Hohoho: cadeau de Nowel express : nouveau chapitre + changement de titre + corrections et ajouts aux 6 chapitres précédents!
(Et je suis désolée du retard : ma session universitaire, la promotion de ma propre publication, etc. Mais je n'abandonnerai pas cette fic : je sais trop comment ça fait chier quand c'est le cas! :p )
Merciiii aux review! xxxxxxx
Sur ce, bonne lecture! ;)
DISCLAIMER : l'univers d'Harry Potter sort de la plume, et la tête, de J.K. Rowling! Malheureusement.
Deuxième match de la saison
POV Lily :
Brusquement, je suis réveillée en sursaut, paniquée, par un concert de bruits directement dans mes oreilles. Et à l'aube jugé-je d'après la luminosité filtrant à travers mes cils.
- « James! Bordel – » m'exclamé-je en me redressant dans mon lit avant que ma voix ne me meurt dans la gorge.
Pour cause : ses yeux. Très près.
- « Jolie la coupe de cheveux! »
Les gènes Potter…
- « Va te pendre Hemsworth! Qu'est-ce que tu fous ici à cette heure? »
Puis, je me souviens : la petite soirée « relax » de sa copine la veille, son squatage d'une des chambres d'amis de mon frère, notre partie de poker super édifiante où Jo à essayer de m'enseigner l'art de la pokerface. Sans succès.
- « Oublie ma question » lui intimé-je en repoussant ma couette, me levant et me dirigeant vers ma commode pour mettre la main sur ma brosse à cheveux.
Impérativement.
- « Si ta coiffure est à retravailler, ton habillement est à point… » me dit Jo d'une voix traînante. « Tu vas venir au match comme ça? »
Son ton moqueur pour une question, somme toute, banale me rend suspicieuse... Je baisse les yeux : je porte seulement un court gilet des Falcons m'arrêtant à mi-cuisse. C'est limite si on ne voit pas mes fesses. Malgré que… Je vérifie. Ouais, on voit mes shorty.
Mes joues se colorent d'un léger rose. Encore.
- « Tu aimerais trop. Il est quelle heure? »
- « Ça s'est sûr mais, bon, tu me donnes le spectacle à domicile! So… » me lance-t-il, amusée. « Sinon, il est sept heures, notre match est à dix heures et nous, les joueurs, devons être au stade à neuf. Véga ne pouvant pas transplaner, vu son état, ton frère vous y conduit en voiture dans un peu plus d'une heure… »
- « Message reçu cinq sur cinq : je file sous la douche! » lui dis-je en faisant un salut militaire.
- « Bien yeux-bouse-de-dragon! » répondit-il avec un rire en quittant ma chambre.
Je me dirige vers mes tiroirs et en sort l'ensemble de cheerleaders moldues que je me suis confectionnée. C'est un costume assez simple – jupe courte et débardeur aux couleurs des Falcons, soit bleu foncé et jaune – mon art dans la fabrication de costumes n'étant pas très développé encore.
Quand je descends au rez-de-chaussée, il est près de huit heures.
- « Ta-daa! » m'écrié-je en entrant dans la pièce.
- « Waa, regarde J-S, on aura notre mascotte! » s'exclame Jo.
Je lui tire la langue. En plus d'avoir enfilé ma tenue de supportrice, mon maquillage est au couleur de l'équipe d'où sa remarque – j'imagine.
- « Il ne te manque que les pompons » affirme Véga en métamorphosant deux oranges sur le comptoir pour en faire deux boules de filaments en tissu aux couleurs de l'équipe.
- « Hell Yeah! » m'exclamé-je.
- « Bon, moi, je vais y aller… » nous dit Jo, amusée encore – décidément, il me trouve amusante en conclus-je – par ma réaction enthousiaste. « On se retrouve au stade! »
Il s'en va déjà…
- « Ok, à tout à l'heure mec! »
[…]
Nous arrivons au stade vers neuf heures moins dix. Vient le temps de se séparer, James doit aller rejoindre son équipe dans les vestiaires.
- « Bonne game grand frère, fais attention aux cognards! Si tu vois Jo, dis-lui de ramener ses fesses ici! » réclamé-je après nos encouragements à Véga et moi.
- « Oui chef! »
Et, à peine deux minutes plus tard, Jo transplane devant moi.
- « Mes fesses sont là, enfin, je crois! » fait-il semblant de s'inquiéter en portant la main à son derrière.
- « Grand tata! » lui dis-je avec le sourire en levant les yeux au ciel.
Et là, je jongle avec le fait de lui faire, oui ou non, un câlin de bonne chance… Oh, et pis fuck, j'en ai envie!
- « Mais bonne game! » lui souhaité-je en le serrant dans mes bras.
Merlin! Qu'il sent bon. C'est tout ce dont je suis capable de me dire avant de remettre une distance sécuritaire entre nous. Avant que je fasse quelque chose de déplacé.
- « Vise juste, frappe fort et protège mon frère! »
- « Pas besoin de me le rappeler! » rit-il. « Mais merci Lily! »
Mon nom sonne vachement bien dit par lui et son sourire est ravageur.
Honnêtement, j'ai toujours détesté cette expression que je trouvais d'un cucul fini, mais ça exprime bien la dévastation qu'il cause en moi.
Mon regard se perd alors dans le vide laissé par son transplanage.
- « Il t'aime bien je pense » me dit Véga, à mes côtés.
- « Tu crois? »
Je déteste tellement la note d'espoir que je perçois moi-même dans ma voix…
Apparaît alors dans ma tête cette phrase – surgie de bien loin – que je n'ai jamais comprise. Je l'avais lue en feuilletant un livre trop sérieux de tante Hermione. J'avais refermé ce livre, d'un gus nommé André Gide, dégoûtée et persuadée que ma curiosité me perdrait un jour. Mais là… Là je comprends quand il a écrit : « Être aimé n'est rien, c'est être préféré que je désire. »
C'est tout à fait ça, ouais, je comprends là.
[…]
Après le départ de Jo, Véga et moi décidons de nous rendre tout de suite dans la loge réservée aux familles des joueurs.
À l'entrée de la loge, on montre nos laissez-passer et on pénètre à l'intérieur. Deux femmes s'y trouvent déjà et Véga doit les connaître puisqu'elle se dirige vers elles.
- « Salut les filles! » leur dit-elle, les interrompant et leur faisant la bise.
- « Salut Véga! » répond une belle blonde élancée. « Tu as entendu ce qu'on dit? À ce qu'il paraît Circus est ici, au stade, pouahh! » continue-t-elle d'un air dégoûté.
- « Oui, elle est dans le coin… Mais, bon, Jonathan a dormi à la maison hier! »
- « Merlin soit loué! On aura deux batteurs totalement effectifs cette fois-ci! » soupire de soulagement la seconde femme. « Je déteste quand Peter doit se taper du boulot pour deux… Mais qui est-ce que tu nous amènes? » s'enquit-elle avec le sourire en me regardant.
Les deux femmes sont très belles, dans la vingtaine, et ça pourrait être intimidant mais elles ont un sourire engageant qui inspire la sympathie.
- « C'est Lily, la petite sœur de James! » me présente Véga.
Je lève la main en guise de salut et souris à mon tour.
- « Lily, voici Jaclyn, la copine de Drew McIntire, un autre de nos poursuiveurs » annonce-t-elle en désignant la blonde aux allures de mannequin. « Et voici Rose, la femme de Peter Lawson, le second batteur de l'équipe » finit-elle en me présentant la jolie brune du duo.
- « Salut Lily! » me dit Rose en me souriant amicalement.
- « J'adore trop ta tenue! » ajoute Jaclyn.
Et voilà comment la discussion s'engage alors que la loge s'emplit peu à peu. Le match est sur le point de commencer quand un petit groupe, plutôt bruyant, entre et s'installe sur la dernière rangée.
- « Circus et sa clique » me souffle Rose à l'oreille.
Le sifflet retentit avant que je puisse jeter un œil sur la copine de Jonathan. Bah, je la verrai bien assez tôt…
Et j'embarque à fond dans mon rôle de supportrice. Tellement que le reste de la loge me suit et l'ambiance y devient du tonnerre!
Je crie, danse et encourage Jo et mon frère à la fois, sans préférence. Ce qui attire bien entendu l'attention de Circus sur moi et je l'entends distinctement dire à sa suite :
- « Hon, Jonathan a emmené sa mascotte! »
Ok.
Dis d'un ton moqueur par Jo, ça passe, mais par elle? Et dédaigneusement en plus.
- « Excuse-moi, tu disais? » lui demandé-je en me retournant.
Avec son sale sourire hypocrite, ses yeux trop bleus, ses courbes trop parfaites, ses airs de supériorité ; je la déteste. Qu'elle sorte avec Jo n'a rien à voir, qu'on se le tienne pour dit. Je suis sûre qu'elle chante mal.
- « Que tu étais ridicule dans cette tenue. Tu dois être la jeune Potter, Jonathan m'a parlé de toi et de tes petits talents de danseuse… Au lieu d'emmerder mon copain, la prochaine fois, contacte mon manager si tu veux danser pour moi! » a-t-elle le front de me lancer.
Et ses amies de ricaner.
…
…. Eh boy! Certaines se les pètent solides.
- « Loin de moi l'idée de m'obstiner avec toi, mais… Je l'emmerdais tellement que Jo s'est empressé de te parler de moi! Je reconnais que ça devait être difficile pour toi de ne pas monopoliser un sujet de conversation ; je serais probablement jalouse aussi. Quant à mes petits talents, ils sont encore trop élevés pour toi » lui répondis-je. « Une Potter ne s'abaisse pas à ce niveau » rajouté-je de mon plus beau ton snob avant de me retourner vers le terrain.
Le silence se fait dans la loge suite à ma harangue. J'ai quand même quelques soutiens : Rose me serre discrètement le bras, Jaclyn lève le pouce en ma direction et Véga sourit, l'air aux anges, tandis que je me reconcentre sur le match.
Pendant notre altercation, les Falcons ont compté : zut, j'ai manqué ce but! C'est maintenant 30-10 pour nous et les Tornades ont le souaffle.
- « Let's go Jo mon bébé! Balance-lui un cognard! » crié-je en gesticulant.
Ouais, le « bébé » était pour l'énerver, elle – j'avoue! Et, du coin de l'œil, je vois Circus me singer, mais cette fille ne mérite même pas mon attention décidé-je.
D'ailleurs, Jo m'écoute et envoie un cognard sur la trajectoire du joueur ayant la balle, lui faisant faire un écart et l'échapper. Parfaitement synchronisé, James passe sous le joueur à ce moment et réceptionne le souaffle.
Pendant ce temps, notre attrapeur aperçoit le vif d'or et, après trente secondes de poursuite, l'attrape facilement.
- « Falmouth gagne rapidement 180 à 10! » entends-je difficilement le commentateur à travers l'euphorie de la victoire.
Je participe ensuite allègrement aux célébrations avec le reste des gens de la loge pendant une dizaine de minutes puis… Je vois Véga grimacer et s'asseoir en se massant le ventre.
Fuck, fuck, fuck! L'excitation tout ça… C'est pas conseillé pour une femme enceinte ça!
Je me précipite auprès d'elle, complètement paniquée :
- « Véga, Véga, ça va pas? Respire, respire! »
Et de faire moi-même cette respiration par saccade de femmes sur le point d'accoucher, ce gros cliché qu'on voit dans les films, en m'agenouillant devant elle.
… En guise d'exemple quoi!
- « J'envoie un patronus à James là? » lui demandé-je toujours paniquée.
Mon frère doit être sous la douche dans les vestiaires là.
- « Non, non, c'est juste Skye qui me bourre de coup de pieds! »
Mais je pense à mon frère qui m'en voudrait à mort s'il apprenait que je joue mon rôle à 50% seulement…
- « Désolée Véga… » lui dis-je, vraiment désolée, avant d'envoyer mon patronus, qui a la forme d'une hirondelle, à mon frère.
Lequel transplane à nos côtés cinq secondes plus tard, complètement paniqué aussi. Torse nu et suivi de toute l'équipe, même des journalistes.
- « Mon étoile? » lâche-t-il en s'agenouillant à côté de moi.
Je me relève alors et lui cède la place. Je laisse Véga s'expliquer ; moi, j'ai juste fait ma job! En attendant, Jo se dirige vers moi.
- « Lily! Qu'est-ce qui se passe? »
- « Véga a eu des douleurs, je vous ai envoyé un patronus… Et vous? Pourquoi l'entièreté de l'équipe et de la presse est ici? » m'enquis-je, un peu hallucinée.
- « Bah, on était en pleine conférence avec les journalistes quand ton hirondelle – »
Il est interrompu par Circus qui se jette à son cou et se met à l'embrasser comme si sa vie en dépendait. Après un temps de retard, Jo s'y met aussi. Il s'en donne à cœur joie même, ses mains la soulevant par les fesses, et je recule : blessée, sous le choc, jalouse, dégoûtée, seulement mal à l'aise? Je sais pas. Sans doute un peu de tout ça.
Ma conversation est si nulle que ça? …
Et, les chambres, ça existe bordel !
En tout cas, si ça me fait reculer, ce n'est pas le cas de la presse…
Je me retourne alors vers mon frère et Véga qui finissent de s'expliquer et je m'approche d'eux :
- « … je te jure James que je suis Ok! »
- « D'accord pour cette fois mon étoile, je te ramène à la maison et, là, repos complet! » prescrit mon frère, puis il se tourne vers moi : « Et merci Lily, je savais que je pouvais compter sur toi! Allez, viens, on rentre! »
Je savais qu'il apprécierait!
- « Salut les gars, on se revoit après-demain à l'entraînement! » lance-t-il à la ronde en s'éloignant, le bras autour de la taille de Véga.
J'emboîte donc le pas à mon frère et, se faisant, je dois passer à proximité de Jo et de sa sangsue. Jo s'adresse maintenant à un journaliste et… Je comprends d'où vient sa maîtrise parfaite de la pokerface ; aucune émotion ne filtre sous son masque. Même, il dégage une aura de froideur. De dureté. Mais le plus étonnant : ça me fait mal…
Regarde-moi!
Mon cri silencieux reste sans effet bien sûr ; il n'y a que dans les films que ce genre de truc fonctionne.
Sinon, quant à elle, Circus est accrochée au bras de Jo et envoie des sourires à tout-va mais, quand elle me voit, elle me souffle tout bas au passage :
- « Les moldus disent qu'une hirondelle ne fait pas le printemps. Il est à moi! »
…
Elle est sérieuse là?! Comme si Jo était une chose…
- « Bon voyage de retour pour L.A. Circus! » claironné-je bien fort avec insolence en quittant.
… Vivement qu'elle dégage. … Elle ne le mérite pas, je l'aimerais probablement mieux qu'elle.
Alors?
Et joyeux Noël!
