Note d'auteur : Alors je voulais papoter sur plusieurs choses :
De un le lemon : N'avez vous jamais remarqué que les lemons sont construits dans l'image du BCPPE? : Baiser-Caresse-Préparation-Pénétration-Éjaculation?
Je voudrais signaler que non, mettre un doigt ou deux n'est ni douloureux, ni même gênant la plupart du temps, que l'anus et la prostate ne sont pas les seuls points de plaisir chez l'homme, et que non la pénétration n'est absolument pas douloureuse, sauf si vous serrez les fesses au point de faire de l'huile si on y glissait une noix...( NDB : là je me demande franchement comment tu le sais… ^^ )
Bon après faut pas y aller à la truelle non plus hein... mais bref, je trouve que ce genre de textes fait popote, j'en ai fait (oui paresse quand tu nous tiens) mais en réalité, renseignez vous auprès de gays, l'amour ne se passe pas ainsi.
Autre chose pour tous les couples. Faire l'amour trois fois de suite n'est possible qu'avec des ados pré pubères ça ayant fait leur affaire en deux minutes montre en main, le faire toute la nuit est impossible à moins de préparer le marathon, s'enfoncer d'un coup est très difficile même pour le dominant sauf si vous prenez un bain d'huile (haha j'imagine le « shluuuurp » quand le gars s'enfonce d'un coup) et s'embrasser le matin est immonde sauf si vous avez une haleine fraîche et fleurie au réveil(celui qui l'a me contacte immédiatement, merci).
Voilà pour ce que je tenais à dire... Sources : Merci mes amis gays/trans, et moi même.
De deux : Enjoy à vous, merci de me lire! (pas trouvé de jeu de mots pour ce titre désolée)
De trois :
Très gros poutoux à Elleay Sahbel, ma bêta depuis deux chapitres que je suis très fière d'avoir,
oui à la base cette fic est un cadeau pour elle, maiiiiis disons que comme ça elle le lit en exclu!!
Allez donc lire sa fic c'est un petit bijou!!
J'ai laissé quelques uns de ses commentaires que j'aimais bien...
Spéciales dédicaces aussi à Slaavy et Tania-Sama!! (mes escavagistes attitrées avec Elleay qui font des super fics!!)
Chapitre VII / Mais qu'ais-je fait?
Harry était assis au chevet de Tom, encore une fois. Tonks était partie, en vacances pour une fois, car elle pouvait enfin passer du temps avec Vicktor. Et il semblerait que de toutes façons, l'état de Tom ne soit pas contrôlable outre mesure.
Le survivant se remémorait ce qu'il s'était passé, et il voulait sans succès que sa mémoire oublie certains passages.
Il avait vu Tom au cimetière, le visage si blanc et fin se torturer sous la douleur et la haine, et alors que lui et Ron étaient apparus, Tom transplana. Harry avait compris que s'il ne l'avait pas fait, il serait lui-même mort bêtement sous la main de l'ex-Lord. Mais il avait voulu le suivre, voulu savoir si Tom se souvenait réellement de quelque chose. Il avait fait comprendre à Ron de partir et d'avertir les autres, et avait transplané à l'ancien orphelinat.
Et c'est là que Tom, plus triste qu'en colère, désemparé, l'avait prit par surprise, et l'avait plaqué contre un mur avant de l'embrasser, et de lui demander comme un désespéré « pourquoi ? ». Harry se doutait bien de ce que signifiait la chose. Pourquoi cet orphelinat froid, pourquoi cette solitude, pourquoi haïssait-il Harry?
Et il l'avait embrassé encore, cherchant un amour qu'il n'avait pas eu, se repaissant de posséder enfin Potter, et Harry ne fit rien pour l'en empêcher. Il ne voulait pas mourir de suite, et vu la magie innée qui flottait partout, le moindre geste contre Tom l'aurait réduit en cendres. Il avait donc répondu au baiser, mêlant sa langue à celle de Tom, se laissant dominer, acceptant que les dents mordent ses lèvres, que des mains prennent possessivement ses hanches, et que Tom se frotte indécemment contre lui, lui montrant qu'il était son maître.
Observant attentivement la magie qui baissait, s'épuisait, et qui finit par s'éteindre, laissant Tom sans forces, et dans ses sombres souvenirs qui refusaient de faire surface. Il l'avait porté dehors, finalement content qu'il n'y ait eu presque aucune conséquence.
Il caressa son visage dormant. Il ressemblait à un ange. Il faudrait qu'il veille un peu plus sur lui. Alors il parla avec Severus, et Remus longuement. Soit Tom irait à Sainte Mangouste, où les médicomages risquaient de le tuer par simple peur au moindre mouvement « suspect » comme se lever pour aller aux toilettes, soit Harry veillerait sur lui.
Le survivant était le seul qui pouvait faire face au mage noir s'il revenait, et il était la seule bouée à laquelle Tom se raccrochait dans les limbes de son esprit. Severus savait qu'il fallait maintenant un but à Harry. Il savait qu'après avoir accepté que se morfondre sur son sort n'était pas la solution, il serait libre.
Mais voilà, une telle liberté, un tel temps et un tel vide dans son esprit, aussi sain soit-il pouvait le mener à errer, il fallait qu'il s'occupe, et Tom tombait à pic. Harry pourrait projeter sur le patient toute l'énergie qu'il avait accumulée. Sirius ferait en sorte que Harry reprenne une autre activité pour ne pas que Jedusor soit étouffé par le côté « maman poule » que l'élu allait bientôt développer.
Le programme était donc ainsi fait. Tom dormirait dans les appartements de Harry, et serait en visite tous les deux jours à l'infirmerie. Il aurait aussi un vrai emplois du temps, comme assistant à monsieur Flitwick, qui voulait prendre sa retraite, afin qu'il ne soit pas toujours collé à Harry, et puis la salle du petit professeur avait récemment été mise près du bureau du directeur pour des raisons de confort.
Cela rendrait le rôle de Tom crédible, et pourrait faire en sorte que le prolongement de sa position à Poudlard soit dû à sa nouvelle « passion » pour les enchantements. Ainsi Harry ne serait « seul à seul » avec le Lord que quelques heures de la nuit, nuits durant lesquelles Tom devait dormir vu son état faible et souffreteux.
Le ministre fut satisfait de la décision, et tous les membres connaissant l'existence de Tom (Severus et Sirius compris) prirent un badge avec lequel tous seraient appelés en cas d'urgence, idée brillamment proposée par Hermione, (qui bouda une semaine par ce qu'on ne voulait pas lui donner de badge en raison de son état).
Le jour suivant, Severus accepta à grands renforts de Sirius et de Harry menaçant de montrer photos compromettantes et de quitter leur poste que Bane fasse partie du corps professoral avec Firenze. Trelawney put enfin prendre sa retraite, et les groupes restèrent les mêmes, ce qui fut apprécié par toutes les jeunes filles en fleur de Poudlard.
Le centaure remercia comme il put, avec toute la chaleur dont il était capable de communiquer (autant qu'un glaçon dans un freezer) à un humain. Si Firenze n'avait pas été là, le brun lui aurait craché à la figure, tout autant qu'aux « insignifiants élèves humains ».
...
- Draco? Où étais-tu? J'ai du manger sans toi.
Le roux était à moitié éveillé, et reconnaissait son amant dans la pénombre, qui s'avançait à pas de loup dans la chambre.
- Pardon mon ange. Il y a eu... Quelques complications. Père m'a appelé cet après-midi.
- Lucius? Mais pourquoi?
- Papa et maman... Je veux dire... maman est enceinte à nouveau! Ron se redressa, totalement réveillé.
- Mais c'est formidable! Mais, qu'est-ce qu'il y a? Tu as parlé de complications.
- Maman n'est plus toute jeune, tu sais. Et c'est un loup-garou dans son ventre. Si elle était si fatiguée, c'est que l'embryon subissait les transformations, la pleine-lune c'était il y a une semaine. Cela l'épuise énormément. Alors papa se sent coupable. Et à terme... Il ne finit pas sa phrase.
- Quoi Draco? Que se passe-t-il à terme?
- Le bébé pourrait se transformer une fois les six mois arrivés et détruire... son habitat. Sans s'en rendre compte, il est possible qu'il coupe son cordon ou se fasse très mal. Et à huit mois, si tout se sera bien passé jusque là, lors d'une pleine lune ce sera à ma mère qu'il fera du mal.
- Oh merde. Et la potion tue-loup?
- Elle affecterait ma mère. Elle n'est pas un loup-garou, alors ça la tuerait, comme une trop grande dose de morphine.
- Viens là.
.
Ron prit son mari tout habillé contre lui, avec ses chaussures et son grand pardessus. Il le serra contre lui de longues secondes avant que Draco craque et ne pleure.
Il ne le faisait jamais même avec lui, mais Ron le savait fragile, et il savait que Draco ne se laissait aller que s'il avait totalement confiance. Ils s'étreignirent de longues minutes dans le silence, et le roux berça son amant, le déshabillant de sa baguette en douceur, ne lui laissant qu'un T-shirt et son boxer.
Lui aussi s'inquiétait.
Remus devait être en train de bouffer les murs à force de rager. Aucune humaine n'avait porté de bébé loup-garou. C'était toujours l'inverse. Il ne voulait pas que Draco souffre. Alors il resta éveillé toute la nuit, son amour dans ses bras, et se concentra longuement pour tenter de trouver une solution.
Vers cinq heures, il en tenait une.
Elle n'était ni facile, ni agréable, mais c'était la seule qu'il ait eue.
Draco se réveilla, le visage marqué, les cernes visibles. Il était abattu, et se laissa faire. Il s'excuserait plus tard au boulot. Il vit qu'il était seul, et Ron lui avait laissé un mot disant qu'il était partit travailler, le petit-déjeuner était prêt, il rentrerait avant midi, il promettait.
Le blond prit partit de se rendormir plutôt que se morfondre sur une situation qu'il ne pouvait dénouer, la crainte et la peur envahissant trop son esprit pour qu'il réfléchisse correctement.
Le manoir n'avait jamais été si plein de visages amis. Hermione était là avec son gros ventre, Blaise se tenait derrière elle, Severus et Sirius se tenaient près de Lucius, Remus était à côté de Narcissa qui avait connu de meilleurs jours. Harry était passé tôt dans la matinée, et MacGonagall avait envoyé un hibou d'encouragement, gardant l'école en absence de Severus.
Au milieu du cercle de fauteuils et de canapés, Ron, qui exposait d'une voix blanche ce qu'il pensait être une solution. Il était lui-même sur un fauteuil, mais vu que tous s'étaient tournés vers lui, il se sentait comme une bête de foire prête à être sacrifiée.
.
- Vas-y Ron, tu as dit que tu avais quelque chose, l'encouragea Hermione.
- Eh bien, c'est Draco qui me l'a donné. Avant tout, il faut que je sois sûr. Madame Malefoy, vous voulez garder cet enfant?
- Absolument. Même si je connais les conséquences, je veux mener cette vie à terme. Et même si certains m'ont conseillé de l'abandonner pour ma santé égoïste! Un regard torve se déplaça dans toute la salle.
- Mais enfin Cissy...
- Lucius, inutile d'en rajouter, fit-elle, implacable. Remus lui prit la main, penaud.
- Eh bien, reprit Ron. Je sais que cela va vous paraître choquant, voire totalement hors de propos, mais puisque la magie ne peut agir sur ce genre de grossesses, il faudrait que vous puissiez la supporter.
- Explique, fit Blaise. Ron se racla la gorge. Il ne pouvait plus tourner autour du pot.
- Il faut que vous puissiez supporter la potion tue-loup, et comme me l'a dit Draco, personne à part un loup-garou ne la supporte, et puisque vous êtes humaine...
- C'EST HORS DE QUESTION! Hurla Remus. Je ne mordrais jamais Narcissa pour qu'elle ait la vie misérable que j'ai mené!
- Mais sans cela...
- Je refuse, fit Remus. Je sais ce qu'est être un loup-garou. On ne se débarrasse pas de ce statut d'un coup de baguette! C'est épuisant, un combat constant entre le loup et l'homme, la peur de faire du mal à ceux qu'on aime si on a eu le malheur d'oublier cette foutue potion! Ce n'est même pas une alternative! Je ne veux pas que Narcissa subisse cette condition jusqu'à la fin de ses jours. Et il y a trop de risques comme de rester transformée, ou que la potion n'aille pas au bébé et...
- Et rien, Remus. J'accepte. C'est selon moi la meilleure solution. J'y avais pensé, mais jusqu'à aujourd'hui je me souciais du mal que je pourrais faire à l'enfant. Hermione m'a bien dit que les mères loups-garous étaient très protectrices envers leur petit, et cela m'a tout à fait rassurée, fit la femme, sereine. Je sais que je pourrais ne pas supporter la potion, que ce sera épuisant, difficile, et que je serais mise au banc de la société, mais je refuse que l'on tue cet enfant. C'est ma dernière chance d'en avoir encore un, et je le voulais réellement depuis des années. Et puis, si on reste optimiste, c'est une des clauses qui nous permettraient, à Lucius et à moi de divorcer.
- Pardon? Comment peux- tu penser à cela, Narcissa?
- Remus... Je veux être officiellement à toi. Et je ne le pourrais pas tant que je serais mariée à Lucius, et tant que je serais une humaine, et toi un loup-garou. Pourquoi ne pas accepter? Ma vie à été assez difficile à cause de notre séparation, alors ce que tu vis, maintenant je le partagerais avec toi, on sera deux à s'épauler. Je ne suis pas naïve, je sais que tu en as beaucoup souffert, mais s'il te plaît, Remus, laisse ton enfant vivre, et moi avec.
.
Lucius regarda le couple. Jamais Narcissa n'avait parut si grande, si... puissante. Elle incarnait réellement la femme dans toute sa splendeur, acceptant même de défigurer sa beauté parfaite pour l'amour de son enfant. Personne ne lui arrivait à la cheville. Le lycanthrope lâcha une larme, et prit sa femme dans ses bras. « D'accord ».
La pleine lune serait dans deux semaines. Il faudrait que Remus puisse mordre ou griffer Narcissa sans trop lui faire de mal, sans potion, car elle empêchait la contamination. Et c'était donc risquer de la tuer, et cela Remus ne s'en remettrait jamais.
Sur le coup des onze heures, Ron rentra chez lui, et Hermione resta auprès de Narcissa avec Severus pour lui concocter quelques potions de soins, maintenant qu'ils connaissaient la nature du « mal ». Le roux ne dit rien à son mari pour le moment, car la nouvelle, il le savait, le mettrait plus dans un état d'anxiété extrême qu'autre chose. Il s'auto-prescrivit une potion calmante, et partit dans l'après midi après avoir reçut sa dose de câlins.
Après-demain ce serait samedi, avec ce samedi le début des vacances de halloween, et avec ces vacances, une semaine de débauche et de larvage intensif. (1)
Lucius avait préparé son aile du manoir avec soin pour ses deux amants, même si Severus ne pouvait rester que trois jours en raison de ses obligations. Déjà Sirius lui avait dit qu'il ferait trois nuits sur sept au manoir Malefoy, à condition que le reste du temps, Lucius prenne sur lui pour venir à Poudlard.
De toutes façons, l'ancien mangemort n'avait plus que cela à faire.
Le ministère l'ayant rejeté du temps de Fudge ne l'avait pas remit dans ses petits papiers. Maintenant que c'était Remus, il fallait attendre un peu avant que les gens avalent la pilule qu'un Malefoy retourne sa veste aux yeux du monde encore une fois.
Une véritable vague anti « pro-Voldemort » s'était mise en place, presque aussi dangereuse que l'armée noire elle-même. Le ministère devait régulièrement freiner leurs ardeurs.
Alors le blond s'occupait de sa femme, et dépensait son immense fortune. Il faisait des cadeaux extravagants à tout va, et lorsque sa famille fut réunie avec les Weasley par le mariage de son fils, il se fit papy gâteau, considérant que les petits enfants de la belle-mère de son fils étaient ses petits enfants (mi casa es su casa).
D'ailleurs les plus à plaindre n'étaient pas les enfants, les autres grands parents s'entendant généralement bien avec le terrible Lucius. Avec les parents de Fleur, il s'amusait follement à offrir des cadeaux horriblement chers, et absolument inutiles, donc parfaitement indispensables pour la petite Victoire et son frère Eliott.
Vive la France!
Mais à présent, il y avait Remus.
Il aimait bien le lycanthrope, toujours sage et réservé, sauf quand il s'agissait de ceux qu'il aimait. Il était réellement amoureux, et fier d'être le père de Draco. Le jeune homme n'avait d'ailleurs jamais démis Lucius de ses fonctions paternelles, l'appelant toujours père, donnant le surnom de « papa » à Remus.
Il refusait que l'un ou l'autre lui devienne étranger.
Qui au monde pouvait se vanter d'avoir trois réels parents? Peut être Harry, si on comptait Sirius, Remus et Molly... Narcissa était donc bien entourée, et après le retour de Remus, Lucius les laissait seuls, ils avaient trop à rattraper.
En revanche, il avait appris à mieux connaître Ron, avait apprécié qu'il ne déballe pas sa vie sexuelle devant lui (comme s'amusait à le faire Draco) et qu'il aime autant les échecs, enfin un adversaire à sa hauteur, pensa-t-il. Mais comme dirait-on, connaître un membre de la famille de roux, c'était connaître toute la tribu, il du faire concession sur concession, mais refusa quand même les bonbons douteux que lui proposaient les jumeaux.
À qui il acheta une succursale en France.
Il avait fait la connaissance de Cho et Luna (qui s'était acharnée à l'appeler Haldir, personne ne sut pourquoi(2)), ainsi que de Lee, trop proche pour que ce soit naturel des deux jumeaux.
Hermione, Blaise et leur petite fille faisaient partie de la famille, et par extension, les parents d'Hermione et la mère de Blaise, accompagnée de son mari du moment.
Severus entra dans ses appartements, passablement épuisé. Sirius l'obligea à s'asseoir sur une chaise avant de lui masser les épaules. Il savait que son amant mettait beaucoup de cœur dans son travail, et le cas Narcissa était... vraiment un cas, surtout avec Hermione enceinte dans les parages. D'ailleurs Blaise s'échappait souvent chez les Weasley ou chez Draco pour échapper aux sautes d'humeur de sa femme (mais oui il l'aimait).
Sirius y mit la magie, et les muscles tendus du directeur se décontractèrent. Il attrapa la main de son amant et le mit sur ses genoux, avant de l'embrasser rapidement. Sirius savait quand c'était le moment, et quand il fallait qu'il redevienne un nounours géant.
Et là, c'était le moment.
Severus avait parfois besoin de s'éclipser, alors l'homme se mit à parler de sa journée (qui se résumait à dormir et à refaire encore la décoration du square Grimaud) , de ce qu'il aimerait faire durant les vacances, et de la dernière petite trouvaille (qui coûtait les yeux de la tête) qu'il avait déniché au chemin de traverse.
Aujourd'hui c'était un oreiller cocoon tout blanc, déformable à volonté.
Et Severus l'écoutait, apaisé, souriant, lui caressant le dos, n'ayant besoin de rien d'autre. Sirius ne laissait pas ses pulsions prendre le dessus lorsque que le directeur était dans cet état. Il pourrait lui faire l'amour toute sa vie, alors il pouvait bien attendre un peu aujourd'hui.
Ils assistèrent au repas où Tom apparut en personne, serein, faisant vraiment connaissance avec les professeurs présents, et Sirius sourit en pensant qu'il avait le même caractère que Remus à Poudlard.
L'amant du directeur était accepté dans l'école, souvent sollicité par les élèves qui lui demandaient conseil ou discutaient simplement avec lui. On découvrit un peu tard qu'il aidait aussi les cancres à bâcler magistralement leurs devoirs (surtout de potions, allez savoir).
Le soir fut plus complexe. Severus avait mit en place un couloir secret permettant de passer des « appartements » de Tom, qui était l'infirmerie, jusqu'aux appartements de Harry. Ses affaires (une robe de Harry et une chemise) y furent emmenées, et il y découvrit sa chambre avec salle de bains personnelle.
Le survivant ne voulait aucun malentendu sur leur relation. Il avait aussi en tête qu'avoir Tom plus souvent près de lui raviverait plus vite ses souvenirs, et il saurait enfin qui il était par rapport au Lord. Il se mit aussi en tête de lui acheter d'autres affaires, une malle et le nécessaire pour être un bon apprenti. Jusque là, tout lui avait été prêté.
Et pourquoi pas débloquer son compte à Gringotts, pour qu'il en ait tout l'usage qu'il souhaitait. Ce dernier devait sûrement creuser dans le noyau terrestre si Harry croyait ce que lui avait dit Dumbledore.
L'héritier de Salazar Serpentard. Même les Potter ou les Malefoy n'allaient pas aussi loin.
En attendant Tom découvrait sa nouvelle chambre. Spacieuse, aux couleurs neutres comme la terre ou l'air, elle était très accueillante, mais n'avait pas de cheminée. La fenêtre ne pouvait être qu'ouverte, car trop haute pour qu'un suicidaire l'utilise à ce genre de fins. Le lit, doubleaux draps écrus, n'avait pas de baldaquin, et rappelait ceux des moldus. (En fait le baldaquin n'était pas encore prêt) le sol en parquet clair était recouvert d'un grand tapis couleur terre battue, et la table basse en acajou était posée près de la tête de lit, de l'autre côté une armoire en bois brut. Une simple porte menait à une salle de bains ordinaire.
Après avoir fait le tour, il se tourna vers Harry, comme si c'était le jour de Noël. Il adorait sa chambre.
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- Merci...merci beaucoup, Harry.
- De rien, Tom. S'il te manque quoi que ce soit, fais le moi savoir. Demain, nous irons t'acheter de quoi mieux t'installer au chemin de traverse, sans compter un bureau et une chaise.
- Vrai?
- Oui, vrai.
- À propos... Pour hier, Harry je...
- Il n'y a rien à dire, je ne suis ni fâché, ni gêné. Tu ne contrôlais rien, Tom.
- Merci, fit-il penaud.
Il a l'apparence de Voldemort, la puissance de Voldemort et ses souvenirs par bribes. Mais Merlin ce n'est vraiment pas lui. Tom est un véritable enfant de chœur! Songea Harry. Il faillit penser adorable.
Il était près de midi, et le professeur de DCFM se rendit alors compte qu'il avait son après-midi. Prévenant Severus au travers de la porte qu'il partait (en grande conversation avec Remus), il partit directement dans la classe de Flitwick qui donnait alors cours aux premières années Poufsouffle.
Il se rappelait bien quand Hermione faisait la morale à Ron sur le fameux « Windgardium Leviosa ». Assis sur une chaise près du fond, Tom grattait sur un morceau de parchemin posé sur ses genoux.
Chaque geste du petit professeur était annoté (ce qui n'était pas pour déplaire à son ego). À son entrée, quelques jeunes filles s'exclamèrent et le cours fut interrompu. Le silence régna avant que Harry prenne la parole.
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- Je m'excuse professeur Flitwick, mais j'ai une affaire à traiter avec Tom cet après midi, si vous voulez bien...
- Bien sûr, Harry! Tom, je vous prie, allez donc le rejoindre! Je vous ferais un rapport pour votre retour!
- Eh bien... commença l'intéressé à la classe... on se retrouve après les vacances?
- Bonnes vacances professeur Tom! Cria d'une voix son groupe de fan-club.
- Bonnes vacances à vous, fit-il gêné.
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Quelques soupirs se firent entendre, et une belle tinte rouge domina dans la classe sous le regard amusé de Harry. Tom le rejoignit avec ses notes, laissant soigneusement la plume sur le bureau.
Une fois dehors, Harry ferma la porte et lui annonça la nouvelle, prise avec joie. On eu dit que même si on lui avait signifié que les toilettes venaient d'être récurées, il l'aurait pris avec autant d'enthousiasme. Ils partirent donc, rencontrant Sirius qui n'ayant rien faire et ayant beaucoup à dépenser se joignit à eux.
Une fois dans le parc, Tom osa.
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- Qu'allons-nous faire exactement?
- Nous allons visiter ton coffre à Gringotts afin de voir si tu peux subvenir toi-même à tes besoins, sinon je le ferais sans problèmes. Il avisa le visage embarrassé. Ne t'en fait pas, continua-t-il. Cela ne me dérange d'aucune manière.
- Il faudrait lui acheter d'autres vêtements, fit Sirius songeur.
- Je pense aussi, fit Harry. Et aussi le nécessaire de professeur.
- Vous voulez dire que je pourrais vraiment l'être?
- Bien sûr, fit Sirius. Tu as les compétences. Et une baguette?
- Non, fit Harry plus bas. Remus pense que ce n'est pas bon pour le moment, si Tom remonte dans ses « crises ».
- Je comprends, fit l'ex-Lord. Et puis tant que je ne serais pas réellement professeur, cela ne me servira pas beaucoup.
- Et puis... fit Sirius avec un large sourire. Il y a les boutiques!
- De quoi tu parles? Fit Harry.
- Voyons, cher filleul! Ne me dit pas qu'on va rester le cul-pincé au milieu des vêtements chez cette vieille chouette de Guipure alors qu'il y a Zonko, les bars et les glaces??
- Sirius...tu es irrécupérable, mais oui, on ira.
Il remarqua avec une petite surprise que son parrain et Tom avaient arboré le même sourire vainqueur et satisfait à la réponse du Survivant. Gamins, pensa-t-il.
La matinée se passa bien, très bien même, Sirius collait son nez à chaque vitrine, et il fallait le traîner sous le rire clair de Tom et le ton râleur de Harry.
Comme le pensait le jeune homme, Gringotts, connu pour sa confidentialité, ne releva pas le nom de Jedusor, demanda une goutte de sang sur un contrat qui l'absorba et vérifia son identité, et un chariot fut appelé.
Jamais Harry ne cru que ce put être si long. Le coffre de Tom était apparemment tout au fond, car il s'agissait d'un cul de sac comportant quatre portes. « Les quatre fondateurs », pensa Harry.
En regardant bien, un chemin étroit permettait d'accéder à pieds à une cinquième, dont le couloir avait exactement la même forme que la porte, au nom de « M ». (3)
Ils étaient donc aux coffres les plus anciens bâtis par les gobelins. D'ailleurs un sphinx à corps d'homme gardait l'entrée, et il fallut que Tom se laisse renifler pour qu'il laisse le passage libre. Aux vues des ossements, on comprenait que sinon, il remplissait son estomac.
Le gobelin dû mettre la paume de sa main, une clé d'or et (encore) une goutte de sang de Tom pour que la « salle » s'ouvre. Lui seul pouvait y accéder. Elle ressemblait beaucoup à la chambre des secrets, avec les nombreuses galeries, mais en « remplie ».
D'énormes sacs et coffres débordaient d'or, d'argent tant moldu que sorcier, de tous pays et de tous âges, des objets rares, des tableaux que l'on pensait perdus, étaient entassés, mais rangés. Il semblerait qu'un gobelin vienne régulièrement s'occuper de cette salle.
Comme Harry, Tom eu presque honte de posséder tant de biens. Mais sous le regard de son « mentor » il prit un petit sac en velours rouge qui traînait, et y mit une poignée de gallions.
Sirius se mit à brailler comme un dératé les bras en l'air lors du retour façon « space mountain », alors que le gobelin murmurait que la jeunesse n'était plus ce qu'elle était, et ils purent aller faire une visite du chemin de traverse.
Tom reconnaissait certaines boutiques, et la plupart de celles tenues par des femmes leur faisaient des réductions, soit en reconnaissant Harry, soit pour la beauté déconcertante de Sirius, soit pour la candeur provocante de Tom.
Ledit Sirius s'amusa même à draguer le jeune vendeur de glace pour avoir de la chantilly en plus, ce qui fut fait, et le pauvre petit glacier se dessécha à force de baver devant les sourires aguicheurs du Gryffondor( NDB : j'imagine très bien la scène : mouhahahah !! ). La journée fut donc vraiment agréable, et on dut réduire les sacs à cause de leur trop grand nombre.
Tom passa à la bibliothèque (ce qui le fit vraiment ressembler à Remus) et prit plusieurs ouvrages, se découvrant une passion pour la lecture. Une fois fait, ils se rendirent compte que plusieurs heures étaient passées, et que mis à par la boutique de madame Guipure, Tom n'avait rien relevé d'autre de vraiment net de ses souvenirs.
L'armoire put être dûment remplie, d'affaires surtout noires (car Sirius affirmait que comme à lui, le noir rehaussait son teint et ferait craquer n'importe qui), un secrétaire en bois vernis avec sa chaise assortie fut placé dans un coin, en biais de la pièce, avec son encrier, ses plumes et parchemins, et Tom s'autorisa à mettre dans la partie ouverte de l'armoire, la dizaine de livres qu'il avait choisis. On ne put retirer l'idée à Sirius que Tom se devait d'être répartit pour appartenir à une maison, quelle qu'elle soit.
Ce fut donc après une longue discussion (plutôt une prise de tête à laquelle il céda pour avoir la paix selon Severus) que Tom et Harry entrèrent dans le bureau du directeur afin que le choixpeau, réparé depuis que Voldemort l'avait brûlé partiellement, puisse dire à quelle maison appartenait Tom.
Il était déjà dix huit heures, et chacun était assis, Tom debout au milieu d'eux, afin d'avoir la réponse. En réalité, tous se demandaient ce qu'allaient donner les résultats. Sirius à côté de Severus (aussi joyeux qu'à l'habitude), et en face Harry.
Le vieux choixpeau fut posé sur la tête de Tom, et lui couvrit les yeux. Ils attendirent quelques secondes pendant lesquelles l'objet discutait avec le porteur.
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- Eh bien eh bien... J'ai déjà eu à répartir cet esprit, mais voyons, la donne à changé on dirait, mon petit Tom.
- Vraiment?
- Je pense, oui. Je vois là une grande sagesse, beaucoup de douceur, et un besoin de compréhension plus fort que tout. Tes origines me poussent à te placer à Serpentard, mais ton esprit me dit SERDAIGLE!
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La réponse fut dite haut et fort, et tous eurent le souffle coupé. Si on récapitulait, Voldemort était gentil, beau encore plus qu'à ses vingt ans, côtoyait des moldus et des nés moldus sans problèmes, désavouait l'ancien Voldemort et était à Serdaigle. Salazar devait se retourner dans sa tombe.( NDB : sa tombe est trouée : les retournements sont mauvais pour le bois vermoulu ! ^^)
Et le miracle se produisit.
D'abord étouffé, Severus se mit à rire, se tordit les côtes et finit par marteler la table basse de son poing, ne retenant plus ses larmes sous le regard incrédule de Tom qui tenait le choixpeau.
Non la vie était vraiment drôle des fois, et si Snape aurait pu, il aurait prit une photo du moment, et l'aurait envoyée avec tous ses compliments à l'ancien Lord. Sirius finit par le calmer, et fit signe à Harry qu'il pouvait sortir avec Tom.
Le choixpeau soupira, imité par Fumseck qui compatissait.
.
- Pourquoi riait-il?
- Un jour je t'expliquerais, Tom, fit Harry avec un grand sourire. Mais crois moi, voire Snape rire est un moment qu'un homme ne voit parfois jamais dans sa vie.
- Je vois, fit-il avec un sourire timide. J'étais ridicule?
- Oh non, fit le Survivant précipitamment. Disons que c'est un souvenir de Severus qui est remonté à la surface, d'après ce que j'ai compris. Ne t'en fais pas, il se fait vieux.
- Que faisons-nous, à présent? Il nous reste une heure avant de manger, et le professeur Flitwick a fini ses cours. Je prendrais ses notes demain.
- Eh bien, ce que tu veux. À vrai dire, je n'avais pas d'idée en tête, tu voulais quelque chose?
- Eh bien. Je sais que je ne peux pas parler du moi d'avant, et rien que l'évoquer me donne mal au crâne. Pourtant il y a une chose que je peux dire avec certitude, c'est que je me souviens de la menthe, c'est étrange, mais cela me semble vraiment important.
- Hermione enquête là-dessus depuis que tu l'as évoqué. Ne te soucie pas de ça, et puis n'oublie pas que tu es à Poudlard. Rien de fâcheux ne peut arriver, ici.
- Je voulais te parler... d'hier.
- Je te l'ai dit, tu n'y es pour rien...
- Non. Ce n'est pas cela. Je n'étais pas... tout à fait inconscient, tu sais. Je me sentais bien, même si j'avais un peu peur, et c'était grisant de ...Il rougit. De t'avoir à moi, je ne sais pas pourquoi.
- Tom, fit Harry. Ne sois pas gêné. Si tu ressens le besoin d'en parler, nous pourrons le faire dans la chambre, mais ne t'en fais pas. Je ne t'en veux pas.
- Et... Et ta femme, ta petite amie ou que sais-je, si elle savait que... Il s'arrêta au rire de Harry.
- Tom, pour ce côté là, rien à craindre, ça fait belle lurette que je suis célibataire!
- Oh... Fit-il.
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Pourquoi était-il soulagé de savoir que personne ne partageait l'intimité de Harry?
Il chassa cette pensée de son esprit, et Harry lui apprit, durant l'heure qui suivit, à jouer aux cartes explosives, et Tom gagna cinq parties. Sur cinq. L'ambiance s'était détendue, et on oubliait souvent qui était Tom, ce qu'il avait fait avant, et même si cela facilitait les choses, Remus devait souvent leur dire de rester vigilants.
Tom se concentra les derniers jours d'école à travailler ses souvenirs de Poudlard afin de progresser auprès de Flitwick. Il avait un grand potentiel magique lui permettant de rattraper le retard dans les temps que Flitwick ne pouvait lui accorder.
MacGonagall y mit aussi du sien, mais en quelques heures à peine, ses cours à Poudlard revinrent, assez clairement jusqu'à sa quatrième année. Depuis le premier repas officiel de Tom, ce dernier venait parfois voir Sirius, et lui demandait conseil surtout pour des cours qu'il ne connaissait pas.
Il avait rapidement comprit que l'animagus était doué de nature, et avait une facilité à expliquer les choses, et à les rendre évidentes.
Le soir, Harry et lui se parlaient dans le salon commun, surtout des cours que Tom prenait, le sujet de Voldemort revenant rarement sur le tapis. Il arrivait aussi (trop souvent au goût de l'ex-Lord) qu'il aie envie de « posséder » Harry, le faire sien, le contrôler d'une manière ou d'une autre.
Ce sentiment devenait de plus en plus fort, et imaginer sa fin était douloureusement jouissif pour lui. Était-il un détraqué?
Il le regardait souvent, lorsqu'ils étaient tous les deux dans le canapé. La voix de Harry se faisait alors brumeuse, il ne voyait plus que les détails. Ces lèvres, ses yeux si beaux, son sourire enchanteur, et sa cicatrice.
Il avait le cœur qui battait si fort lorsque Harry lui portait toutes ces attentions. Il ressemblait à une jeune vierge effarouchée, et sentait que ce n'était pas sa nature. Et il y avait ces rêves, qu'il n'expliquait pas. Et dont il ne pouvait pas parler.
Tantôt il prenait Harry violemment, avec toute la passion qu'il pouvait y mettre, tantôt il le frappait, des larmes courant sur son visage, à bout, désespéré.
Il se voyait aussi, la peau moins blanche qu'aujourd'hui, triste, mais déterminé. Il se voyait changer physiquement, et se séparer de Lui. Il ne pouvait se permettre d'avoir un cœur s'il voulait réussir. Potter lui avait volé alors il devait l'écraser pour le tuer.
Il se réveillait en sueur, gêné, honteux, et se retenait de courir dans la chambre de Harry, pour lui signifier une peur qui n'avait pas lieu d'être. Il garda donc ce sentiment étrange au fond de lui, et tenta de profiter de la vie qu'il avait.
Les vacances arrivèrent avec Hermione. Arthur avait prêté sa nouvelle voiture volante à la médicomage et elle pouvait se déplacer plus aisément. La jeune femme avait passé le plus clair de son temps entre Narcissa et ses recherches. Elle était partie à l'orphelinat, mais c'est surtout à l'ancienne demeure Jedusor qu'elle trouva des indices. Tom étant dehors à parler avec Sirius, elle convoqua Harry, Severus et Remus dans le bureau du directeur.
Après qu'un elfe leur ait emmené des gâteaux et du thé, Severus ferma hermétiquement le bureau, et la jeune femme fit son exposé.
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- Je n'ai pas trouvé grand chose, mais cela semble déterminant. Un carnet qui semble avoir appartenu à Tom étant encore à Poudlard à été trouvé dans le plancher.
- Les aurors sont passés à côté de ça?
- Il n'était pas ensorcelé. Il est daté, donc on situe ce carnet aux alentours de sa quatrième année à Poudlard. Il y a son nom, et sa localisation confirme qu'il était à Tom. Un nom revient assez souvent « Agarhaug »(4). Cela ressemble beaucoup à Aragog, l'araignée de Hagrid, mais celle-ci n'a aucun lien direct avec Tom. Le reste est dans une langue que je ne connais pas, qui remonte à des temps trop anciens, aucun livre, même de haute magie noire n'en traite. La bibliothèque de Lucius parle d'un « Rhaug », démon puissant, mais ce n'est qu'une généralité pour les désigner. Peut-être que ce que renferme le corps de Tom est ce « Rhaug », et qu'il se révèlera à un moment précis?
- Il n'a écrit que dans cette langue?
- Pas vraiment, on peut aussi y lire certaines phrases plus compréhensibles que les autres comme « Apparition de Leuk et Cassiopée pour la troisième fois consécutive ».
- Parle en chinois, ça sera plus simple, ironisa Harry.
- Désolée, fit Hermione. Leuk est un nom ancien de la Lune, Cassiopée une constellation de Ptolémée. Une constellation ne revient qu'une fois par an au même endroit. Donc il signifie trois ans jour pour jour après un événement, le nom du supposé démon est inscrit à côté.
- Cela fait trois ans que Voldemort est mort, trois ans après jour pour jour, Tom réapparaissait si on en croit ce qu'on dit les centaures, fit Severus. Sa mort aurait recraché ce Tom que nous avons là? Comme pour ne pas vraiment mourir?
- Peut-être, fit Hermione. Et peut-être que ce démon « Rhaug » l'a aidé à le faire. Mais dans ce cas je ne comprends pas pourquoi cette différence entre les deux Tom.
- Rien sur la menthe?
- Dans la mythologie, c'est une nymphe transformée en cette plante, jalouse d'avoir été délaissée par Hadès, Dieu des enfers. En voyant cela, je me suis dit que le démon pouvait avoir un rapport avec Hadès?
- Faut pas pousser non plus, fit Snape. C'est aussi une plante qui a de grandes propriétés, tant moldues que sorcières. Les moldus ne l'utilisent que comme condiment ou antiseptique, mais dans certaines potions, elle sublime le sort et le renforce.
- J'ai aussi relevé ça, fit Hermione vexée. La menthe permet dans certaines mixtures spécialement en magie noire, d'augmenter la puissance du breuvage. Là encore, plusieurs choix. Il y a la potion de sortie d'âme, la potion de poison ultime, et celle de la demi-vie. Ce sont les seuls où la menthe est en si grande quantité. Voyant les regards interrogatifs, Snape exclu, elle s'expliqua. La sortie d'âme permet à son possesseur, pour une durée limitée de sortir de son corps, et de posséder autant de vivants, humains ou animaux qu'il le souhaite, comme un impero, mais en plus puissant. Il permet aussi de visiter leurs pensées les plus profondes. Le poison ultime ne connait aucun remède, c'est une mixture qui tue extrêmement lentement, une véritable torture, qui ne peux être abrégée, pas même par un Avada Kedavra. C'était une ancienne méthode pour punir ou faire avouer les « criminels » il y a une centaine d'années. Le dernier permet à un homme qui devrait mourir de vivre quelques années de plus si tout se passe bien, mais une vie maudite. La mort le relègue plus bas dans ses comptes et il peut ainsi terminer sa vie sans se préoccuper de sorts qui pourraient l'atteindre, car cela ne fonctionnera pas sur lui tant que la potion agira. En contrepartie la mort sera extrêmement violente.
- Alors Jedusor a utilisé l'une de ces formules (si ce sont les trois seules usant de menthe, et si c'est la bonne piste) à ses propres fins?
- Peut être même à d'autres fins, je pense aux horcruxes ou à ses mangemorts, il avait peut-être d'autres troupes qu'on ignorait, qu'il gardait secrètes.
- Un héritier? Proposa Remus.
- Possible, fit Severus. Il avait changé physiquement, mais était tout à fait capable de s'accoupler. Bellatrix n'était pas contre lui fournir un enfant héritier, mais on ne lui a jamais connu d'aventure, pas même avec Lestrange. Mais cela ne sert à rien de faire ce genre de théories. Il va falloir trouver ce qui pourrait délier la langue au Tom actuel, qu'il nous dise ce qu'il voit dans sa tête, ce qu'on pourrait en faire et clore enfin ce problème, fit le maître, en se massant l'arrête du nez.
- Je ne sais plus trop où chercher, avoua la jeune femme.
- Les elfes, fit Harry. Il a bien dit avoir été soigné par des elfes? Il semblait inconscient, peut-être savent-il quelque chose?
- Ce sont des elfes des neiges, fit Hermione. Ils tuent tout ce qui ne fait pas partie de la nature ou de leur clan. Les centaures y sont à peine tolérés. Jamais ils ne voudront coopérer.
- Alors il faut retenter de leur parler par le biais de Firenze. Je n'ose même pas aller voir Bane, fit Remus en réprimant un frisson.
- D'accord...
- Non Hermione. Tant que tu n'auras pas mis cet enfant au monde, je t'interdis de bouger trop de chez toi, fit Severus. Harry doit rester auprès de Tom, et vu que Lucius et Sirius ne font qu'user le fond de leur lit à dormir, cela leur fera les jambes, décréta le directeur. En plus ils pourront prendre leur forme animale pour aller plus vite. La séance est terminée.
Chacun se leva, et Remus put partir rejoindre le ministère. Harry raccompagna Hermione à sa voiture, et lui même rejoint Tom et Sirius, signifiant à son parrain que Severus avait à lui parler.
- Comment vas-tu Tom?
- Très bien, Sirius est vraiment quelqu'un d'aimable, j'apprends beaucoup. Harry eut un ressentiment de fierté mal placée.
- Mais... Tu sais que je suis là si tu as besoin de quoi que ce soit, n'est-ce pas?
- Bien sûr. D'ailleurs, je me demandais si tu pouvais me faire quelques cours durant les vacances? Le professeur Flitwick ne reste pas à Poudlard pour affaires.
- Pas de problème, fit Harry un peu honteux. Cela te plaît-il tant de devenir professeur?
- Oui mais... J'ai un peu peur de ne pas être à la hauteur devant les élèves. Je t'ai déjà vu faire, je ne sais pas si je pourrais...
Harry était mort de rire intérieurement. Si on lui avait dit que le lord ressemblait à une douce jeune fille à la peau de porcelaine, aussi fragile et belle qu'une sculpture de verre... Il se reprit rapidement.
- Il fait un peu froid, veux- tu que je te montre quelques astuces dans nos appartements?
- Bien sûr! Fit-il, enthousiaste.
Ils traversèrent le parc, et dirent bonjour à plusieurs élèves au passage qui partaient chez eux. Harry et Tom ne seraient pas inquiétés par le directeur.
Sirius et Lucius seuls devaient être au courant de ce qu'il se passerait, et feraient leur rapport à la fin de leur mission.
Ils arrivaient dans leurs appartements. Harry se débarrassa très vite de sa cape et sa robe sorcière, qui le gênaient plus qu'autre chose avant d'enfiler un gros pull par dessus son T-shirt. Il balança ses chaussures dans un coin de la pièce, et marcha sur la pointe de ses chaussettes pour les abandonner à leur sort où elles étaient.
Il se retourna et remarqua que Tom était resté planté à l'entrée en le regardant ébahi.
D'un signe de la main, il l'invita à venir s'asseoir avec lui dans le grand fauteuil.
Tom retira sa cape avec précaution, révélant un sous pull noir au dessus d'un jean de la même couleur. Avec ses cheveux ondulés mi-longs, il était vraiment très beau. Et si candide. Qui aurait pu croire qu'il était le terrible Lord Voldemort?
Il s'assit, remontant ses genoux sous son menton, presque timide, un doux sourire accroché aux lèvres. Il regardait Harry. Si tentant.
Il voulait dominer ce corps hâlé et délicieux, sans trop savoir pourquoi. Il n'était pas vraiment amoureux, et c'était trop fort pour être un simple désir. Il se rappela la scène de leur baiser et faillit remettre ça sur le tapis. Il était convenu que dans leurs appartements, rien ne serait évoqué à propos du passé de Tom.
Harry appela et un elfe assez jeune, le fils de Dobby et Winky vint leur servir du chocolat chaud. Il se vit offrir quelques bonbons enfermés dans une petite chaussette que Harry gardait sous sa table basse. Il adorait le petit Olky.
L'elfe repartit avec un sourire immense, sous le rire cristallin de Tom. Ils burent quelques gorgées, et l'ex Lord entama la conversation.
Il devait le faire s'il ne voulait pas passer pour un pervers déshabillant sa proie des yeux.
- Alors, comment fais-tu pour toujours paraître si sûr de toi? La bouche de Harry, charnue, pleine, humide se mit à parler.
- Eh bien... à cause de Voldemort, faillit-il répondre. Disons que j'ai toujours eu un caractère assez bien trempé, rit-il. Sa gorge, ses mains fines...Mais ça n'est pas si difficile que ça. Il te suffit de te dire que les élèves ne sont pas tes ennemis, ils sont simplement là pour apprendre. Ses yeux verts
- Mais et tu n'as pas peur de faire une erreur, qu'ils se moquent de toi? Son torse qu'il appuie nonchalamment sur le bras du fauteuil, en s'offrant presque à lui...
- Non. L'important c'est d'y aller les pieds dans le plat, et même si tu te trompes, reprends toi, les élèves ne sont pas mauvais en général, si tu es un professeur coulant, ils ne te reprochent pas ce genre d'écarts. Cette cuisse qu'il remonte pour être plus à l'aise, montrant imperceptiblement les formes de ses fesses...
- Les pieds dans le plat? Harry se mit à glousser. Tom semblait un peu perdu.
- Désolé. Ça veut dire « fonce ». Si tu n'as rien à perdre, alors vas-y. Il se réveilla d'un coup. Que venait de dire Harry?
- Vraiment?
- Oui. C'est ce qu'il faut faire. J'en suis convaincu.
En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, une tasse se brisa à terre, tandis que Tom se faufilait entre les jambes de Harry. Une seconde tasse se brisa sous l'effet de la surprise. Le survivant était maintenant sur le dos, la tête sur l'accoudoir, les yeux écarquillés alors que Tom s'appuyait une main de chaque côté de la tête de l'élu, un regard carnassier, les cheveux chatouillant la joue de Harry.
- Tom que fais-tu?
- Je mets les pieds dans le plat.
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Il se pencha et embrassa doucement Harry.
Il embrassa sa lèvre supérieure, et ne se soucia pas de ne recevoir aucune réponse. Après chaque baiser, il ouvrait à moitié ses yeux fiévreux, et se plongeait dans les lacs verts. Il continua, suçota les deux morceaux de chair pleins, les lécha, les tortura, et finalement lui offrit un réel baiser. Harry était sous le choc, mais finit par répondre.
Un Gryffondor ça réfléchit, mais faut pas trop en demander non plus. Tom était sûrement sous l'effet de sa magie innée, tout à l'heure, il s'excuserait sûrement, se dit-il pour sa conscience. En fait il le voulait.
Il voulait de cet acte inconscient, il voulait le corps de Tom là, maintenant, et avait conscience qu'il pouvait tout arrêter. Mais il ne le fit pas.
La bouche n'attendit pas la réponse du Gryffondor, et s'empara de son cou, passant outrageusement sa langue. Il s'appuya sur un coude, et de l'autre main, remonta pull et T-shirt gênants. Quand il caressa le ventre plat couleur de miel, Harry ne put s'empêcher d'apprécier plus qu'il n'aurait dû. Cela faisait si longtemps... Alors il ne se retient plus, et embrassa Tom, les yeux clos pour ne pas voir sa culpabilité.
Ils s'embrassèrent, mêlèrent leurs langues, leur salive, ondulant à qui mieux mieux, comme deux adolescents impatients, maladroits, supportant un trop plein de désir.
Ils finirent au sol, Tom s'excusa entre deux baisers, et en profita pour faire passer le pull emmêlé dans le T-shirt au dessus de la tête de Harry. Ce dernier lui rendit la pareille, et ils se retrouvèrent torses nus, tous les deux. Il était fin, blanc comme de la neige, d'une beauté ahurissante. Il était au dessus de Tom qui appréciait les muscles fins, les épaules travaillées, la peau mate.
Alors le survivant fit ce dont il avait envie depuis Merlin il ne le savait même pas. Il embrassa avidement la peau blanche irréelle, la mordit, et aucune trace ne parut. Il lécha, elle avait un goût salé, et était douce comme de la soie. Tom se tordait sous lui. Quand il se rallongea sur lui, leurs érections se touchèrent, et le désir qu'ils sentirent l'un chez l'autre acheva de les exciter.
On entendit plus que leurs halètements, le froissement des vêtements qu'ils étaient trop brusques à enlever, se faisant presque mal, Et pour finir, ils ne furent qu'à moitié débarrassés de leurs vêtements, la moitié du pantalon et du boxer encore accrochés à la cheville. Tom écarta prestement les cuisses, et Harry s'y plongea. Tout en masturbant Tom, il chercha à s'insinuer en lui, l'envie le taraudait trop.
L'ex Lord le fit patienter, et mit un filet de salive sur sa main avant d'en recouvrir le sexe érigé de son amant. Après de nombreux tâtonnements incertains, Harry trouva finalement la bonne position et poussa. Il leur fallut de nombreux va-et-vient avant qu'il entre entièrement, et il put enfin les satisfaire tous deux. Il poussa, ne se souciant pas du rythme ou de s'il allait venir vite. Aux cris de Tom, il sut qu'il faisait bien.
Le silence régna durant de longues minutes durant lesquelles on entendit plus que le bruit brut des chairs s'entrechoquant, des halètements, et de quelques gémissements. Et puis le rythme accéléra, les gémissements devinrent cris, et dans un râle, Tom vint, entraînant Harry quelques secondes plus tard.
Harry s'écroula à côté de son amant, épuisé, et tandis que le Lord se pelotonnait contre lui, il avisa le verre brisé à quelques centimètres d'eux. C'était brut, bon et il réalisa que ça faisait un moment qu'il en avait envie. Alors que le sommeil le gagnait inextricablement, il pensa : « Mais qu'ai-je fait? »(5)
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1. : Que ceux qui n'ont jamais larvé au point de ne pas bouger ce qui leur servait de corps du canapé à la télécommande, regardant l'émission débile qui passait par pure flemme de bouger un bras me jettent la pierre!!
2. : Haldir n'a pas été joué par le même acteur certes, mais... ils se ressemblent non? J'ai faillit mettre le nom de Iason (nom d'un blondie dans Ai no kusabi, qui est l'incarnation de Lucius pour moi) qui se rapprochait de Jason, nom de l'acteur jouant Lucius Malefoy.
3. : « M » On verra qui trouve à qui appartient ce coffre...
4. : De l'elfique Sindarin, j'ai moi même « composé » le mot, vous trouverez donc facilement la traduction? Je la donnerais sur demande.
5. : bêta : tu lui as fait ce que tout le monde attendait, mon grand ! ^^ *bavage intensif, yeux dans le vague *
Et voilà, si j'ai oublié des reviews, dites le moi surtout!! Merci de me lire!!
