir de mon thorax et atterrir dans les mains du prof.
Je tente de me calmer. Après tout, j'ai mon pouvoir. Je ne risque rien avec lui. Je suis Scott des yeux. Il se dirigeait vers un boitier. Surement les commandes.
- Prête ? me demande t-il avant d'appuyer sur un bouton.
Je réussie à baragouiner un oui en l'accompagnant d'un hochement de tête. J'inspire un grand coup et me prépare à affronter la chose qui va apparaître.
- Ne t'inquiète pas ! S'il y a un problème, je suis là.
Je hoche une nouvelle fois la tête. Le fait qu'il reste ici me rassure un peu, bien que ça m'angoisse toujours de ne pas savoir ce qu'il allait m'arriver. J'aurais du demander à Malicia ce qu'elle avait eu. Ça m'aurait donnée une idée de ce qui m'attendait.
L'environnement change subitement, laissant place à une sorte de quartier résidentiel. Pour l'instant rien de bien méchant. Je change vite d'avis. Des voitures venaient de faire leurs apparitions sur le parking. Elles étaient garées un peu partout. Certains étaient complètements esquintées. Une d'entre elles avait été écrasée par un lampadaire. Une autre était retournée, bouchant ainsi l'entrée d'une des habitations.
Je lève les yeux et m'aperçois que les façades des bâtiments ont changés. La quasi-totalité des fenêtres étaient cassées ou carrément explosées. Certains murs présentés de grandes marques noires. Il y avait eu un incendie ici, c'était sur. Mais ça n'expliquer pas l'état des voitures et du bitume qui était complètement défoncé lui aussi.
C'était la fin du monde. Je fais quelques pas dans ce chaos. Personne dans les rues, pas même un pauvre chien. C'est une blague où quoi ? Je continue de marcher quelques minutes. Le prof devait se marrer.
- Mais y a personne ! criais-je à l'attention de Scott.
Tout à coup, une voiture explose, me faisant faire un bond d'un mètre. Je cours le plus vite possible me mettre à l'abri sous un porche. Bordel, j'ai atterrie en pleine guerre, ce n'est pas possible.
Je m'apprête à changer de place quand je vois un homme armé d'une mitraillette sortir d'un des bâtiments. Je me fige et me laisse glisser lentement vers le sol. Mon cœur bat à une vitesse pas possible. J'étais proche de l'arrêt cardiaque.
J'entends alors des pas se rapprocher de ma cachette. Oh mon Dieu ! L'homme donne un coup sur la voiture et commence à parler à quelqu'un. Je me mets à plat ventre et regarde en dessous de la voiture. A ma grande surprise, je ne vois que deux pieds. Il y en a d'autres. Je m'aplatis encore plus, espérant disparaître dans le sol. Je pose ma joue sur le goudron et attends, ne quittant pas des yeux les rangers du militaire.
Une idée traverse alors mon esprit. Si j'éliminais ces hommes, je quitterais surement cet endroit. Scott a dis que mon seul objectif était de survivre. Mais oui c'est ça ! Il faut que je me débarrasse de ces militaires. Et puis ce n'est qu'une illusion. Il ne peut rien m'arriver.
Je me redresse lentement pour ne pas faire de bruit. Alors que je m'accroupie, ma tête percute le rétroviseur de la voiture. Je plaque ma main sur l'arrière de ma tête en étouffant un « aïe ». Malheureusement, cela ne suffit pas. Dans la seconde qui suit, je vois le canon d'une mitraillette à deux centimètres de ma tempe. Je reste tétanisée à l'idée de me prendre une balle dans la tête. Le militaire me fait signe de me lever tout en disant, dans son talkie walkie, qu'il m'avait attrapé. Il faut absolument que je me sorte de là. Sans même réfléchir, je donne un grand coup de pied dans le ventre du militaire et lui lance une gerbe de flamme, en voyant qu'il était prêt à tirer.
Je cours me cacher derrière une autre voiture, prête à réduire en cendres le premier qui me barrerait la route. A peine à l'abri que la voiture fut cribler de balles. Les tirs venaient des immeubles. Il faut que je trouve une solution. J'en aie bien une mais je n'ai aucune chance de réussir sans finir avec une dizaine de balles dans le corps.
De nouveaux tirs font trembler la voiture. Je baisse la tête de peur de m'en prendre une. Mais qu'est ce que… Oh et puis merde, je ne vais pas rester planter là, à attendre qu'ils n'aient plus de munitions.
Je me redresse d'un seul coup, une flamme dans la main et envoie un jet de flamme sur la maison. La seule fenêtre intacte explose sous la chaleur. Je m'accroupie de nouveau derrière le véhicule et me concentre sur l'incendie que je viens de déclarer. Je propage le feu dans toute la demeure à une vitesse folle avant de m'attaquer aux résidences voisines.
Je jette un coup d'œil discret aux habitations. Je regarde le feu progresser. Magnifique ! Je vois deux hommes sauter par une des fenêtres, en feu. Ils n'ont pas le temps de toucher le sol qu'ils disparaissent. Pareil pour ceux qui sortent des habitations en courant. Ils disparaissent comme si quelque chose les avaient dissous.
Alors que je me félicite d'en avoir éliminé plusieurs d'un coup, j'entends un coup de feu tiré, suivit d'un autre, sur ma gauche. Je regarde dans cette direction et lance, instinctivement, un jet de flamme. Entendant que ma cible a été atteinte, je laisse les résidences prendre feu et me prépare à une autre offensive.
Un bruit derrière moi me fait me retourner en un éclair. Je me retrouve alors face à un homme de deux mètres, salement amoché. Il m'enserre la gorge et me soulève du sol. Un sourire diabolique étire ses lèvres alors qu'il resserre sa prise.
Mon cœur bat la chamade. La panique me submerge. Je me débats du mieux que je peux, espérant me dégager de son emprise. Mes ongles griffent les mains du militaire. Je tente de le frapper aux jambes mais rien ne semble le déstabiliser. J'étouffe littéralement. Mes doigts se rétractent sur ceux de l'homme. La panique qui m'envahit monte encore d'un cran. Je sens mon cœur tambouriner dans ma poitrine, prêt à exploser.
Sans que je le veuille, une sensation de chaleur envahit alors mon corps. Je sens, tout à coup, ses doigts se desserraient de ma gorge. Je tombe à terre, plus que paniquée et reprends ma respiration. L'homme était allongé par terre. Il essayait désespérément de reprendre son souffle.
Comprenant que c'était moi qui avais fait ça, je regarde mes mains et recule jusqu'à taper dans le pilier d'un haut-vent. Je vois l'homme prit de spasmes tenter de récupérer son arme. Sans réfléchir, je me jette sur lui et plaque mes mains sur ses tempes. Ses yeux sortent littéralement de ses orbites. Il me propulse à l'aide de ses pieds contre une carcasse de voiture. Je me redresse sonnée par le choc et vois l'e militaire se recroqueviller sur lui-même et disparaître comme les autres militaires.
Je vois alors l'environnement disparaître peu à peu pour ainsi me retrouver dans une grande pièce vide. Mon cœur bat toujours à toute rompre. Une main se pose sur mon épaule. Je me dégage rapidement et me retourne pour faire face à Scott. Ma peau était toujours brûlante, je le savais. La sensation de chaleur ne m'avait pas quittée après que mon agresseur soit tombé à terre et je ne voulais pas qu'il arrive la même chose au compagnon du Dr Grey.
- Ça va aller ! Respire profondément ! me rassure t-il surement après avoir vu la couleur de mes yeux.
Je suis son conseil et inspire. Quelques minutes plus tard, je sens la chaleur intense disparaître petit à petit de mon corps. Je bascule ma tête en arrière et soupire de joie. J'ai réussis. Je regarde Scott et lui souris. Il me fait signe de le suivre tout en disant :
- Il ne faut pas que tu laisse tes émotions contrôler ton pouvoir. C'est toi qui le contrôle et non l'inverse.
Je hoche la tête, bien consciente que c'était la peur et la colère qui contrôlaient cette partie de ma mutation.
- Tu t'es bien débrouillée. Je dois dire que c'est toujours impressionnant de voir quelqu'un faire fondre des balles avant qu'elles ne l'atteignent.
- Pardon ?
- Oui. Etre capable d'augmenter l'intensité d'une flamme pour faire fondre un bout de métal…
- Pourquoi vous… J'ai fais fondre des balles ?
Je repasse rapidement ce qui venait de se passer. Je revois alors un homme, son arme braquée sur moi, tirer alors que je lui lançai un jet de flamme.
- Bordel, j'ai réussis à faire fondre des balles.
Je réalise alors ce que j'ai fais et m'exclame folle de joie :
- J'ai fais fondre des balles. Je ne savais que j'en étais capable.
Scott me regarde sauter de joie, un sourire sur les lèvres.
- On retravaillera ça la prochaine fois. Pour l'instant, il faut que je décide dans quelle équipe tu vas aller. Je te le ferais savoir rapidement. Bonne après-midi Céleste !
Je n'eu pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il avait déjà disparut dans un autre couloir. Ce n'est pas grave, je demanderai ce qu'est cette histoire d'équipes à Malicia. Elle me donnera plus de détails que le prof, j'en suis certaine.
Tiens en parlant du loup ! Ma camarade de chambre marchait joyeusement dans ma direction, une bouteille d'eau et un magazine dans les mains.
- Alors cette heure d'évaluation ?
- Oh et bien j'ai faillis me faire trouer la peau plusieurs fois et me faire étrangler mais sinon tout s'est bien passé. J'ai eu de la chance, ça n'a pas duré longtemps.
- Cool, s'exclame t-elle comme si c'était normal. Tu viens on va dehors. J'aimerais te parler de quelque chose.
- Euh d'accord.
Je la suis pas spécialement rassurée. En général, quand on me disait cela, c'était soit pour m'annoncer une catastrophe, soit pour me faire par de quelque chose qui dérangeait ou soit pour me parlait de mon bulletin scolaire. Je peux déjà éliminer la troisième réponse.
Maintenant réfléchissons de quoi voulait-elle bien me parler. Bordel mais j'en sais strictement rien. Le seul sujet qui me vient à l'esprit est son copain Bobby. Ils n'ont pas de problèmes à ce que je sache. Enfin je crois.
Une fois dehors, nous marchons un peu avant de nous arrêter. Je m'assoie près de Malicia, qui venait de s'allonger dans l'herbe. Ça fait du bien un peu de soleil entre deux nuages gris. Mon amie s'appuie sur ses coudes et me regarde. Je fais de même mais détourne bien vite le regard pour le poser sur un tronc d'arbre un peu plus loin. Mais qu'est ce qu'elle me veut à la fin ?
Je lui jette un rapide coup d'œil pour voir si elle me fixe toujours. Elle n'avait pas bougée d'un pouce. Le peu de vent qu'il y avait aujourd'hui l'avait très légèrement décoiffée mais cela ne la gênait pas pour me regarder, comme si elle cherchait à me faire avouer une connerie que j'avais fais.
- Qu'est ce qu'il y a ? demandais-je enfin ne supportant plus qu'elle me regarde comme cela.
- Il y a quelque chose entre toi et John ?
Je la regarde surprise, la bouche à moitié ouverte, incapable de dire quoique se soit.
- Vous faites vraiment un devoir ensemble ? renchérit-elle aussitôt.
- Mais oui qu'est ce que tu vas t'imaginer ?
- Bah je ne sais pas. C'est bien toi qui passe ton temps à essayer de l'éviter pour qu'il te laisse tranquille. C'est bien toi qui a passée toute une après-midi à le critiquer et là j'apprends que tu lui as demandée de faire un devoir avec toi. Excuse-moi mais je ne comprends pas très bien là.
- Tu veux vraiment une explication ?
- Oui parce que si je dois le voir débarquer touts les soirs dans notre chambre, j'aimerais bien le savoir.
- En faisant ce devoir ensemble, j'espère juste que notre relation va évoluer dans le bon sens parce que moi cette situation, à toujours m'attendre à ce qu'il débarque pour m'emmerder ou pour me balancer des vacheries, j'en peux plus. Ça m'énerve. Alors avec un peu de chance…
- Tu vas finir dans son lit.
- Mais non bordel c'est juste…
-Il te plait ?
Je la regarde complètement abasourdie.
- Mais c'est quoi ces questions ? Qu'est ce que tu veux à la fin ? m'énervais-je
- Je veux juste que tu fasses attention c'est tout.
- Mais qu'est ce que tu crois ? Que c'est un sérial killer qui cache un masque de clown sous son lit.
- Non c'est juste un sérial lover qui cherche à mettre un max de fille dans son lit.
- Qu'est ce que tu en sais ?
Elle se redresse et se met en tailleur tout en répondant calmement :
- Je le connais depuis plus longtemps que toi. Je sais comment il fonctionne, c'est tout.
Je tourne la tête exaspérée. Cette conversation commençait sérieusement à me gonfler. C'était gentil de sa part de s'inquiéter pour moi mais il n'y a vraiment pas de quoi. Et même s'il fallait s'inquiéter, qu'est ce que ça pouvait bien lui faire ? Ce n'est pas elle qui doit supporter le pyromane. Et honnêtement, je pense pouvoir me défendre toute seule face à un play boy comme John.
- Alors il te plait ou pas ?
Je repose mon regard sur elle, les sourcils froncés.
- T'as juste à répondre à cette question et je te laisse tranquille.
Je lève les yeux au ciel.
- C'est vrai qu'il est mignon, même plus que mignon mais… Enfin tu vois, il est tellement énervant par moment que des fois, j'ai envie de le réduire en cendres.
Elle me sourit. Je voyais très bien qu'elle se fichait de moi. La façon dont elle me regardait traduisait très bien ce qu'elle pensait, c'est-à-dire mais bien sur je te crois. J'étais quasiment sûr que ce mec plaisait à toutes les filles de cette école, à toutes sauf moi.
Bon j'avoue, c'est un mensonge c'est vrai qu'il me plait. Il n'y a rien d'étonnant là dedans, rien que son visage où est gravé son habituel expression d'arrogance et de moquerie, vous fait craquer. Sans oublier ses yeux noisettes capable de déstabiliser n'importe qui. Son côté bad boy, vous fait littéralement fondre et ses…
Je secoue vivement la tête. Qu'est ce qui me prend ? Souviens-toi Céleste ! Tu le déteste. Tu l'as répétée une bonne dizaine de fois à Malicia. Tu le déteste. Je tourne la tête vers ma camarade de chambre.
Elle avait basculée la tête en arrière et profitait des quelques rayons de soleil que l'on avait aujourd'hui. Je me rappelle alors ce que m'avait dit Scott tout à l'heure. J'allonge mes jambes, prends appuie sur mes mains et lui demande :
- Tu es dans quelle équipe pour les entraînements ?
- Dans la Cat Team. Pourquoi ?
- Y a combien d'équipe ?
Elle me sourit, visiblement ravie de m'expliquer une nouvelle chose de l'école. Elle se redresse et commence son explication.
- Alors, il y a trois groupes. La Cat Team composée de Bobby, Kitty, Piotr et moi. C'est Scott qui s'en occupe. C'est pour ceux qui envisagent d'intégrer les X-Men. Il y a la Snark Team. John en fait parti si tu veux savoir. Elle est gérée par Tornade. C'est pour ceux qui ne souhaitent pas devenir des X-Men. Et il y a les New Mutants. C'est pour touts les autres. Ceux qu'ils ne savent pas encore s'ils veulent intégrer les X-Men ou simplement pour améliorer la maîtrise de leur pouvoir.
Je hoche la tête, essayant d'assimiler au mieux les informations qu'elle m'avait donnée. J'espère que j'aurais mon mot à dire dans l'intégration d'un de ces groupes. Parce que personnellement ce n'était pas dans mes projets de devenir un X-Men. Malicia m'avait expliquée ce que désignait ce terme un soir.
Je suis très bien comme je suis. Je n'ai vraiment pas envie qu'on m'envoie en mission tout les quatre matins. Et j'avais assez de mes problèmes, pas besoin de me refiler ceux des autres. Comme disait Johan, chacun sa merde.
Après avoir passé l'après-midi à « bronzer » dans le parc avec Malicia et avoir pris un rapide dîner, je décide d'aller prendre une douche, avant de me plonger dans mes cours de littérature. Le directeur nous avait préparé un petit contrôle sur Oscar Wilde. Génial non ?
Alors que je suis sur le point de sortir de la douche, je m'aperçois que ma serviette n'est plus là.
- Fait chier, pensais-je à haute voix.
J'entreprend de tirer le rideau de douche mais me ravise très rapidement en entendant une voix plus que familière.
- Ne soit pas vulgaire ma belle.
On ne peut pas être tranquille deux minutes dans cette baraque. Il faut toujours qu'un pyromane vienne vous emmerder. Sous la douche en plus.
- C'est toi qui a ma serviette ?
- Si tu parle de celle qui était accroché près de la douche où tu es actuellement ? Oui c'est moi qui l'ai.
- Donne la moi s'il te plait ! lui demandais-je le plus gentiment possible, essayant de ne pas montrer mon agacement. C'était cela qu'il cherchait me faire perdre patience et que je sorte de mes gons.
- En échange de quoi ?
- En échange t'as pas ma main dans la tronche ça te va ? m'énervais-je sans le vouloir.
Je l'entends alors rire. Je vais me le faire.
- Donne-moi ma serviette ! lui ordonnais-je en haussant le ton.
- Viens la chercher !
Je serre les dents. Je vais me le faire. Je m'enroule rapide dans le rideau de douche. Je le vois alors appuyé contre l'uns des lavabos. Il commence sérieusement à me gonfler. Je lui crie :
- Donne-moi cette putain de serviette !
Il s'approche alors lentement de moi, la serviette à la main, un sourire carnassier sur les lèvres. Je lui arrache des mains et m'enroule dedans avant de sortir pour lui mettre une claque mais John intercepte ma main avant qu'elle n'atteigne sa joue.
- T'es tellement sexy quand tu t'énerve.
Là, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je lui lance un regard noir. Si j'avais eu des mitraillettes à la place des yeux, il serrait mort criblé de balles dans les douches des filles.
- Tu sais quoi cette histoire de devoir ensemble, ce n'était pas une bonne idée. Je ne sais même pas ce qu'il met passé par la tête pour t'avoir proposé un truc pareil. Franchement, qu'est ce que je m'imaginais hein ? Qu'on s'entende ? Qu'on devienne amis ? Pff mais ma pauvre Céleste ! Devenir ami avec John Allerdyce, tu rêve. Et tu sais pourquoi ? Parce que t'es incapable de te lier d'amitié avec quelqu'un. Alors maintenant, va te faire foutre John ! crachais-je avant de quitter la pièce ma trousse de toilette et mes vêtements à la main.
Je traverse le couloir, maudissant ce con sur les dix prochaines générations à venir. Dire que je commençais à le trouver sympa. Pff. Je pénètre dans ma chambre comme une furie et claque violemment la porte avant de balancer ma serviette sur mon lit.
J'enfile rapidement mon pyjama, me laisse tomber sur mon lit et plaque mon oreiller sur mon visage pour hurler dedans. Je reste comme cela, la tête dans mon oreiller, à penser à la meilleure manière de faire disparaître cet enfoiré de pyromane de la surface de la Terre. Et bizarrement, les idées n'ont pas de mal à venir.
Alors que je finis de peaufiner mon plan anti-John, la porte s'ouvre pour se refermer immédiatement après. Je soulève légèrement mon oreiller pour voir qui venait d'entrée dans la pièce. John. Sans réfléchir, je me lève d'un bond de mon lit et fonce vers l'intrus.
- Mais qu'est ce que tu me veux encore ? m'étranglais-je en attrapant le col de son t-shirt pour ensuite le plaquer violemment contre la porte.
- Tu ne peux pas savoir ce que ça me fais quand t'es comme ça, dit John un sourire provocateur aux lèvres.
Je le décolle de la porte pour ensuite le pousser de toutes mes forces. Son dos percute brutalement une étagère, faisant tomber quelques livres au passage. Je vais te faire passer l'envie de sourire, tu vas voir. J'empoigne de nouveau le col de son t-shirt et l'envoie manger la moquette de la chambre. Je me félicite d'avoir fait cela aussi facilement.
- Bordel mais t'es pas bien. Qu'est ce qui t'arrive ? s'emporte t-il en se redressant. T'as fumée ou quoi ?
- Qu'est ce qui m'arrive ? Qu'est ce qui m'arrive ? criais-je en me rapprochant de lui, mon doigt près à s'enfoncer dans son torse. (Ce n'est pas l'envie qui me manque de le faire passer par la fenêtre) Tu oses demander ce qui m'arrive ?
J'attrape son t-shirt et le fais de nouveau basculer en arrière, moi à sa suite. Sa tête se cogne brutalement contre le sol. Cela ne m'empêche pas de continuer à lui hurler dessus.
- Depuis que je suis arrivée ici, tu pourris chacune de mes journées, crachais-je en le secouant alors que je suis à califourchon sur lui. A croire que t'a que ça à faire. Je pensais que faire ce devoir ensemble aller améliorer les choses. La preuve la soirée qu'on a passé ensemble c'était super bien passée. Je pensais que tu allais arrêter mais non faut que tu gâche tout avec tes putains de conneries. Et dire que je commençai à t'apprécier…
- Putain mais arrête ! crie t-il à son tour en emprisonnant mes poignets. Arrête j'te dis !
- Tu peux pas savoir à quel point je te hais. Je te hais.
Mon regard était aussi noir que les plumes d'un corbeau. Je prie pour que la partie de mon pouvoir que je ne contrôle pas se manifeste mais rien, rien du tout. Cela m'énerve encore plus. Je sens alors ses doigts se desserrer de mes poignets. La seconde suivante, j'atterrie sur le dos un peu plus loin. Je me remets rapidement debout. Je vois alors mon adversaire son zippo à la main, en train de me fusiller du regard.
Un seul geste de sa part et il se prend un jet de flamme en pleine tête. C'est à ce moment là que Malicia et Bobby décident de rentrer dans la chambre, sûrement alerté par mes hurlements. J'aperçois du mouvement derrière eux. Des curieux s'étaient surement précipités à leur suite pour suivre la scène. La réaction du couple ne se fait pas attendre. En moins de deux, Malicia s'était postée entre John et moi, les bras tendus, prête à nous neutraliser s'il le fallait.
Cela ne nous calme pas pour autant. Nos regards débordaient toujours de haine. John s'empare alors d'une flamme. Je n'eu pas le temps de finir mon geste que Bobby m'encercle les bras. Je me débats le mieux que je peux mais c'était peine perdue. J'étais prisonnière de bras de glace.
- Toi, tu m'éteints ça tout de suite ! ordonne Malicia en montrant d'un signe de tête la flamme que tenait John. Et toi, tu vas te calmer !
Elle me regarde quelques secondes puis continue :
- Bobby, occupe-toi de son pouvoir s'il te plait !
Je n'ai pas le temps de répliquer quoique ce soit, qu'une vague de froid envahit alors mon corps. Un frisson me parcourt, me calmant légèrement. Je ne peux m'empêcher de grelotter. Bordel mais qu'est ce qui m'a fait ?
- Ne va pas nous la congeler s'il te plait ! intervient sa petite amie.
- Désolé !
Petit à petit, mon corps reprend sa température normale. Bobby me demande alors :
- Je peux te lâcher maintenant ?
Je hoche faiblement la tête. Un vrai miracle qu'il est perçut mon signe de tête. Il s'écarte légèrement de moi, prêt à m'emprisonner de nouveau les bras si j'essayais de faire quoi que ce soit contre son camarade de chambre. Voyant que je ne bougeais pas, il s'éloigne de moi pour attraper son colocataire par le bras et le traîner dehors.
Je les regarde traverser la chambre. En passant près de moi, John et moi nous jetons un regard noir. Il ne peut s'empêcher de me lancer :
- T'as intérêt à garder tes distances !
- Je ne veux plus jamais te voir.
Malicia ferme la porte, ignorant royalement les jeunes mutants sur le pas de porte et se retourne vers moi. Elle était en colère, ça se voyait très clairement.
- Pourquoi vous…
Je ne la laisse pas finir sa phrase et me jette dans ses bras. Ma vue est vite brouillée par des larmes. Je suis tellement en colère que je me mets à pleurer. J'aurais tout fait.
- J'en peux plus de lui. J'en peux plus.
