« - Vous ne vous rendez pas compte ! Vous n'avez jamais connu la véritable terreur vous autres…
- Cette terreur, c'est toi qui va me l'enseigner ?
- Non… si tu venais à bout de moi et que tu rattrapais Gaara, tu la découvrirais par toi-même. Mais il faut d'abord me battre ! »
Extrait du chapitre 125 de Naruto, par Masashi Kishimoto
6 : Audaces fortuna juvat
Stanislas Rogue était très fatigué. Ses paupières papillonnaient, essayant de chasser la fatigue qui lui faisait monter les larmes aux yeux alors qu'ils s'abîmaient à déchiffrer les minuscules caractères d'un pesant livre à la couverture de cuir noir.
Depuis combien de temps il étudiait déjà ? Il avait perdu la notion du temps. Assez longtemps en tout cas pour qu'il soit tellement épuisé qu'il arrête de prendre des notes, sa main n'ayant plus la force de courir sur le parchemin.
Stanislas n'était pas masochiste et s'il poursuivait son travail malgré la fatigue, c'était qu'il savait à quel point il en valait la peine. En enquêtant ainsi, il avait découvert l'un des plus grands secrets du monde de Voldemort.
Mais cela ne lui suffisait pas. Ce savoir ne lui était d'aucune utilité si sa théorie ne se révélait pas juste. Et pour la ratifier, il fallait se replonger dans le passé : déchiffrer les cartes du monde tel qu'il l'était lors de la Deuxième Guerre, à différents moments, retracer les événements importants pour, au final, retrouver les plans tels qu'ils étaient dans l'esprit de Voldemort. C'était un vrai travail de géographe et d'historien qu'il faisait. Or, on ne trouvait les documents historiques dont il avait tant besoin que dans de rares livres que même son père avait du mal à lui rapporter, pour un temps défini uniquement. Alors il devait tout lire, tout retenir, et prendre un maximum de notes.
En réalité, Stanislas était convaincu d'avoir raison et les livres qu'il lisait ne faisaient que confirmer ses pensées. Ce soir-là même, il avait trouvé dans un livre d'histoire écrit par un Mangemort (tous les livres d'histoire avaient été écrits, ou réécrits, par des adeptes de Voldemort), ces phrases : « Notre vénéré Seigneur a décidé : notre seul objectif sera la lance dont la pointe traverse l'Atlantique pour crever le flanc de nos opposants. Chacun des pôles nous le tenons, il ne reste plus qu'à vaincre. »
Mais s'il suivait sa logique jusqu'au bout, il se heurtait à un mur. Il devait donc y avoir une exception qui confirmait la règle. C'était forcément ça.
Lentement, pour ne pas réveiller Lucy, il sortit un planisphère et relia les points qu'il avait identifiés. Une flèche à la pointe effilée se dessina. Il avait deviné juste. Il était désormais le détenteur d'un secret qui pourrait ébranler les fondements du monde tel qu'il le connaissait.
Cette découverte ne lui servirait à rien car il ne possédait pas la puissance suffisante pour l'utiliser. Mais pour Ceux-qui-doivent-ramper, elle ferait la différence entre la victoire et la défaite.
La question était donc : souhaitait-il qu'ils réussissent complètement ou qu'ils échouent ? Stanislas appuya sa tête sur la paume de ses mains et commença à réfléchir.
Jusqu'à maintenant, il n'y avait pas pensé : l'ambition de Ceux-qui-doivent-ramper lui semblait être une initiative vouée à l'échec. Il n'avait pas l'intention de les trahir, ni les moyens et l'envie de les aider. Mais avec le ralliement d'Eméra, puis de Ti'lan, Ceux-qui-doivent-ramper ressemblait de plus en plus à un groupe capable d'un réel impact plutôt qu'à une bande d'utopistes sans véritable pouvoir.
Stanislas estimait que, même sans son aide, Ceux-qui-doivent-ramper seraient capables d'éliminer temporairement Voldemort.
Le père de Stanislas n'avait pas toujours été du côté de Voldemort ; en fait, il n'avait jamais travaillé que pour une seule personne, lui-même. En conséquence, il avait enseigné à son fils à ne s'engager dans aucune grande cause mais du côté qui l'avantagerait le plus. Pour l'instant, il s'agissait du parti de Voldemort mais si Ceux-qui-doivent-ramper le vainquaient, même de manière imparfaite, de nombreux bouleversements auraient lieu dont sans doute une chasse aux anciens privilégiés. Il aurait peu de chances d'en réchapper jusqu'au retour de Voldemort.
La logique lui dictait donc de se rallier à Ceux-qui-doivent-ramper. Qu'en était-il de ses convictions politiques ?
Stanislas ne s'intéressait pas à la politique et le régime qui lui convenait le mieux était celui qui l'enquiquinait le moins. Même s'il n'en portait pas la tenue à grand tralala, il était fils de Mangemort donc haut-noble. Cette position lui assurait une vie semblable à ses moindres désirs, dépourvue de tout souci.
Le gouvernement de Voldemort était une période sombre pour les gens aimant les livres et la liberté d'expression. Un régime qui brûle des livres ne peut être un bon régime politique. Même si Ceux-qui-doivent-ramper échouaient, de nouvelles voix contestataires s'élèveraient tôt ou tard contre l'oppression généralisée…
Soudain, Lucy poussa un petit grognement dans son sommeil, le tirant de ses pensées. Elle dormait à moitié affalée sur la table, sa tête reposant sur ses bras croisés.
Elle lui avait reproché de veiller trop tard pour étudier (son côté mère poule, comme disait Deimos). Il lui avait expliqué qu'il avait quelque chose de très important à faire, de bien plus important que de préserver ses heures de sommeil et que non, il ne pouvait lui expliquer ce que c'était. Lucy en avait joyeusement déduit que c'était une surprise et avait exigé de rester avec lui soi-disant pour « l'aider ». Stanislas soupira : Lucy était une vraie gamine ! Évidemment, vu qu'elle ne savait pas ce qu'il faisait, elle ne pouvait l'aider en rien et s'était rapidement endormie sur la table. Stanislas l'avait laissée dormir. Elle était mignonne (et largement plus reposante) comme ça.
Il n'avait pas envie qu'elle meurt. Ni qu'aucun d'entre eux meure.
Il avait pris sa décision. Logique, conviction politique et sentiments s'accordaient pour lui dire de s'engager dans Ceux-qui-doivent-ramper. Cette rébellion-là serait la bonne. Et ce serait un peu grâce à lui.
Il lui fallait maintenant songer lui-même à dormir. Mais avant…
Lucy allait avoir d'horribles courbatures le lendemain si elle dormait dans de telles conditions. Il se pencha sur elle et l'attrapa. Elle lui semblait légère, même à lui. Elle ne devait pas peser bien lourd. C'était sur ces frêles épaules que reposait la responsabilité de trouver Ceux-qui-doivent-ramper. Même s'il ne le disait pas, Stanislas pensait qu'elle s'était merveilleusement bien acquise de sa tâche ; sa chance l'avait guidée et elle avait trouvé quatre membres puissants.
Mais pour l'instant, Lucy ne pensait guère à cela, elle dormait tranquillement, comme le montrait son souffle calme et régulier. Des mèches de ses cheveux blond cendré retombaient sur son visage. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'il l'avait prise dans ses bras.
Stanislas porta Lucy jusqu'à sa chambre et la coucha sur son lit. Aussitôt, elle se mit en chien de fusil et se recroquevilla sur elle-même. Le lit était froid comparé aux bras de Stanislas.
§§§
Le lendemain, tout de même un peu courbaturée malgré l'intervention de Stanislas, Lucy se réveilla difficilement. Elle se força à sortir du lit pour ne pas risquer de se rendormir et décida de prendre une tasse de café, même si elle n'aimait pas ça, pour finir de se réveiller. Stanislas avait toujours des tonnes de café pour ne pas risquer de s'endormir en travaillant.
Est-ce qu'elle ne s'était pas endormie dans son bureau justement ? Elle avait voulu rester avec lui alors qu'il étudiait. Il avait dû la porter dans sa chambre alors qu'elle dormait. C'était chou.
Elle retrouva Stanislas dans l'antichambre. Il était déjà en train de petit-déjeuner. Elle s'assit (ou plutôt, s'affala) sur la chaise à côté de lui.
« Lucy, je veux faire partie de Ceux-qui-doivent-ramper. »
« Queya ? », répondit-elle en ajoutant du sucre dans son café.
Elle devait avoir mal entendu.
« Tu as bien entendu. », la contredit-il.
« C'était ça, la surprise ? Je croyais que tu étais apolitique, que tu ne voulais pas t'engager… »
Stanislas prit une grande inspiration et expliqua lentement :
« Je pense que vous allez gagner. Je peux vous y aider. Et je veux être du côté de ceux qui gagnent. »
« Tu ne pourrais pas me donner une autre raison. Parce que c'est assez vil… »
« Deimos veut vaincre Voldemort pour qu'il y ait une guerre sanglante ! Tu ne lui as pas dit que c'était vil comme raison ! », s'énerva t-il.
« J'ai l'impression que Stanislas n'a aucune conviction. », pensa Lucy à voix haute.
« C'est faux. J'ai une conviction : celle de rester en vie. Ça ne suffit pas ? »
Lucy se mit à tourner nerveusement ses pouces :
« Mais Stanislas… Je t'ai touché plusieurs fois et je n'ai eu aucun flash. J'aurais dû pourtant… »
« Je ne crois pas, non. Rien, rien n'est écrit sur l'identité de Ceux-qui-doivent-ramper. Il n'y a pas de prophétie, ou de chose comme ça. N'importe qui ayant la volonté de tuer Voldemort, pour quelque raison que ce soit, peut virtuellement entrer dans le groupe, non ? »
« Je suppose… »
« Avant, je ne voulais pas entrer dans Ceux-qui-doivent-ramper donc tu ne sentais rien quand tu me touchais. Mais maintenant, j'ai la volonté d'intégrer le groupe, donc de tuer Voldemort, et tu devrais pouvoir sentir cette volonté en me touchant.
S'il te plaît, accorde moi un essai. »
Lucy ne savait pas trop ce qu'elle ressentait à propos de l'entrée de Stanislas dans Ceux-qui-doivent-ramper. Son absence de réelles convictions hormis son propre intérêt et sa promptitude à trahir la gênait. Pourtant, il avait raison quand il disait qu'elle avait côtoyé de pires crapules. Si elle était tellement exigeante envers Stanislas, c'était qu'elle voulait qu'il soit le garçon droit et sympathique qu'elle recherchait. Elle avait oublié qu'elle était à Poudlard, le lieu où tout le monde a en soi un peu de noirceur, et elle parlait de noirceur et pas de défauts.
Mais elle ne pouvait refuser à Stanislas un essai, quelles que soient ses raisons pour le vouloir. Elle prit donc ses mains dans les siennes.
« Ce n'est pas comme d'habitude… ce n'est pas aussi violent. »
« Ma vie n'a jamais été violente. Pourquoi cela le serait ? »
Stanislas regardait le petit bout de fille devant lui et il la voyait se transformer alors que son pouvoir s'infiltrait comme des tentacules à l'intérieur de son cœur. Elle était maintenant bien plus puissante que lui.
« Tu es un garçon solitaire…
Tu apprécies plus la compagnie des livres que des êtres humains…
Tu es intelligent et tu as les pieds sur terre…
Tu n'as aucune empathie et tu te soucies peu des autres…
Tu veux intégrer Ceux-qui-doivent-ramper pour les raisons que tu as dit mais tu penses aussi que le régime de Voldemort est mauvais et destiné à chuter à long terme...
Tu es capable d'être sentimental… »
« C'est faux ! »
« …même si tu t'en défies… », conclut-elle avec un petit rire.
« Tu m'aimes bien au fond… »
« Pourrais tu cesser de dépasser le cadre de tes attributions ? », demanda Stanislas d'un ton maîtrisé.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Je veux dire : VIRE TOI ! »
Lucy le lâcha mais elle souriait toujours.
« Au fond, Stanislas est un faux dur !, s'écria t-elle d'un ton enjoué. Je vais m'habiller ! Quand les autres vont savoir ça… »
Elle se leva de sa chaise d'un bond léger et rejoignit sa chambre d'un pas guilleret.
§§§
« Quoi ? C'est l'intello ? »
Stanislas était debout, tête baissée, au milieu de son propre appartement alors que venait de résonner la remarque particulièrement intelligente de Deimos.
Tous les membres de Ceux-qui-doivent-ramper étaient réunis, y compris Ti'lan et Eméra. Ils avaient l'air singulièrement ennuyés et gardaient les yeux baissés. Quand Lucy leur avait annoncé un nouveau membre de Ceux-qui-doivent-ramper, ils ne s'attendaient sûrement pas à ce que cela soit Stanislas, mais seul Deimos l'avait franchement exprimé.
« C'est moi, en effet. Lucy m'a fait passer le test ce matin. », répondit Stanislas.
« Je te croyais… »
« …apolitique, je sais. »
Une fois de plus, il expliqua ses raisons.
« Mettons, mettons, dit Deimos qui mettait apparemment un point d'honneur à dire tout haut ce que tous les autres pensaient tout bas. Mais chacun ici apporte sa contribution : ses pouvoirs spéciaux, sa détermination, son influence politique… »
Il enleva ses pieds de la table et se leva.
« Toi, quelle est ta « valeur ajoutée » ? », demanda t-il en se penchant sur lui.
Agacé, Stanislas recula et dit :
« Je ne suis peut-être pas aussi puissant que vous mais j'ai beaucoup étudié. Je connais des secrets, des choses dont vous n'avez même pas idée et qui pourraient changer le sens de votre quête ! Vous ne pourrez jamais tuer Voldemort sans moi ! »
« Et pourquoi donc ? »
« Parce qu'il est immortel ! », éructa Stanislas.
« C'est fâcheux, reconnut Deimos. Mais je suppose que tu sais comment y remédier ? »
« Bien sûr, confirma t-il d'un ton boudeur. Je vous le dirais quand nous serons tous réunis. Et pour hâter ce moment, je vais aider Lucy en vous révélant l'identité d'un membre de Ceux-qui-doivent-ramper. Une personne peut-être même plus puissante que Ti'lan et Eméra. »
« Rien que ça ? », ironisa Deimos.
« Je vois que tu es en grande forme en ce moment. C'est la pleine lune qui approche ? »
« Tout à fait, répliqua le loup-garou d'un ton glacial. Mais vas-y, explique nous les formidables pouvoirs de ton prétendu nouveau membre comme tu brûles d'envie de le faire. »
Stanislas s'assit et prit une grande inspiration avant de commencer son cours magistral :
« Je dois d'abord commencer vous parler d'une secte qu'on appelle la Confrérie du Chaos… »
Comme Deimos ouvrait déjà la bouche, il compléta :
« Même si vous savez des choses, ne m'interrompez pas, s'il vous plaît.
Donc… Le Chaos est l'entité qui existait avant ce que les Moldus appellent le Big-Bang arrive. Il était seul, il était Tout. Mais la matière désirait exister et l'univers est apparu. Le Chaos a été banni dans une autre dimension. Mais il ne désire plus qu'une chose, revenir à la case départ en engloutissant le fruit de millénaires d'évolution.
Ce qu'est au juste le Chaos, je ne sais pas. Ses adeptes l'appellent Dieu et il est suffisamment intelligent pour en recruter. Je sais ce que vous vous dites : qui pourrait être assez fou pour souhaiter que le monde disparaisse ? Peut-être qu'ils croient devenir des dieux eux-même… En tout cas, les Cavaliers du Chaos sont des cinglés.
Mais leur pouvoir est réel. Le Chaos leur alloue un pouvoir, qu'on appelle l'antimagie. C'est le contraire de la magie ordinaire et elle est particulièrement difficile à contrer. Ils usent aussi d'une nécromancie bien plus efficace que la nôtre.
Alors qu'il n'était pas encore au pouvoir, Voldemort s'est rendu compte du danger que représentait la Confrérie. Il a privé leur chef, le Maître du Chaos, de son antimagie, lui infligeant une humiliation qu'il n'a jamais oubliée. Voldemort est l'ennemi numéro un du Chaos ; ils le haïssent si bien qu'ils voudront le tuer avant d'éliminer tout autre ennemi qui pourrait se dresser contre eux. »
« Ta recrue est donc un membre de cette organisation ? », demande Eméra.
« Oui, et pas n'importe laquelle. J'y viens mais il faut déjà que je vous parle du Maître du Chaos lui-même. Enfin plutôt elle-même car c'est une femme. Elle s'appelle Léna Whitebird.
Miss Whitebird est une Sang-mêlée, son père, sa mère et sa sœur jumelle ont été tués par des Mangemorts alors qu'elle était très jeune et ça a dû lui faire perdre définitivement l'esprit. Quoi qu'il en soit, elle a adhéré à fond à la Confrérie du Chaos. Elle est très intelligente, rusée et c'est une excellente sorcière. Pour preuve de son habileté, elle a même réussi à reprendre à Voldemort le pouvoir qu'il lui avait volé. Mais elle a aussi besoin de subordonnés puissants pour son organisation. Elle a jeté son dévolu sur la famille Kria… »
« Les Kria… ce ne sont pas eux qui dirigent un pays de l'Est ? », fit remarquer Dalila.
« Très juste. C'est Kathryna Kria qui dirige l'Alliance de l'Est. Ça vous donne une idée de la renommée de la famille. Enfin, la cible de Léna était le frère jumeau de Kathryna, Konstantin.
Je vais vous expliquer un peu l'histoire de cette famille. Elle possède depuis toujours l'illustre pouvoir de concentrer la magie et de l'utiliser comme force pure. Leur premier Régénérateur, Kalixtus Kria… »
Lucy leva la main, un peu étourdie par l'avalanche d'informations :
« C'est quoi un Régénérateur ? »
« Il s'agit du dernier enfant d'une lignée de Sangs-Purs, doté d'un pouvoir exceptionnel. C'est généralement un Sang-mêlé, son pouvoir étant dû au mélange du sang de l'ancienne famille de sorciers et de sang neuf. Voici quelques Régénérateurs dont le nom vous évoquera quelque chose : Salazar Serpentard, Lord Voldemort, Harry Potter…
C'est Kalixtus Kria qui a fondé Durmstrang. Il a utilisé son pouvoir pour concentrer la magie de toute la plaine russe en un point. C'était un sacré exploit, qui a sauvé les Kria de la ruine. Et pour leur empêcher une nouvelle décadence, il a fait édicter une règle qui disait que l'héritier de la famille serait l'enfant le plus puissant, qui continuerait la branche principale. Les autres enfants seraient laissés libres de se marier comme ils l'entendaient, et si d'aventure, les héritiers de la branche principale s'avéraient trop peu puissants, on pourrait aller chercher un enfant de la branche secondaire comme nouvel héritier. Un moyen malin de tolérer un Sang-mêlé comme lui si la situation s'avérait trop désastreuse…
Mais cette règle n'a pas été respectée : les héritiers de la branche principale répugnaient à appeler à l'aide leurs frères et sœurs répudiés et nommaient leurs propres enfants. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que deux enfants dans la branche principale, Konstantin et Kathryna. C'est elle qui a été nommée et Konstantin a été envoyé au loin, à Poudlard. C'est là qu'il a rencontré Léna.
A cause de la consanguinité, Konstantin n'était pas très malin et ses pouvoirs étaient considérablement diminués. Léna n'a pas eu de mal à le convaincre de rejoindre sa cause en tant que Maître du Chaos et à le séduire en tant que femme. Elle avait ainsi une couverture de femme innocente et malheureuse d'un criminel auprès des gens comme Dumbledore.
Mais Voldemort a gagné la Seconde Guerre et garder sa couverture ne lui servait plus à rien. Elle s'est enfuie avec ses disciples dans une île suffisamment petite et perdue pour ne pas être contrôlée. Elle était enceinte à cette époque-là. »
« Alors le gosse est aussi l'héritier des Kria ? »
« Oui. Il n'y en a pas d'autre dans la branche officielle car Kathryna Kria est stérile et les autres membres de la famille sont trop âgés pour procréer. Ce garçon, Kévin Whitebird, est un Sang-mêlé, dernier d'une longue lignée de Sangs-purs. C'est donc un Régénérateur. Mais sa mère l'a aussi formé comme Cavalier du Chaos. C'est un excellent antimage. »
« Comment tu sais tout ça, l'intello ?, demanda Deimos. Tu as un indic sur l'île perdu de Léna Whitebird ? »
« Je n'en saurais rien si elle n'avait pas décidé qu'il était temps pour son fils d'entrer dans le monde. Elle l'a envoyé tâter le terrain pour elle ici, en Angleterre. Son pouvoir était tellement grand que sa réputation a vite grandi. Voldemort a envoyé des espions à sa solde à ses basques. Je n'ai fait que piocher dans des fiches constituées par des Mangemorts... »
« S'ils savaient à quoi servent leur fiches… », ironisa Dalila.
« Quoi qu'il en soit, Kévin Whitebird est un véritable génie ! Il a porté le talent de sa famille au plus haut point et il peut aussi nous apporter le soutien des Cavaliers du Chaos, qui sont puissants malgré leur folie. Ce serait un allié de poids… »
« Et on le trouve où ton oiseau rare ? »
Stanislas fit glisser sur la table une photo assez floue. Elle avait été développée de manière classique, sans la potion qui rend les personnages capables de bouger. Elle représentait un jeune garçon d'environ 17 ans, aux cheveux châtains et aux yeux gris.
« Cette photo a été prise il y a une semaine. »
« C'est bien le Tower Bridge qu'on voit derrière lui ? », demanda Deimos.
« Ainsi, il est à Londres. »
C'étaient les premiers mots qu'avait prononcé Ti'lan depuis le début de la réunion et tout le monde sursauta, sauf Deimos, car les loups-garou ne sursautent pas.
« Il faut que Lucy aille à Londres. Et pas toute seule, de préférence. », dit Eméra comme si elle n'avait pas entendu. Ni Ti'lan, ni moi ne pouvons y aller, nous avons des obligations. »
« Moi aussi, je dois rester ici pour des raisons diplomatiques. », soupira Deimos.
« Si je quittais les côtés d'Eméra, articula Dalila, on le remarquerait et les gens auraient des soupçons. »
« Et toi, Stanislas ? Comme tu ne mets jamais le nez dehors, personne ne se rendrait compte de ta disparition. »
« Je veux aller à Londres avec Stanislas ! », s'écria aussitôt Lucy.
« Tu voulais en venir là depuis le début !, ironisa Deimos. Un voyage à Londres en amoureux aux frais de la princesse… »
En se disputant avec Deimos et alors que Lucy sautillait dans tous les coins de la pièce, Stanislas se demandait déjà s'il avait bien fait de rejoindre ce groupe.
§§§
« Ti'lan ! TI'LAN ! »
Eméra le rattrapait. Zut…
« Tu peux m'expliquer ce qui s'est passé ? Tu n'as pas dit un seul mot de toute la réunion à part ce truc étrange. »
Il ne le répondit rien.
« Tu connaissais déjà ce Whitebird avant, n'est-ce pas ? »
Un silence. Puis enfin :
« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »
« Quand Stanislas a montré la photo, nous avons tous regardé. Nous étions tous curieux de savoir à quoi il ressemblait. Mais pas toi. Parce que tu l'avais déjà vu. »
Il se retourna brutalement, si brutalement qu'Eméra trébucha et qu'il la rattrapa.
« Tu es perspicace. »
« Et toi, tu es déroutant. En quoi Kévin Whitebird est-il si important pour toi ? »
« Je n'ai jamais dit qu'il était important. »
« Tes silences veulent dire bien plus de choses que tes paroles. Si votre rencontre avait été sans importance, tu l'aurais juste mentionné devant les autres. Mais tu n'as rien dit… », expliqua t-elle, les yeux baissés.
Il lui prit doucement le menton et releva son visage vers le sien pour la regarder dans les yeux.
« Tu veux savoir comment j'ai rencontré Kévin Whitebird…
Hé bien, mon père a eu vent de sa réputation de super-génie et il a voulu que nous nous affrontions. Une manière de confronter son « champion » et celui de Léna Whitebird.
Kévin est vraiment aussi puissant que Stanislas le dit. On ne peut l'attaquer avec des sorts ordinaires car il aspire la magie des sorts. Non seulement ils sont inefficaces mais ils le rendent plus fort. On ne peut pas non plus miser sur le combat rapproché car il est tellement doué qu'au moindre contact physique, il s'empare de ton énergie. Bref, une vraie sangsue.
Le seul moyen que j'aie trouvé pour l'attaquer a été l'élémentarisme. Il n'a aucune prise sur les forces de la nature. Mais je ne possède pas tous les éléments et il disposait de la puissance de l'antimagie, gorgée de mon énergie qui plus est. Si j'avais été avec toi, nous l'aurions écrasé bien sûr. », ajouta t-il avec une gentille touche sur sa joue.
« Tu dis ça de manière si détachée… Il ne te fait pas peur ? »
« Il est plus fort que moi mais ce n'est qu'un imbécile. Il a toujours vécu dans du coton et été flatté comme un caniche, et cela l'a rendu orgueilleux et imbu de ses pouvoirs. Son mental est faible. Je suis parti l'affronter sans rien savoir de lui. Maintenant que je connais son caractère, je pourrais aisément gagner face à lui en exploitant cette faiblesse d'esprit. »
Ti'lan eut soudain un petit rire mauvais :
« Je lui ai rendu un fier service en fait, à ce sale gosse. S'il était sorti victorieux de ce combat, il aurait affronté mon père ! Il ne s'en serait sans doute pas sorti vivant… »
Eméra cligna des yeux, perdue.
« N'avais tu pas laissé entendre qu'il t'avait battu ? »
Le visage de Ti'lan se ferma soudain et il la lâcha.
« Ti'lan ? »
Il tourna les talons.
« TI'LAN ? »
Eméra fixait la nuque du garçon qui refusait de se tourner vers elle.
« Je ne veux pas parler de cela. En fait, je ne veux pas parler de lui…
Tu es la mieux placée pour comprendre Eméra, toi qui connais mon histoire, à quel point ses airs ostentatoires de petit génie ont pu cracher sur ma souffrance. Avoir cette puissance, naturellement, sans souffrance, ni désavantages alors que moi j'ai… subi ce que tu sais pour satisfaire la soif de pouvoir de mon père. Mais Kévin Whitebird me bat encore, tout en ayant une famille heureuse. Et il se paie le luxe d'avoir un orgueil surdimensionné en plus.
Je ne peux - tout simplement pas - le supporter ! », acheva t-il, d'une voix hachée, brisée par la rage.
Même si elle ne voyait pas son visage, Eméra était sûre que le masque d'indifférence que portait Ti'lan s'était fissuré et que sa haine envers Kévin Whitebird déformait désormais ses traits.
Spontanément, elle mit un bras autour de son cou et appuya sa tête sur son épaule.
« Ne t'inquiète pas ! A deux, on le défonce ! », dit-elle d'un ton faussement enjoué mais vraiment bagarreur, en levant le poing.
« Je ne crains par le combat, Eméra. Je suis avec toi. », murmura Ti'lan.
§§§
Stanislas et Lucy avaient réservé au Slythering Snake, le seul établissement parmi les « auberges » de Londres à mériter encore un peu le nom d'auberge. Dans le monde de Voldemort, seuls les riches pouvaient voyager, ce qui restreignait considérablement le nombre des hôtels, auberges de jeunesse… La plupart de ces établissements avaient fait faillite. Il n'en restait plus qu'un ou deux par ville, qui accueillaient tous les riches voyageurs, plus quelques bouges minables pour les rares va-nu-pieds qui se risquaient sur les routes.
Le Slythering Snake, en tant qu'auberge pour les nantis en voyage à Londres, se devait d'être convenable, à défaut d'être chic (les clients étaient vraiment trop rares pour cela !). Stanislas avait été heureux de constater qu'il n'y avait pas d'insectes dans la literie, ni de mites qui rongeaient les fondations, et que le linge était d'une propreté parfaite.
Le S Snake, comme l'appelaient les employés, était un établissement qui avait une histoire derrière lui, et sans doute plus beaucoup devant lui vu l'atmosphère morne qui y régnait. Quoi qu'il en soit, il avait été très célèbre avant la Seconde Guerre, en tant que pub, sous l'enseigne du Leaky Cauldron. Hélas, les clients comme les tenanciers étaient plutôt défavorables à Voldemort et le pub en avait fait les frais. Il avait failli être incendié et il était resté très longtemps abandonné. Jusqu'à ce qu'un couple de Sangs-mêlés, assignés à la mairie de Londres et chargés de gérer le patrimoine culturel de la ville, fassent des courbettes à leur employeur pour obtenir le droit de le reprendre : il était dommage qu'un endroit parfaitement aménagé tombe ainsi en désuétude, d'ailleurs, la ville de Londres manquait d'auberges et de restaurants. L'affaire fut faite, à condition que l'enseigne infamante soit changée, et le Leaky Cauldron devint le S Snake en moins de temps qu'il ne le faut pour signer un papier administratif, comme si ce lieu mythique du monde de la magie qu'était le Leaky n'avait jamais vraiment existé.
Quand Lucy et Stanislas arrivèrent, on les regarda avec des yeux ronds. Ils étaient sans doute les seuls clients qu'ils voyaient depuis un bout de temps. De plus, Stanislas portait, pour une fois, la tenue des Hauts-nobles de Poudlard. C'était la première fois que Lucy le voyait ainsi : d'ordinaire, il était sobrement vêtu de noir. Il n'avait d'ailleurs consenti à porter cet accoutrement uniquement parce qu'il savait pertinemment que, loin de chez soi, plus on était riche, plus on était respecté. Il valait donc mieux afficher des nobles origines, synonymes de fortune. Malgré tout, Stanislas avait réussi à éviter la débauche de richesses possibles : son habit était du velours vert le plus sombre et les serpents avaient été brodés avec un fil couleur corbeau. Lucy, elle aussi, avait mis ses plus beaux habits : son kimono en soie gris orné de loups.
Elle venait de déposer ses bagages, mais elle voulait déjà sortir. Stanislas l'attendait, assis à la table de l'auberge de manière beaucoup trop raide : son col semblait carrément l'étouffer. Il avait l'air d'une plante d'appartement mal rempotée.
« Fais moi visiter Londres, Stan ! », le supplia t-elle.
« Argh ! Le retour de ce surnom idiot naturellement imbécile ! »
« Demain, on va devoir se mettre au travail. On ne pourra plus aller se promener ! », ajouta Lucy en se penchant sur lui.
« Tu as attrapé les sales manies de Deimos en plus ! », s'écria t-il en s'éloignant au maximum d'elle.
Il soupira et se prit la tête dans les mains :
« Rappelle moi encore une fois pourquoi j'ai accepté cette mission… »
« Parce que personne d'autre ne pouvait le faire ? », suggéra Lucy d'un air malicieux (et en se penchant encore plus).
Stanislas releva la tête vers elle et se retrouva avec son visage à quelques centimètres du sien. Il cligna des yeux d'un air un peu effaré, comme s'il ne croyait pas ce qu'il voyait et Lucy lui sourit gentiment.
« Bon d'accord, on y va. »
« Génial ! Merci Stan ! »
Cet étrange échange avait eu lieu devant les yeux éberlués de tous les employés du Slythering Snake, qui, assurément, n'avaient jamais rien vu de pareil.
Ce soir-là, Stanislas fit visiter Londres à Lucy, et les jours suivants aussi. C'était la meilleure façon de se « mettre au travail ». Ils n'avaient aucun indice à part la photo qui attestait que Kévin Whitebird était à Londres, il y a une semaine. Or Londres était vaste et rien ne prouvait qu'il s'y trouvât encore. Sous prétexte de faire découvrir à Lucy les monuments historiques de Londres, Stanislas en profitait pour enquêter discrètement sur Kévin Whitebird. Finalement, l'innocente envie de Lucy s'était révélée fructueuse.
« Alors où on va aujourd'hui ? », demanda t-elle joyeusement à l'aube du troisième jour.
Elle avait deviné ce que Stanislas faisait réellement et l'aidait à sa manière en se comportant en touriste, ce qu'elle était d'une certaine façon. Ainsi, ils étaient quasiment insoupçonnables.
« Dans l'East End. »
L'East End et les couronnes de banlieue autour de Londres étaient des endroits laissés aux Moldus, les sorciers étant dans les secteurs résidentiels et bourgeois, y compris les pôles historiques et administratifs qu'ils avaient visités jusqu'alors. Lucy était étonnée que Stanislas l'emmène dans l'East End mais elle eut la sagesse de ne pas demander ce qu'il comptait visiter.
« Va te changer, lui chuchota t-il quand l'employée qui les servait se fut éloignée. Pour une fois, il vaut mieux ne pas afficher notre rang social. On va dans un quartier Moldu je te rappelle. »
Il semblait soulagé à l'idée de retrouver son costume noir. Lucy se vêtit de noir elle aussi et ils avaient l'air d'un couple en deuil. Quand elle en fit la remarque à Stanislas, il répondit : « Alors c'est particulièrement approprié. »
Ils allèrent jusqu'à l'East End en voiture puis Stanislas décida qu'ils finiraient le chemin à pied. Il voulait sans doute que personne ne sache où ils allaient mais Lucy ne voyait pas pourquoi : le quartier qu'ils traversaient était tout ce qu'il y avait de plus ordinaire. C'était des rangées d'immeubles Moldus dont une grande partie avait été construits récemment et sans aucun soin esthétique (après tout, ils étaient pour des Moldus), une sorte de paysage de blocs grisâtres qui défilait inlassablement. Puis soudain Stanislas s'arrêta.
« Voilà, nous y sommes. », dit-il.
Le bâtiment qu'ils avaient en face d'eux, si on pouvait encore appeler ça « bâtiment », contrastait énormément avec le reste de la rue. Non pas parce qu'il était riche ou bien construit mais au contraire parce que ce n'était que des ruines. Des morceaux de murs démolis et calcinés à ciel ouvert.
« Quel endroit étrange ! », murmura Lucy.
Le vent s'engouffra dans l'enceinte des décombres, faisant tournoyer la poussière du sol, puis repartit en ébouriffant légèrement les cheveux de Lucy.
« Où sommes nous ? », demanda t-elle à Stanislas.
« On appelle cet endroit la chapelle des Saints mortuaires. Beaucoup de gens sont morts ici. »
Aussitôt, elle se rappela de la remarque de Stanislas sur leurs vêtements.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Pourquoi personne n'a reconstruit ? », questionna t-elle avec un peu d'insistance.
« En ces lieux (il marqua une pause) s'est déroulée la bataille finale. »
Lucy eut un sourire doux-amer. Ainsi, c'était ici que sa mère avait péri, en se battant pour ce qu'elle croyait être juste. Elle pouvait être fière de sa fille. Lucy allait finir de rassembler Ceux-qui-doivent-ramper et le tyran qui avait causé sa mort périrait à son tour.
« Pourquoi Voldemort ne l'a pas fait complètement raser ? »
« Des partisans de son camp sont aussi tombés ici. C'est un lieu de souvenirs, même pour les Mangemorts. »
Ils restèrent un moment en silence au milieu de la chapelle des Saints mortuaires et dans leur recueillement, ils ne se rendirent pas compte que plusieurs personnes se glissaient derrière eux.
Lucy garda un souvenir assez confus de cette attaque. Un coup l'avait à moitié assommée et elle n'était qu'à demi-consciente. Mais avant de perdre complètement connaissance, elle eut une dernière vision : une jeune fille se penchait sur elle. Elle était vêtue de blanc et elle lui souriait. Était-ce un ange venu l'emporter dans l'au-delà ou son ange gardien qui venait lui porter secours ? Était-ce l'un des saints mortuaires qui protégeaient la chapelle ?
Lucy se concentra pour regarder l'ange plus en détail. Elle était habillée d'un kimono blanc, composé de plusieurs tissus différents, tous d'une nuance de blanc différente : du blanc crémeux à un blanc immaculé. Ils étaient brodés avec un fil blanc aux reflets un peu chatoyants de motifs bien terrestres : des oiseaux chantants et des corbeilles de fleurs. L'ange elle-même était jeune (Lucy ne lui donnait pas plus de dix-sept ans). Ses longs cheveux étaient d'une couleur mélasse et ramenés en un chignon sophistiqué qu'un coiffeur expert avait réussi à entremêler de clochettes de muguet. Autant que Lucy pouvait en juger, ses yeux étaient bruns aussi. Dans tous les cas, les traits de son visage rond étaient doux et apaisants. Lucy voyait ses lèvres murmurer des paroles de réconfort mais elle ne comprit que ses dernières mots.
« Je m'appelle Rosemary. », dit l'ange.
Le chapitre suivant sera intitulé « La fleur du souvenir » et publié le 2 juin. Vous pouvez retrouver la réponse à vos reviews et de plus amples informations sur « Learn to crawl » sur le blog learntocrawl (adresse dans mon profil)
J'ai décidé de ne plus me trouver d'excuses qui justifient que je n'ai pas beaucoup de reviews.
Certes, j'écris dans des genre qui sont assez méconnus, je ne suis pas les modes, le public que je touche est donc plus réduit que pour un Harry/Drago par exemple. Je ne peux pas forcer les gens à s'intéresser à mes histoires s'ils ne lisent que ce qui leur plaisent (et je n'écris jamais ce qui plaît aux gens mais ce qui me plaît à moi).
Mais dès que quelqu'un a lu la première ligne du premier chapitre d'une de mes histoires, qu'il reste ou pas, c'est de ma responsabilité. Si chacune des personnes qui jettait un petit coup d'oeil à mes histoires étaient captivés, je serais déjà bien plus "connue". Je dois être encore meilleure... pour que chaque lecteur se trouve accroché à mes chapitres de la première ligne à la derrière ligne et qu'à la fin, il n'ait plus comme solution que de poster une review pour me supplier de mettre la suite. C'est la seule chose que je peux faire et qui doit être faite. Après, je n'aurais besoin de rien d'autre.
Je tiens cependant à remercier les lecteurs qui m'aident dans mon chemin de croix en me mettant des reviews. N'hésitez pas à me faire part de vos opinions ou de vos conjectures !
