Résumé des chapitres précédents : Androméra Maclent, 5éme année à serpantars, vient d'intégrer l'équipe de quidditch de sa maison. Et là commence les problèmes avec un certain Olivier Dubois dont elle était amoureuse étant plus jeune. Après une retenu un peu particulière, et des échange houleux, la jeune fille fini par embrasser son « ennemi » préféré, pour ne pas arranger les choses. Et le levé est difficile, car relooking oblige pour devenir la nouvelle star de l'école. La voila transformé en Bimbo, apparemment au goût de son capitaine et surtout bien embêté avec l'épisode de la veille.
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Chapitre 7 : Réconciliation pas question
C'est fou ce qu'une journée passée avec ce genres de chaussures peut-être dure et vous faire mal.
En plus, on m'a empêché de manger à ma faim sous prétexte que " ce n'est pas classe ». La vérité, c'était que j'en avais - déjà - marre. Mes cours ne m'avaient jamais tant pesé. Les regards ne m'avaient jamais autant persécuté, déshabillé, jugé. Heureusement pour moi, je ne suis pas fragile et je me fiche bien de ces imbéciles et crétins sans talents, sans quoi j'aurais déjà mis les voiles pour les toilettes des filles depuis longtemps. Les autres jours me paraissaient tout d'un coup comme un bon jus de citrouille comparé à celui-ci.
Mais je sais ce qui vous intéresse en fait. Et Dubois ? Et bien, son regard ne m'avait pas laché depuis que je l'avais croisé. Et moi ?Je l'avais parfaitement ignoré. Enfin, autant que je le pouvais en tout cas. Jusque là, ça avait plutôt bien marché : il n'y avait pas eu pas de bavardages inutiles à propos d'un certain épisode pas si désagréable que ça.
Mais voilà, c'était trop beau de vouloir croire que tout pouvait passer en faisant comme si l'autre manche à balais n'existait pas. En réalité, la pratique ne suivait - hélas - pas toujours. Alors que j'étais enfin un peu seule, après ma dure journée de labeur, je tentais,tant bien que mal, de rentrer aux cachots. Es pieds me faisaient horriblement souffrir. N'y tenant plus, je m'appuyais contre le mur et retirais les instruments de torture si gracieux qui me servaient de souliers. Qu'est-ce-que ça pouvait faire du bien ! Attrapant les souliers d'une main, je me remis en route sur la pointe des pieds avec une démarche qui devait être des plus comique. Les talons, c'était aussi une question d'habitude.
« Ca ne sert à rien de m'ignorer tu sais ? »
Cette voix quelque peu dédaigneuse, je ne la connaissait que trop bien. Le vicieux m'avait suivit, j'en était sure. Je tâchais de rester calme, et je regardais par-dessus mon épaule. Oui, c'était bien lui qui venait de sortir de l'ombre et se tenait là avec une pose de bad-boy tout à fait craquante, un léger sourire aux lèvres. Il avait raison, l'ignorer devenait grotesque à force, et à présent, ne servait plus à grand chose.
« Je vois que tu n'es pas beaucoup plus vêtue que hier soir. Je suis touché que tu fasse ça pour moi, continua-t-il ironiquement. »
« Ce n'est pas pour toi, répliquais-je froidement en me retournant. »
Il me regarda d'un air moins réjoui tout à coup. Et là bien sur, il se rapprocha dangereusement de moi, pour me regarder de toute sa hauteur avec fierté, alors que je me dandinais au milieux du couloir, à cause de mes pieds douloureux. Ce n'était pas si bien partit que ça dans le fond. Je le regardais néanmoins dans les yeux sans ciller, malgré cette image qui me revenait en boucle, encore et encore.
« Tu n'étais pas aussi distante, il me semble lors de notre dernier tête à tête, affirma t-il sur de lui. »
« Ha, ça. C'était pour que tu la ferme une fois pour toute. »
Je lui souris de toutes mes dents, d'un air assez sincère. Mais, ma remarque ne semble pas le déstabiliser plus que ça. C'était là vérité dans un sens. Il y avait, à l'évidence, peu de chance pour qu'il gobbe un truc pareil, même en travaillant durs mes talents d'actrice. Je me retins de soupirer de mécontentement, cela lui aurait fait trop plaisir. Et comme ce n'était pas encore Noël, il n'avait aucune raison que je lui fasse un petit cadeau. Un Dubois, c'était coriace mine de rien.
« Je ne pense pas qu'il faille croire tout ce que les menteuses dans ton genre peuvent inventer. »
Et en plus, il avait le culot de me traiter de menteuse ! Certes, il y a une part de vérité dans cela mais je ne l'ai fait que pour le bien de l'humanité. Humanité se résumant à ma petite personne à cet instant en l'occurrence, mais ça arrive à tout le monde de se prendre pour le nombril du monde, non ? Et donc, par excès d'égoïsme pur et dur, ce n'est pas puni par la loi, je dû avouer que je ne pensais qu'à moi et encore à moi, et que cette réplique dite avec tant d'aplomb et de charme m'avait piqué au vif. Je fronçais les sourcils malgré moi.
« Je ne me sens pas concernée par tes bêtises, répondis-je d'un ton hautain. »
Bien sûr, que j'étais concerné, mais non je n'allais pas l'avouer à cet individu même s'il avait « un tout petit peu » raison. Et puis on n'avouait pas à un Griffy de malheurs, aussi sexy soit il, qu'une serpentarde - aussi respectable que moi - avait un, mais alors vraiment tout petit faible pour lui. Ca équivalait à une lettre d'amour enflammée, pleine de rouge à lèvres, de cœurs et empestant le parfum à la rose, et ça c'était hors de question. Mais comme je l'avais déjà constaté, il n'y avait aucune chance qu'il lâche prise aussi facilement.En pariant à ce rythme là, j'aurais déjà dû gagner de quoi passer ma vie les doigts de pieds en éventail.
« Prends-le comme tu veux. Les faits sont les faits de toute façon, répliqua-t-il toujours aussi sur de lui. »
« Et bien ! Et bien, lâche moi maintenant. Tu me fais perdre mon temps. Si c'était pour me rappeler que j'ai passé la nuit blanche à me désinfecter, ce n'était pas la peine de me suivre jusque ici. »
Et bien quoi ? Un peu plus ou un peu moins… dans tout les cas je n'avais pas l'avantage. Qu'il aille au diable avec ses constatations minables, et qu'il me laisse en paix. C'était impressionnant la manière dont je pouvais si vite m'emporter lorsque je perdais la face avec lui. Et loin de lui faire perdre son assurance, elle semblait se renforcer soudain, si bien qu'il en devint plus audacieux que je ne l'aurais cru. Il tendit le bras vers moi, et sa main vint caresser mon visage dans un geste d'une douceur insoupçonnée, sans qu'il ne me lâche des yeux.
« Ne me touche pas, tu vas encore me salir, m'écriais-je en repoussant sa main d'un mouvement vif et sec. »
Comme si j'allais me laisser faire si facilement. Pour qui me prenait-il ? D'accord ça n'avais rien de déplaisant, mais ce n'étais pas une raison pour se laisser emporter encore une fois. Il aller voir s'il était si irrésistible que ça, cette fois, je ne céderais pas. Nous ne sommes pas tous comme des griffons, viles créatures aux bas instincts. Ha ha ! Fière ? Oh oui, très fière même.
« Ne tant fais pas, je n'aime pas les filles publiques. Surtout lorsqu' elles sont aussi laide que toi, répondit-il d'un ton devenu soudainement froid. »
Fille publique ? Laide ?Je ne savais pas ce qui me retenait de lui balancer ma paire de chaussure à la figure. Menteuse, c'était encore acceptable mais le reste, je n'avais aucune raison de le tolérer. Laide ? Et alors, peut-être qu'il les aimait bien dans le fond. En toute logique, si ça ne l'avait pas vraiment été, il n'y aurait eu aucune raison pour qu'il soit ici en ce moment à m'embêter avec des histoires qu'il aurait mieux fait d'oublier.
« Alors dégage avant qu'il ne me prenne l'envie de t'arracher un œil avec ma baguette. »
Je bouillais de rage et j'étais à la fois blessée par ses paroles. C'était inespéré, pourtant il dût croire un instant que j'étais capable de mettre ma menace à exécution car, il renonça au combat. En fait,je subissais une défaite depuis quelques minutes Il n'ajouta rien de plus, et se contenta de se moquer de moi en souriant méchammentce qui le rendait encore plus mignon qu'à l'habitudeavant de tourner les talonsEt à vrai dire, je rêvais d'une revanche, et le plus tôt possible serait mieux. Je restais sur ma faim, furieuse, avec mes pieds toujours aussi douloureux, à le regarder filer.
« A plus tard, tête de goule, lança-t-il sans se retourner. »
Il faut croire que c'était la phrase de trop. Et là, incapable de contenir cette bouffée de rage qui me submergeait, je pris soudain conscience de son dos si bien mis en évidence et de la paire de souliers que je tenais à la main. En moins de temps qu'il ne fallait pour dire "Quidditch", les deux escarpins étaient allés percuter avec violence sa nuque et son dos. Et évidement, c'est toujours après avoir commit l'irréparable -ou presque- que l'on se rend compte de ce que l'on vient de faire. Et je ne fis pas exception à la règle. J'avais à coup sûr fait une énorme erreur. Dubois se retourna brusquement, apparemment aussi furieux que je l'avais été quelques secondes auparavant. Au moins, il n'y avait plus aucune trace d'un quelconque amusement sur son beau visage. Le mieux à faire était certainement de filer en vitesse.
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Voila le chapitre 7. La confrontation a enfin eu lieu, mais ce n'est pas fini. Il faut bien laisser un peu de suspens pour la prochaine fois. En attendant… reviews ???
A bientôt, Anne Catherine B.
