Hello, tout le monde! Je suis désolée du retard, sincèrement. Je vous dit tout à la fin, hm? Bonne lecture à vous!


Chapitre 6: Il est temps de tout t'expliquer...


Son sac à ses pieds, Tsuna attendait patiemment - en apparence du moins - dans le hall. Seul son pied qui frappait le sol à intervalles réguliers trahissait sa nervosité.

-Je n'en reviens toujours pas qu'ils aient réussi à me convaincre de partir. Sérieusement, murmura-t-il pour lui-même, d'une voix légèrement tremblotante.

Il commença à compter les martèlements de son pied sur le sol, leur bruit étouffé par le tapis. Il ne pouvait pas vraiment dire qu'il s'ennuyait ; il n'avait pas voulu manger quoi que ce soit, redoutant tellement la suite des événements qu'il sentait son cœur se serrer à chaque seconde un peu plus fort. Il frémissait d'angoisse. Marteler le sol l'aidait en quelque sorte à évacuer son stress. Oh, il aurait adoré se sortir ces idées de la tête. Seulement, il ne pouvait pas. Son angoisse mêlée de frayeur empoisonnait tout son esprit, tous ses sens. Ce ne fut que lorsqu'il les vit, tous les deux, tourner au bout du couloir qu'il pût, ne serait-ce qu'une minute, penser à autre chose. Il esquiva prestement son père qui venait de se jeter sur lui en louant les Dieux - "Mon fils a accepté de veniiiiir!" hurlait-il -, heureux de la distraction occasionnée, et se tourna vers son tuteur, lequel n'avait rien qu'une petite sacoche -attaché case, l'avait-il appelé- avec lui.

-Ne t'endors pas, surtout, dit Reborn d'un ton débordant de sarcasme.

-Vous êtes trop lents, rétorqua le plus petit en ramassant son sac.

-Ce n'est pas de notre faute si tu n'as pas voulu manger, dirent les deux adultes en chœur, d'une voix faussement innocente.

La simple évocation de son manque d'appétit le ramena à ses craintes initiales, et il retint un juron. Il se détourna de ses deux interlocuteurs et se dirigea d'un pas précipité vers l'extérieur.

Lorsqu'il s'assit dans le véhicule -une calèche tirée par deux chevaux bruns-, Tsuna prit garde de ne pas croiser le regard inquisiteur de son tuteur en regardant par la fenêtre. Il était seul à seul avec toutes ses craintes, plus une qui venait de s'ajouter. Bien sur, il ne voulait pas admettre une énième faiblesse qui le caractérisait. On ne l'appelait pas "Tsunaze" pour rien! Avouer qu'il avait le mal des transports lui serait fatal, en terme de crédibilité -En avait-il seulement eu un jour?- devant son tuteur. Même Giotto n'était pas au courant. Après tout, il était peut-être un Tsunaze, mais il avait quand même réussi pendant dix ans à éviter les voyages, simulant une grippe par-ci, une indigestion par-là... Il avait des dizaines d'astuces. C'était pourquoi il ne comprenait pas comment il s'était retrouvé là. En prime, ils n'étaient que trois à voyager... Le prince, son père et son tuteur. Un détail le fit soudainement réagir, et il bondit presque sur place.

-Père... commença l'adolescent en se retournant vers le concerné.

Il déglutit en voyant le regard noir qui lui était adressé. Effrayant!

-Papa, se reprit-il aussitôt. (Giotto se détendit imperceptiblement et lui sourit. Il déglutit.) Qui est censé s'occuper du royaume en notre absence?

Il était inconcevable que son père ait oublié une chose si capitale. Mais on ne savait jamais avec lui... Croyez-le, il avait quinze ans d'expérience, il le savait mieux que personne - sauf sa mère, avant sa mort, peut-être.

- Notre premier ministre, répondit-il comme si c'était une évidence.

-Hm... fit mine de réfléchir le plus jeune.

-Tu sais que G est génial, se rebiffa Giotto.

-Je n'ai pas dit le contraire... soupira-t-il, alors que l'autre se mettait à faire un discours élogieux sur les nombreuses qualités de son ami.

Ce dernier était le meilleur ami de Giotto, et ne cessait de le réprimander lorsqu'il faisait quelque chose de travers - presque tout le temps, en fait. G semblait espérer que le fils de son meilleur ami s'en sorte mieux ; pour l'instant, c'était totalement le contraire. Il régnait une sorte de complicité indéchiffrable entre les deux adultes. Ils se comprenaient presque sans mot : il leur suffisait d'un échange de regards, d'un geste pour, le cas échéant, comprendre que quelque chose allait de travers.

Le brun reporta son regard à l'extérieur, tandis que les chevaux s'ébrouaient, faisant trembler l'habitacle. Il frissonna de manière imperceptible lorsque le cocher s'installa. Et il se retint de pousser un gémissement horrifié lorsque les chevaux se mirent en route sur le chemin cahoteuse. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi... se répétait en boucle Tsuna.

Le temps s'écoula lentement, très lentement. L'adolescent fixait le sol, comme s'il espérait que quelque chose en sorte pour le sauver. D'une certaine manière, il était heureux ; presque toutes ses craintes étaient reléguées au second plan. Seule subsistait celle des transports, la moins importante et pourtant la plus présente. Et, il devait se l'avouer, s'il avait été seul, il aurait sauté du véhicule et se serait enfui en courant -pour peu qu'il eût survécu à sa chute, bien sûr. D'ailleurs, rien ne l'empêchait de le faire. Sauf peut-être Reborn, qui était trop près de la sortie et qui le rattraperait sans effort. Et un plan qui tombait à l'eau. Zut. Il allait devoir réfléchir à un plan B. Il sentait son énervement augmenter au rythme des secondes. Le stress le gagnait à nouveau. C'en était trop. Il lui fallait quelque chose susceptible de le calmer, tout de suite.

-Pè-Papa? se rattrapa-t-il -de justesse- en se tournant vers le concerné.

-Hm?

-Ou va-t-on en premier, au fait?

-Je ne te l'ai pas dit?

-Pour ça que je demande, murmura Tsuna en baissant à nouveau les yeux vers le sol.

Si la personne en face de lui n'avait pas été Reborn et si il ne le connaissait pas aussi bien -aussi bien qu'on peut apprendre à connaitre quelqu'un en une semaine, du moins-, il aurait juré l'entendre pouffer de rire.

-Bien, on va voir un ami d'enfance. Je crois que tu avais trois ans quand on les a vus pour la dernière fois...

-Mais c'est qui?

-Tu verras.

Je crois que c'est à ce moment qu'il craqua. Pour un peu, il l'aurait en effet étranglé, et avec joie. Il émit un petit rire, étrangement calme, tout en triturant ses mains, faisant craquer ses doigts sans s'en rendre compte. Il fallait croire que c'était aussi un moyen de faire passer les envies de meurtre.

-T-Tsuna?

-Je n'aime pas vraiment qu'on se fiche de moi, déclara le concerné d'une voix étrangement calme, un peu plus grave, en relevant la tête pour croiser le regard de son père. Donc tu me dis ou on va tout de suite.

Giotto fut déstabilisé pendant -au moins!- une minute, puis finit par se ressaisir et sourit au professeur du plus petit.

-C'est toi qui l'a fait devenir comme ça?

-C'est à peine si j'ai commencé à l'entraîner, répondit Reborn en levant les mains, geste semblant plaider non-coupable. Seul le sourire qui lui échappait trahissait sa satisfaction.

-Alors je ne comprends pas...

-Je te remercierais de ne pas faire comme si je n'étais pas là...

Ces dernières paroles, prononcées par un jeune prince de quinze ans qui paraissait dix fois plus mature que la normale, coupa court à la conversation dont on l'excluait.

Durant approximativement cinq secondes.

-Dis-moi, Giotto, reprit Reborn.

-Tu es sourd ou quoi? murmura le plus petit, gratifiant son professeur d'un regard noir, en se levant sous l'effet de la colère.

-... Alors réponds à ma question, Tsunaze, dit-il, un sourire étirant ses lèvres. As-tu été sujet au stress, récemment?

-Qu'est-ce que ça peut te faire?

-Tu m'as l'air un peu trop sûr de toi...

-Oui, j'ai été sujet au stress, plus depuis que tu es là que durant le reste de ma vie, et alors?

-Tu vois, Giotto, je n'ai rien fait.

Tsuna bouillonnait. Il ne voulait pas s'attarder sur des détails stupides. Comme le fait qu'il venait de presque menacer Reborn. Ou que ce dernier venait de tutoyer son père. Ce n'était que des détails. Il ne savait même plus ce qu'il voulait. Peut être, juste une fois, ne plus ressembler au Tsunaze de toujours. D'accord, mais pourquoi maintenant?

-Attends, c'est le stress qui a fait remonter ça? sembla réaliser le blond. Maintenant que tu le dis, c'est possible...

-Ça quoi?

-Tu ne lui as rien dit ou il n'a pas écouté quand tu l'as fait? fit Reborn d'un air blasé.

-Je pensais qu'il était dénué de don, répondit simplement l'autre en haussant les épaules.

-De quoi?!

Il ne comprenait décidément plus rien. Ni ce qui lui arrivait, ni ce qu'ils se racontaient. Il ne comprenait pas pourquoi Reborn souriait, pourquoi Giotto semblait plongé dans son monde, cette histoire de don. Plus rien. Soudain, les deux adultes tournèrent la tête d'un même mouvement vers lui, et ce fut finalement son père qui parla :

-Je pense que le mieux, ce serait que tu voies.

Il le força à se rasseoir, et lui fit signe de se regarder dans la vitre. L'adolescent s'exécuta, satisfait qu'on daigne enfin lui expliquer la situation. Satisfaction qui se mua en choc, quand il se regarda dans les yeux.

Ses yeux n'étaient plus bruns, tirant vers le caramel. Ils étaient d'un orange pur, flamboyant. Et, en ce moment, écarquillés, agrandis par le choc.

-Je pense qu'il est temps de tout t'expliquer, soupira Giotto en se passant une main dans les cheveux, épuisé à l'avance de son long discours.


Puis je coupe la *PAN*

J'ai essayé de faire le chapitre un peu plus long. Ça a pas l'air de fonctionner. Si? Non xD

Je m'excuse de ce retard D: C'est juste que, au moment ou je le finis, et où je vous écris, j'ai une méchante grippe. Elle m'inspire, m'voyez xD

Réponses aux review's anonymes :D

Kyu-chan: Ouiiiii xD Vive Bya-chan et les bonbons \o/

ophelie.r: C'est pour ça que c'est un rêve - pour ne pas dire cauchemar! xD - je sais, j'écris des trucs trop courts *honte* mais voilà la suite, en espérant que ça t'as plu :D

Lana: Merci beaucoup! Voilà la suite :D

Je sais pas vous, j'ai l'impression trop bizarre que mon histoire part en vrille... Mais j'adore l'écrire xD

Alors, hum... Je tiens encore une fois à m'excuser du temps qu'a mis ce chapitre à paraître T_T je suis impardonnaaaaaaaaable. Pour vous montrer ma sincérité, j'offre à tous les lecteurs un authentique marshmallow de Byakuran! Même que ceux qui laissent des review's ils en ont deux! (Oh punaise, je vais me faire tuer par Byakuran. Aidez-moi a finir le paquet, que je me débarrasse des preuves!)

Un énorme merci aux lecteurs, aux reviewers, aux suiveurs, à tous ceux qui lisent cette phrase, et voilà!

À la prochaine! ~