Yoop ! Ca aurait été assez cruel de faire attendre encore quelques jours pour que vous aillez la suite! Vos commentaires m'ont mis dans une joie folle, et en même temps m'ont foutu une "légère" pression, j'espère sincèrement ne pas vous décevoir pour la suite ^^' Bonne lecture !
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Des jinchuriki pervers et chiants !
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- « …ikamaru »
- « Hmmmmh ? » Quoi ? C'est qui ?
- « Shikamaru, allez ouvre au moins un oeil… »
… une voix de femme… ?... je sens un poids sur le lit…
- « Réveille toi... Shikamaru-kun… »
Oui, c'est la voix d'une femme…
- « TEMARI ! »
- « Ah ! Désolé de te décevoir ! »
Shikamaru s'était redressé précipitamment. Et il était nez à nez avec une créature blonde, apparemment de sexe féminin et… complètement nue… penchée sur lui dans une position assez suggestive… qui le regardait avec une petite moue boudeuse. Shikamaru avait les yeux plongés dans un lagon bleu.
- « Shi-ka-ma-ru… kun »
- « NARUTO ! On réveille pas les gens dans cette tenue et en susurrant des trucs aussi bizarres ! » riposta le Nara en lui balançant son oreiller en pleine face.
La blonde relâcha son Sexy Justu et reprit son apparence originelle.
- « Good morning ! » lui fit cette dernière avec un grand sourire.
- « Bon sang ! On n'a pas idée de se mettre à poil devant quelqu'un qui vient de se réveiller… »
- « Et si ça avait été Temari tu aurais réagis comment ? »
- « … Hmpf ? »
- « Allez avoue ! Tu étais en train de rêver d'elle ? On a tous vu comment vous vous regardiez hier ! Et tu l'as raccompagné chez elle ensuite ! Il a du se passer quelque chose… OH ! Qu'est ce que vous avez fait ? Né, né, né ? »
- « Maaah ! Naruto arrête avec tes suppositions pourries... » essaya de le calmer le pauvre shinobi encore endormi « J'étais seul dans mon lit là, non ? Tu vois bien. Je l'ai raccompagné et je suis rentré tout de suite après. »
- « Ah… suka… Né, alors pourquoi la première chose que tu as dis en te réveillant c'est Te-ma-ri ? »
- « Maaaaaaaah ! J'ai confondu avec vos cheveux c'est tout ! Naruto bouge de ce lit, j'aimerai me lever. » Mais le Naruto ne bougea pas d'un poil.
- « Tu es amoureux ? » lui demanda t-il d'un ton très sérieux qui le laissa le Nara pantois.
Sa figure d'ordinaire si expressive était subitement bien calme et il l'encourageait à se confier, sans pour autant le brusquer. Il lui faisait comprendre qu'il était là s'il avait besoin de se confier. Et… Shikamaru aurait bien aimé se confier justement…
- « Je… »
Mais la situation ne dura pas longtemps, car le visage du jinchuriki fut à moitié dévoré par un large, très large sourire satisfait.
- « RIEN ! Naruto VIRE ! » haussa le ton Shikamaru en lui balançant cette fois le reste de sa couverture.
Et pendant qu'il se dépêtrait avec ses draps, l'Uzumaki n'eut pas le temps d'apercevoir l'autre fuyant s'enfermer à double tour dans la salle de bain avant qu'il ne remarque ses rougeurs. Une fois à l'abri, Shikamaru s'appuya contre la porte, et regarda vaguement le plafond. Il se revoyait la veille dans cette même position d'impuissance, alors qu'il revenait de chez la Sabaku. Il y a peine quelques heures il était chez elle, et avait été sur le point de… non, mieux vaux ne même pas y penser, tenta de se raisonner le shinobi en prenant sa tête entre ses mains. Il était revenu frustré et énervé. Enervé contre elle ! Contre lui ! Contre toute la société ! Il n'y aurait pas eu autant de problème si on ne lui demandait pas de se marier ! Ils n'auraient pas eu besoin de réfléchir et ils auraient… ils auraient… La colère de Shikamaru disparu soudainement, pour laisser place à une grande tristesse. Il ne prenait pas souvent les choses à cœur, et pour le coup il était contrarié de s'être laissé allé. Cette soirée avait été magnifique. À cette pensée, un pâle sourire apparu sur son visage. Il s'était senti accompli. Lorsqu'il avait été dans ses bras, il n'avait eu besoin de rien d'autre. Voir qu'elle réagissait avec autant d'envie que lui l'avait rendu presque euphorique, lui d'habitude si modéré. C'était la première femme avec lequel il était aussi tendre… Qu'elle les ait arrêté, à cause de son mariage il n'en doutait pas, le rendait malade. Il pouvait déjà s'imaginer caché derrière une foule d'invités, à épier de loin la jeune femme qui se faisait conduire à l'autel, resplendissante aux côtés… du Prétentieux par-dessus le marché ! Il imaginait ce bougre passer une main sur ses hanches, et la ramener à lui pour sceller leur union d'un légitime baiser. Puis tout en goûtant ses lèvres, le fixer narquoisement pendant qu'elle-même passerait ses bras autour de son cou. Shikamaru en était déjà écoeuré. Non ! Hurla mentalement le jeune homme en frappant du poing contre le mur. Shikamaru... Non ! Elle n'appartenait à personne d'autre ! Fais moi l'amour ! Il n'y avait qu'à lui qu'elle avait offert autant de sa personne. S'il te plaît ! Il n'y avait que lui qu'elle avait regardé de cette manière... J'ai envie de toi. Et il n'y avait qu'elle pour le faire réagir comme ça…
Temari…
Une douce chaleur se propagea dans tout son corps. Il se laissa glisser à même le carrelage et posa une main sur ventre. Rien que la manière qu'elle avait de prononcer son nom le mettait dans tous ses états. Nara, embrasse moi. Une façon à la fois douce et pourtant si autoritaire qui lui avait fait un effet monstre. Et merde, pensa t-il en souriant cyniquement, les Nara mâles sont fait pour être soumis. Inconsciemment, sa main quitta son ventre et descendit bien plus bas. Elle le mettait vraiment dans tous ses états. Et sa virilité particulièrement. Dire qu'il n'y a pas cinq minutes il dormait encore… Shikamaru caressa le tissu du bout des doigts. Hum ! Et le jeune homme se mordit coupablement la lèvre inférieure. Ce n'était pas juste de lui donner aussi envie en aussi peu de temps ! Il appuya un peu plus fortement et rejeta brusquement sa tête en arrière. AH ! K'so… Temari…
- « Yo Shikamaru ! Quand tu auras fini de te masturber, tu me rejoindras avec Gaara ? »
- « … »
Sombre crétin !
Derrière la porte, son oreille puérilement collée dessus, Naruto était bien fier de lui. Il s'apprêtait à en remettre joyeusement une couche, mais son corps ne le lui permit pas. Sa propre main bloqua sa bouche et l'autre ne daigna pas bouger pour l'aider. D'ailleurs plus rien ne bougeait. Le shinobi baissa les yeux et à son grand malheur aperçu une main noire remonter jusqu'à son cou.
- « Au lieu de dire des trucs qui portent autant à confusion tu ferais mieux de vite déguerpir, ou bien je t'étrangle » grinça le manipulateur d'ombres de l'autre côté.
- « Ha…haï, Shika… maru… o-k » marmonna tant bien que mal un Naruto au bord de l'asphyxie.
Shikamaru desserra son emprise sur les gestes du ninja, qui sitôt libéré se rua pour ouvrir la porte d'entrée. Mais c'était mal connaître Naruto, qui désormais prêt à prendre ses jambes à son cou se permit de rajouter une dernière pique.
- « Aha ! Je me suis fait avoir, mais je ne pensais pas que tu pourrais faire quoique se soit avec une main occupée. J'y penserais la prochaine fois ! A tout à l'heure ! » termina la tornade blonde avant de fuir lâchement en claquant la porte.
- « … »
Ce crétin avait gueulé ça en plein couloir… Tsss. Shikamaru regarda du coin de l'œil sa virilité toujours au garde à vous. Il était bon pour reprendre une douche froide…
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Le soleil avait depuis longtemps pointé ses timides rayons, et le village se réveillait doucement avec les gazouillis des oiseaux et les discussions des passants qui s'en allaient travailler. Kanguro, de nouveau barbouillé de peinture et marionnette sur l'épaule, allait également rejoindre son frère, lui déjà en fonction, pour l'aider dans ses dossiers. Mais pour l'instant il n'était pas encore parti, et s'adressait à une porte.
- « Temari ! Tu es sûre que tu ne veux pas que je reste ? »
- « Nan, vas-y Kanguro ! C'est juste un mal de crâne, c'est l'alcool. Je vous rejoindrais pour le déjeuner. »
- « Ok… Repose toi bien. Ittekimasu »
- « Itte rasshai… »
Temari écouta son frère s'éloigner et se remit en boule. Elle avait passé la nuit en position fœtale. Elle ne s'était même pas changé, et arborait encore sa tenue de la veille. Les draps avaient encore son odeur. Alors ne parlons même pas de la robe. Qu'est ce qu'il peut bien faire à cette heure-ci ? Est-ce qu'il est seulement levé ? À cette pensée Temari eu un sourire abattu. La jeune femme se leva et s'approcha de la baie vitrée. Elle voyait déjà la silhouette de son frère sillonner entre les gens et s'éloigner vers le palais du Kazekage.
- « Gaara… qu'est ce que tu dirais de moi ? Je suis vraiment en train de foutre en l'air toutes les décisions du Conseil… »
La kunochi se décida finalement à prendre une douche, puis à profiter de sa matinée de libre où elle serait seule dans la maison. Mais même en sortant de la salle de bain et vêtue d'un yukata, elle se sentit comme une loque. Tout en continuant de se sécher les cheveux avec une serviette, Temari descendit aux jardins et s'appuya mollement contre un arbre. La grosse chaleur du désert n'arriverait que plus tard dans l'après-midi, mais rester à l'ombre en attendant n'était pas un mal. En fait, elle n'avait envie de rien faire. Juste de penser. De ressasser encore et encore. Mince alors… Il lui manquait… Elle avait du profondément le vexer d'avoir agit ainsi. Avant cette nuit là, elle-même n'avait jamais pensé pouvoir être aussi audacieuse. La jeune femme eut subitement honte en essayant de s'imaginer la veille. J'ai du avoir l'air d'une fille qui n'attendait que ça ! D'une chaudasse ! D'une… Elle se remémora avec horreur le cri de plaisir qu'elle n'avait décemment pas pu retenir.
- « RAAAAH ! » et la jeune femme envoya rageusement valdinguer sa serviette.
A ce stade là, il n'y avait pas grand-chose à dire. Pauvre Shikamaru… Elle avait été totalement égoïste à lui demander une chose pareille. Il avait raison depuis le début. Ce n'était même pas envisageable !... Non, il avait eu l'air tellement grave. Il était sérieux … Ce n'est pas comme s'ils auraient couché ensemble juste pour le fun... Maintenant qu'elle se remémorait son visage, elle comprenait clairement que le jeune homme avait tenté de reculer, mais qu'il se faisait constamment trahir par son visage, puis son anatomie… son corps quoi. Mais que la nigaude qu'elle était n'avait rien compris, et avait insisté et insisté encore ! Et qu'au final, l'appel de la chair avait eu raison de lui. Après tout, c'était un homme… et puis elle l'avait bien influencé. Mais penser que Shikamaru aurait eu à ce point envie d'elle... Ca la rendait…
- « Temari-san ? »
- « AH ! »
- « Oh sumimasen ! Je ne pensais pas te faire aussi peur ! » s'excusa timidement Sakura qui avait seulement passé sa tête derrière l'embrasure de la lourde porte. La jeune fille élargit encore un peu le passage, puis la referma derrière elle. « Je pensais qu'avec un grincement pareil tu m'aurais entendu venir, même à l'autre bout de la maison ! »
- « Ah… j'étais distraite. Désolée d'avoir crier » souris gentiment la sunienne.
- « Il y a pas de mal ! » La rose s'avança, ramassa étonnée la serviette qui traînait dans l'herbe, puis après l'avoir reposer sur une pierre s'assit en face de sa comparse. « Je pars cet après midi pour mes recherches. Avec Saï, pour aller sur un site un peu plus à l'écart du village. J'ai la matinée de libre, mais tous les garçons sont partis travailler. Alors comme j'ai croisé Kanguro qui m'a dit que tu ne te sentais pas bien, j'ai pensé venir te voir un peu. Entre filles, il n'y a pas de problème de contenance à avoir ! »
- « C'est gentil Sakura. Tu dis que tous les garçons travaillent ? Pour Naruto je peux deviner, mais pour les deux autres ? »
- « Travailler… Enfin, disons que Saï en profite pour visiter encore un musée… j'ai préféré le laisser tomber. Et Shikamaru n'était pas là quand je me suis levée. Je me suis réveillée quand j'ai entendu Naruto crier dans le couloir, juste avant de partir. Je me suis préparée, et quand j'ai frappé à sa porte il n'y avait personne. Gaara doit avoir besoin de lui pour l'assister avec les négociations. »
- « Oui… donc il est au palais aujourd'hui… » chuchota Temari.
- « Ano… Temari-san, pourquoi tu chuchotes ? » lui demanda la jeune fille curieuse sur le même ton.
- « Pour rien ! » lança la demoiselle avec un grand sourire pas naturel. « J'ai soif ! Je te propose une de mes spécialités ? Cocktail maison. »
- « Pas de l'alcool au moins ? » demanda la rose suspicieuse.
- « Nan, nan ! Que des fruits » assura Temari avec un clin d'œil.
- « Alors avec plaisir ! »
Les deux demoiselles retournèrent un peu plus tard dans le jardin avec leur boisson à la main. Les discussions entre filles ont parfois l'avantage de parler de choses futiles et qui libèrent l'esprit. Mais le sujet "fiancé" ne fut en aucun cas aborder. Les hommes étaient un sujet expressément exclu du fait de la situation actuelle. De toute façon, il n'y avait qu'un homme actuellement dans les pensées de la kunochi du sable, et mieux ne valait pas en parler. Vers midi, Temari s'éclipsa pour se changer convenablement. Les deux femmes firent un bout de trajet ensemble dans le village. Elles récupèrent Saï au musée, dans la très accueillante partie sur la nécromancie, puis les deux jeunes gens la saluèrent avant de se diriger vers les portes du village. Temari devait déjeuner avec ses frères. Il allait falloir qu'elle aille au palais, puis qu'elle frappe à la porte du bureau de Gaara, pour découvrir… etc… Aux joies ! C'est avec une allure tout à fait en dessous de sa vitesse normale, que Temari pu gagner quelques pauvres petites minutes, mais elle finit quand même par atteindre la fourmilière que dirigeait son frère d'une main de maître. Elle fixa d'un air désappointé la grande arche où il fallait bien commencer par passer pour rentrer. Le soleil était éblouissant, et l'intérieur bien trop sombre. On ne pouvait rien voir de ce qui s'y passait. Temari avait l'impression qu'elle allait tomber dans un gouffre. Elle avait passé cette porte des millions de fois, mais là c'était tout bonnement impossible ! Après avoir tenter deux pas tout au plus, la kunochi décida d'attendre à côté de l'entrée. Elle s'appuya contre l'imposant mur de sable et profita du soleil. Elle devenait vraiment une fainéante !
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- « Gaara, tu m'écoutes ? »
- « Ha. »
Le regard rivé sur son hublot et dos à son assistance, le jeune Kazekage avait vu sa sœur aînée arriver. Il venait de la perdre de vue, et normalement elle devait être dans le hall. Dans moins de quelques minutes elle serait là. Elle avait refusé de leur ouvrir la porte ce matin et s'était enfermée comme une gamine dans sa chambre. Contrairement à ce qu'il avait pensé, la soirée de la veille ne l'avait en rien motivé. Gaara posa un regard suspicieux sur le Nara qui n'avait pas l'air en pleine forme non plus. Il verrait bien ça plus tard. Le ninja s'en retourna à son ami jinchuriki qui pointait du doigt une phrase tirée d'une archive apparemment épineuse.
- « Je disais que ça serait peut être l'heure d'aller manger ? »
Gaara regarda alternativement son frère sourire bêtement, le visage blasé de Shikamaru et ce doigt sur le rouleau d'archive. Puis ces yeux revinrent sur Naruto
- « Pourquoi tu pointes ce parchemin si tu me parles d'aller déjeuner ? »
- « C'était juste pour mieux capter ton intérêt » lui répondit le blondinet avec malice !
- « Je l'aime bien celui là ! » lança joyeusement Kanguro en passant son bras sur les épaules de l'Uzumaki. « De toute façon, Temari ne devrait pas tarder à arriver. On reprendra tout à l'heure. Shikamaru, tu ne manges pas avec nous ? » demanda le marionnettiste à la vue du shinobi qui commençait à s'éloigner.
- « Je préfère aller piquer un somme. »
- « Allez Shikamaru fait pas ton rabat joie ! » lança Naruto « Temari arrive dans pas longtemps ! On mange bientôt et tu pourras aller pioncer après autant que tu voudras ! »
- « Je pense que Temari doit seulement partir du domaine » intervint Gaara « c'est l'affaire de dix minutes… si elle se dépêche ».
- « Nan merci, c'est trop long. Bon appétit. » décréta sur ce le Nara avant de sortir.
- « Quel asocial parfois vraiment ! Tout ça parce qu'aujourd'hui il s'est levé plus tôt, il décide de rattraper son temps de sommeil à n'importe quel moment ! » s'énerva l'Uzumaki.
- « Gaara » demanda de son côté Kanguro « tu n'étais pas obligé de lui dire combien de temps il devait attendre. C'est la dernière chose à faire pour le motiver. Et au contraire, Temari a du déjà partir depuis un bout de temps. »
- « Oui. En fait je crois qu'elle est arrivée » donna pour toute réponse le Kazekage.
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Elle en avait marre. Bon d'accord, ça devait faire cinq minutes, tout au plus, ou voir moins... Mais quand on les passe seule, en plein soleil alors que la température frôle les trente cinq degrés, et que tous les passants vous regardent à ne rien faire en se demandant ce que cette fille fait là à attendre bêtement, le temps devient beauuucoup plus long. Résignée, Temari se redressa puis exécuta un rapide demi tour avant d'entrer dans le bâtiment.
- « MAIS QU'EST QU'ILS FOU… »
La phrase fut subitement coupée, car la jeune femme rentra de plein fouet dans une chose non identifiée, et atterrit maladroitement dans ses bras.
- « … ! »
- « AH ! Excusez m…oi. »
- « Temari… »
- « Shika…maru… »
…
HORREUR ET DAMNATION ! Pour le garçon aussi, la surprise avait l'air d'être une catastrophe. Elle l'entendit bafouiller sans comprendre un vague « il avait dit dix minutes… ». Et de son côté, elle était mortifiée. Puisqu'elle le savait à l'intérieur, elle avait rechigné à rentrer dans ce foutu bâtiment. Et maintenant qu'elle se décidait, il fallait qu'elle tombe, ou plutôt même qu'elle s'écrase, contre lui !
- « Euh… ça va mieux ta tête ? »
- « Ma tête… ? »
- « Kanguro nous a dit pour l'alcool. »
- « Ah oui ! Oui ! »
- « D'accord. »
- « Hum…Tu allais manger ? »
- « Je… oh ! Non ! J'allais faire une sieste. »
- « Déjà ? »
- « Ben ouais. »
- « D'accord. »
- « Et toi ? »
- « Euh, j'allais vous ch… chercher mes frères. »
- « O… ok. »
- « Voilà voilà. »
Ridicule. Cette situation était tout bonnement RI-DI-CULE ! On aurait dit deux adolescents en train de faire un concours sur celui qui arriverait à enchaîner le plus vite possible les phrases sans intérêts. C'était le moment qu'elle redoutait. La confrontation. Le voir maintenant que la magie de la veille s'en était allée, et que la lourde réalité reprenait le pas. Temari avait l'impression qu'après ce moment ils ne se reverraient plus. Un adieu. Je vais manger, je vais dormir, et puis adieu. Et là maintenant qui devait faire quoi en premier ? Elle devait s'écarter de ses bras ? Ou bien lui demander de la lâcher ? Attendre qu'il le fasse de lui-même ? Son sentiment de honte en se rappelant son comportement enjôleur de la veille lui revint en pleine face. Puis la sensation de sa virilité contre elle fut le summum. Oh non… pourquoi elle pensait à ça maintenant… ? Et en attendant, il la serrait fort. A deux centimètres de ses lèvres, contre ce torse qu'elle avait tant cajolée, enlacée dans ses bras puissants, contre sa… AAAAH !
- « Temari ? Shikamaru ? »
« ? »
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"Devine qui c'est" ! :D
