Notes de l'auteure: Voilà enfin le septième chapitre. En souhaitant que vous l'appréciiez ! Bonne lecture.
Bêta-readder: ParaSan, qui fait tout ce qu'elle peut pour rendre ce chapitre comprenable……..
Note de l'auteure: Fait quand même attention la prochaine fois Para! Tu avait envoyer tout le chapitre en un seul paragraphe...
Chapitre 7: L'Admirateur secret.
Novembre avait bien commencé et, depuis un peu plus d'un mois, la petite diva Camélia chantait pour l'Opéra Garnier, au plus grand désespoir de sa grande sœur, qui voyait maintenant en elle non seulement le diable, mais aussi une nouvelle rivale, et au plus grand bonheurs des tous les autres, qui avait enfin trouvé une façon de calmer cette petite furie qui était trop occupée avec les répétitions des pièces, ses cours avec Erik et ses pauses en compagnie de Luna et Aube pour déranger le bon déroulement des préparatifs pour la pièce. Ce jour là, c'est « La damnation de Faust » que l'on répétait, et la pièce était prévue pour dans quelques semaines. Un grand soprano venu d'Italie était venu exprès pour jouer le rôle principal, celui de Faust, Christine avait le premier rôle féminin, la belle Margueritte, Carlotta, celui de la reine Médée et Camélia avait héritée d'un petit rôle, quoi qu'essentiel, celui de l'apparition de la petite fille au regard de mort venue pour prévenir Faust du danger qui menace sa belle Margueritte. Bien qu'elle n'ait qu'une seule chanson à interpréter Erik la fessait répéter très sérieusement. Cela lui rappelait de bon souvenir de l'époque où il enseignait le chant à sa douce et merveilleuse Christine…
-…..Erik ?...Vous rêvassez encore !
-….Eum ! Plait-il ?-Vous êtes supposé m'aider à répéter et vous ne m'écoutez même pas chanter !!! Si c'est comme ça, j'irai pratiquer avec les autres en haut !
Erik regarda quelques minutes, amusé, sa petite élève boudé, les bras croisés sur le joli divan de velours rouge, Luna à ses pieds qui baillaient, dévoilant ses crocs d'ivoire.
-Allons, ne le prend pas ainsi ! Je n'ai eu qu'un léger moment d'égarement. Nous allons répéter ta chanson encore quelques fois, puis tu seras libre d'aller déjeuner. Je crois que cette chère madame Giry t'a préparé un ragoût délicieux !
Apparemment, cette idée plût immédiatement à Camélia qui retrouva le sourire aussi vite qu'elle l'eu perdu, et les répétitions reprirent aussitôt jusqu'à ce que ce fut au tour du ventre de Camélia de chanter famine.
-Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui ! Tu peux aller manger !
-Merci !
-Au fait que vas-tu faire après le déjeuner ?
-J'ai promis à Aube de la rejoindre a parc, nous allons à la plage avec Luna !
-Tu passes de plus en plus de temps avec cette petite fille ! Je vais finir par me sentir délaissé ! Rétorqua Erik sur un ton de plaisanterie.
-Quoi !!! Mais non voyons !!! Vous avez une place juste pour vous dans mon cœur et personne ne pourra jamais vous l'enlever !!! Comme Luna qui est comme mon frère !!! Mais je suis une jeune fille et j'ai besoin parfois de parler de sujets de jeunes filles… et puis vous avez Madame Giry ! C'est votre amie, elle aussi ! Non ?
-Oh bien sur ! Une amie de longue date !
-...Comment vous êtes vous rencontré ? demanda Camélia, soudain piquée par la curiosité.
-Tu es bien curieuse tout d'un coup !... Pour te dire la vérité, elle m'a sauvée la vie en me cachant ici après que je me sois sauvé du cirque ambulant d'où j'étais maltraité.
-Pauvre de vous !!!
-Oh… Je n'ai pas à me plaindre ! Vivre dans cet opéra fut l'une des plus belles choses que la vie m'est donnée ! Ici, coupé de toute présence extérieure néfaste, j'ai pu créer un monde merveilleux bien à moi. Cet opéra est mon royaume féerique de l'art et de l'imagination et toutes les portes me sont ouvertes. Je crois qu'il n'existe pas en ce monde un autre endroit plus bon que mon chez moi.
Camélia écoutait, rêveuse, Erik lui raconter sa vie. Comme elle l'enviait ! Un royaume juste pour sois remplie de passages secrets et de mystère…..soudain lui revient à l'esprit sa relation de longue date avec madame Giry et rapidement une question émergea de son esprit comme un volcan.
-Dites Erik ? Est-ce que Meg Giry est votre fille ?
Erik s'étouffa avec la gorgé de vin qu'il venait de prendre, avait-il bien entendu ? Après quelque minutes, il réussi finalement à retrouver le souffle.
-P…Plait-il !!!!!!???? Non ! Bien sur que non !!! D'où te vient cette drôle d'idée ?
-…Et bien, vous vous connaissez depuis longtemps et je n'ai jamais entendu parler du père de Meg…….alors je me demandais…….
-…….Si tu veux tout savoir, le père de Meg était un crétin, un « gentilhomme » si l'on peut dire, qui se disait le plus grand admirateur de Madame Giry, à l'époque où elle était une grande ballerine, la favorite de tous ! Il lui promit ciel et terre, la couvrit de fleur, de bijoux et de douceur……jusqu'à ce qu'elle lui apprenne qu'elle attendait un enfant ! Bien sûr, il était hors de question pour lui de l'épouser, ce n'était à ses yeux que sa maîtresse, et l'épousée pouvait le faire déshériter……alors il partit sans se retourner.
-Quelle horreur!!! Et ensuite ? Que lui est t'il arriver ?
-Et bien il n'alla pas très loin ! Il déboula le grand escalier du hall d'entrer et se brisa la nuque ! Après cette mésaventure, madame Giry délaissa la danse pour élever sa fille et devient professeur de ballet.
Camélia sourit, c'était bien fait pour ce méchant homme ! Bien sûr, Erik se garda bien de lui avouer qu'il avait un peu aider cet homme dans sa chute….non mais quel être sans cœur délaisserait ainsi la femme qui porte son enfant et que l'on a juré devant Dieu lui-même d'aimer et de chérir pour la vie !...Il n'avait donc rien fait de mal ! Soudain, un grondement se fit entendre, c'était le ventre de Camélia qui les rappelait à l'ordre.
-Enfin ! s'exclama Erik. File maintenant ! Et sois prudente !
-Ne vous en faite pas ! Avec Luna, rien ne peut nous arrêter !!!
Et Camélia partit avec sa panthère, laissant Erik à ses souvenirs.
La mer était magnifique en cette belle journée d'automne. L'air se rafraîchissait de plus en plus mais restait tout de même agréable. Camélia était assise sur un rocher, Luna coucher la tête sur ses genoux, alors que Aube sautillait autour d'elle en gloussant.
-Aller !!!! Ne me fait pas languir plus longtemps !!!! Qu'es-ce que tu as reçu cette fois !!!???
-C'est bon ! Tu as gagné ! s'exclama Camélia amusée. Cette fois si j'ai reçu………DES CHOCOLATS BELGUE FOURÉS À LA NOISETTE !!!!! Et j'en ai même reçu deux boites !!!
-Oh mon dieu !!! Tu en as de la chance d'avoir un admirateur secret ! Et avec tout ce qu'il t'a envoyé, il doit être très riche ! Si ça se trouve, il est amoureux de toi !
-Seigneur ! J'espère bien que non !!! Moi, je te le dis, plus un homme est riche, plus il est ennuyeux et stupide !!! Ils te prennent pour acquis et ils n'ont rien de mieux à offrir que leur argent, pas de qualité, ni talent…et parce qu'ils sont riches, ils croient qu'ils n'ont qu'a montrer la couleur des billets pour séduire ! Non mais quels crétins ! Si je voulais d'une tirelire, je m'en ferais une moi-même et, au moins, elle ne me casserait pas les oreilles avec des histoires sans intérêt servant à mettre en valeur des bons à rien qui n'en valent pas la peine ! Le mari de Christine en est un bon exemple.
-Et bien……je ne voyais pas les choses de cette façon…..pourtant mère dit qu'il n'y a rien de mieux qu'un homme de bonne famille comme gendre….
-Et pourtant……..de plus, lorsque je verrai mon admirateur, je mettrai bien les choses au clair avec lui, il est hors de question que j'ai une quelconque relation avec lui au-delà de l'amitié… et encore. Après tout, je n'ai même pas encore 10 ans ! De plus, c'est dangereux de devenir trop intime avec ses fans! Madame Giry l'a apprit à ses dépends. Elle est tombée amoureuse de son plus grand admirateur et lorsqu'elle est tombée enceinte de Meg, il l'a laissé tomber comme une guenille!
-Oh ! La pauvre!
-Ne t'en fait pas ! Aussitôt qu'il l'a quittée, il a déboulé les escaliers du grand hall et s'est casser la nuque ! C'était tout ce qu'il méritait !!!
-….c'est quand même un peu triste comme fin !
-Bah ! La morale de cette histoire, on ne revient pas aussi aisément d'une promesse d'amour éternel faite sur la tête du bon dieu !
-……Le soleil commence à se coucher…..
-Déjà………….le temps passe bien vite….au fait Aube, n'oublie pas ta promesse, ne parle à personne d'un mon admirateur ! Avant d'en parler, je veux mettre cette histoire au clair.
-Mais oui ! Je te trouve bien trop tendue ! Toute ces précautions, est-ce bien utile ? Après tout, quelqu'un qui t'offre de si beaux présents ne peut pas te vouloir de mal non ?
-Je l'espère…..pourtant on n'attire pas les mouches avec du vinaigre…….
-……. ?
-Mieux vaux rentrer, je ne voudrais pas que ta mère nous empêche de nous voir parce que je t'aurais incitée à rester dehors trop tard….
Aube prit une calèche pour rentrer chez elle alors que Camélia préféra rentrer à pied. Après tout, avec Luna à ses côtés, qui serait assez fou pour s'en prendre à elle ? Et pourtant, sur le chemin du retour, Camélia eût le pressentiment d'être suivie. Au début, elle pensa que ce pouvait être Erik, jusqu'à ce que Luna devienne de plus en plus nerveux. Soudain, elle entendit dans son dos un craquement. Camélia ne pu se retenir, elle hurla de terreur avant de sauter sur le dos de Luna, qui fila comme une flèche porté sa maîtresse en lieu sûr. Pendant sa course Camélia tenta un rapide coup d'œil dans son dos, mais avec la vitesse à laquelle filait la panthère et ses cheveux lui fouettant le visage, elle ne vit rien de plus qu'une grande silhouette sombre qui tenta de les poursuivre avant de rapidement abandonner la course. Une fois rendu à l'opéra, Camélia fila à sa chambre et s'y enferma sans même dîner. Mais qui avait pu être assez fou pour tenter de s'en prendre à une fillette accompagnée d'un fauve ! C'est la question qui la tint éveillée toute la nuit.
Camélia oublia bien vite cette mésaventure, se gardant bien d'en parler à qui que ce soit, même à Erik. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour elle, ou encore pire, la dispute pour être rentrée seule en empruntant des raccourcis douteux tard le soir. De plus, elle eût bientôt en tête un problème beaucoup plus épineux……et ce problème portait le nom de monsieur Denis de Montreuil, un noble de grande lignée, de longs cheveux blond cendré, au visage aminci, aux joues creuses, le menton pointu, un nez aquilin, un teint pâle à faire peur, une forte stature, une bouche aux lèvres minces où se dessinait un horrible sourire hypocrite et surtout des yeux bleu d'acier, perçants et sombres, qui la regardait d'une manière qui lui déplaisait vivement comme un loup……et encore les loup sont beaux EUX !!!! Lui, il ressemblait à un fantôme, avec son costume noir qui le rendait encore plus blafard et plus malade qu'il ne le fut déjà…..et malheureusement…..il s'agissait du nouveau soupirant de sa « chère » grande sœur !
-Alors ainsi dont voila le petit chérubin de l'opéra !
-Né vous fiez pas à ses airé d'ange mon ami ! Elle pé t'être lé diable en personne !!!
-Allons donc, une jeune fille qui à une grande sœur aussi prestigieuse que vous l'êtes ne peut pas être si méchante !
-Et pourtant ! J'ai pourtant donné tout mon amour et cé pétit démon n'en fait cas sa tête !!!
-…..pffff………C'est ça, continue de t'en convaincre ! Soupira Camélia qui se fichait pas mal de ce type et qui se demandait pourquoi diable sa sœur avait eu la « brillante » idée de le lui présenter. Elle fit donc demi-tour sans même dire au revoir.
-Pétite peste !!!! Révient ici tout dé souite !!!!!! Quesqué jé vous l'avais dit ! Cette gamine n'a aucoune manière !!!
-Allons ne soyez pas si sévère ! Vous allez vous ruinez la santé avec autant de stress ! Et puis, il est fort possible qu'elle me perçoive comme un intrus ! Mais avec tout cela je vous ai dérangé lors de vos répétitions ! Veuillez me pardonner de vous avoir retardé avec mes requêtes !
Denis déposa un baiser sur la main de la diva qui rougit aussitôt.
-Allons mon ami ! Vous savez bien qué jé vous pardonnerais n'importé quoi ! Je file ! Nous pourrons nous retrouvez pour déjeuner dans quelques heures !?
-Bien sûr ! Je vous attendrai dans le grand Hall.
Puis, sur ses mots, la diva quitta son soupirant.
Camélia s'apprêtait à entrer discrètement dans les appartements de madame Giry pour emprunter le passage secret afin de ce rendre à son cour de chant privé avec Erik lorsqu'une voix l'interpella.
-Notre petit chérubin se serait-il perdu ?
Camélia et Luna sursautèrent avant de se retourner pour voir monsieur de Montreuil qui les regardait, amusé, son sourire hypocrite dessiné sur son maigre visage.
-Tu sais que se n'est pas bien de fouiner ?
Il commença à s'approcher mais Luna lui fit vite comprendre en montrant ses crocs qu'il lui était fortement déconseillé de s'approcher d'avantage de sa maîtresse.
-Étant donné que je vis ici et vous pas, ce serait plutôt à moi de vous poser cette question ! D'ailleurs, vous ne devriez pas être avec ma sœur !?!
-Du calme petit cœur ! Je ne suis pas là pour te faire du mal…….Je crois que nous avons mal débuté….que dirais-tu de me laisser une seconde chance ? Tu pourrais aller enlever ce drôle de costume de scène, enfermer ton chat dans ta chambre et nous irions manger quelques bonnes pâtisseries juste nous deux pendant que ta sœur répète, histoire de faire plus ample connaissance, qu'en dis tu ?
Camélia n'en croyait pas ses oreilles…..non mais quel culot !!! Sa robe couleur crème aux manches bouffantes jusqu'aux coudes et ouverte au reste du bras avec son grand nœud couleur pêche au col, ouverte à partir de la taille assorti d'un pantalon rose thé n'avait rien avoir, mais alors rien du tout avec un vulgaire costume de scène !!!!! Enfermer Luna !!! Et puis quoi encore !!! Elle aurait volontiers ordonné à Luna de sauter sur cet horrible individu, mais Luna aurait sans doute fini en manteau de fourrure…..et puis il est déconseiller de manger quelque chose quand on ne sait pas où ça à traîné……Alors avec un effort inimaginable, Camélia réussi à retenir toute sa rage…..
-………plutôt manger du poisson cru !!!
Puis sans plus de cérémonie Camélia fit volte face direction sa chambre, car il était maintenant plus qu'évident qu'il était impossible d'entré dans la chambre de madame Giry sans que cet individu s'en mêle. Et c'est alors que le dit intrus l'interpella à nouveau.
-Mais, attend ! Qu'ai-je bien pu faire de mal !?
Camélia soupira brillamment, désespéré…….ainsi donc il existait sur cette terre des hommes plus niais que le vicomte…………..Allons bon……elle eu pitié de ce pauvre bougre stupide et se retourna, le visage neutre, afin d'essayer l'exploit inimaginable d'éclairer ses lumières sur ses faute.
-D'abord !!! Lorsqu'on tient à se faire pardonner d'une dame, il est fortement déconseillé d'insulter sa garde robe, surtout lorsqu'il s'agit de l'une de ses toilettes préférées !!! Ensuite, mon CHAT comme vous dites, est mon garde du corps officiel et je ne l'enfermerais certainement pas dans ma chambre pour suivre seule un parfait inconnu que je viens tout juste de rencontrer et en qui je n'ai absolument pas confiance !!!
-…….Mais enfin, mon cœur, tu n'a rien à craindre de moi…..je suis l'ami de ta sœur…..
-Raison de plus !
-Donc si je te suis bien, la seule raison pour laquelle tu me déteste est parce que j'aime ta sœur…….tu sais, je ne vais pas te la voler…..
-Sérieusement, je m'en fiche bien ! Vous pourriez bien la kidnapper pour l'emmener vers les terres lointaines de Saint-Glinglin des Meumeu ou même la jeter dans un lac que cela ne me ferait ni chaud ni froid !
-Mais alors, pourquoi ne me fait tu pas confiance ?
-Luna vous aimes pas ! Et cela me suffit amplement.
Sur ce, la petite fit volte face sans laisser le soin à son interlocuteur de lui répondre et partit vers sa chambre. Monsieur de Montreuil soupira. Ainsi le petit ange ne jurait que par cette bête…..voila un problème qu'il lui faudrait rapidement résoudre !
L'opéra était calme quand, soudain, un hurlement d'effroi emplie le bâtiment. Le cri provenait de la chambre de Camélia. Tous ce précipitèrent vers sa chambre, mais les premières furent, bien sûr, Madame Giry, sa fille, ainsi que Christine… et Erik, bien sûr, il n'avait d'ailleurs jamais couru aussi vite de sa vie, mais personne ne le vit derrière le miroir trop occupé à tenter de calmer Camélia, paniquée, agrippée au cou de Luna. Celui-ci avait l'air très faible, ce qui était tout à fait normal, vu qu'il venait de vomir tout ce qu'il avait dans son ventre. C'était répugnant, mais le plus inquiétant était la petite qui était hystérique, demandant si sont précieux ami allait mourir. Madame Giry fit sortir toutes les personnes présentes sauf bien sur Christine, Meg, monsieur de Montreuil qui était venu aussi vite qu'il le put, et Carlotta qui jouait la « PAUVRE » grande sœur inquiète pour que les directeurs prennent soin d'elle. Quant à Raoul, il partit aussi vite qu'il le put chercher un vétérinaire qualifié, sous les conseils de madame Giry et revint une demi-heure plus tard. Camélia s'était calmée, mais elle agrippait toujours le cou de la bête comme si sa vie en dépendait. Le vétérinaire examina la panthère soigneusement avant de donner son diagnostique.
-Apparemment, il a avalé une sorte de poison….pour tuer les rats, je crois……
-QUOI !!!!!!!!
-Rassurez-vous, mon petit ! Avec tout ce qu'il a vomit, il est probable que le poison en fasse partie, et avec son poids et la quantité qu'il a, je crois, ingurgitée…….il devrait être sur pied dans un mois, tout au plus……
-JE SUIS SÛRE QUE C'EST LA FAUTE DE CETTE SORCIÈRE !!!! C'est la seule qui aurait pu faire quelque chose d'aussi horrible et méprisable !!! J'VAIS LA TUER !!!!!!!
-Allons, petit cœur, ne te mets pas dans cet état……..Il y a beaucoup de rat dans les sous- sol de l'opéra, si ça se trouve, il en a mangé un ! dit monsieur de Montreuil qui tentait de la calmer.
-Il a raison…….Allez, donne lui au moins le bénéfice du doute, de plus elle n'aurait pas eu le temps avec les répétitions, elle n'aurait jamais eu le temps……..continua Christine.
-Et en parlant de répétitions, vous aurez tôt fait d'oublier cette regrettable mésaventure en répétant pour la pièce dans quelques semaines !
-Je refuse de participer à la pièce tant et aussi longtemps que Luna sera malade !!! Si jamais quelqu'un l'a empoisonné, il est hors de question que je le laisse seul !!!
Les directeurs, qui venaient tous juste d'arriver, manquèrent de peu la crise cardiaque, Raoul, Christine et Meg semblaient très embarrassés et inquiets, madame Giry ne laissait pas paraître ses émotions alors que monsieur de Montreuil était blanc comme un linge. Quant à Erik, derrière le miroir, il était détruit de voir sa petite protégée aussi désemparée, sans pouvoir y faire quoique ce soit.
-Si tu le permets, ma petite chérie, j'ai un ami en lequel j'ai une confiance absolue qui, j'en suis certaine, sera ravis de prendre soin de Luna…….et te permettra de te concentrer sur le spectacle.
Camélia regarda madame Giry, sans trop comprendre, alors que tous les autres étaient suspendus aux lèvres de la petite, attendant la réponse de cette dernière. C'est finalement en réalisant la signification de l'éclat qui brillait dans le regard, maternel et amusé, de madame Giry, que Camélia réalisa qui était ce mystérieux ami…
-……………….C'est d'accord………… Tout le monde sembla aussitôt soulagé de la nouvelle. Le vétérinaire donna ses dernières recommandations et fut reconduit par Raoul jusque chez lui. Puis après avoir bien nettoyé et rassuré Camélia, tout le monde partit, la laissant seule avec Luna. Dans le couloir, monsieur de Montreuil interpella madame Giry.
-Vous connaissez bien la petite sœur de mon amie, non ? Croyez vous qu'il soit vraiment sain pour ce petit ange de s'accrocher ainsi à cette animal ?
-Lorsqu'on survit à une expérience aussi traumatisante que celle que cette enfant à vécu …………..plus que jamais ! De plus, monsieur, je vous trouve bien curieux……
-Je ne fait que m'inquiéter pour la sœur de mon amie ! D'ailleurs, celle-ci doit être particulièrement inquiète !!!
-Oh ! Ne vous en faite pas ! Il n'en est rien.Et sur ces mots, elle quitta le pauvre homme. -Allons, bois ça, ça ira mieux.
Erik tendit une tasse de lait chaud, de la théière que madame Giry avait laissé dans la chambre de la petite, à Camélia qui séchait encore ses larmes.
-Le médecin a dit qu'il serait plus prudent de brûler le tapis de ma chambre où Luna à vomit….au cas où………………..j'ai cru que Luna allait mourir !!!!
-Et c'est tout à fait normal ! Mais ne t'en fait pas, je prendrai soin de lui. Et si tu veux tu pourras dormir chez moi, ce soir.
-….snif….merci……………..Est- ce que tu crois que Luna a été empoisonné ou que c'est un accident, comme ils disent ?
-Je dois bien te l'avouer, je ne sais pas quoi penser……Mais dis- moi, cet homme blond qui était dans ta chambre, qui est t'il ?
-La nouvelle victime de ma sœur….C'est son soupirant……Il fait pitié à faire peur tant il est bête, un mielleux………
-Je le vois souvent traîner dans les couloirs…..Plus souvent qu'il n'est avec ta sœur en tout cas…………………….je ne l'aime pas beaucoup……
-Luna non plus…..
Soudain, il y eu un bruit derrière la porte…Apparemment, quelqu'un écoutait attentivement tout ce qui se disait. Camélia se précipita à la porte mais, lorsqu'elle l'ouvrit, l'individu s'était sauvé et il ne restait plus de lui qu'un énorme bouquet de roses blanches avec un petit carton doré où il était écrit :
« J'ai apprit votre désespoir et j'ai pensé que ces quelques présents pourraient faire revenir votre beau sourire. Par pitié, n'abandonnez pas la pièce, mon cœur se briserait de ne point voir la jolie petite poupée à la voix de cristal que vous êtes sur les planches lors de la représentation. Soyez assurée que plus rien ni personne ne viendra assombrir votre cœur, j'en fais le serment ! Humblement, votre dévoué admirateurs secret. »
Après cet épisode, Erik voulu surveiller de plus près Camélia, mais pour celle-ci, il en était hors de question, il devait s'occuper de Luna avant toute chose. Finalement, Erik n'eu d'autre choix de donner raison à Camélia, qui défendait son point de vue de façon remarquable, ce qui ne l'empêcha point de jeter un coup d'œil sur elle de temps en temps. Montreuil était de plus en plus collant et familier avec Camélia, dès qu'elle croyait être enfin seule, il apparaissait ! Elle allait finir par croire qu'il connaissait les passages secrets d'Erik. Plus le temps passait, plus la représentation approchait, et plus Camélia devenait désagréable avec « Denis », comme monsieur de Montreuil voulait qu'elle l'appelle, et le pauvre bougre mettait tout cela sur le compte de la nervosité. Pour une raison qu'elle ignorait, cet homme lui donnait la chair de poule. Sa façon de la regarder, de frôler ses cheveux ou sa joue, ses baisemains, tous ses mots et ses gestes, TOUS la rendait mal à l'aise. Et puis un jour, une semaine avant le 1 décembre et la grande représentation plus exactement, elle surprit part mégarde une discutions entre la « sangsue » et sa sœur.
-Jé né comprend pas pourquoi vous insisté tant ! Cé né qu'oune pétite peste !!!! Jé vais finir par croiré qué vous m'aimez ouniquement pour vous rapprocher d'elle !!!
-Allons, mon amie ! Vous n'allez tous de même pas être jalouse de votre propre sœur ! Vous n'avez rien a enviez à cette enfant, je vous assure, ma chère !
-Ah NA !!! Cetté fois vous né vous en sauverez pas avec vos bellé parole ! Expliquez moi pourquoi vous ténez tant a vous faire aimer dé ma pétite sœur !
Denis mis alors un genou à terre devant la diva qui fut prit de court.
-Car je vous aime et je veux vous épousez ! Pour accompagnez ses dires, il présenta à Carlotta un anneau d'une grande valeur, assortit de rubis et de diamants.
La diva en eût un souffle coupé.
-De plus, bientôt j'hériterai de l'opéra de Venise ! Et je vous veux ! Pensez- y, Venise ! La capitale de l'amour !!!! Je voudrais que nous puissions y vivre, tous trois !!! Voila, ma chère, le mystère caché derrière mes efforts ! Alors, votre réponse ?
Carlotta était toujours sans voix, son cœur lui hurlait OUI, mais sa tête lui disait de le faire mariner pour mieux se faire désirer...
-Vous savez….c'est oune grande décision qué cela…..
-Je comprends…..Vous devez y réfléchir….
-Pense y autant que tu veux, même des siècles si sa te tente, pour moi c'est tout réfléchit………
Denis et Carlotta se retournèrent en même temps pour apercevoir Camélia dans l'encadrement de la porte……
-Je refuse de partir d'ici !
-Allons…..je suis sûr que tu adoreras Venise ! Denis.
-Non !... J'irai nulle part………..
-…….Très cher…..Voulez vous m'excousé oun moment….. ?
-Je vous en pris !
Sur ce, Carlotta entraîna sa petite sœur dans un couloir désert.
-Salé démone !!!! Comment osé tou parlé ainsi dévant mon fiancé !!!! Jé té défend dé récommencé!!! Papa t'a confié à moi ! Ta vie m'appartient désormé qué ça té chante ou non !!!
-FAUX !!! Ma vie n'appartient qu'à moi seule ! Cet homme m'a reniée toute sa vie, il n'avait aucun droit sur moi ! Par conséquent, ce bout de papier signé par son nom ne vaut rien ! Je refuse de m'enfoncer dans ce cauchemar d'avantage, ce malade qui fut mon géniteur est en enfer et il n'a qu'à y rester, moi j'ai pas l'intention de souffrir par sa faute ! Je…..
Camélia n'eu pas le temps de continuer sa phrase car Carlotta la gifla sec !
-Comment osé tou craché ainsi impunément sour lé nom dé notré père !!!!???? Jé vais t'apprendré moi !!!! Sucio arrastrado ingrata!!!!(Sale traîné ingrate.)
Carlotta se mit à frapper violemment sa petite sœur qui, depuis l'arrivé de Luna, avait perdu l'habitude des coups de sa sœur. Finalement, réussissant à fuir l'emprise de sa sœur furieuse, Camélia couru le plus vite qu'elle pu aussi vite qu'elle le put, poursuivie par Carlotta et finit par continuer sa course dans les rues. Cette nuit là, il eût une violente tempête de neige et tous était très inquiet…..sauf Carlotta, qui fessait plutôt semblant pour que l'on s'occupe d'elle, comme toujours. Raoul et plusieurs autres hommes de loi et employés de l'opéra tentèrent de la retrouver, mais ce ne fut que le lendemain soir qu'Erik, lui aussi partit à sa recherche, la retrouva endormie au pied de la tombe de son père. D'après les blessures sur les mains de la petite et le sang séché sur la pierre tombale, Erik comprit qu'elle avait passé tout ce temps à marteler la tombe dans le but de calmer sa colère. Arrivé à l'opéra, Erik fut contraint d'abandonner sa protégé devant les portes du bâtiment pour ne pas se faire remarquer. Il cogna plusieurs fois à la porte, avant de couvrir la petite de sa cape et de s'enfuir. La bonne qui ouvrit alors hurla de joie et de surprise en apercevant l'enfant et bien vite elle fut menée au lit et le médecin fut appelé.
-J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, dit celui-ci. La bonne, elle devrait se rétablir assez rapidement, mais la mauvaise……………avec le froid, la petite a complètement perdu la voix…….Je suis désolé, elle ne pourra pas chanter…
A la nouvelle, monsieur Firmin manqua s'évanouir, les autres étaient tous très triste sauf bien sur Carlotta, qui s'en fichait pas mal. Madame Giry donna un petit tableau noir et de la craie pour que Camélia puisse communiquer et, pendant sa convalescent, Aube vint lui rendre visite tous les jours.
-Si tu savais comme tu nous à fait peur…..Ta sœur a dit que tu t'étais enfuie en apprenant la demande de mariage de son amoureux…….Est-ce que c'est vrai que tu vas partir à Venise ?
« Plutôt mourir », écrivit Camélia.
-Au fait, aujourd'hui, c'était les auditions pour te trouver une remplaçante….tout de même, ils auraient pu penser à une doublure avant….
« Et qui va avoir le rôle ? »
-…………et bien tu sais…….Lorsqu'elle a apprit que tu étais malade, et que quelqu'un prendrait ta place….elle a pas pu s'en empêcher et….
« Elle ? »
-……………..Sibelle………………
Camélia était encore plus pâle qu'elle ne l'était déjà….Ça y est, pensa t'elle, elle était morte et elle était en enfer ! Soudain, des coups à la porte la sortirent de ses réflexions. Aube alla ouvrir et trouva, au pied de la porte, un paquet de délicieuses pâtisseries aux chocolats accompagnées d'un mot qui disait :
« Chère petit ange, ayant apprit avec affront que vous seriez remplacée lors de votre convalescence, j'ose espérer que ces quelques douceurs sauront vous satisfaire. Rassurez vous, je fais tout ce que je peux pour empêcher cette pièce d'être jouée sans votre présence, et je réussirai quoi qu'il m'en coûte, et plus jamais on ne vous blessera, soyez-en certaine. Bientôt, je vous amènerai loin d'ici et je m'occuperai personnellement de votre bien-être. Humblement, votre admirateur secret. »
Camélia se sentit tout à coup envahie d'une crainte sans nom, l'intuition d'un malheur….S'en était trop pour ses nerfs affaiblis par la fièvre et elle perdit connaissance. Après cela, les directeurs reçurent évidemment plusieurs lettres du mystérieux admirateur, leur promettant de grandes sommes d'argent pour annuler le spectacle en l'attente du rétablissement de Camélia, mais pour les directeurs, il en était bien entendu hors de question ! Puis, ce fut le tour des menaces, qu'ils balayèrent tout aussi facilement du revers de la main. Peut leur importait cet excentrique. Comme on dit dans le métier, le spectacle doit continuer !!! Erik, lui n'était pas aussi détaché de cette histoire que pouvaient l'être les deux directeurs, cette histoire réveillait en lui de biens mauvais souvenirs qu'il aurait préféré oublier et il savait mieux que quiconque à quel point les menaces pouvaient être dangereuse. C'est pourquoi, dès que Luna s'endormait, il filait faire la ronde du bâtiment pour s'assurer qu'il n'y avait aucun danger, et aussi pour s'assurer que Camélia allait bien. Mais il ne fut pas le seul à avoir cette idée. Christine en apprenant l'histoire, devenait de plus en plus nerveuse, et pour la rassurer, Raoul venait souvent tenir compagnie à la petite, ainsi qu'Aube, qui parfois passait la nuit à avec son amie, et madame Giry et Meg, même parfois quelques employés, venaient la voir pour prendre de ses nouvelles, et lui avouer qu'ils avaient très hâte qu'elle aille mieux pour recommencer ses bêtises contre sa sœur, qui les fessait tous bien rire. Même Denis tentait de lui rendre visite, bien qu'avec Carlotta cela devenait de plus en plus difficile, car celle-ci devenait de plus en plus irritable de toute l'attention qui entourait Camélia. Bientôt, le grand jour de la représentation arriva sans que rien ne se soit produit. Camélia arriva dans sa loge vêtue d'un habit d'infirmière toute blanche, des manches bouffantes aux épaules et étroites pour le reste, une jupe droite et par-dessus, une autre bouffante au tissu vaporeux et transparent, le tout assortie à la coiffe d'infirmière. Aussitôt qu'elle eu refermé la porte derrière elle, Erik sortit de sa cachette en riant doucement. Camélia releva un sourcil interrogateur en voyant son expression.
-Désolé….J'aime bien l'ironie d'une infirmière malade…..
Camélia fit la moue pour bien lui montrer qu'elle ne trouvait pas cela très drôle.
-Désolé…Alors, tu ne peux toujours pas parler ?
Camélia fit signe que non, puis prit son petit tableau pour se mettre à écrire.
« Le médecin me l'a formellement interdit, je dois encore me taire pendant une semaine. »
-J'en suis désolé….
Puis, le signal du début de la pièce se fit entendre. La foule se tue, les rideaux se levèrent et la pièce commença sans encombre. Puis lorsqu'arriva l'entrée en scène de Sibelle, Erik s'apprêta à partir pour s'assurer que tout allait bien, mais il n'eu même pas le temps de saluer Camélia que la foule se mit à hurler. Un décor était tombé sur la pauvre Sibelle. Bien vite, les rideaux et les directeurs s'empressèrent de rassurer la foule de spectateurs. Camélia se précipita pour aller aux nouvelles. Apparemment, la pauvre Sibelle s'était cassée une jambe, disloquée l'épaule et le poignet droit. Elle avait tout de même eu beaucoup de chance. Sur le décor était collé une note qui disait :
« Je vous avait prévenu. »
Carlotta se mis alors dans tous ses états.
-Voila qué céla récommence !!! On cé débarasse d'oun maladé pour oun autré !!!!!!!!! Cé opéra est maudit !!!! Jé né restéré pas oune minute dé plous ici !!!! Jé part !!!!
Sur ses mots, les directeurs paniquèrent, mais pas autant que Camélia qui fit demi-tour pour filer directement vers sa chambre. Elle devait rapidement trouver une solution….mais lorsqu'elle arriva dans sa chambre, ce fut pour trouver Denis qui déposait un paquet avec une note dessus. Il fut d'abords très surpris, puis quelque peu gêné.
-Et bien, on dirait que j'ai été découvert….
Camélia n'en croyait pas ses yeux, alors c'était lui son admirateur secret !!! C'était impossible ! Il aimait sa sœur, non ?!
-Pourquoi cette triste mine, petit ange !? Je comprends que tu sois surprise. Mais tu n'as pas à avoir peur de moi ! Lorsque je t'ai entendu chanter pour la première fois, je fus ensorcelé. Ça n'a pas été facile de t'approcher, tu sais ? Encore moins de séduire ta grosse vache de sœur….
Avait-elle bien entendu……? Il venait de traiter sa sœur de grosse vache……. ?Si la situation avait été différente, elle aurait presque commencé à l'apprécier……Mais au contraire, il lui donnait de plus en plus la chair de poule, et elle continua de reculer pour finalement toucher le mur alors que son « admirateur » avançait toujours.
-Je vois que tu es crédule…..et non, je n'aime pas ta sœur…..et encore moins lorsque j'ai vu quel calvaire qu'elle te fessait vivre. Vois-tu, il y a bien longtemps que les femmes, ces « anges », ne m'intéressent plus, elles sont si présomptueuses, si matérialistes et manipulatrices….. Elles ont perdu toutes leurs fraîcheurs et leurs innocences……C'est bien pour cela que je préfère les chérubins !!! Une fois marié à ton idiote de sœur, j'aurai ta garde, et plus personne ne te fera de mal ! Et quand à cette chère Carlotta……un accident est si vite arrivé….Tu n'auras plus à t'inquiéter, je vais bien m'occuper de toi !
Maintenant, elle comprenait pourquoi il lui donnait la chair de poule….Elle pensa alors à appeler à l'aide, mais le faible son qui sortit alors de sa gorge ne valait rien. C'est alors que Denis l'empoigna par le poignet et masqua sa bouche de son autre main.
-Allons, n'ai pas peur, je ne te ferai jamais de mal, voyons ! Chut ! Tu verras, tu aimeras Venise…..Je t'offrirai tout ce que tu voudras……Tu n'auras qu'à être bien gentille avec moi…..
UN MALADE MENTALE !!!!! Voilà ce qui traversa alors l'esprit de Camélia. Alors, pour se dégager de l'emprise de cet homme, elle lui donna un bon coup de pied où ça fait mal comme elle seule avait le secret, puis dès qu'il la lâcha, couru aussi vite qu'elle le put. Mais rapidement, Denis réussit à surmonter l'horrible douleur et se lança à sa poursuite. Sur le coup, elle pensa à retourner sur scène, là où il y avait du monde, malheureusement, elle avait déjà passé l'accès à la scène dans sa course panique, et faire demi-tour signifiait courir dans les bras de son poursuivant. Alors, elle continua de courir aussi vite qu'elle le pu, renversant tout sur son passage. Elle ne pouvait peut-être pas crier, mais elle pouvait faire un maximum de bruit pour attirer l'attention de quelqu'un. Elle entendait les pas de l'homme se rapprocher. Son cœur battait la chamade et elle était à bout de souffle, toujours un peu faible, ne s'étant pas complètement remise de sa convalescence. Et alors qu'elle se croyait perdue, prise entre les griffes de ce malade, une main sortit des rideaux pour la saisir par l'épaule et l'entraînée à l'abri des regards. Oubliant qu'elle n'avait plus de voix elle tenta de hurler de toute ses forces…..mais bien sûr, rien ne sortit….Heureusement, ce fut le visage de son bienfaiteur Erik qu'elle vu en ouvrant les yeux, soulagée. Entendant la casse, il s'était précipité pour voir ce qui ce passait. Pendant ce temps, de l'autre côté des rideaux, Denis cherchait toujours Camélia et fut fort amusé en voyant dépasser des épais rideaux rouges, une paire de petits souliers blanc vernis. Il s'approcha donc à pas de loup, puis tira violemment le rideau, pensant trouver sa petite diva. Elle s'y trouvait bien, mais à son plus grand malheur, elle n'était pas seule. Erik se tenait devant lui, le regard brûlant de rage et terrifiant derrière son masque, qui fixait monsieur de Montreuil emplit d'une haine meurtrière inimaginable. Denis cru voir un monstre et eût si peur qu'il s'enfuit sans demander son reste. Mais dans sa fugue affolée, il ne vit pas les escaliers du grand Hall, trop occupé à regarder derrière lui, et déboula le funeste escalier, se brisant le cou comme feu le défunt amant de madame Giry, mais cette fois sans l'aide d'Erik………..ou du moins sans l'aide de sa main pour le pousser. La nouvelle fit bien vite le tour de l'opéra et Carlotta fut effondrée. Les directeurs durent promettre terre et monde pour que Carlotta accepte de rester à l'opéra Garnier. Celle-ci rétorqua que sans son amour, Venise lui semblerait trop terne et que ce n'était bien sûr pas la grosse somme d'argent et les bijoux assortit de diamants qui la convaincrait de rester….allons donc qu'allez vous chercher là ! Camélia finit par retrouver sa voix, Luna sa santé et Erik, après l'événement, devint encore plus protecteur qu'il ne l'était déjà, si possible….puis bien vite la vie à l'Opéra Garnier repris son cour normal, car comme on dit dans le métier, « le spectacle doit continuer ! »
