Hellou! Vous allez bien? Merci pour vos reviews, notamment Marion qui n'a pas de compte et à qui je ne peux pas répondre en PM, merci de m'avoir signalé ma petite erreur, elle a été corrigée ^^
Bonne lecture :)
Chapitre VII
Cela faisait maintenant plus de six mois qu'Aladdin était arrivé à Silvola, et il avait perdu toutes les merveilleuses idées qu'il s'était autrefois fait sur cette ville. La cité était bien loin d'être aussi fastueuse que les récits d'autrefois le contait, et chaque jour apportait son lot de cadavres retrouvé dans les ruelles sans que personne ne leurs porte assistance, au contraire, on attendait de les voir trépasser pour leurs arracher leurs faibles possessions. Au début révolté par ces injustices, le jeune homme s'était fait une raison en survivant : il fallait tuer ou être tué. En effet, dans ce monde qui n'avait rien de féerique, il avait très vite appris à subsister. Il était devenu un maître dans l'art de chaparder quelques fruits sur l'étale de marchands afin de remplir son ventre vide, il avait également appris la patience en faisant la queue durant des heures devant un puits pour obtenir quelques gouttes d'eau. Et dépouiller les morts ne lui posait désormais plus de problèmes de conscience.
Quand il était arrivé à Silvola, il était encore un diamant d'innocence, comme l'avait appelé Rumplestiltskin. A présent, les derniers fragments de son enfance s'étaient envolés, ne laissant derrière eux qu'un jeune homme amer aux illusions brisées. Il aurait aimé quitter la cité, cependant, il n'avait nulle part où se rendre. Il était piégé dans cette ville, qui serait bientôt son tombeau s'il ne trouvait rapidement de quoi se sustenter.
Alors que la nuit tombait, celui qui était devenu un maître en l'art de voler continuait sa route, traçant son chemin en direction du palais se découpant à l'horizon. Ce soir, il avait enfin trouvé le courage de tenter quelque chose d'absurde dont l'exécution lui avait pris des semaines de préparation, et il savait qu'il ne pouvait que réussir. Le jeune homme avait la sensation qu'une personne lui murmurait à l'oreille qu'il était parfaitement capable de le faire, et il se laissait emporter par l'adrénaline qui s'emparait peu à peu de lui.
Arrivé aux enceintes entourant le palais, le protégeant de la population à deux doigts de se révolter, il attrapa la corde qu'il avait dérobé à un marchand quelques jours auparavant, et y accrocha un grappin fabriqué par l'unique forgeron de la ville qui lui l'avait vendu à un prix exorbitant. Il préférait ne pas penser au temps et à l'argent investi dans cette entreprise, mais plutôt au résultat qui lui permettrait de vivre tranquillement sans avoir à se soucier de savoir s'il aurait quelque chose à manger le lendemain.
Il lança le grappin avec difficulté, espérant réussir du premier coup. Ce qui ne fût malheureusement pas le cas. Le grappin retomba brutalement sur le sol alors que le jeune homme poussait un glapissement dépité. Il essaya une deuxième fois et miraculeusement, le grappin se coinça sur le mur d'enceinte et il commença son ascension. Après quelques minutes d'escalade, il se laissa retomber sans aucune grâce sur la pelouse verdoyante qui était parfaitement entretenue. Il trouvait cela absurde : la population se battait pour quelques gouttes d'eau, et eux la dépensaient sans compter. Les dirigeants de cette ville n'avaient aucune pitié, aucune compassion pour leur peuple et ce n'était que justice d'aller les délester d'un peu de leurs richesses. Il traversa rapidement le parc, se fondant parmi les ombres, évitant habillement les gardes.
Il avisa une chambre qui n'était pas éclairée et en conclut aussitôt que son occupant n'était pas présent. Il y pénétra en faisant attention aux soldats dans le couloir. Il referma soigneusement la porte et resta ébloui devant la beauté de la chambre dans laquelle il se trouvait. Partout où ses yeux se posaient, ce n'était qu'or, bijoux, draps de soie et parfums luxueux.
Une fois de plus, Aladdin se demanda comment ces gens semblant si riches osaient laisser mourir leur population. Cependant, il n'avait pas le temps de s'indigner, il devait faire vite s'il ne voulait pas se faire découvrir. Il ouvrit son sac en jute et commença à y entasser tous les bibelots qui semblaient avoir de la valeur. Alors qu'il s'emparait d'un miroir finement ouvragé, il crût apercevoir le reflet d'une personne autre que lui, mais cela ne dura qu'un instant, et il en déduit que ce n'était qu'un produit de son imagination. Il le laissa délicatement tomber dans son sac et allait attraper une coupe en or quand une voix l'interpella :
- Que faites-vous ici?
Aladdin ne pût s'empêcher d'esquiver un mouvement de recul et de tenter de cacher son sac à présent rempli de trésors. Devant l'absurdité de son geste, il s'arrêta, et fixa la personne l'ayant attrapé. Il s'attendait à se trouver face à un garde pointant sur lui une lance acérée, mais certainement pas une femme voilée qui semblait aussi affolée que lui.
- Je… balbutia-t-il. Je…
- Que faites-vous dans ma chambre? le questionna la femme en sortant un poignard d'un pan de son vêtement avant de le pointer vers lui. Qui êtes-vous?
Sans lâcher son arme, elle s'approcha d'une lampe à huile qu'elle alluma rapidement avant de se retourner vers Aladdin, faisant voltiger la tunique. Il l'observa attentivement, admirant la grâce avec laquelle elle se mouvait malgré son vêtement ample.
- Je suis Aladdin, déclara finalement le jeune homme. Je dois vous avouer que je ne m'attendais pas à ce que cette chambre soit occupée, je suis vraiment désolé, je vais m'en aller.
- Ne partez pas! le commanda la femme. Je n'ai que rarement l'occasion de discuter plus de deux minutes avec une personne sans que mon mari ne lui arrache le cœur.
- Vous plaisantez ?
- Absolument pas. De quelle contrée venez-vous pour ne pas savoir que mon mari est sans aucun doute l'homme le plus cruel du royaume?
La femme enleva doucement son voile avant de le déposer sur le sol. Puis elle se retourna vers lui, lui montrant son visage. Aladdin resta figé quelques instants en se rendant compte que la femme qui l'avait bousculé plus d'une année auparavant et la personne se tenant devant lui ne faisait qu'une seule et même personne.
- Je vous connais, s'écria-t-il. Vous êtes la femme qui fuyait le palais. Vous m'avez renversé et donné un bracelet avant de vous enfuir. Que s'était-il passé?
- Vous ne me connaissez pas autrement? le questionna-t-elle avec étonnement. Je veux dire, vous n'avez jamais entendu parler de moi?
- C'est une question étrange, releva Aladdin. Je ne connais même pas votre nom.
- Je suis Jasmine, lui révéla la femme. Reine de Silvola et fille du regretté Sultan. Je m'enfuyais du palais car j'étais… effrayée.
- Par quoi? Puis-je vous être d'une quelconque aide? Ne pouvez-vous pas en référer à votre mari? Je suis certain qu'il serait prêt à vous secourir.
- Cela ne risque pas d'être possible, soupira la reine, un masque de tristesse plaqué sur son doux visage. La personne dont j'ai peur n'est autre que mon mari, Jafar.
- Parce que je ne peux pas te faire confiance, murmura Emma en s'éloignant davantage. Tu m'as mentis avant, et tu le referas encore. Je ne peux pas, je suis vraiment désolée.
- Moi aussi, Swan, lui répondit sombrement le pirate. Moi aussi.
Son corps entier lui hurlait de revenir en courant vers lui et de se jeter dans ses bras, se laisser emporter par sa passion et oublier tout discernement, toute pensée, et profiter uniquement de ses lèvres sur les siennes.
Cependant, elle se fit violence et se contenta de sourire tristement avant de proposer à Hook de le raccompagner en voiture jusqu'à son bateau. Ce dernier acquiesça silencieusement, se retenant de lui répondre d'un énième sous-entendu. Killian Jones était encore bien trop troublé par ce qui venait de passer pour sortir ce genre de commentaires. Il avait été si proche d'elle, il avait enfin eu l'occasion de goûter ses lèvres qu'il désirait depuis si longtemps, mais une fois de plus, elle l'avait rejeté. Cela lui laissait comme un goût amer dans la bouche, une impression d'inachevé.
Le trajet se fit dans le silence le plus total, chacun étant plongé dans ses pensées. Arrivés à destination, le pirate se tourna vers la jeune femme afin de la remercier de l'avoir accompagné, cependant Emma gardait les yeux obstinément fixés sur le volant et se refusait de croiser son regard envoutant.
- Merci, de m'avoir amené à bon port. Et, merci de m'avoir soigné, rajouta-t-il après une seconde d'hésitation.
- Je suis le shérif de la ville, soupira la blonde. C'est naturel, c'est mon métier de protéger les gens.
- Même les pirates sournois? plaisanta le capitaine Hook, tentant de la dérider un peu.
- Mêmes les pirates sournois, sourit Emma devant son essai pour la faire rire. Je dois y aller, Hook, j'ai encore des choses à faire.
L'homme ouvrit la portière de l'étrange carrosse de ce monde et s'en extirpa difficilement. Alors que la princesse s'apprêtait à repartir, il fit le tour du véhicule et tapota à sa fenêtre. Elle soupira avant de couper à nouveau le contact et de descendre sa vitre.
- Swan, tu as reçu l'invitation pour le mariage d'une certaine Kathryn Pactole et d'un Jim Dord?
- Oui, il s'agit d'un mariage dont je voulais te parler, mais cela m'est totalement sorti de la tête, s'exclama la femme en se tapant le front. Mais quel est le rapport avec toi, et comment es-tu au courant?
- J'y suis invité, Swan.
- Mais… balbutia-t-elle. Tu ne les connais même pas, pourquoi t'ont-ils invité ?
- Ils sembleraient que certaines personnes ne me tiennent pas pour responsable des événements tragiques qui ont eu lieu dans cette ville. De plus, tout Storybrooke est invité. Y compris Baelfire et sa compagne, il semblerait que cette Kathryn tienne à avoir un mariage princier.
A la mention de Neal et Tamara, Emma se refrogna aussitôt. Elle voyait déjà la scène se dérouler devant ses yeux: Neal et sa fiancée arrivant main dans la main comme un couple heureux et épanoui. Et elle, petit canard solitaire auquel personne ne ferait attention.
- Pas un canard, Swan, la corrigea Hook. Un magnifique cygne.
Emma s'aperçut qu'elle avait parlé à voix haute et ne pût s'empêcher de rougir en entendant la remarque du pirate. Même si elle avait du mal à se l'avouer, ses compliments parvenaient toujours à la toucher par leur fraicheur et leur spontanéité.
- D'ailleurs, ne voudrais-tu pas m'y accompagner? proposa le capitaine. Nous nous tiendrons compagnie et rirons de toute la royauté.
- Je fais partie de la royauté, répliqua Emma immédiatement.
Elle ne savait exactement ce qu'elle pouvait lui répondre. En effet, elle ne pouvait s'empêcher de sentir comme un pincement au cœur en pensant à son unique amour qui arriverait au bras d'une autre alors qu'elle serait, une fois de plus, seule. Cela ne lui ferait aucun mal de se faire accompagner par le pirate, peut-être parviendrait-il même à la distraire de ses sombres pensées. Et cela lui permettrait également de le surveiller et de l'empêcher de s'en prendre à monsieur Gold ou Belle.
- J'accepte, déclara-t-elle soudainement. Je viendrai te chercher, mais tu dois me promettre de ne pas blesser quiconque et de ne pas perturber le mariage.
- Bien sûr, love, rit le pirate avant de se diriger vers son navire. Nous nous verrons donc samedi. Prends soin de toi jusqu'à là.
Emma le regarda s'éloigner lentement, essayant de saisir l'émotion nouvelle qui l'envahissait quand elle le fixait, avant d'y renoncer et de démarrer à nouveau son moteur. Elle lui lança un dernier regard alors qu'elle faisait demi-tour avant de s'éloigner.
Quelques heures auparavant, Belle n'était qu'une personne ayant perdu la mémoire et ne parvenant pas à savoir qui elle était. Même son propre prénom sonnait étrange quand elle le prononçait, comme s'il ne faisait pas véritablement partie d'elle.
Mais à présent, elle oubliait tous les ennuis qui l'accablaient pour se concentrer sur la seule chose ayant de l'importance à ses yeux: sa bibliothèque. Elle ne parvenait toujours pas à croire que personne ne lui en avait parlé plus tôt et n'avait réfléchi au fait que cela lui ferait sans doute du bien de s'y rendre. Heureusement que Regina lui en avait parlé. Dès qu'elle était partie de sa maison, Belle s'était ruée sur son manteau, laissant un mot à son père pour lui dire qu'elle était sortie un moment avant de partir à la recherche de sa bibliothèque.
Elle en avait poussé la porte comme dans un rêve, se retrouvant face à des centaines de livres. Elle avait senti son souffle s'accélérer avant de se précipiter dans les rayons, se sentant comme une enfant qui recevait un merveilleux présent. Elle s'était perdue dans les rangées, attrapant les ouvrages qui lui semblaient les plus attirants.
Finalement, la jeune femme laissa tomber une énorme pile de livres sur une table et s'y attabla. Elle ouvrit le premier bouquin qui lui tombait sous la main "l'île mystérieuse" de Jules Verne et commença sa lecture paisiblement. Alors qu'elle lisait depuis un moment, un raclement de gorge lui fit brusquement dresser la tête.
- Bonjour, l'interpella une voix aimable.
- Bonjour, répondit-elle en souriant.
Elle se retourna et son sourire se fana rapidement quand elle réalisa qui était la personne se tenant à quelques mètres d'elle. Instinctivement, elle esquiva un pas de recul.
- Que…. que me voulez-vous? balbutia-t-elle en reculant davantage, ses yeux fixés sur l'homme lui faisant face. Je sais qui vous êtes. Ne m'approchez pas.
- Belle, murmura monsieur Gold. Que fais-tu?
- Regina m'a tout raconté, répliqua-t-elle hargneusement. Vous êtes celui qui m'a fait passer pour folle parce que j'avais refusé vos avances. C'est à cause de vous que j'ai perdu la mémoire. C'est de votre faute si je ne sais plus qui je suis. Sortez d'ici!
- Voyons, Belle, plaida l'homme en se rapprochant d'elle à petits pas, s'appuyant sur sa canne. Je ne sais pas…
- Je ne suis pas la Belle que vous semblez connaître, hurla-t-elle en saisissant un livre et en le pointant vers lui. Vous feriez mieux de partir avant que je n'appelle la police. Je ne veux pas que vous m'approchiez!
Monsieur Gold sentit son cœur se briser en mille morceaux alors que sa belle le rejetait. Une larme se forma au coin de son œil droit, qu'il essuya violemment avant de tourner les talons. Une fois de plus, tout était de la faute de Regina Mills. Il allait le lui faire payer.
La bibliothécaire le regarda partir, serrant contre sa poitrine le livre avec lequel elle l'avait menacé. Malgré ce que Regina lui avait appris, elle ressentait le besoin de courir vers cet homme et de le serrer dans ses bras. Elle avait l'impression d'être proche de lui. Mais ce n'était sans doute qu'une impression, causée par son traumatisme. Après tout, cet homme était décidément dérangé.
Quant à Rumplestiltskin, il était furieux, énervé, ivre de rage. Et encore, ce n'était que des euphémismes face au feu brûlant qui l'habitait à présent. Malgré sa douleur à la jambe, il marchait plus rapidement qu'il ne l'avait jamais fait, ne souhaitant qu'une seule chose : réduire à néant celle qui était la cause de son malheur. Il poussa violemment la porte du bureau du maire et l'apostropha rageusement :
- Qu'avez-vous fait à Belle?
- Je suis désolée, soupira Regina ironiquement. Est-ce que je ressemble à un pirate manchot avec un pistolet? Tu sais qui a tiré.
- Je ne vous parle pas de ça, rugit monsieur Gold en s'appuyant sur son bureau. Que lui avez-vous raconté?
- Je n'ai fait que dire ce que tout le monde pense à Storybrooke. Les mots sont trompeurs, vicieux, Rumplestiltskin. Ils s'insinuent dans chaque pore de ta peau jusqu'à ce que tu ne puisses les ignorer. Ils ne s'effacent pas aussi facilement que des souvenirs, très faciles à manipuler.
- Je vais aller lui parler, lui expliquer qui je suis réellement.
- Je vous le déconseille, sourit la méchante reine. Après tout, tu es la cause de son malheur. Comment veux-tu qu'elle soit d'accord de t'écouter ? Tu es un monstre, et au fond d'elle, elle sait que même si elle s'est noyée sous l'illusion de ton changement, tu es toujours un monstre avide de pouvoirs.
Quelques jours avaient passé depuis la dernière rencontre d'Emma et de Killian, et enfin était arrivé l'événement qui avait fait jaser toutes les commères de Storybrooke et soupirer d'envie les célibataires : le mariage de la princesse Abigail et du chevalier Frederick.
Emma tira une fois de plus sur la manche bouffante de sa robe avant de se diriger d'un pas déterminé vers les rangées de chaises disposées autour de l'autel. Elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir nerveuse et mal fagotée. Ruby s'était moquée de cette impression alors qu'elle l'aidait à enfiler son vêtement et lui avait expliqué que pour eux, cette tenue n'avait rien d'extravagant et lui accordait même énormément de liberté de mouvement. Cependant, Emma, elle, n'avait jamais vécu dans la forêt enchantée et encore moins participé à un mariage où une personne autre que la mariée pouvait porter du blanc sans aucun problème.
- Emma! s'exclama soudainement sa mère en se précipitant vers elle, sa longue robe violette voltigeant autour d'elle. Cette robe est vraiment splendide. Que voulait Rumplestiltskin en échange?
- Je n'en ai pas la moindre idée, soupira sa fille. Je l'ai trouvée sur le paillasson de notre porte avant-hier, soigneusement rangée dans une boîte. Je n'ai jamais rien porté d'aussi peu pratique, de plus, qui porte du blanc à un mariage ?
- A mon mariage, j'ai porté du blanc, se souvint Mary Margaret avec émotion. Cependant, j'ai assisté à plusieurs mariages quand je n'étais encore qu'une enfant où la mariée préférait porter une robe colorée. Kathryn a décidé de porter une robe bleue claire, le problème est réglé. Tu sembles nerveuse, que se passe-t-il?
- Il y a quelque chose dont je ne vous ai pas parlé. Je… je n'avais pas de cavalier, et… et Hook s'est proposé. Il est en train de discuter avec les invités en ce moment.
- Emma! s'exclama sa mère avec surprise. Et Neal?
- Neal n'a rien à faire dans cette affaire, il s'agit de Hook et de moi. Ça me permettra de le surveiller, et de l'empêcher de s'attaquer une fois de plus à Belle ou monsieur Gold, et il m'a promis qu'il ne tenterait rien.
- Mais que vaut la parole d'un pirate, Emma ? l'interrogea la reine avec un regard inquiet. Je vais aller rejoindre David. Kathryn ne va plus tarder à arriver. Surveille bien Hook.
Sa mère s'éloigna, rejoignant son mari qui lui passa une main autour de la taille dès qu'elle s'approcha de lui, avant de saluer sa fille. Emma les observa alors qu'ils s'asseyaient près de Henry, Ruby et Granny puis observa avec attention les invités qui arrivaient, pensant qu'elle n'aurait pas dû abandonner Hook. Cependant, il lui semblait avoir reconnu une ancienne connaissance, et il s'était excusé avant d'aller l'aborder.
Alors qu'elle commençait à désespérer, elle aperçut le pirate qui s'avançait dans sa direction, accompagné de Jefferson et de sa fille. Les trois semblaient plongés dans une discussion passionnante, qu'ils rompirent à regret en arrivant devant elle.
- Jefferson? demanda-t-elle d'une voix étonnée.
- Emma, la salua l'homme en enlevant d'un geste élégant son haut-de-forme. J'ai croisé ce pirate sur le chemin et nous discutions des différentes sortes de champignons que l'on pouvait se procurer à Wonderland, c'est tout simplement passionnant !
- Je vous crois sur parole, répondit la femme avec gêne. Kathryn sera bientôt là, dépêchez-vous de vous installer.
- Certainement. Ça fait si longtemps que je n'ai pas assisté à un mariage !
- Moi aussi, renchérit le pirate. Quelques centaines d'années je pense.
Emma secoua la tête avec amusement, observant le père et sa fille qui s'installaient tranquillement à des places encore disponible, Jefferson murmurant quelque chose à l'oreille de Paige, qui se retourna un instant vers Emma, puis détourna le regard.
- Jolie robe, murmura le pirate en la détaillant de la tête aux pieds.
Killian Jones admira sa robe blanche, peu appropriée à ce genre de situation. Elle était composée d'un bustier orné d'une fine dentelle blanche et d'une énorme jupe bouffante qui cachait ses pieds. Cette tenue était différente de celles qu'elle portait habituellement, et il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle lui allait à ravir. Et faisait ressortir son incroyable beauté. Baelfire était vraiment stupide de lui avoir brisé le cœur.
- Merci, viens. Nous allons être en retard, déclara Emma en souriant machinalement.
Galamment, l'homme lui tendit son bras, qu'elle accepta au bout de quelques secondes d'hésitation, et ensembles, ils se dirigèrent vers l'autel rapidement. Alors qu'ils s'asseyaient rapidement, Emma adressa un signe amical à la fée bleue, assise quelques rangs devant eux, qui les regardaient d'un air interloqué, comme si elle n'en croyait pas ses yeux. La princesse soupira, et pensa que sa réaction n'était que la première d'une longue série.
Le mariage se déroula dans la joie et la bonne humeur. Les mariés irradiaient de joie et ne pouvaient se quitter du regard. Après avoir été privé de leur bonheur pendant des lustres, ils avaient enfin le droit à leur fin heureuse. Alors que tout le monde commençait à se lever, Emma restait assise sur son banc, Hook se tenant toujours à ses côtés. Le pirate ne pouvait s'empêcher de sentir les regards désapprobateurs que leurs lançaient les habitants de Storybrooke en passant devant eux. Au contraire, la blonde n'y accordait pas la moindre importance, semblant profondément plongée dans ses pensées.
- Emma! Que fais-tu ici, avec lui? s'enquit Neal, Tamara accrochée à son bras.
- Je suis son cavalier, son accompagnateur, rétorqua Killian en souriant machiavéliquement. Appelles cela comme tu veux, le principe reste le même.
- Emma? demanda Baelfire. Puis-je te parler quelques minutes en privé? J'aimerai que nous terminions notre discussion de l'autre jour.
- Avec joie, répondit cette dernière avec ironie.
La princesse se leva de son siège, un air dépité ancré sur son visage, avant de suivre Neal, qui l'entrainait près de l'autel. Les bras fermement croisés sur sa poitrine, elle lui adressa un regard glaçant.
Pendant ce temps-là, Tamara et Hook se retrouvaient l'un en face de l'autre, aussi immobiles que des statues. Si Emma n'avait pas autant été absorbée par Neal, elle aurait sans aucun doute senti la tension qui régnait entre les deux personnes.
- Tout se passe comme prévu? le questionna finalement Tamara. Elle ne t'a pas posé de questions sur comment tu es revenu ici?
- Bien sûr, mais je suis un pirate, sourit le capitaine Hook. J'ai réussi à les éviter. Maintenant, parlons un peu de notre arrangement.
Ne me tuez pas. *Megan évite habillement un lançage de tomates.* Je n'avais pas prévu de faire cela, néanmoins, mes personnages ont en décidé autrement. Cela vous dit de revoir Mégara dans le prochain chapitre? :D
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre? Quel est l'arrangement entre Tamara et Hook selon vous?
