Bonsoir ! ^^
Je suis désolée, j'ai beaucoup, BEAUCOUP de retard pour ce chapitre, mais j'étais coincée à un endroit et il m'a fallut un peu de temps pour m'y remettre…
Donc voilà la suite, on entre un peu plus dans l'histoire, et j'espère vraiment que ça vous plaira ! :)
Bonne lecture !
CloudeGirofle
PS : aucuns des personnages de Twilight ne m'appartiennent, pas plus que le monde d'Harry Potter…
ECECECECECECEC
CHAPITRE 6
LA PREDICTION DU TROISIEME OEIL
- T'en as une tête ! L'accueillit Emmett alors qu'il s'asseyait sur le banc à ses côtés.
Edward bailla en attrapant la carafe de jus d'orange. Il venait de distribuer tous les emplois du temps, et courir après une troupe de premières années surexcitée n'avait rien de reposant.
Surtout après la nuit qu'il avait passé.
- Euh, Edward, fit précautionneusement Bella, c'est dans mon café que tu es en train de verser ton jus d'orange…
- Par la barbe de Merlin, grommela-t-il. Désolé…
Pour toute réponse, elle lui tendit une grande tasse de café noir qu'il avala d'une traite. Il avait à présent l'esprit un peu plus clair.
- En 'ait, tâcha d'articuler Emmett entre deux bouts de tartine. On co'ence par 'oi ?
Edward, qui n'avait pas pris la peine de regarder, haussa les épaules. Bella leva les yeux au ciel et sortit leur emploi du temps de son sac.
- Euh… Histoire de la magie…
Edward faillit recracher son jus de citrouille.
- …avec les Serpentards.
Cette fois, il s'étouffa vraiment, et Emmett dut lui donner de grandes claques dans le dos jusqu'à ce qu'il retrouve son souffle, les yeux brillants.
- C'est une blague ? Dit-il d'une voix rauque et sifflante. Qu'est-ce-que j'ai fait à Merlin pour que…
- Masen, interrompit la voix glaciale de Hale, je tenais à te rappeler qu'on doit commencer les rondes ce soir, de vingt-heures à vingt-deux heures… Je ne t'attendrais pas, alors sois à l'heure.
Il ouvrit la bouche pour répondre, mais la gorge encore brûlante, il ne parvint qu'à émettre une sorte de sifflement suraigu.
- Et bien surtout, ne m'attends pas…
Hale haussa un sourcil curieux.
- Et bien, commenta-t-elle posément, j'ai l'habitude de laisser les hommes sans voix, mais à ce point-là… C'en est flatteur, Masen.
Et elle tourna les talons, alors qu'Edward, fulminant, se raclait la gorge pour essayer de répondre.
- Tu perds ton temps, vieux, dit Emmett quand il vit la Serpentarde se rasseoir parmi les siens.
Edward le fusilla du regard, et finit à même le goulot la bouteille de jus de citrouille qui traînait à sa gauche.
- Quelle horrible petite peste, grinça-t-il, l'épouvantable pimbêche, la…
- Edward, coupa Bella en soupirant. Est-ce-que je peux déjeuner sans avoir à supporter tes grossièretés ? Merci.
Il se tut d'un air mauvais, et brisa par la suite toutes les biscottes qu'il essayait de tartiner. Heureusement, la sonnerie vint interrompre le carnage.
Ils se levèrent tous les trois à contrecœur de leur banc pour gagner la salle d'Histoire de la Magie, où attendaient déjà narquoisement les élèves de Serpentard.
- Voyez qui voilà, ricana Withlock de sa voix traînante. Notre héros et ses deux compères… Comme c'est charmant.
Hale ondula jusqu'à son ami pour poser une main sur son épaule, un sourire amusé aux lèvres.
- N'est-ce-pas ?
- Vous ne pouvez pas la fermer, s'agaça Edward, rien que deux minutes ?
- Aie ! Railla Withlock. Masen sort les dents…
- Te fais pas mordre, Trésor, souffla Hale à son oreille, sans quitter Edward des yeux. On ne sait jamais…
Il y avait dans les intonations de sa voix rauque et l'ondulation de son corps quelque chose de si sensuel qu'Edward se sentit rougir. Withlock caressa la joue de son amie, et Edward vit du coin de l'œil Battle serrer les dents. L'intimité plus que suggestive des deux amis ne devait pas être trop à son goût.
- Garde ton venin, la vipère ! Siffla Emmett. On ne t'a pas causé !
- Toi non plus à ce que je sache, fit-elle avec un rictus mauvais. Occupe-toi de tes galions…ah, non, c'est vrai, désolée…tu n'en as pas !
Mais elle n'avait pas le moins du monde l'air désolé, et les Serpentards s'esclaffèrent bruyamment alors qu'elle esquissait un sourire triomphant. Edward serra les poings et attrapa son ami par le bras : ses oreilles dangereusement écarlates menaçaient de le faire bondir à tout instant.
- C'est ça, cracha-t-il, mes parents ne sont peut-être pas riches, mais au moins, ils n'ont jamais été mangemorts !
Edward soupira en se pinçant l'arrête du nez : Emmett venait de lancer ouvertement les hostilités.
Withlock blêmit violemment. Frémissant de rage, il avança à pas mesurés vers Emmett, son regard haineux ne lâchant pas le sien.
- Qu'est-ce-que tu viens de dire ? Siffla-t-il en détachant chaque syllabe les unes des autres.
Le silence s'alourdit dans les deux camps.
De l'autre côté, les Serpentards arboraient un rictus amer en fusillant les Gryffondors du regard. L'attaque d'Emmett n'avait pas seulement remué le couteau dans les plaies de Withlock : beaucoup d'autres élèves avaient connu le procès de leurs parents pour ces mêmes raisons.
- Tu as parfaitement entendu ! Répliqua Emmett avec un sourire provocateur. Mais libre à toi que je le répète : mes parents n'ont jamais été mang…
- Ferme-là ! Aboya Withlock en dégainant sa baguette. Ferme-là, j'ai dit !
La tension s'alourdit d'un cran. Tous les Gryffondors avaient aussitôt sorti leur baguette et s'étaient groupés derrière Emmett quand Withlock l'avait menacé de la sienne. Seul Edward ne l'avait pas fait. Il s'approcha de son ami en affichant sur ses traits un air tranquille qu'il était bien loin d'éprouver et posa sa main sur son poignet pour lui faire baisser sa baguette. Il lut dans les yeux de Hale une lueur d'approbation : elle avait senti elle aussi que la situation risquait de leur échapper à tous moments. Et puis, songea Edward, elle devait se dire que Laurent n'apprécierait sûrement pas que les deux préfets-en-chef se retrouvent en plein milieu d'un champ de bataille. Bonjour le respect de l'ordre, après ça…
- Jazz, murmura effectivement Hale en posant une main sur son torse. Calme-toi, ce rat n'en vaut pas la peine.
Withlock ferma les yeux, les doigts davantage crispés autour de sa baguette
- Jazz…
Le Serpentard finit par abaisser le bras pour glisser sa main dans celle de son amie. Ses yeux brillaient d'une haine farouche.
- Masen, lâcha Hale d'un ton méprisant, surveille un peu mieux ton ami, à l'avenir. Je ne serais pas toujours là pour veiller sur sa misérable existence…
Emmett la foudroya du regard, mais Edward avait resserré sa main sur son épaule.
- C'est ça ! Railla-t-il.
A peine avait-il tourné les talons vers les Gryffondors qu'un sortilège fusa au-dessus de son épaule droite, le manquant de quelques centimètres avant de percuter le mur voisin dans un bruit sourd. Le silence devint carrément lugubre. Tous s'étaient retournés vers Battle qui, à l'écart des autres Serpentards, avait encore la baguette tendue vers Emmett. Edward voulut réagir, mais Hale ne lui en laissa pas le temps. En un tour de main, elle avait cloué la Serpentarde au mur par des liens invisibles.
- Comment as-tu osé ? Feula-t-elle, ses lèvres retroussées dans une grimace cruelle. Comment as-tu osé ?
Battle roula des yeux d'un air paniqué. Ses doigts s'agitaient dans l'air, tâchant vainement de se défaire de son emprise.
- Attaquer par derrière, en plus ? Hurla-t-elle. Mais tu n'as aucun sens de l'honneur, ou quoi ? Aucune fierté ?
Les Serpentards regardaient la scène en silence, d'un air grave. Edward eut comme l'impression que Battle avait trahi une sorte de code implicite et qu'il fallait qu'elle paie le tort qu'elle leur avait fait à tous. D'ailleurs, aucun Gryffondor n'osa réagir. Ils observaient les serpents régler leur compte entre eux avec une curiosité mêlée de respect.
- Mais, mais…bafouilla Battle, ce n'est qu'un Gryff…
- Tais-toi !
Hale enfonça davantage l'extrémité de sa baguette dans le cou de sa prisonnière, qui ne put retenir un cri de douleur. Withlock, qui jusque là avait nerveusement dansé d'un pied sur l'autre sans oser intervenir, s'approcha d'Hale.
- Rose, s'il-te-plaît… Laisse-la…
- Elle nous a déshonorés ! Siffla Hale. Elle a nous a tous déshonoré !
- Rose…
Son ton s'était fait suppliant. Hale jeta un dernier regard à la Serpentarde avant d'abaisser sa baguette. Battle tomba à terre en sanglotant.
- Tu ne mérites pas ta maison Battle, fit-elle d'une voix glaciale, quant à toi Jasper, choisis un peu mieux celle qui partagera ton lit, la prochaine fois !
Il ne répondit pas et accourut aux côtés de sa petite-amie en murmurant des « Maria, Maria ! » plein de pitié et de mépris. Hale avança ensuite jusqu'aux Gryffondors (qui se raidirent tous imperceptiblement) et planta ses yeux mauves dans ceux d'Emmett.
- Soit certain qu'elle sera châtiée, McCarthy. Nous aussi avons notre honneur.
Derrière elle, les Serpentards acquiescèrent gravement.
- Euh… Bafouilla Emmett. D'accord, mais pas trop quand même !
Il n'avait pas l'air très rassuré : ses yeux allaient et venaient entre Battle qui pleurait et Hale qui caressait machinalement sa baguette, du bout des doigts.
- Mais qu'est-ce-qu'il se passe ici ?
Tous sursautèrent à la voix du professeur Charles. Il venait d'arriver du couloir, dans une robe arc-en-ciel et avec un sourire rayonnant de dents, qui visiblement, l'accompagnait dans n'importe laquelle des situations. L'interruption de ce personnage grotesque dénotait si furieusement avec le drame qui était en train de s'achever qu'Edward manqua d'exploser de rire.
- Rien du tout, professeur, susurra Hale. Maria a simplement glisser sur une dalle et Jasper l'aide à se relever.
Les Serpentards hochèrent tous la tête en signe de confirmation, mais Charming n'interrogea pas moins Edward d'un air méfiant.
- Edward, c'est vrai cette histoire ?
Il hésita un instant avant de croiser le regard de Hale.
- Oui professeur, assura-t-il. C'est vraiment ce qu'il s'est passé.
- Bon, chantonna-t-il, et bien en cours ! Allez, hop-hop-hop tout le monde !
Emmett avait écarquillé les yeux d'un air incrédule et Edward n'avait pas besoin d'être télépathe pour deviner ses pensées : cet homme le faisait-il exprès ou son insondable bêtise était-elle innée ?
Ils allèrent prendre place au premier rang – les Serpentards ayant évidemment pris toutes les places du fond – et Edward crut défaillir en constatant qu'il passerait les deux heures prochaines sous le nez même de leur professeur.
- Bonjour à vous, mes chers amis ! Salua le professeur Charles en leur adressant un de ses sourires exaspérants dont il avait le secret. Vous m'avez l'air bien morose, voyons ! Allez, je vais vous lire les premiers chapitres de L'Histoire et Moi, ça vous mettra de meilleure humeur !
Heureusement pour Edward qui avait craint que sa proximité (tout sauf volontaire) avec le professeur Charles ne donne à ce dernier l'envie d'une réflexion hautement philosophique, il fut trop occupé à parler de sa vie pour s'intéresser à qui que ce soit d'autre que lui. Aussi, quand la sonnerie les libéra dans un soupir collectif de soulagement, Edward n'avait pas eu à essuyer une nouvelle honte publique.
- Bella, demanda Emmett d'un air sévère alors qu'ils longeaient le couloir, on peut savoir ce que tu prenais en note avec tant de concentration ?
Elle s'empourpra en baissant les yeux.
- Ecoute Emmett, s'agaça-t-elle, si tu veux rater tes examens c'est ton problème, mais fiche-moi la paix !
- Ah ! S'esclaffa-t-il. Elle est bien bonne celle-là ! Comme si savoir que sa couleur préférée est le Lila et qu'il préfère la confiture de groseilles à la confiture de pruneaux allait changer la donne !
- Actuellement, oui, dit Bella en pinçant les lèvres. Il y a une interrogation la semaine prochaine…et non, Emmett, je ne te prêterais pas mon cours !
Elle partit ensuite comme une furie, laissant Emmett planté au milieu du couloir, une moue hébétée aux lèvres.
- Non Edward, fit-il quand son ami arriva à ses côtés, ne dis rien…
Edward haussa les épaules :
- Comme tu veux…
Leur deuxième et dernier cours de la matinée était Divination, avec les Serdaigles. Même si le Troisième Œil les laissait plutôt froids, l'idée en soi de ne plus être avec les Serpentards les enchantait. Les cours avaient lieu dans une des plus hautes tours du château, une petite salle circulaire et surchauffée, encombrée de rideaux à froufrous et de coussins à fleurs.
- Beurk, marmonna Edward en s'asseyant sur l'une des trois causeuses en velours où ils s'installaient d'habitude. Parfois, je me dis que si un incendie pouvait nettoyer un peu cet endroit, ça serait pas plus mal…
Emmett et Bella acquiescèrent sombrement. En effet, quelque que soit la saison, la cheminée ronronnait toujours dans les flammes. Autant dire qu'en été, la chaleur était à peine supportable…
- Bonjour à vous, amis du Troisième Œil, chuchota la voix du professeur Victoria. Nous allons aujourd'hui deviner l'avenir dans les lignes de la main…
Quelques murmures surexcités agitèrent le silence de la pièce et Edward leva les yeux au ciel. Depuis le temps, il se demandait comment certains élèves pouvaient encore éprouver ne serait-ce qu'une once d'intérêt à ce ramassis de niaiseries. Mis à part Aliénice, bien sûr, mais comme l'indiquait son surnom, cette fille n'était pas non plus tout à fait…normale.
- Ouvrez tous vos livres à la page 300, ajouta le professeur d'une voix plus froide, et n'oubliez pas que le premier qui parle, il sort avec un parchemin sur les feuilles de thé à me rendre demain !
La menace porta aussitôt ses fruits. Les rares élèves qui avaient commencé à chuchoter se turent derechef : malgré l'aspect fantasque de sa matière, le professeur Victoria était une femme sévère et autoritaire, voire même, intransigeante. Si tout le monde trouvait les cours de divination inutiles et ridicules, aucun élève n'avait jamais osé se montrer insolent envers elle, et les autres professeurs eux-mêmes lui témoignaient un respect craintif. D'autant plus qu'elle était l'épouse du directeur…
- Bien, vous une fois que vous aurez fini de lire, vous vous exercerez en petits groupes et je passerais dans les rangs. Maintenant, silence !
Edward étouffa un bâillement en évitant de regarder Emmett sous peine de partir en fou rire. Il était désormais préfet, il se devait donc d'être sérieux et d'offrir l'exemple.
- Bon, marmonna Bella en fermant son livre d'un coup sec. Je n'ai aucune idée de ce que peut bien signifier ce foutu charabia, allez y, commencez…
Emmett la fusilla du regard avant d'attraper le poignet d'Edward avec tant de force qu'il faillit lui arracher le bras.
- EH ! Protesta-t-il.
Il posa brusquement sa main sur la bouche, mais en vain : le mal était fait. Le professeur Victoria se tourna vers eux, sa chevelure rousse flamboyant dangereusement à la lueur des bougies.
- Bien, articula-t-elle lentement, Masen et McCarthy…
Elle s'approcha de leur table, lèvres serrées.
- Et bien McCarthy, qu'attendez-vous pour faire votre exercice ? Je vous regarde.
Emmett déglutit bruyamment avant de regarder dans la paume d'Edward. Il avait l'air perplexe.
- Et bien, euh… Balbutia-t-il. La ligne de vie montre que, euh…
- Vous avez évidemment lu la page 300, coupa-t-elle froidement.
- Oui…
Emmett avait les joues rouges, et Edward devina qu'il mentait. Le professeur Victoria également.
- Vous mentez.
Puis, sans rien ajouter, elle le poussa sans ménagement du fauteuil et prit sa place en face d'Edward. Le silence s'était fait dans la classe, tous les élèves regardaient avec curiosité leur professeur se pencher sur la paume de plus en plus moite d'Edward, la palpant sans aucune hésitation ni embarras.
- Vous êtes un garçon courageux et très intelligent. Vous n'aimez pas l'injustice et vous avez un grand sens de l'honneur, que vous considérez comme étant intimement mêlé à la loyauté. Votre ligne de vie montre que…
C'est alors qu'il se passa quelque chose d'étrange. Le professeur Victoria poussa un petit cri rauque en se plaquant violemment contre le dossier de son fauteuil et ses yeux roulèrent dans ses orbites, comme devenus fous. Quand elle recouvra la parole, sa peau aussi pâle qu'un fantôme lui donnait un air évaporé. On aurait dit qu'elle venait d'un autre monde.
- Cette année, plus que jamais la mort te guettera. Prends garde à bien choisir tes amis, dans ce combat contre le mal, la trahison te touchera. Quelqu'un t'aidera dans ta quête, mais il n'est pas à chercher parmi les hommes. Cette créature remonte aux sources même de la sorcellerie, mais n'est qu'un allié face aux Ténèbres plus noires que la mort. Souviens-toi, deux ennemis liés par la haine, l'un devra mourir pour que l'autre vive.
Prends garde…
ECECECECECECEC
Voilà, qu'en pensez-vous ? ^^
