Hé oui, je suis de retour en France, (snif, c'était super la Grèce !).

Comme d'hab', hein, rien ne m'appartiens, tout est à JKR ou à Amshul pour l'histoire, seule la traduction est mon œuvre.

L'ordre du Phénix est sorti depuis quelques jours maintenant et je ne pourrais aller le voir qu'à la fin du mois, c'est triste !

Bon, le prochain chap, je n'ai pas encore fini de le traduire mais je n'en suis pas très loin. Sachant que demain, je pars pour une semaine et que le 21 juillet je suis de mariage, je pense poster le prochain le jeudi d'après. Je reprendrai ensuite le rythme de parution d'avant les vacances, c'est-à-dire mise en ligne d'un nouveau chap chaque jeudi sous réserve, bien sur que j'ai le temps de finir les traductions.

Chapitre 7 : Poudlard, les premières impressions.

Au Stchorlei -

Je m'excuse pour l'argent que je n'ai pas pu fournir pour vous aider dans votre guerre. C'était une erreur de la banque, mais je vous paierais sept mille Gallions si vous envoyez à Poudlard deux jeunes assassins capables de protéger l'école des attaques pour une année, de protéger les élèves au mieux de leurs habiletés. J'espérai qu'ils pourraient passer pour des étudiants. Peut-être pourraient-ils être les mêmes que ceux qui ont sorti trois de mes camarades hors de la planque de Voldemort ? Je vous en serai reconnaissant, et je suis sur qu'ils voudraient vous remercier.

Albus Dumbledore

« Destan et Harry. » fit Ranos. « Je ne vois vraiment aucun mal à cela. »

« Je pense que Dumbledore a un autre motif… » fit Valeria, en fronçant les sourcils.

« Evidemment. » dit John, reniflant. « Quand n'en a-t-il pas ? »

« Cela importe peu. » fit Reuel. « Ilikan et moi avons bien entraînés nos Apprentis. Ils ne tomberont pas dans ses pièges. »

« Sept mille Gallions… » fit Tanaga. « C'est une certaine somme. Oui. Je pense que je suis d'accord pour les envoyer. Reuel, informe Destan et Harry qu'ils ont une nouvelle mission. Préviens-les de faire attention à Dumbledore, de ne pas révéler d'informations sur les Stchorlei, et de ne rien faire d'autre que de garder Poudlard. »

« Bien sur. » fit Reuel. « Maintenant, à propos de Voldemort. Destan m'a dit qu'il menaçait de garder Harry et lui en otage pour s'assurer notre assistance.

« Il doit voir que nous ne le rejoindrons pas. » fit Ranos.

« Effectivement. » dit Valéria, semblant sinistre. « De toute façon, Voldemort prendrait le fait de traiter avec Dumbledore comme une trahison. Si nous faisons cela, nous serons officiellement contre lui. »

Il y eut un silence.

« Je dis que nous devons les envoyer. » fit Ranos. « Quelqu'un comme Voldemort n'est pas quelqu'un avec qui être alliés. Nous restons neutres. Renforcez la défense autour du Quartier Général. »

« Je pense pareil. » fit Valéria.

« Je suis contre. » fit Reuel « Ils pourraient se débrouiller mais c'est risqué. »

« Je suis contre aussi. » dit John après une pause.

Ils regardèrent tous Tanaga, qui était le chef non officiel du Conseil, bien qu'ils soient techniquement tous égaux.

« Je suis pour. » dit-elle. « Harry et Destan ont tous les deux été diplômés avec des scores extrêmement élevés. Aucun des deux n'est stupide. Ils sont tous les deux talentueux. Mais… »

Ses yeux brillèrent.

« Je suggère d'envoyer Félix au lieu de Destan. »

« Pourquoi ? » demanda Reuel, fronçant les sourcils.

Tanaga sourit sinistrement. « Félix s'est entraîné très dur pendant ce mois. » dit-elle. « Il est maintenant totalement immunisé au Doloris. Son équilibre est impeccable, tout comme ses boucliers mentaux. Même s'il n'est pas extrêmement talentueux en magie, ses soins sont les meilleurs depuis des siècles. Reuel, Harry est bon là ou Félix ne l'est pas et vice versa. »

Ils firent une pause pour réfléchir.

« J'admets que Destan…récupère toujours. » fit Reuel. « Son emprisonnement l'a affaibli, bien que mon Apprenti soit revenu à la vie si tôt. » Il y avait de la fierté dans sa voix. « Je suggère que nous examinions Félix. »

« La réunion est terminée. » fit Tanaga. « Nous le testerons demain. »

Reuel alla voir Harry ce jour-là, et lui fit part de leurs plans pour lui. Reuel ne compris pas le sourire sinistre qui apparut sur le visage de son Apprenti, mais Harry dit qu'il était OK avec ça.

Félix fut testé le lendemain. Il fut mit sous Doloris à pleine puissance pendant cinq minutes, et Harry fut définitivement impressionné qu'il ne flanche pas. Après cela, Tanaga testa ses boucliers mentaux et affirma que son Occlumencie était presque parfaite.

« Par rapport à nos standards, quoi qu'il en soit. » dit-elle. « Les sorciers normaux rêveraient d'atteindre le niveau moyen d'un Stchorlei en Occlumencie. »

« Nous n'avons pas besoins de tester ton équilibre. » fit Valéria. Le visage de Félix tomba. « Nous savons que tu y excelles. Maintenant, la magie… »

Félix s'en tira honorablement en magie. Harry s'entraînait sur des barres pendant qu'il regardait et tomba six fois. Destan boita jusqu'à la salle de gym pour regarder, lui aussi

« Mais je dois dire que je suis content de ne pas y aller. » murmura-t-il à Harry. « Je détesterais avoir à rencontrer de nouveau celui avec pleins de préjugés. »

Harry força un sourire, sachant que Destan parlait de son parrain.

« Bien, camarade. » dit-il. « Je vais partir dans une semaine, donc nous arriverons deux jours avant la rentrée à Poudlard. »

« Bonne chance. » fit Destan, regardant avec sympathie le visage sombre d'Harry, bien qu'il ne savait pas pourquoi Harry était ennuyé.

« Je ne l'aurai pas, Dumbledore. » argumenta Sirius, plantant ses mains sur le bureau du Directeur. « Pourquoi Harry doit-il venir ici ? Je veux dire, je serais- »

« Heureux de le voir ? » fit faussement Rogue.

« Eh bien- Je voudrai avoir une chance de m'excuser- » dit Sirius.

« Comme tu avais cette inclinaison quand il était un putain s'assassin ! » se moqua Rogue.

« La ferme, Rogue ! » fit Sirius mal à l'aise. « Et bien, je me sens plutôt - » continua Sirius, essayant de ne pas voir le sourire affecté de Rogue. « Mal à l'aise ave lui… »

«A cause de son statut d'assassin - »

« Sévérus ! » aboya Dumbledore. Il baissa la voix. « Il est impératif d'avoir Harry de notre côté ! » dit-il arpentant la pièce.

« Pourquoi ? » demanda Rogue, les lèvres courbées. « C'est juste un garçon. »

Dumbledore savait que Rogue lui devait trop pour le trahir maintenant. « Il y a seize ans. A la Tête de Sanglier. Trelawney. »

Les yeux de Rogue s'élargirent d'incrédulité. Il avait complètement oublié que l'existence récemment découverte de Potter signifiait. Un nouvel espoir pour la Lumière…

« Croyez-moi, vous tous. » fit Dumbledore en s'asseyant. « Il est un puissant sorcier…il sera un puissant sorcier…il sera utile. » Il prit une profonde inspiration. « Et…Sirius, Rémus…Je dois vous confesser que la raison pour laquelle nous n'avons pas été capable de payer les Stchorlei était que… eh bien, Harry a découvert ce que j'allais faire… »

« Qu'est-ce que c'était, Dumbledore ? » demanda Rémus.

Dumbledore reprit une profonde inspiration et fis son regard le plus douloureux, pleins de regrets et c'était-pour-le-mieux. « L'Ordre du Phénix a été en majeur partie fondée par le coffre d'Harry…jusqu'à présent » dit-il.

Même s'il pensait que ce serait mieux si Sirius et Rémus l'entendaient de sa bouche plutôt que d'Harry, le résultat ne fut pas plaisant.

Sirius, assez prévisiblement, explosa le premier. Il fixa Dumbledore pendant deux secondes avant de crier sur lui. « Vous avez voler ! » il hurla « Vous n'aviez aucun droits sur le coffre des Potter. »

Dumbledore prit sa tête entre ses mains d'un geste las sur lequel il savait pouvoir compter pour calmer Sirius.

« J'étais son tuteur magique, Sirius. » dit-il gentiment. « Je pensais vraiment qu'il était mort. Et qu'est-ce que je pouvais faire ? James et Lily aurait voulu cela, Sirius. »

« Vous n'avez aucune idée de cela ! » protesta Rémus, même s'il ne semblait pas très convaincu. Dumbledore laissa presque sortir un soupir de soulagement. Rémus était convaincu. C'était Sirius qu'il devrait convaincre. « Ils l'auraient été. Pense à eux. Qu'est-ce qu'ils auraient répondu si tu leur avais posé la question ? Ils l'auraient voulu. »

Rogue regardait les démarches avec un sourire malveillant sur son visage. Il réviserait son opinion sur Potter si cela faisait souffrir Black et Lupin.

« Donc. » dit-il, grimaçant légèrement. « Je suppose que Potter n'était pas heureux d'entendre cela ? »

Dumbledore lui lança un regard signifiant 'taisez-vous'.

« Exact. » dit-il après une pause. « Oui. Il a dit aux gobelins de ne pas me laisser accéder au coffre. »

« Vous devrez vous excuser quand il reviendra. » fit Lupin, comme le parfait Griffondor qu'il était.

Rogue ne prit pas la peine de cacher son ricanement.

« Bien sur que je le ferait ! » s'exclama Dumbledore. « Et- » hésita-t-il. « Vous réalisez l'importance de l'avoir de notre côté ? »

« Oui. » fit Sirius. » C'est certain. »

« S'il vous plait, Sirius, Rémus. » fit Dumbledore, faisant son regard triste, las et défait qui aurait frappé n'importe quel spectateur de pitié pour ce vieil homme. « Cela peut paraître cruel maintenant, mais vous devez oublier les préjugés que vous avez envers les assassins. Il est essentiel que Harry sente que nous sommes prêt à l'accueillir sans aucun scrupule de notre côté. »

« Je comprends. » dit Sirius.

« Bien. » fit Dumbledore. « Et s'il vous plait, rappelez vous que c'est grâce à lui que vous êtes encore vivants. » ajouta-t-il.

« Oui, Directeur. »

Dumbledore sourit soudainement d'une façon qui fit craindre à Rogue pour sa vie et sa santé d'esprit. Le vieil homme allait reparti avec un autre plan stupide et aliéné qu'il avait imaginé.

« Donc, comme vous êtes les meilleurs amis de son père, je vais vous donner à tous les deux le poste de Défense Contre les Forces du Mal et d'Histoire de la Magie. Sirius, vous pourrez remplacer Rémus quand il sera malade. »

La bouche de Rogue s'ouvrit tandis qu'il réprimait un cri horrifié. Ses yeux roulèrent tandis qu'il se levait. Sa chaise tomba, mais il n'y fit pas attention.

« Vous êtes fou ! » lâcha-t-il. « Albus, vous ne parlez pas sérieusement. Comment puis-je- Je ne peux pas enseigner avec ces deux- ces deux- ces deux meurtriers dans le château ? »

« C'était juste une erreur ! » protesta Sirius, décidant de répondre aux mots de Rogue au lieu de l'habituel jeu de mot au sujet de son nom.(Snape Snivellus et ne me demandez pas le rapport à part les deux premières lettres) « Si tu n'avais pas été aussi fouineur- »

« Ce sont des excuses, Black ? » demanda Rogue, ses yeux brillants de haine pure. « Ca aurait été une erreur, si j'avais été tué par les mâchoires d'un loup garou sanglant, aliéné et sauvage- »

« Sévérus ! Sirius ! » réprimanda Dumbledore. Honnêtement, n'ont-ils pas pu tenir plus longtemps ?

« De toute manière. » fit Rogue, tournant ses yeux brillants verts Dumbledore. « Quel bien feraient-ils ? Je pensais que vous aviez dit qu'ils seraient là en tant que gardes pas en tant qu'élèves ? »

« Ah. » fit Dumbledore souriant. « C'est là ou nous allons les avoir. »

« Allons nous en informer les autres professeurs ? » demanda Rémus. « Et les autres étudiants ? »

« Bien sur. » répondit Dumbledore. « Ils seront plus reconnaissants si nous les informons qu'ils gardent l'école eux-mêmes. Les serpentards seront hostiles, bien sur, ce qui le tournera vers notre côté- du moins j'espère. »

« Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il ira à Griffondor ? demanda Rogue.

« C'est un risque que nous devons prendre. » admit Dumbledore. De plus, il ne pouvait pas forcer le choixpeau à faire quelque chose. Mais il essaierait de le convaincre, ce qui reviendrait au même. Le choixpeau voulait le meilleur pour le monde et Poudlard, et assurément qu'Harry aille à Griffondor était ce qu'il y avait de mieux. Il serait sûrement d'accord… « Mais je suis sur qu'il ira à Griffondor. » ajouta-t-il quand Rogue commença à maudire les vieux séniles irréfléchis. « Ses parents, après tout, étaient de purs Griffondors. »

« Ils l'étaient. » fit Sirius, moitié triste, moitié fier.

Rogue plia les bras et se sentit désolé pour Potter. S'il devait s'occuper de l'école, voir quotidiennement, Black et Lupin, partager un dortoir avec ces- imbéciles de Griffondors, il sentait qu'en dépit de toute sa compétence et son entraînement, il n'avait aucune chance.

Harry et Félix arrivèrent à Poudlard, impeccablement habillés le 30 août. Ils portaient tous les deux leur uniforme des Stchorlei, identiques et pratiques ''Je suis un assassin chevronné donc ne jouez pas avec moi'' visible sur leurs visages. Harry s'était sinistrement résigné à ce que chacun découvre qui il était et lui tourne autour comme des poulets sans tête, lui demandant des autographes, mais il avait tout de même mit sa capuche. Il n'allait pas laisser cela arrêter sa mission. Il valait toujours mieux faire face au futur que de courir après.

« Ah, Harry, Félix! » fit le Directeur, se levant pour les rencontrer quand ils entrèrent dans le Grand Hall. « Les Stchorlei m'ont envoyés une lettre pour m'informer que vous deviez arriver aujourd'hui. »

Harry scanna les autres enseignants, son visage s'assombrit quand il vit Lupin et Black assis là. Il y avait Mc Gonagall. Les Stchorlei leur avaient donné les plans de Poudlard et les dossiers des individus qu'ils rencontreraient. Ici - Mc Gonagall. Les photos que les Stchorlei avaient d'elle dataient de quatre ans, mais elle n'avait pas changée. La métamorphose était sa matière et elle était une bonne duelliste. Ce n'était pas quelqu'un avec qui jouer.

Filius Flitwick. Un homme qui, malgré sa taille très petite, avait été diplômé dans les catégories de sorts les plus élevées depuis environ trois siècles. En outre un excellent duelliste. Dumbledore employait les meilleurs.

Maintenant, Sévérus Rogue. Maintenant qu'Harry avait lu son dossier, il comprenait mieux cette haine irrationnelle envers Lupin et Black. Les deux l'avaient quasiment tué. Ancien Mangemort, il savait déjà cela. Un homme avec qui la vie n'avait pas été tendre.

Rémus Lupin, Sirius Black. Bien que les Stchorlei ne lui aient pas donné de dossiers sur eux, il en savait assez. Il voulait rester hors de leur chemin.

Concentre-toi sur la mission. Efface toute les distractions.

La phrase si bien connue effaça toute expression rêveuse de son visage. Il y avait Pomona Chourave- la prof de Botanique. Pas aussi connue, mais talentueuse dans sa partie. Rubéus Hagrid. Un demi géant. Mère : Fridwulfa du clan des Géant de Guin. Père un sorcier sans importance. Vector : Arithmancie. Channing : Runes Anciennes. Tous les fixaient lui et Félix avec hostilité et soupçon sauf Black et Lupin. Snape, il fut surpris, lui fit juste un petit sourire affecté. Tous les autres fixaient sa capuche, comme s'ils essayaient de discerner ses traits dessous. Ils savaient.

Dumbledore.

Harry ne pu pas tout à fait cacher sa haine noire sur son visage quand ses yeux rencontrèrent les yeux bleus du Directeur. Harry inclina brusquement la tête tout comme Félix derrière lui finissait les présentations.

« Où sont nos quartiers, Directeur ? » demanda Harry.

« C'est ce qui doit être décidé maintenant » fit Dumbledore leur souriant chaudement. « Vous allez attendre pour votre répartition. »

« Nous ne sommes pas des étudiants. » fit Harry

« Vous serez masqués parmi eux » dit Dumbledore. « Vous réalisez que vous éveilleriez les soupçons si vous agissez jute comme des gardiens ordinaires. »

« N'est-ce pas le but. » fit Félix froidement.

« Absolument pas. » fit Dumbledore, les yeux scintillants. « Vous devez vous adapter d'abord. Des Aurores patrouillent à l'extérieur de Poudlard et de Préaulard, et vous serez les gardiens à l'intérieur. »

« Ça ne fait pas partie de notre arrangement. » fit Harry.

« Je n'ai pas dit que ça en faisait partie. » pointa Dumbledore. « Nous vous payeront en plus. »

« Nous ne pouvons pas garder l'école efficacement si nous sommes contraints de dormir dans les dortoirs et agir comme des élèves. » fit Félix.

« Ah, mais vous serez relayez par les autres gardiens. » fit Dumbledore, les yeux étincelants. « Ce travail ne sera-t-il pas plus facile si vous avez un endroit approprié où rester ? Vous serez mieux acceptés par les étudiants et serez capable d'intervenir dans les bagarres d'étudiants- et vous serez un atout non négligeable si les Mangemorts attaquent. »

Les bagarres d'étudiants- c'était à cela qu'ils étaient bons ? Les Stchorlei ? Harry allait dire quelque chose furieux, mais Félix le poussa avec sa Légilimencie- l'équivalent mental d'un coup. « Ne réagit pas, Harry ». Harry pouvait sentir l'écho de la voix de Félix dans sa tête. « C'est une mission, rappelle-toi. »

Concentre-toi sur ta mission. Accomplie-la à tout prix. Efface toute les distractions si nécessaire. N'hésite pas. Obéis aux règles et occupe toi des restrictions.

Bien sur. Harry projeta sa voix dans l'esprit de Félix. « J'exagérais. Je ne m'attendais pas à ça. »

« Bien sur, Monsieur. » fit Harry. « En attendant, nous camperons dans les alentours de Poudlard. »

« Ah. » fit Dumbledore qui ne s'était pas attendu à cela. « Où ? »

Harry gesticula, se cintra, se retourna et marcha dehors vers le Hall sans un deuxième regard. Félix le suivit.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » fit Félix.

« Je te le dirai plus tard. » fit Harry. « C'est- c'est compliqué, Félix. »

« Où allons nous nous installer ? » fit Félix pendant ils déambulaient sans but.

« Après une petite marche, nous nous installerons dans la Forêt. » fit gaiement Harry. « Rien dedans ne peux nous nuire. » ajouta-t-il, en voyant le visage dubitatif de Félix.

Félix rit. « C'est vrai. » dit-il.

« Donc. » fit Félix quand s'ils s'enfoncèrent dans la Forêt que le soleil n'atteignait pas. « Que se passe-t-il ? »

Harry garda le silence jusqu'à ce qu'ils se soient installés un petit coin confortable dans la Forêt à seulement une minute du Lac.

« C'est… » commença Harry. « Je vais te parler.. personne ne sais à part Dumbledore, Rogue, Lupin et Black.

« Quoi ? » fit Félix, impatient.

« Rappelle-toi- quand nous avions sept ans. » fit Harry. « Une leçon d'histoire sur Harry Potter. »

« Ouais. » fit Félix, fronçant les sourcils. « Le type qui a défait temporairement Voldemort. Il n'a pas bien fait le travail, n'est-ce pas ? Il est revenu à la vie de nouveau. »

Harry grimaça.

« Il a disparu quand il avait cinq ans, rappelle-toi. » chuchota-t-il, en fermant les yeux.

« Ouais. »

« Et personne n'a entendu parlé de lui depuis. »

« Ouais »

La bouche d'Harry s'incurva dans un triste sourire. Félix était si dense. Il souleva sa longue frange.

« Uh, et quoi ? Une cicatrice ? Un peu familier de regard, puis…

Vraiment dense.

« Uh- tu es- »

Harry ouvrit ses yeux pour voir Félix le fixant, les yeux ronds.

« Wow. »

« Et oui, Harry Potter, celui qui a défait Voldemort est un honorable Stchorlei ! » fit Harry, essayant d'apporter un brin d'humour à la situation. « Hé bien, tu vois mon problème. » ajouta-t-il. « Si Dumbledore m'expose ils réclameront tous que je les sauve encore. Quelles mauviettes pathétiques. Ils me considèreront comme une mascotte. Un bouc émissaire. »

« Alors pourquoi es-tu venu ? fit Félix à moitié horrifié. « Pourquoi n'en as-tu pas parlé à –Oh, au Membre du Conseil Tanaga ou à ton Maître? »

« Parce que ce serait arrivé un jour. » répondit Harry, atone. « Je ferais mieux d'y faire face maintenant. Je ne peux pas rester enfermé au Quartier Général pour toujours. Ça va aller. Ce n'est que pour un an… »

Félix regardait ses doigts. Il le prenait bien, en fait. La nouvelle qu'un de ces meilleurs amis soit une célébrité perdue - plus maintenant perdue - ne semblait pas le gêner plus que ça.

« Dumbledore va essayer de faire en sorte que tu rejoignes son camp. » fit soudainement violemment Félix. « Sois prudent, Harry. »

« Je le serai. » fit Harry. « Et je sais. »

Ils se turent.

« Donc. » fit enfin Félix. « Qu'allons nous faire pendant deux jours ? »

Harry sourit. « Méditer. » dit-il.

Félix gémit.

Ils le firent donc. Comme ils l'avaient appris, ils s'assirent et étendirent leurs perceptions. C'était censé les rendre meilleurs en Magie de l'Esprit, et augmenter leur patience. Et les rendre plus attentifs. Félix grimaça et se déconcentra une fois encore, mais Harry le fit rester assit jusqu'à ce que le soleil se couche, alors que les créature du jour allaient se rendre à leurs terriers pour dormir et que des créatures de la nuit sortaient.

La lune était haute dans le ciel quand Harry alla dormir.

Harry passa le jour suivant à lire les fiches que les Stchorlei leur avaient données sur chacun. Il y en avait exactement 220, et chacune avait une photo de la personne d'un côté, et le nom, l'année de naissance, les connexions familiales et les autres informations dessus. Ils avaient tous les deux mémorisés les plans de Poudlard, bien que Tanaga les ait averti que Poudlard étant un bâtiment magique, ne pouvait pas correctement être cartographié. Mais ils étaient confiants qu'ils puissent retrouver leur chemin. Habituellement, les Stchorlei ne leur aurait pas donnés des informations précises sur les étudiants, mais comme c'était une mission à long terme, ils voulaient être sur.

Juste au cas ou. La devise des Stchorlei.

« Voici le prétendu ''Alpha'' des Serpentards. » fit Harry fronçant les sourcils. « Draco Malfoy. Son père est le bras droit de Voldemort. Un garçon déplaisant. Nous resterons hors de son chemin. »

« Pour son propre bien. » rit Félix sous cape.

Harry ne se fit pas prier pour rire.

Après avoir lu les cartes chacune quatre fois, ils les firent disparaître. Harry enseigna à Félix quelques bonnes prises de Judo. Après cela, Félix se mit en tête d'apprendre à Harry à soigner avec efficacité. Ils plongèrent au cœur de la Forêt jusqu'à ce qu'ils trouvent un cerf mourant après une heure.

« Ici. » dit Félix.

Harry fixa avec consternation le cerf. Ses yeux devenaient vitreux, et le côté droit de son dos était déchiré dans un mélange de fourrure sombre, brillante de sang. Il les fixait, indifférent.

« Il a été… » dit Harry, tournant autour en examinant le sang. « Probablement des loups avec l'allure des blessures. Mais, plus loin, il y a - regarde des empruntes de pattes ici ?» Harry se releva et examina un buisson avec des brindilles cassées ou les empreintes partaient. « Ils sont partis vers le buisson et ensuite sont allés par là. »

« Tu n'es pas un traqueur, Harry. » dit Félix. « Soigne-le et c'est tout. Rappelle-toi ce que je t'ai dis. Laisse juste venir. »

« Je suis meilleur en magie agressive, tu sais. » fit Harry alors qu'il se penchait sur le cerf. Il tourna la tête sans enthousiasme clignant rapidement des yeux. Harry le regarda directement dans les yeux. Il rassembla sa magie - et elle sortie, comme d'habitude, torrent doré parsemé de violet. Le doré était la magie agressive. Le bleu était la guérison. Le violet était la défense.

Bleu, dit-il à sa magie. Tourne au bleu. Je ne veux pas attaquer maintenant.

Fait le maintenant. Dit-il sévèrement. Le cerf va mourir.

Sa magie changea devenant bleue et palpitante. Sentant cela en lui, Harry se sentait plus vivant

« Dépêche-toi. » fit Félix.

Harry plaça ses mains délicatement dans le sang et fit sortir sa magie.

« Les os en premier. » fit Félix.

Les os en premier, se répéta Harry dans sa tête. Doucement, il pouvait sentir sa magie passer par ses mains, incertain de ce qu'il devait faire. Les os. Allez, tu peux le faire !

Un peu de magie disparu. C'était fait.

« La peau. » fit Félix.

Une nouvelle, vibrante, soyeuse fourrure poussa de la peau sanglante.

« Maintenant, l'intérieure, Harry. » fit Félix, se tapissant derrière le cerf.

La partie la plus difficile. Harry se concentra. Cette magie était compliquée. Il savait comment le faire, mais n'avait jamais réussit à le faire.

« Fait-le, vas-y. » murmura-t-il. Le visage de Félix d'éclaira d'approbation. C'était les mots qu'il utilisait quand il soignait.

Le cerf se releva brusquement et fit le tour de la clairière comme s'il ne pouvait pas y croire. Ensuite, il fixa les deux hommes comme s'il ne les avait jamais vu avant et s'en alla rapidement.

Un large sourire éclaira le visage d'Harry. « Quelle ingratitude. » dit-il. « Aucune gratitude. »

« Les animaux sont comme ça. » fit Félix. « Tu l'as fait. »

« Merci beaucoup, tu es un bien meilleur professeur que Salka. »

La nuit tomba. Harry n'attendait pas avec impatience le lendemain, mais il s'endormit quand même rapidement.

Il se réveilla précisément à 6h, comme il en avait l'habitude. Il se lava le visage dans le lac et grimaça en direction du château. Aujourd'hui commençait une année de torture. Une année pendant laquelle Dumbledore et Black, Lupin et chacun essaieraient de l'avoir de leur côté. Il se demanda vaguement s'il y aurait des filles intéressantes, mais il écarta cette pensée.

Efface toutes les distractions.

Il frissonna. Il ne voulait pas faire ça.

Les autres étudiants arrivaient à environ 7h donc, Harry devina qu'ils devraient y être à environ 6h pour mettre au point des arrangements. Ils auraient pu y aller plus tôt mais il n'était pas disposé à rendre la visite plus longue que nécessaire. Ils passèrent le temps à explorer la Forêt. Harry s'y amusa. Il pratiqua la Traque, malgré qu'il n'ait pas d'expérience mais seulement beaucoup de théorie. Il trouva quelques Fwoopers ( ?) nichant dans un trou et s'enfuit rapidement avant qu'ils puissent tromper son cerveau ou quelque chose comme ça.

Comme il virait vers l'ouest, il trouva plusieurs traces inhabituelles- comme des chevaux, mais ils paraissaient beaucoup plus lourds que des chevaux normaux Après les avoir examinés pendant plusieurs minutes, il décida que c'était des traces de centaures et commença respectueusement à retourner au camp quand il réalisa que quelque chose d'aiguisé passa au dessus de son cuir chevelu.

Il réagit comme la foudre. Il fit un saut en se retournant, s'accrocha à la branche la plus proche, et se balança autour pour s'équilibrer dessus comme il l'avait appris en Arts Martiaux, un sort au bord des lèvres. Au même moment, une flèche frappa le gros tronc en dessous de lui.

Un centaure. Il avait des cheveux pendant à moitié comme une crinière et tombaient dans son dos. La partie cheval était de couleur brune glacée et le torse était musclé sous les étranges vêtements portés. L'expression de sa tête - une tête qui était plus grosse de 1,3 fois que n'importe quelle tête humaine, et Harry le devinait, était moins qu'amicale. Et il évita une autre flèche.

« Humain ! » fit-il furieusement pendant qu'il visait soigneusement. Harry se tendit, prêt à se balancer sur le côté si son poignet se tordait légèrement, signe qu'il allait tirer. Les leçons avec Reuel sur les mouvements n'avaient pas été gaspillées pour lui. « Vous avez aucun droit d'être dans la Forêt ! »

« J'allais partir. » répondit calmement Harry. « Si j'ai perturbé votre territoire avec mon odeur humaine peu agréable, je m'en excuse. »

« Vous avez enfreint la loi. » gronda le centaure.

« Il n'y avait aucun moyen pour moi de savoir. » rétorqua Harry. « Comment étais-je supposer savoir ? »

« Restez hors de la Forêt, et vous n'aurez pas de problèmes ! » fit le centaure en colère.

« Est-ce que c'est votre Forêt ? fit Harry. « Je ne le savais pas. »

« Il y a beaucoup de créatures dans cette Forêt qui ne verraient pas d'un bon œil des humains traverser leurs territoires ! » dit le centaure. « Même les plus courageux n'osent pas venir si loin. Qu'est-ce que vous veniez faire ici ? »

« J'explorais. » répondit Harry.

« N'explorez plus, alors. » dit le centaure. « C'est un avertissement. »

Son poignet se tordit légèrement. Harry sauta, ses jambes brûlant pendant un moment à cause d'un mouvement soudain et la flèche s'éleva au dessus de sa tête, le manquant de peu. La seconde suivante, l'arc qui avait été dans les mains du centaure fut brisé, cassé en deux et une main était sur la gorge du centaure, l'autre ceinturait les poignets du centaure avec fermeté.

« Qu'est-ce que- » haleta le centaure, pliant une jambe pour donner un coup à Harry. Un coup de pied qui l'aurait estropié, si le centaure n'avait pas eu les pieds soudainement gelés, les quatre.

« Juste un simple avertissement ? » fit Harry moqueur. Il était fâché maintenant. Il connaissait les centaures, et il n'y avait pas de mal à traverser leur territoire pour la première fois sans permission. Si c'était la deuxième fois ils pouvaient vous faire quelque chose mais ils vous laisseraient partir. Mais si vous reveniez, ils seraient très en colère. « Cette flèche aurait percée ma gorge ou mon cœur, centaure. Que ce passe-t-il ? J'ai étudié vos lois. Je sais que je n'ai rien fait de mal. C'était un simple malentendu, c'est tout. »

« Comment avez-vous- » fit le centaure, en essayant de libérer ses jambes de toutes ses forces.

Harry fit un mouvement et le relâcha, et se pencha pour prendre l'arc cassé. Il lui redonna la forme qu'il avait avant d'être cassé et tous les petits éclats disparurent.

« Je m'appelle Harry. » dit-il. Dire à un centaure son propre prénom était un signe de courtoisie, mais sans plus. C'était le signe d'une politesse indifférente- qui variait de 'Je suis Harry' à 'Mon nom est Harry' à « On m'appelle Harry' à 'Je m'appelle Harry'… et d'autres variations. Par exemple, 'Mon nom est Harry' était le signe qu'il venait avec des intentions amicales. Ce qui n'était plus vraiment le cas d'Harry.

Le centaure, évidemment, pensa que c'était juste un extraordinaire hasard et renifla avec mépris comme Harry lui rendait son arc. Harry étudia son visage. Il y avait définitivement beaucoup de fierté. Le centaure n'était pas heureux. Harry retint un sourire. Il était plus ou moins du même âge qu'Harry, et il n'aurait pas de problèmes de le rudoyer un peu puisqu'il n'était pas plus âgé et n'était pas un ''aîné''. « Où sont vos manières ? » dit-il. « Vous devez me dire de quelle manière vous voulez que je vous appelle ».

Le centaure regarda fixement devant lui, enlevant de la saleté de son sabot, irrité. « Je suis Deavgon. » fit-il en boudant.

« Votre visée est mauvaise. » fit Harry. Deavgon le regarda fixement indigné. « Quel âge avez-vous ? Seize ans ? Dix-sept ans ? Quand avez-vous commencé à apprendre ?

« J'ai seize ans. » répondit Deavgon, pliant ses bras et regardant de haut le petit humain. « J'ai commencé l'archerie à huit ans. »

« Donc, j'ai l'ancienneté, parce que j'ai commencé à cinq ans. » fit Harry. « J'ai quinze ans. Vous devez arrondir votre épaule droite un peu plus. »

Le centaure décroisa ses bras et fixa Harry.

« Ici. » fit Harry. « Je vais vous montrer. »

Et à l'amusement du centaure, Deavgon se trouva en train de se faire instruire sur un art dans lequel il était supposé être meilleur par un humain, qui semblait atteindre le centre de la cible qu'il visait à chaque fois. Ils restèrent ainsi jusqu'à trois heures de l'après-midi, quand une grande femme centaure vint vers eux en trottant.

Elle était évidemment la mère de Deavgon. Harry se retrouva l'observant ave intérêt. Elle avait les mêmes cheveux et la même queue rougeâtre ainsi que les même yeux bruns tachetés d'ambre. Elle tenait un panier tissé.

Puisque Harry se pencha contre un arbre hors de son champ de vision, elle vit seulement Deavgon, s'entraînant contre un arbre qui avait déjà de nombreuses blessures. Ses épaules étaient voûtées et il tourna seulement ses yeux vers sa mère.

« Deavgon. » dit-elle. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« J'améliore ma visée, mère. » fit Deavgon, laissant partir sa flèche. Ses bras tremblaient à force de tendre l'arc pendant longtemps, mais il fut récompensé par la flèche solidement plantée dans le cœur de la cible. Il laissa échapper un grand cri.

Le femme centaure dévisagea la cible. Le centre, et l'espace autour avaient été visés de si nombreuses fois qu'il était presque impossible de reconnaître le tronc de l'arbre. « Ciel, Deavgon ! Combien de temps t'es-tu entraîné ? Tu t'es amélioré ! »

« En fait, ce n'était pas moi. « fit Deavgon, un peu nerveux. La femme centaure se retourna, sans avoir repéré la présence d'Harry, qui était penché contre un arbre, parfaitement immobile. La couleur bois de sa chemise et de son manteau le dissimulait. « C'était lui. »

La femme centaure se retourna et bailla à la vue d'Harry, qui souriait sardoniquement et faisait un mouvement qui signifiait du respect pour les tribus centaures. « Je m'appelle Harry. » dit-il.

« Par le ciel ! » fit-elle, sa bouche restant ouverte. « Un humain ! »

Harry souleva un sourcil.

« Je crois qu'il est plutôt grossier dans une certaine mesure de s'adresser à une autre créature par le nom de son espèce. » fit-il ave une touche d'ironie dans la voix.

« Oh- » fit la femme centaure, hésitante. Elle reporta ses yeux sur son fils d'un air de reproche. « Que faisiez-vous Deavgon ? »

« Il m'enseignait à viser correctement ! » protesta Deavgon sur la défensive, désignant Harry de la tête.

« Les anciens pourraient te l'enseigner. » fit la femme.

« Il est meilleur qu'eux. » murmura Deavgon, mais son commentaire ne passa pas inaperçu.

« Bon, très bien. » fit la femme centaure, se tournant vers Harry avec hostilité. « Allez-y. Tirez. »

Harry pris l'arc et une flèche que Deavgon lui tendait, engagea la flèche, essayant de ne pas sourire, ce qui aurait pu être grossier. Il ferma un œil, visa, le rouvrit et ferma l'autre, visa de nouveau et fixa le centre. Ensuite, comme il avait été entraîné à le faire, il leva un doigt.

Il y eut un bruit de sifflement, la corde vibra et il y eut une flèche tremblant plantée pile au milieu de la cible. Détendant l'arc, il retroussa ses lèvres dans un sourire à la femme centaure.

« Bon. » dit-elle. Avec moins d'hostilité mais de la prudence. « Pourquoi ne viendriez-vous pas rencontrer les aînés ? »

Ils veulent voir si je suis quelqu'un digne d'être en leur sainte présence, pensa-t-il, cachant une grimace. Félix ne s'inquiétera pas à moins qu'il ne soit pas rentré à six heures. Il refit le geste de politesse et la suivit.

Elle haussa les sourcils à ses pas quasiment silencieux, même sur les feuilles sèches, quand ils émergèrent dans une vaste clairière.

Même si Harry avait vu des diagrammes et des photos des maisons des centaures, il fut surpris. C'était comme des tentes, mais elles étaient conçues pour être imperméables, et aucune magie n'avait été tissée dans leur construction. La matière de tissus raide utilisée pour les portes restait ouverte sur des charnières ouvrées astucieusement.

Il y avait des centaures grouillant autour. Harry cligna des yeux. Ils étaient si- grands. Le plus petit d'entre eux, il supposait qu'ils avaient cinq ou six ans, étaient seulement quelques centimètres plus petits que lui. Ce devait être la part de cheval en eux. Les chevaux grandissent vite.

Quand ils le remarquèrent, ils le regardèrent fixement avec suspicion. La plupart étaient armés, nota Harry. Ils avaient sûrement été attaqués ou quelque chose comme ça, et ils étaient prudents. Probablement par d'autres humains, par leur façon de réagir à sa présence. De ce qu'il savait, les centaures traitaient tout le monde avec courtoisie, quoiqu'une courtoisie un peu distance. Quelques uns le visèrent de leurs flèches. Mais ils trouvèrent la corde de leurs arcs mystérieusement desserrée.

Harry sourit légèrement. Il adorait la magie sans baguette.

Les aînés attendaient à l'autre extrémité de la clairière. Harry se demanda brièvement pourquoi il était dans cette situation. D'une chose à l'autre, il supposa, en faisant le signe de respect qui signifiait les salutations d'un étranger inconnu aux aînés d'un autre clan.

Les aînés furent surpris de ses connaissances de la courtoisie centaure, car il y avait plus ou moins deux cent signes et beaucoup de peine pour les apprendre. Ils lui firent un signe en retour, un de la part des aînés à un étranger.

« Il s'appelle Harry. » fit Deavgon, faisant les présentations. « Ce sont des aînés. »

« Comme je le supposais. » fit Harry. « Je suis Harry - je fais parti des Stchorlei. »

Il y eut un éclair de soupçon parmi ceux qui écoutaient. Beaucoup avaient entendu parlé des Stchorlei. Ils étaient assez connus pour demander des prix élevés et ne jamais rater une mission. Même s'ils mourraient pour cela. Deavgon lui jeta un regard curieux.

« Pourquoi êtes-vous ici, assassin ? » demanda un des aînés. Il avait des yeux noisettes vifs.

« Dumbledore. » fit Harry, ne prenant pas la peine de cacher le dégoût dans sa voix. « Il a payé une certaine somme aux Membres de Conseil pour que moi et mon ami gardions son école pendant trois cent soixante cinq jours. »

« Votre ami ? »

« Je vais le prévenir de votre animosité à notre égard. » fit Harry. « Il ne viendra pas ici. »

« Pourquoi êtes-vous ici, dans la Forêt ? » fit un aîné avec des cheveux noirs soyeux.

« Ma mission n'a pas encore commencée. » fit Harry. « J'explorais la Forêt. J'étais curieux »

« Et pourquoi vous êtes-vous attardé ? » dit un autre aîné avec les yeux noisette.

« Je - c'est de ma faute, aînés. » fit Deavgon. « Je - je l'ai attrapé rôdant autour et j'ai essayé de le toucher au bras mais il - il a esquivé et m'a immobilisé. »

« Alors, pourquoi est-il encore ici ? » fit un autre.

« Il a dit que ma visée était mauvaise, aînés. » fit Deavgon, grimaçant légèrement. « Il m'instruisait. »

Un de ceux qui écoutaient dit furieux. « Les centaures n'apprennent rien des humains, encore moins d'un assassin. »

« Excusez-moi ? » fit Harry froidement. « Si j'ai bien compris, vous avez été attaqués il n'y a pas longtemps. Le moins que je puisse faire est d'apprendre à un de vos poulains à viser correctement ! »

« Et comment avez-vous su cela ? » fit un autre.

Harry leva une main et pointa celui qui venait juste de parler. Il engagea une flèche rapidement. Les aînés ne firent aucun geste pour les arrêter, ils observaient simplement. « Il est armé. » dit-il. Il pointa celui qui l'avait appelé petit. « Il est armé. » Il pointa une autre femme centaure au bord de la foule. « Elle est armée. » Les centaures n'étaient habituellement pas très guerriers.

« Cela me mène à penser que vous préparez la guerre, ou exercez une vigilance constante, ou alors un nouvel entraînement bizarre que vous avez décidés de mettre en place. »

« Insolent ! » fit celui qui l'avait appelé petit. « Comment vous permettez-vous de vous insulter - »

« Bane, ça suffit. » fit celui qui avait les yeux noisette. « Il ne nous a pas insulté. »

« Il a osé prétendre qu'il nous égale au tir à l'arc ! » rugit celui qui l'avait questionné. Il laissa partir sa flèche.

Harry sauta sur le côté ave une vitesse inhumaine et la flèche siffla près de sa tête, coupant quelques boucles noires.

Et il y eut un halètement. Suivit instantanément par dix halètements horrifiés. Harry se tourna.

La flèche était enfoncée dans l'estomac de l'aîné avec des yeux noisette. Bane galopa, ce n'était pas aussi impressionnant que s'il avait été loin et il dut faire un dérapage après une demi seconde de galop.

« Aîné ! » haleta-t-il.

Celui qui avait tiré la flèche trotta en avant, semblant livide et choqué. « Vous ! » hurla-t-il, fonçant vers Harry. « C'est de votre faute ! »

« De ma faute ? » fit Harry. « Comment cela pourrait-il être de ma faute ? »

La flèche avait, heureusement, percé un trou quelques centimètres en dessous du buste du centaure, et le sang jaillissait du trou sans montrer de signe d'arrêt. Il saignerait pendant encore vingt minutes avant que le centaure ne s'évanouisse. Vingt minutes de plus et il mourrait. Les centaures avaient deux cœurs ainsi ils restaient vivants plus facilement que les humains. Faisant abstraction des vingt-cinq flèches qui le visait, il marcha vers le centaure, qui paraissait livide et stupéfait et observa les dommages.

« Mon dieu, c'est pas beau. » fit Harry dans un souffle. « Tenez-le immobile. » fit-il. « N'arrachez pas la flèche maintenant ! » cria-t-il quand un des plus jeune entrepris de tirer la flèche dehors. « Vous êtes idiot ! N'y a-t-il pas un soigneur, ici ? » demanda-t-il.

« Seulement - » dit quelqu'un « Seulement un. Mais elle est - elle est morte. Morte quand les hommes masqués ont attaqués - »

« Tenez-le immobile. » répéta Harry et, comme le vent, il essaya de trouver Félix. Il ne pouvait pas essayer de soigner le centaure car leur anatomie était différente et il ne pouvait pas soigner une blessure comme ça si sa vie dépendait de lui. Il dut faire appel à tout son self-control pour ne pas paniquer.

« Félix ! » cria mentalement Harry. « Félix ! »

La réponse vint, faible et grincheuse. « Qu'est-ce qui se passe ? » fit la voix, faisant écho dans son esprit.

Au lieu de répondre avec des mots, Harry lui envoya une série d'images, une de l'endroit ou il était, dix autres pour lui montrer comment venir jusque là, et une autre lui montrant l'aîné se vidant de son sang, et enfin une autre de toutes les centaures hostiles et un avertissement de faire attention.

La réponse vint après quelque temps comme si Félix avait eut du mal à trier la jungle d'image et de panique qu'Harry lui avait envoyé. « Harry, tu te trompes. » lui dit Félix à travers la distance. Harry pouvait le sentir sautant et contournant des arbres, préférant sauter de branches en branches comme un singe que de courir. « Tu n'as pas besoin de paniquer. Je serai là dans cinq minutes et ce centaure ne mourra pas avant une heure. »

Harry revint vers le clan, maudissant sa propre stupidité. Il aurait pu juste se sauver main non. Il avait du rester et se vanter de ses prouesses en combat. Et ensuite il avait du apprendre le tir à l'arc à un centaure, et ensuite il avait consenti à rencontrer les aînés, il devait nécessairement s'attirer des ennuis. Les centaures ne sont-ils pas supposés être des sages ?

« Je suis désolé. » fit l'aîné blessé quand il revint. « Nous avions prévu qu'un grand malheur arriverait aujourd'hui. Nous avons pensé que - c'était vous… »

« Oh, oui, j'ai l'habitude du jeu ''laissons blâmer le petit assassin'', aîné. » fit Harry. « Mais, malheureusement, mon ami - un autre de ces petits assassins, je pourrais ajouter, est un soigneur exceptionnel et il vient en ce moment même. »

« Il ferait mieux d'être bon, humain. » grogna un centaure. « Ou… »

« Ou si je lui dis de ne pas le faire ? » fit fraîchement Harry. Ces centaures lui portaient vraiment sur les nerfs.

Ils se turent et ils continuèrent à le regarder fixement.

Félix était plus en retard que Harry ne l'aurait voulu. Un centaure qui avait apparemment été entraîné par le centaure soigneur maintenant mort vint vers l'aîné et tamponna timidement le sang. Le sang était maintenant noir, magma scintillant sous le soleil rougeâtre.

Enfin, Félix, sans un avertissement, sauta de l'arbre le plus proche. Il avait retiré son manteau et ses tempes étaient luisantes de sueur.

« Oh, c'est pas bon, ça. » murmura-t-il sans autre préambule.

Les centaures se séparèrent avec respect. Harry, pendant qu'il étudiait Félix, pouvait voir pourquoi. Bien que Félix ait l'attitude et la froideur qu'Harry attribuait aux Stchorlei, son visage était plus doux que celui d'Harry, du genre qui inspirait confiance aux animaux. Harry pensa tristement qu'il aurait été un bon vétérinaire. Bien qu'il n'ait jamais appelé des centaures des ''animaux'', ils étaient moitié animaux.

De son autre main, Harry toucha sa bouche, maintenant tendu dans une grimace comme une ligne que Tanaga et la plupart des Stchorlei portaient. Reuel appelait cela le ''look des affaires'' et c'était quasiment impossible de ne pas le porter quand vous aviez vu ce qu'ils avaient vu. Harry portait cela comme de la self-défense. De la défense contre ceux qui croyait qu'il serait assez sentimental et idiot pour rejoindre leur camp.

Harry regarda Félix soigner l'aîné avec des mouvements et de la magie curative si complexe qu'il ne pourrait jamais rêver l'imiter. Le centaure tendu, ses muscles contractés de douleur et ses yeux noisette étaient quasiment blancs.

Les centaures se tinrent respectueusement tranquilles pendant que Félix tenait patiemment ses doigts contre le sang.

« C'est presque fini. » fit-il finalement. Harry parti prudemment loin dans la Forêt et disparut. Félix pouvait traiter avec eux maintenant. Il était presque temps de retourner à Poudlard. Ils ne seraient pas vraiment agréables avec lui de toute façon.

Il retourna à leur camp, brillant dans l'obscurité. Tout cela, à son avis, était de la faute de Dumbledore. Pourquoi a-t-il été découvert ? Parce que Dumbledore l'avait laissé à la merci des Mangemorts. Pourquoi ont-ils été coincés dans les donjons ? Parce que Dumbledore les avait laissés là. Pourquoi était-il ici ? Parce que Dumbledore le voulait. Pourquoi le centaure avait-il été blessé ? A cause de Dumbledore. Pourquoi les centaures étaient si hostiles ? Parce que les Mangemorts avaient attaqués la Forêt parce qu'elle était proche de Poudlard. Qui était le Directeur de Poudlard ? Dumbledore.

Peut-être n'était-il pas très juste mais il se sentait fâché et excédé par Dumbledore. Pour plusieurs raisons. Bien sur, il pouvait blâmer le vieil homme pour avoir drainer la moitié de son héritage. Bien sur il ne pouvait pas le blâmer pour l'avoir mis avec ces aimants, ses merveilleux Dursley. Bien sur il ne pouvait pas le blâmer pour les avoir laisser faire face seuls à environ cinquante Mangemorts alors que le phénix pouvait facilement porter cinq personnes bien en chair. Bien sur il ne pouvait pas le blâmer pour l'avoir fait venir par tous les moyens à Poudlard quand tout ce qu'il voulait c'était être normal.

Bien sur que non.

Harry marcha vers leur camp et attendit Félix, qui arriva deux minutes après Harry.

« Tu es stupide. » dit Félix., mettant son manteau. « Pourquoi as-tu - bon, je ne peux pas te blâmer d'avoir exploré, mais n'aurais-tu pas pu juste t'en aller et refuser de voir les aînés ? As-tu le moindre bon sens ? »

Félix attacha les deux côtés ensemble. « Bon, ils se sont excusés de l'avoir fait. » fit-il crispé. « J'ai promis de leur rendre visite un de ces jours pour voir comment il allait. Je n'avais pas guéri de blessures de flèches avant. »

Harry semblait désolé.

« Ils m'ont dit que des Mangemorts les avaient attaqués il y a un mois. » dit Félix. « Le fabriquant de Portoloin l'a mal fait et ils se seront retrouver de l'autre côté de la Forêt au lieu d'atterrir juste devant les grilles, ils auront donc marchés droit devant et une centaine d'animaux est mort. Ils ont eut des difficultés à réparer les dommages, mais la magie aide. Environ dix centaures sont morts. »

« Et combien de Mangemorts ? » demanda Harry pendant qu'ils marchaient vers Poudlard.

« Environ quarante. » fit Félix en grimaçant. « Et l'un deux, - je crois qu'il s'appelle Bane, il a deux de leurs têtes plantées à l'autre entrée du village.

« Méchant ! » fit Harry, quand ils tournèrent et virent le panache de fumée d'un large train rouge écarlate. Des silhouettes en descendaient. Certaines se dirigeaient vers le lac, où ils embarquaient sur des barques et se dirigeaient vers Poudlard à leurs bords. Les autres prenaient une autre direction où ils disparaissaient derrière une colline.

« Les étudiants sont arrivés. » fit Félix dégoûté. « Bien. Deux cents enfants pleurnichant que les grands méchants assassins sont maintenant dans l'école à les tourmenter. Quels idiots ! »

Harry ne put arrêter un ricanement extrêmement méprisant. Il croisa les bras.

« Allons-y. » murmura Félix.

Ils détestaient tous les deux les jeunes enfants, alors qu'Isandagre les adoraient. Destan était bien avec eux tant qu'ils ne radotaient pas sur lui. Harry se rappelait très bien comment les autres enfants le traitaient quand il vivait chez les Dursley. Bien que Destan et Félix soient sympas, il ne s'était pas vraiment entendu avec ses camarades quand il était allé dans une école moldue., qui trouvaient son accent 'snob' et son visage très fin et son silence inhabituel de ''retardé''. Bien sur ces paroles cessèrent quand il cassa les bras et le nez d'un tyran qui lui avait rappelé Dudley, mais il avait eut de gros problèmes. Il n'avait jamais réellement apprécié un autre enfant depuis.

Ils atteignirent le Grand Hall à peu près en même temps que les autres étudiants. Puisque leurs uniformes de Stchorlei n'étaient pas si différents de ceux de Poudlard - tous les deux étaient noirs - ils n'attiraient pas trop l'attention. Harry peigna prudemment ses cheveux pour cacher sa cicatrice et mis une expression d'ennui sur son visage pendant qu'ils traversaient le Grand Hall. Félix et lui s'arrêtèrent tous les deux près d'un mannequin portant une armure médiévale. Plusieurs Poufsouffles leur jetèrent des regards curieux mais autrement personne ne fit attention à eux.

Harry examina prudemment les visages de ceux qui les entouraient. Hannah Abbott. Poufsouffle cinquième année. Rien de spécial sur elle. Susan Bones. Nièce d'Amélia Bones, chef du département de la Justice Magique ou quelque chose comme ça. Ses yeux bruns vifs aiguisés. Ernie MacMillan - de bonnes notes aux examens jusque là mais il manque d'expérience et de sang froid.

Drago Malfoy. Il avait la position du leader qui avait manqué d'assez d'intelligence pour en être un bon. C'était l'argent qui attirait les gens vers lui. Cela et son statut de sang pur. Il l'étudia pendant une minute pendant que les premières années marchaient devant. Pâle, le visage anguleux. Les yeux gris. Les cheveux blonds cendrés impeccablement peignés. Il rencontra le regard fixe d'Harry pendant un moment, le soutint pendant deux secondes et laissa tomber.

Harry l'écarta en tant que lâche et étudia les autres Serpentards quand le Choixpeau Magique ouvrit sa bouche tordue et chanta les vertus des maisons. Il y en avait un (de Serpentard) avec des cheveux noirs et des yeux astucieux. Il aurait fait sûrement un meilleur leader que Malfoy, mais il était le seul à le penser. Zabini était quelqu'un qui observait et entreprenait prudemment des démarches pour son propre avantage. Mais il ne faisait jamais une démarche lui-même, il utilisait juste les autres.

Pansy Parkinson, une sangsue. Harry pouvait le dire d'après la façon de minauder. Et il sentit un ricanement naître sur son visage. Il y avait aussi Tracy Davis, Daphnée Greengrass, Théodore Nott. Tracy Davis…une fille indescriptible. Douée avec sa baguette magique. Théodore Nott. D'après son apparence, il était juste un imbécile arrogant.. Daphnée Greengrass- il y avait une expression plutôt neutre sur son visage. Mais il vit ses yeux évaluer les premières années, en éliminant certains, examinant attentivement les autres. La version féminine de Zabini.

Les Serdaigles. Terry Boot, Anthony Goldstein, Michael Corner, Padma Patil, Lisa Turpin. S'il avait de la chance, il ne devrait pas s'opposer à eux. Les Serdaigles avait une tendance à la compétition, et ils s'entraînaient en secret pour être en avance dans leurs études sur les autres. Ils étaient constamment sous estimés et passaient pour des rats de bibliothèque

Maintenant, les Griffondors. La maison dans laquelle Dumbledore voulait probablement qu'il aille. Ronald Weasley, Seamus Finnegan, Neville Londubat, Dean Thomas, Padma Patil, Lavande Brown, Hermione Granger. Weasley - joueur d'échec. Stratège. Londubat - talentueux mais sous estimé et piétiné. Quelle pitié. Seamus Finnegan - rien de particulier. Dean Thomas - de même. Padma Patil et Lavande Brown - elles étaient du genre qu'il détestait le plus. Obsédées par la mode et faisant constamment du shopping, du maquillage et s'habillant des derniers vêtements à la mode. Hermione Granger - elle aurait pu être à Serdaigle. Une sorte de bannie.

Fred et George Weasley. Harry aimait assez leur genre. Des gars espiègles. Et de bons.

« Westing Anne ! »

« SERPENTARD ! »

« C'est bientôt le moment de l'annonce de Dumbledore. » fit Félix.

Harry jeta un regard vers les yeux gris de Black. Il le regardait ne sachant pas s'il devrait froncer les sourcils ou sourire. Harry n'avait pas le temps de penser à comment réagir et lui lança simplement un regard, mais il devait lui montrer qu'il n'avait aucune intention d'être amical, ou de rejoindre leur camp. Leur mission était de garder Poudlard hors de danger. Pas de jouer avec des civils.

Les enseignants, du moins la plupart, jetaient discrètement des regards vers lui. Il rencontra leurs yeux, un par un, un seul regard et ils regardaient ailleurs.

« Je dois maintenant faire une annonce. » fit Dumbledore, debout et souriant comme un imbécile. « Depuis que Voldemort - » il y eut des tressaillements - « est revenu, je voudrais que vous accueillez deux gardes membres des Stchorlei qui passeront l'année à Poudlard en tant que cinquièmes années. Ils veulent profiter d'une expérience pédagogique - »

« Ils pourraient m'avoir trompé. » murmura Félix.

« - donc souhaitons leur la bienvenue. Premièrement, Félix Jones ! »

Félix dit du bout des lèvres à Harry « Jones ? » et grimaça avant de marcher vers le Choixpeau Magique. Il le mit sur sa tête, comme tous les premières années avant lui.

Le Choixpeau pris dix secondes avant de décider. « Poufsouffle ! » cria-t-il.

« Comment un Poufsouffle pourrait-il garder notre école ? » fit Drago Malfoy assez fort.

« Mr Malfoy. » fit Dumbledore. « Toutes les maisons ont leurs qualités. » Il prit une profonde inspiration. Harry ferma les yeux, la crainte étreignant son cœur. Il savait ce qui allait arriver.

« Potter, Harry ! »

Il y eut un lourd silence dans la salle. Harry marcha hors de l'ombre, regardant autour chaque personne qui le regardait. Des chuchotements se firent entendre. « Le Harry Potter ? Je ne peux pas le croire ! Impossible - Il a été porté disparu par le Ministère quand il avait cinq ans ! Je pensais qu'il était mort ! Il ne peux pas être vivant - mon père me l'a dit ! Mais je peux voir sa cicatrice ! Mince alors, comme il ressemble à son père ! Tu penses qu'il est célibataire ? Il s'assit sur le tabouret, imperturbable et passant sur le dernier commentaire, mit le Choixpeau sur la tête.

N'est-ce pas que c'était un chapitre bien long ! Comme quoi la patience paye !

Alors, je remercie tout ceux qui m'ont écrit une review, c'est super sympa alors n'hésitez pas, continuez !

Merci à Touraz, Shaynna, Rayondesoleil94, 666Naku, Adenoide, Rockeuse dans l'ame, Fearane et mo.

En tout cas, ça fait plaisir d'avoir des reviews, c'est encourageant et motivant surtout quand on a des revieweurs réguliers qui peuvent dire si tel chapitre est intéressant, lourd, trop long (quoi, ça peut arriver, non ?), donc, un merci particuliers à eux.