Hey hey hey ! Me revoilà :) qui l'eut cru que je poste déjà un nouveau chapitre...pas moi en tout cas ! Enfin voilà voilà, je crois bien que vos reviews m'ont manqué plus que ce que je ne l'aurai pensé ! La preuve, ça m'a tout de suite donner envie d'écrire le chapitre suivant ;) Alors, puisque je suis vraiment en manque, je vais vous demander de me laisser des reviews jusqu'a ce qu'il y en ait au moins 25 ! Niark niark...ce ne sera que comme ça que je commencerai à écrire le prochain chapitre :)

Mais ne vous inquiétez pas, je ne mords pas ! Et je vous souhaite toujours une très bonne lecture, en espérant que ça va vous plaire !


CHAPITRE 7

Un à un, je laissais tomber mes doigts sur la table, les laissant galoper à leur allure. Ma tête enfuie dans ma main gauche était vraiment énorme comme une pastèque. Bon…récapitulons. Je joue au risque de perdre ou je ne fais rien au risque de rester seule pour toujours. Le choix pourrait paraître évident pour certain, mais pas pour moi.

- Mlle Chase, si vous voulez dormir ce n'est pas en classe qu'il faut le faire…

Mon visage vira à l'écarlate. Je venais tout juste de me faire rappeler par le prof. Sur le coup, j'eu l'impression que toute la classe se moquait de moi…alors que non, elle ne paraissait même pas y prêter attention.

Je soufflais de soulagement avant de me rasseoir correctement sur ma chaise, honteuse qu'on ait pu me faire une remarque négative. Ce n'était vraiment pas le moment !

- Je suis désolée monsieur.

Et puis il retourna à son cours. Désormais, je feignais prendre des notes, mais mon esprits ne cessait d'être en ébullition. Alors, quand la cloche sonna enfin, je me dépêchais de sortir de cette salle pour prendre un peu l'air, dans la cour arrière du lycée. Mais quelle mauvaise idée j'avais eu…

- Alors Beth ? Tu as pris ta décision.

Je ne retournais plus pour savoir de quelle personne il s'agissait. Rien que d'entendre sa voix me suffisais pour me le faire deviner. Un frisson me parcoura de la tête aux pieds et je croisais mes bras fort contre ma poitrine.

-Ce n'est pas en une matinée que je vais prendre une telle décision, dis-je, incertaine.

Le fameux Percy Jackson fit quelques pas avant de se heurter à mon dos et de poser son menton sur le haut de mon crâne. On aurait que cela l'amusait énormément de me mettre sur les nerfs.

- C'est pas ce que j'avais cru comprendre en te voyant.

Sa voix résonna dans ma tête et le mouvement de sa mâchoire m'ébouriffa les cheveux.

-Et puis, c'était toi qui me traitais de nerd, à ce que je sache, ripostais-je.

Je crois bien que j'étais légèrement énervée, rien qu'en y repensant. Mais j'eus tout de même la sensation d'un sourire de sa part.

-Je crois que j'ai changé d'avis entre-temps.

Je m'écartais de lui afin de l'avoir en face de moi et le regardais dans les yeux. Subitement, une formidable idée traversa mon cerveau et elle en valait largement la peine…

-Très bien, peut-être que finalement, je vais revenir sur ma position…à condition que tu me laisses faire ce qui va suivre.

Bien malgré moi, un petit sourire en coin, aux allures de tortionnaire se forma. Percy ne parut pas le prendre en compte et il s'empressa de répondre.

-Tout ce que tu voudras !

Sur le coup, j'étais pour ainsi dire surprise qu'il soit aussi spontané, mais mon idée me démangeait tellement que je ne pensais même plus à ma timidité légendaire, et retrouvais un fragment de l'état d'esprit que j'avais avant que tout en moi ne s'écroule.

Alors je le regardais intensément, droit dans le blanc des yeux, de ce regard qui en faisait fuir plus d'un. Le vert de ses yeux frappa le gris tempête des miens.

- Sûr ? demandais-je une dernière fois.

- A cent pour cent.

Je ne me posais même plus la question, du pourquoi il me voulait tant, et ma main partit d'elle seule. Elle alla s'écraser rapidement contre sa joue en un claquement sourd.

- Ca, c'est pour m'avoir traité de nerd…

Puis, sans lui laisser le temps de répondre, une deuxième claque heurta sa même joue, désormais rose jambon.

- Et ça, c'est pour m'avoir embrassé deux fois devant mon père !

Sur le coup bouche bée, il se reprit très vite et m'attrapa les deux poignets, sûrement de peur qu'une troisième tournée de baffe ne l'assaille.

-C'est bon, c'est bon, je crois que j'ai compris la leçon, tu peux arrêter maintenant !

Je sentis comme un poids s'enlever de mon lourd fardeau, et le sentiment que l'ancienne Annabeth revenait tout doucement. C'était tellement bon. Et d'une manière plutôt incongrue, je me rendis compte par la même occasion que ce qu'il me fallait, pour panser mes plaies, c'était un médicament prénommé Percy Jackson…

Je rigolais discrètement, avant de me fendre en éclats de rires incontrôlés. C'était tellement agréable de se sentir à nouveau vivante et réelle aux yeux de quelqu'un ! C'était comme si la première pièce d'un énorme puzzle venait d'être posée, la pièce qui allait tout déclencher.

- Je ne savais pas que frapper les gens te faisais autant plaisir…, me dit-il après un instant, une once de tristesse traversant son regard à la vitesse de la lumière.

Je m'arrêtais finalement avant qu'il ne me prenne vraiment pour une folle et essuyais du coin de l'œil mes larmes de joie.

- Moi non plus, je ne le savais pas jusqu'à maintenant !

Il fit un de ses sourires en coin et prit un air sérieux.

- Alors ça veut dire que tu t'es enfin décidée, tu veux bien devenir mon adversaire ? me demanda-t-il presque suppliant.

J'essayais alors une dernière fois de le sonder.

- Si seulement tu me dis pourquoi tu tiens tant à ce que ce soit moi.

Il parut gêné un instant, passant une main dans ses cheveux noirs et me répondit, comme si ce n'était qu'une partie de la vérité.

- Parce que tu sembles être la seule qui me résiste assez longtemps.

Je ne répondis pas et lui tendis la main pour sceller le pacte fait entre nous, bien décidée à découvrir la véritable raison de ce besoin en lui de jouer.

Mais ce qu'il fit par la suite me prit à mon tour par surprise. Il encadra mon visage de ses deux mains, et plaqua ses lèvres salées contre les miennes. Il ne fit rien de plus, ne bougea pas ni ne remua ses lèvres en un baiser, il les avait juste écrasé contre les miennes à peine le temps d'une seconde.

- Voilà, maintenant la promesse est scellée, finit-il par dire.

Je voulu lui dire d'arrêter de m'embrasser à tout va mais pour la deuxième fois dans la même journée, la sonnerie me coupa. Elle retentit et nous nous rendîmes en cours en silence, sans un mot, partant dans des directions opposées.

Pour le reste de la journée, Percy me laissa tranquille, hormis les quelques fois où il me rappela sa présence, comme en cours d'anglais où son siège se trouvait être derrière le mien et où il n'arrêtait pas de jouer avec mes cheveux. Je n'avais pas voulu me retourner pour ne pas attirer l'attention sur moi, mais j'eus un mal fou à me contenir. C'était franchement gênant pour me concentrer sur la leçon.

Sinon, il ne fit plus aucune interaction dans ma journée, comme s'il me laissait une dernière fois en paix avant que le jeux ne commence vraiment. Le calme avant la tempête.

Le soir, une fois rentrée à la maison en vélo, le nez rougi par le vent et l'air frais dans les cheveux, je me laissais tomber sur mon lit, serrant un coussin contre mon buste. J'avais à nouveau trouver une raison de vivre, même si notre relation ne reposait que sur un jeux. Peut-être allais-je enfin sortir de se trou noir qui m'avait happé depuis un certain temps. Et puis, demain allait aussi être le jour des examens pour rentrer dans l'équipe d'athlétisme !

Finalement, j'aurais peut-être la chance de vivre une année inoubliable, mais cette fois, en bien. Je souris à cette pensée et restais là, allongée confortablement contre le matelas en m'imaginant dans une vie meilleure, essayant de faire abstraction de mon côté pessimiste qui ne voulait me laisser en paix. Une vie meilleure…oui, mais à quel prix ? C'est ce que l'avenir nous dira.

Je me relevais à contre-cœur et me dirigeais vers la cuisine…j'allais me décider à cuisiner. Le seul problème c'est que je n'ai jamais, mais alors jamais, su cuisiner. A part des pâtes peut-être.

J'ouvrais le frigo et en sortais, des tomates, des poivrons,…et toutes sortes de légumes du soleil. Je les lavais tous un par un, ce qui pour le moment ne fut pas encore trop compliqué pour mon pauvre don de cuisine.

Mais quand arriva le moment de couper ces légumes là, il y eut quelques légères complications…on va dire que pour les poivrons, il ne s'est rien passait d'anormal, mais les tomates, par contre, furent d'une autre paire de manche.

Quand j'eu fini des les couper en cubes, j'eu des doutes sur la composition du jus qu'elles avaient tiré car, après avoir regardé le bout de mes doigts, je pense avoir mis un peu de moi sur la planche à couper…

Je soupirais. N'allais-je donc jamais savoir cuisiner correctement ? Non, apparemment.

Je me levais finalement pour aller mettre un sparadrap et je terminais avec minutie le reste de ma salade de tomates. Je n'avais pas très envie de me charcuter une nouvelle fois les mains.

Une fois terminée, je mis la table et attendis que mon père, sa nouvelle femme et les jumeaux reviennent. J'allais donc m'installer sur une chaise et attendis, attendis et attendis…seulement voilà, ils ne revenaient toujours pas.

Je commencer finalement par manger, seule, en face de quatre assiettes vides. La solitude me démangea tout le long du repas, où je m'efforçais d'aller doucement pour continuer à les attendre. J'aurai pu prendre le plus de temps possible, ils ne seraient pas rentrés.

Car quand je voulus retourner dans ma chambre me coucher, je marchai sur une petite feuille. Intriguée, je la ramassais.

Ne nous attends pas pour manger, le numéro de la pizzeria est sur le frigo. On est à la réunions parents professeurs.

Je froissais la feuille dans ma main. Je croyais que cette foutue réunion avait eu lieu la semaine dernière ?! Mais bon…après tout, je m'étais habituée aux mensonges de mon père, ce n'était plus une première !

J'avais toujours l'impression que quelque chose gâche ma journée !

Je me retins d'extérioriser ma colère et refoulais la petite larme au coin de mon œil gauche. J'avais autre chose à faire que de me préoccuper de ces sottises. De toute façon, j'allais garder cette énergie pour demain, pour tout déchirer lors des tests.

Je m'endormis contre toute attente plus ou moins sereine, enfin de compte, parce que je savais que le lendemain serait la meilleure journée que je n'ai jamais eu depuis longtemps.


Alors ? J'attends votre avis !

Et encore merci à ceux qui le font, gros bisous !

En passant, la chanson -même si elle date, hein- "the man in the mirror" de Michael Jackson m'a vraiment redoner la pêche pour écrire, allez l'écouter, elle est vraiment super.