Synopsis : la première année de Rose Weasley à l'école des sorciers ne se déroule pas comme elle l'avait espéré.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages ne m'appartiennent pas. Je ne tire absolument aucun profit de cette fanfiction.
Le lierre vampire – chapitre 7
Dans le bureau de McGonagall, la honte ! Qu'est-ce que mes parents vont dire ? Comment vais-je vivre avec ça, après ? Mes yeux me brûlent tandis que je suis la directrice, Scorpius sur mes talons, mais je ne pleurerai pas. J'ai déjà assez pleuré ces derniers temps.
- Expliquez-vous ! lance-t-elle froidement, la porte une fois refermée.
- C'est tout de sa faute ! piaille Scorpius. Elle m'a lancé une carafe à la tête et ensuite elle a essayé de frapper tout le monde !
- Non ! protesté-je. C'est lui, il m'a agressée. Moi, je n'ai rien fait !
- C'est tout de sa faute ! crie-t-il. C'est elle qui reçoit des beuglantes, pas moi ! Les beuglantes, c'est pour les nuls !
Je sens des larmes qui coulent sur mon visage. A ma grande surprise, la directrice se tourne vers Scorpius :
- Sortez et attendez devant la porte, Malefoy.
Il s'exécute, surpris. J'en profite pour m'essuyer le visage maladroitement, cherchant en vain à cacher mes larmes. Tout le monde va savoir que j'ai pleuré devant McGonagall et on va m'appeler Rosie Pleurnicharde pendant toute ma scolarité, je suppose. C'est un cauchemar, je vais me réveiller.
- Prenez un biscuit, Weasley ! lance-t-elle en me désignant une boîte sur le bord de son bureau.
Un biscuit ? Je m'attendais à tout sauf à cette réaction. Je dois avoir l'air particulièrement effaré parce que la directrice insiste :
- Prenez un biscuit et mouchez-vous, vous ne ressemblez à rien.
Je m'exécute maladroitement. La directrice attend que j'ai fini d'avaler (ce truc est horriblement sec !) et m'adresse un petit signe de tête. Je tente en vain de déchiffrer son expression. Est-elle déçue ? Triste ? Compréhensive ? Impossible à dire.
- Expliquez-vous, m'intime-t-elle.
- C'est… il m'a provoquée, balbutiai-je. Moi, je n'ai rien fait de mal, je vous jure, je…
- Weasley, coupe-t-elle, j'ai trente-cinq ans d'expérience dans l'enseignement. Je sais reconnaître un élève à problèmes quand j'en vois un.
- Elève à problèmes ? Madame la directrice…
- Je parle de Malefoy, voyons, Weasley. Ne soyez pas ridicule. Je connaissais déjà son père à l'époque où il fréquentait cette école et c'était un jeune sournois manipulateur. Il faut croire que malheureusement, les chiens ne font pas de chats.
Je reste bouche bée. La directrice est de mon côté ! Au moment où j'allais reprendre espoir, elle m'assène le coup de grâce :
- Malefoy écopera d'une colle mais je ne peux pas faire autrement que de vous en imposer une aussi. Je reconnais que la plupart des torts sont très probablement de son côté mais lancer une carafe en métal à la tête d'un élève ne constitue en rien un comportement acceptable. Vous m'avez déçue, Weasley. J'attendais un peu mieux de vous. Dix points de moins pour Serdaigle.
Je ne sais pas quoi répondre à cela. En colle alors que c'est moi, la victime, dans l'histoire… Ce sera dans mon dossier et ma maman ne me pardonnera jamais, je suppose. Mes larmes sont encore sur le point de déborder et la directrice me demande :
- Vous n'avez vraiment pas l'air bien. Voulez-vous aller à l'infirmerie ?
- Non ! Merci, ça va aller, balbutiai-je. Je peux aller en cours, maintenant.
Elle acquiesce et je quitte la pièce. Pas question que j'aille à l'infirmerie : c'est sûrement le premier endroit où ira Malefoy.
La journée commence par deux heures d'histoire, ce qui, pour une fois, me convient parfaitement : tout le monde est trop occupé à lutter contre le sommeil pour se demander ce qui m'a pris ce matin. Je m'efforce de me concentrer sur ce que dit le prof, je prends des notes que j'aurai du mal à relire ce soir… Au final, le cours ne se déroule pas trop mal.
Je serre les dents pendant le reste de la journée. Les gens me regardent étrangement et n'osent pas me parler. Je ne sais pas comment interpréter cela. A midi, je ne décolle pratiquement pas le nez de mon assiette. J'espère que les autres élèves ne me verront pas, qu'ils ne me reconnaîtront pas. Certains me regardent en gloussant et je sens mes joues me brûler. Je m'efforce de penser à autre chose. Il y avait un film que mes grands-parents maternels m'ont emmenée voir au ciné il y a deux ans…
Oh, ils me manquent tellement, Papi William et Mamie Jean ! J'aimerais bien être encore en vacances chez eux, à lire les bandes dessinées de Madame Brosse à dents, la sauveuse des molaires ! Mais non, je suis ici, dans cette foutue école. De toutes les écoles d'Europe, il a fallu que j'aille dans une où on me persécute…
Oh, je sais : je vais changer d'école ! Je n'ai qu'à dire à tout le monde que j'ai envie de devenir dentiste, avocate, psychiatre ou ministre de l'économie ! Papa aura peut-être le choc de sa vie mais il y a des chances pour que Maman comprenne. Elle est née moldue, après tout. Et puis, je pourrai toujours compter sur le soutien de Papi Arthur. Après tout, il adore tout ce qui est moldu.
Sous les ricanements des Serpentard, je quitte la table sans prendre de dessert et je vais me promener dans la cour. J'ai l'impression de me décevoir moi-même : je suis en train d'abandonner, de capituler, d'exposer ma faiblesse devant tout le monde. On ne trouve sans doute pas d'aussi bons cours d'astronomie dans les écoles moldues, après tout. Et puis, James, Albus, Louis, Roxanne et les autres vont quand même me manquer, même si on se voyait assez peu. Je suis en train de perdre de la pire façon qui soit, sans personne pour m'aider. Tant pis. C'est tout de ma faute : j'ai été vraiment nulle.
Je soupire de soulagement en apprenant en quoi consiste ma punition : du travail dans la serre avec Neville. Franchement, ça aurait pu être pire.
A suivre…
Note de l'auteure : je n'ai trouvé nulle part les prénoms des parents d'Hermione, alors à tout hasard, je les ai appelés William et Jean. Mes excuses si j'ai mal cherché.
