Bonjour à tous!!
MERCI A VOUS REVIEWERS! (la, c'est visible au moins, ils sauront que t'es d'excellente humeur quand tu lis ce qu'ils disent et ta mère arretera une bonne fois pour toute de te faire chier avec cet ordi si bizare et... CE CLAVIER A LA CON!)
Ps: Vous avez aimé Franz avant-hier? (é dites-le, j'aimerais savoir) Parce qu'aujourd'hui, c'est... "TEARDROP" de Massive Attack... J'avoue que cette chanson aide mieux à cerner la psycho de Karen, qui vous l'avez bien deviné, est un personnage-clé...(Qui connaît la légende de Charon?)
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Où m'emmènes-tu, Teental?
Sa voix était toujours aussi ferme, mais elle avait mal au ventre, à la tête, et cela la possèdait curieusement, elle se sentait nauséeuse, mais restait néanmoins concentrée sur ses pas et sur les mouvements que l'aveugle semblait effectuer auprès d'elle. Il eut une moue, avant de lui répondre doucement:
-Je t'en prie, fais-moi confiance.
Elle déglutit avec peine, et les yeux bandés, elle ne lâchait pas la main de l'aveugle sur le sentier qu'ils avaient pris, s'enfonçant dans la forêt, dans les ténèbres, toujours plus loin de la lumière.
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-La respectiez-vous?
-Oui.
-Vraiment?
-Vous semblez surprise. fit-il en haussant un sourcil de dédain. Décidément, si elle voulait jouer, il allait la faire courir.
-Alors qu'est-ce que vous respectiez chez elle?
-Je ne peux répondre à vos questions grotesques que par oui ou par non.
-Respectiez-vous son intelligence?
-Non.
-Sa ténacité?
-Elle n'est pas tenace.
-Vous la connaissez moins que vous voulez le faire croire.
- Ce n'est qu'une gamine, une sotte.
-Pendant l'espace d'une seconde j'ai cru que nous parlions de la même personne, mais je viens de me rendre compte que moi je parlais d'un être humain, pas d'un objet classé et rangé dans une catégorie particulière.
L'espace d'un instant, dans le silence douillet de l'auberge, tout fut éffacé, seuls deux regards se jaugeaient, s'affrontaient en silence, et Rogue fut perturbé par la tranquille assurance, pas du tout hostile que les yeux gris de Karen lui renvoyait. Ses yeux à lui avait compris la subtile nuance dans le ton de la dernière question, et sa mâchoire se contracta légèremment, signe qu'il s'impatientait devant cet interrogatoire où il essayait d'en apprendre le plus possible par Légilimencie, mais rien.
Cette fille n'ouvrait pas ses pensées derrière ses mots. Et cela le perturbait au plus haut point. Les seuls Maîtres Occlumens reconnus étaient Voldemort, Dumbledore et lui-même. Cette résistance était illogique. Surtout de la part d'une gamine:
-Vous êtes impertinente.
-Si vous le dites.
-Je respectais son ambition.
Karen eut un sourire et il détourna le regard. Il détestait cette fille, il détestait ce pays, il détestait Granger.
-Est-ce que vous la portiez dans votre coeur?
-Cette question est ambigüe.
-Vous devez répondre par oui ou par non.
Il soupira et s'enfonça encore plus dans son fauteuil, massant ses tempes avec ses doigts et éructant secrètement contre cette comère.
-Est-ce qu'elle vous impressionnait?
-Je ne vois pas ce qui aurait pu m'impressioner chez elle! Explosa-t-il tout à coup, et regretta parce que cette gamine prolongerait son abominable interrogatoire.
-Je crois savoir qu'elle est brillante...
-Et alors? Sa question était excessivement sèche et du ressentiment transpirait dans sa voix. Mais la fille de l'aubergiste se contenta de lui sourire cordialement et recommença:
-Vous n'avez vraiment aucune sympathie à son égard?
-Non. C'est une élève imbue d'elle-même qui a fait des choses impardonnables.
Elle se leva, et pour une fois, elle semblait triste, mais son air jovial revint vite et elle lui déclara d'un ton tout à fait normal qu'elle l'emmenerait demain chez l'homme qui l'avait prise sous son aile. Rogue contracta un muscle dans sa mâchoire, se prenant à s'inquiéter encore vaguement, avant de se ressaisir et de s'enfoncer dans son lit en serrant un bout d'oreiller dans son poing, comme s'il voulait l'étouffer.
OoOoOoOoOoOoOo
-Voici Iscionus, Eurydice.
-Je ne le vois pas. Déclara-t-elle en essayant de se débarrasser de son bandeau. Mais elle sentit qu'une main calme se posait sur la sienne qui était dejà à l'ouvrage:
-Eurydice, puisque c'est ainsi qu'il t'appelle, avec moi, tu ne le retireras pas, ce bandeau.
Elle fut surprise et commença à paniquer. Mais son sang-froid lui fit formuler son angoisse dans une voix des plus sereines au monde:
-J'ai peur que vous n'en profitiez.
Elle entendit deux rires. Puis la voix du mendiant, éraillée, lui expliqua doucement:
-Il a violé la femme d'un bougre emmené par les détraqueurs. Et depuis, il est, comme moi, à l'écart de la communauté, et nous vivons en ermites, comme tu as pu le remarquer. Mais fais-lui confiance comme tu m'as fais confiance. Je te garantis qu'il ne t'arriveras...
-AVEC UN VIOLEUR? Hurla-t-elle en bondissant, complètement paniquée, le souffle court, elle essayait d'enlever son bandeau, mais il restait comme « collé » à ses yeux. Elle sentit quatre mains fermes la saisir et la maintenir contre un arbre. Mais les voix étaient toujours les mêmes, avec les mêmes timbres et les mêmes conseils:
-Fais-moi confiance. Je t'en prie, c'est le prix à payer.
-JE NE ME REFERAI PAS VIOLER! PAS ENCORE UNE FOIS!
Elle se débattait avec vaillance mais ils semblaient amusés:
-Eurydice...
-ARRETEZ DE M'APPELER COMME CA!
-Pour nous tu es Eurydice et personne d'autre...
-Très bien, puisque tu sembles apeurée, laisse-moi te dire que si tu n'affrontes pas ta peur, tu finiras par périr...
-RIEN A FOUTRE! VOUS L'AVEZ DIT VOUS-MÊME, JE FAIS DEJA PRESQUE PARTIE DES MORTS!
Alors le mendiant la laissa aux mains d'Iscionus, lui souriant pour une dernière fois. Et sans qu'elle puisse le voir, elle sut qu'il n'y avait plus qu'elle et le violeur.
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-Des nouvelles?
-Ils sont à leur poursuite.
-Ils les ont trouvé, déjà?
-Non, mais à deux, ils sont plus facilement repérables.
Voldemort souriait. Lucius jubilait. Les mangemorts étaient en chasse.
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Qui dit comme moi que ça commence à sentir le roussi? Personne? Y a pas d'ambiance là-dedans... Roôoôoôo... Allez vais fumer, tiens, ça me déprime! (Serpent qui s'enfuit en pleurant des larmes de croco... NAaaaan, je déconne, je m'en vais guillerette parce que mon nouveau tabac à pipe défonce la gorge et même qu'après on croirait Borat quand on parle). Délire. A demain de demain, les gens!
