The Dreamer and The Realistic.
Vous avez déjà dormi par terre dans votre propre chambre parce qu'un autre y prend toute la place ? Personnellement, ça vient juste de m'arriver, je pourrais m'énerver, mais réveiller Peter est inenvisageable. J'ai déjà pris assez cher comme ça. Je regrette presque quand il me prenait pour un nounours.
Vous vous demandez comment ça se passe entre Derek et Stiles ? Croyez-moi c'est vraiment une toute autre histoire. Rien à voir avec la mienne. Je peux vous raconter cette discussion qui a eu lieu une semaine après la disparition de Peter qui, au final, n'avait rien de mystérieuse. Derek était tranquillement dans son canapé en train d'essayer de se concentrer sur la lecture d'un livre. Chose difficile quand il avait la tête de Stiles sur ses genoux qui n'arrêtait pas de gigoter.
"- Dis, Derek ?
- Hm ?
- Ça fait une semaine maintenant qu'on se fréquente de plus en plus... Je pensais en discuter avec mon père, il va bien finir par se poser des questions...
- Alors attends, tu veux qu'on annonce au sheriff, qui est donc armé, qui connait le point faible des loup-garous, qui connait même des chasseurs, que son fils encore mineur sort avec un type beaucoup plus âgé, et un loup-garou qui plus est ? Chouette idée, j'avoue.
- Il va bien falloir lui dire à un moment donné de toute façon.
- Le plus tard possible. En plus, on parle d'un type qui n'arrête pas de retrouver son fils dans des lieux et situations improbables... Il se posera pas de question.
- Dis-le si tu veux pas officialiser notre relation !
- L'officialiser ça voudrait dire se marier...
- Tu sais très bien ce que je voulais dire !
- Oui, et tu sais très bien que ça n'a rien à voir."
Ils ont plus ou moins clos le débat qui revenait de temps en temps sur le tapis. Mais nous y reviendrons plus tard, pour le moment, le matin se léve chez moi et alors que je me prépare, je lance des petits regards de temps en temps à Peter, lui râlant dessus intérieurement, il est tout étalé sur le lit, en simple boxer.
"- Peter, tu devrais te lever... Partir... Le matin est là..."
Pas de réponse, j'essaie même à plusieurs reprises de le réveiller sans pour autant le toucher, mais sans succès. J'attrape finalement un oreiller et le balance sur sa tête.
"- Scott... Je vais finir par croire que t'es suicidaire..." Fit-il sans même bouger.
"- C'est le matin ! Lève-toi, maintenant, tu peux pas rester là !
- Hm... Et pourquoi je pourrais pas ? C'est toi qui va m'en déloger ?
- T'es vraiment insupportable... Enfin, je comprends que tu sois fatigué... à baiser avec une fille différente chaque jour !
- Tu sais, la jalousie est une preuve de manque de confiance en soi...
- N'importe quoi, la jalousie, c'est une preuve d'am... Non, en fait, tu as raison, c'est tout à fais ça."
Et là, cette fois Peter bougea enfin, il releva la tête et me fixa avec un grand sourire, l'air de jubiler comme ce n'est pas permis.
"- Tu ne voulais pas dire autre chose ?
- Non.
- Tu peux le dire, tu sais, c'est quelque chose de facile à deviner avec toi.
- Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.
- Tu mens très mal.
- Je dois aller au lycée.
- Reviens vite.
- Et pourquoi ?.. Non, finalement, j'ai pas envie de savoir. J'y vais."
Je ne laissais pas plus de temps à Peter de parler et je partais pour le lycée. Je ne m'attendais cependant pas à le retrouver quelques heures plus tard justement dans ce lycée. Je voulais l'ignorer, mais dans le couloir, il ne fixait que moi, avec grande insistance et ce petit sourire en coin qui le caractérise tant. À force qu'on vienne me demander pourquoi il était là et pourquoi je n'allais pas le voir, essayant désespérément de cacher la situation, bien que Stiles soit au courant, je finis un peu à contrecœur à venir vers lui et lui attrapais le bras pour le conduire dans les vestiaires, vide heureusement à cette heure-ci.
"- Qu'est-ce qui te prend de venir ici ?
- Ho, je passais dans le coin... Et je me disais que je devrais passer voir si tu n'étais toujours pas d'accord pour me supplier.
- Certainement pas !
- Je pourrais disparaître à nouveau..."
J'écarquillais les yeux. Il était sérieux. Avec son sourire suffisant. Ma douleur, ça lui plaisait, quelle soit physique ou mental, il adorait ça. Me voir me débattre entre mes rêves et la réalité, ça lui faisait prendre son pied mais à un point que je ne pouvais même pas imaginer.
"- Pourquoi tu me dis ça ?
- Parce que tu vas être à nouveau jaloux...
- Pourquoi je serais jaloux ?!
- Tu l'as dis plus tôt.
- Je ne l'ai pas dis !
- Ho, tu l'as pensé tellement fort, c'est tout comme.
- Je ne t'aime pas !
- C'est pas moi qui l'ai dis.
- T... Tu... Tu fais vraiment tout pour me mettre hors de moi !
- Quel sens de la déduction, bravo Sherlock."
Fit-il avec ironie, se fichant à nouveau de moi comme il en a l'habitude, puis il m'attrapa pour me plaquer contre un des vestiaires et mordre mon oreille. Je tenais fermement son épaule, comme si je voulais le repousser.
"- Arrête ! Je ne te laisserais pas faire !
- Scott, voyons, tu sais très bien que c'est trop tard pour me repousser... Je vais te faire des misères et tu ne peux rien faire d'autre que prier pour que personne ne nous surprenne."
Je n'avais rien à répondre, rien du tout, parce que le pire dans l'histoire c'est qu'il avait raison, il le savait. Il en savait bien trop, peut-être même plus que moi qui ne savait même pas être honnête avec mes sentiments. Il profita de ma confusion pour m'attraper par les cheveux et me traîner de force sous les douches. Il me colla de force au carrelage froid du mur et enleva mes vêtements les uns après les autres, ou plutôt, les arracha.
"- Mets-toi à quatre pattes... à moins que tu préfères que je te force comme je sais si bien le faire ? Je pense que tu aimes ça..."
Comment... Comment un homme aussi abominable pouvait exister... Comment je faisais pour le laisser faire de moi ce qu'il veut... Je sens une douleur dans ma poitrine, elle s'intensifie à chaque fois que je recroise le chemin de Peter. J'aimerais pouvoir penser que de la haine, vraiment. Je sens les larmes me monter aux yeux, et je me laisse finalement glisser au sol pour me mettre dans la position qu'il a demandé, aussi humiliante soit-elle. Il ne tarde pas à m'attraper par les fesses pour me prendre assez violemment, heureusement après cette nuit, c'est encore bien détendu et à présent on peut dire que je prends mon pied aussi, je ne saurais dire si c'est un mal ou un bien. Je sens ses mains sur mon corps alors qu'il fait de puissants vas et viens en moi, il me murmure à l'oreille.
"- Tu es à moi... Tu peux l'accepter et je t'accorderais quelques privilèges, ou te débattre en vain et que je te prive de tout... Il faut choisir, Scott..."
Sur ces paroles, il me mordait la nuque assez férocement, me culbutant sauvagement sur le sol des douches. J'essayais d'étouffer ma voix mais ça n'a jamais été facile avec lui, en tout cas, je ne lui répondais pas pour le moment. Même si mon cerveau serait en état de fonctionner actuellement, je ne saurais quoi répondre, il s'agissait de Peter, il savait exactement ce qu'il faisait et un refus était inenvisageable. Je le savais bien.
Il va vraiment falloir que je trouve quelque chose pour qu'il ne puisse plus faire de moi sa chose...
