Ohayo mina' !
Bien bien bien... *se frotte les mains* le dernier chapitre vous a un peu mis la pression, mais au moins, vous pouvez vous mettre mieux dans la peau de notre p'tit Lu' (biscuit, hein flllora ? :D), avec la douche écossaise qu'il a prise lors du dernier braquage...
Ce chapitre est posté avec deux jours d'avance, mais c'est pour (et vous savez qui va être cité...) ma très chère Pyrolouve, qui va prendre le grand air, loin des docks de Long Beach et de Los Angeles... alors je lui donne un ultime souvenir avant son retour ! ce chapitre est pour toi, du début à la fin, ma belle !
Merci encore à tous de prendre le temps de reviewer et de me laisser vos impressions et interrogations...! j'espère que mes réponses vous satisferont, on lève un peu de mystère aujourd'hui sur notre Ace-chan.
Guests en fin de chapitre, et...
Enjoy it !
J-171 avant l'impact.
.
POV Luffy :
Je suis plongé dans la lecture d'un des livres de philosophie d'Ace quand la porte du container s'ouvre ; je ne sursaute même plus, habitué au grincement sinistre du battant métallique. Ace referme derrière lui et m'offre un sourire immense et charmeur.
- Alors, t'as pu voir Zoro et Sanji ?
J'ai passé la journée avec mes deux amis, en ville, après toutes ces semaines d'absence ; ils étaient morts d'inquiétude et ça nous a permis de mettre carte sur table. Je leur ai dit que ma vie avait pris un tour radicalement différent et que je sortais définitivement du système scolaire. S'ils étaient inquiets, ils ne l'ont pas réellement montré. On s'est toujours suivis dans ce qu'on faisait et ce sont les deux seules personnes un tant soit peu normales du lycée bourgeois où je suivais mes études. Bon, à part Nami, peut-être, mais cette nana est tellement flippante qu'elle entre encore dans une catégorie à part.
Bref… ils n'ont pas essayé de me raisonner ou de me faire changer d'avis. Inutile, selon eux. Ace lance un fond léger de musique ; on en écoute toujours en s'endormant.
Du français, encore. Gainsbourg.
- Ouais, c'était sympa. Ils aimeraient rencontrer celui qui m'a fait tourner la tête, mais j'leur ai dit que c'était pas possible.
- À juste titre, sourit Ace en s'installant devant l'ordinateur, avant de passer les six dernières heures des caméras en accéléré.
Je secoue la tête, repose le livre et éteins les lumières – il est deux heures du matin et mes yeux s'autorisent enfin une pause, après des heures à veiller et attendre le retour d'Ace. Où est-ce qu'il est encore parti se fourrer… ? des courses, d'accord, mais pendant des heures… je n'arrête pas de me poser des questions.
Ace coupe l'écran et la nuit totale revient.
Dans le noir, j'ôte mon jean et mon tee-shirt et me laisse tomber dans les draps, sur le dos ; les vêtements d'Ace subissent le même sort, à ce que j'entends et je le sens grimper sur le lit, s'asseyant à califourchon sur mes hanches. Je tends les mains et je caresse ses épaules.
- … ton dos, ça va ?
Deux semaines sont passées depuis le jour où il a pris cette balle dans l'omoplate. La plaie est en bonne voie de cicatrisation, mais je ne peux pas m'empêcher de l'inspecter tous les jours pour vérifier qu'elle ne s'infecte pas. Je retiens l'idée du sucre, c'est vraiment utile.
- Arrête de t'en faire pour ça, tout va bien. … tu as confiance en moi… ? murmure sa voix.
- Bien sûr, chuchoté-je. Pourquoi… ?
Je sens les pointes de ses cheveux longs caresser mon visage ; c'est agréable… sa langue frôle mes lèvres et, instinctivement, j'entrouvre la bouche, désireux de plus. Il sourit et recommence – ma langue sort et caresse la sienne. On joue de longs instants avant qu'Ace ne scelle nos lèvres dans un baiser farouche et sensuel à la fois.
Mmmn… c'est divin. Meilleur que tout.
- J'ai… fait quelques achats aujourd'hui, chuchote-t-il dans le noir.
- Des sextoys ?
On pouffe de rire et Ace m'embrasse sur le bout du nez, avant de le caresser du sien.
- Pas… exactement. C'est un cadeau, pour toi. Il est juste là.
Quelque chose de plutôt lourd tapote les draps près de ma tête ; intrigué, j'essaye de le saisir mais Ace me repousse gentiment en plaquant mes poignets au-dessus de ma tête.
- T-t-t… patience.
- Qu'est-ce que c'est… ?
Il a éveillé ma curiosité et il le sait, cette andouille. J'adore quand il m'aguiche mais honnêtement, ça me donne envie de le tuer, des fois.
- … tu as confiance en moi ? répète-t-il.
- Toujours…
- … bien.
"Je sens des boums et des bangs
agiter mon cœur blessé,
l'amour comme un boomerang..."
La musique résonne toujours. Tellement en accord avec la situation...
Il y a un déclic, que je reconnaîtrais entre mille à présent ; le chien de fusil d'un revolver qu'on déloge de son cran d'arrêt. Je déglutis et mon souffle se fait plus rapide contre celui d'Ace.
Délicatement, quelque chose de froid se pose sur mon front, caresse l'arête de mon nez et retrace l'ourlet de mes lèvres. C'est léger, aérien, à peine un effleurement. Oui... Ace peut être délicat, quand il le veut.
- … ouvre la bouche, chuchote-t-il.
Je laisse mes lèvres s'entrouvrir, et ma langue touche le froid du canon du revolver dont il a apparemment fait la récente acquisition. Un frisson me parcourt de la tête aux pieds et je referme les lèvres sur le canon, qu'Ace fait délicatement aller et venir dans ma bouche.
"... me revient des jours passés,
à s'aimer comme des dingues,
comme deux fous à lier."
C'est glacé, métallique… j'enroule ma langue autour et je gémis doucement – je sens Ace se tendre à ce bruit et respirer plus vite. Une sensation par procuration ; c'est ce qui définit Ace par nature : sa sensualité, son avidité à ressentir chaque moment de la manière la plus intense possible.
Je suis complètement cinglé, et lui aussi. Pas un pour rattraper l'autre. Mais cette sensation, cette excitation… je mets ma main à couper qu'il est chargé et qu'Ace a le doigt sur la détente. L'adrénaline gicle dans mon ventre et se répand aussitôt dans mes muscles.
Bientôt, le canon s'échappe, dessine le contour de mes lèvres et reprend sa course le long de mon cou, s'attardant sur mes clavicules, avant de descendre le long de mes pectoraux.
- … Ace…
Je gémis quand il caresse mes tétons durcis par le froid et l'excitation, avant de migrer le long de mon sternum et de longer mes côtes.
- Chut…
Lentement, le canon reprend sa course le long de mon ventre plat ; je sens le souffle d'Ace et je devine son sourire, malgré sa concentration. Quelque chose tâtonne à côté de moi et la lampe de chevet s'allume, nous inondant de sa lumière.
Ace ne porte que son boxer qui ne cache rien de son état, et je suis exactement pareil. Il incline ses hanches et se frotte doucement contre moi.
Mmn.
Le barillet du revolver est chargé, comme je le pensais, et la détente est prête à libérer une des balles, sous la simple impulsion du doigt de mon taré d'amant. Le canon trace des cercles autour de mon nombril – Ace sait à quel point cet endroit est terriblement sensible chez moi – et une crampe me prend aux reins ; mon dos s'arque et Ace se penche pour remplacer le canon par sa langue tiède et humide, cerclant mon nombril avant d'y plonger. Je cambre le dos en laissant échapper un gémissement d'extase et il sourit, avant de se redresser et de poser le canon sur mes hanches pour reprendre sa caresse.
Il retrace le V léger de mes iliaques et longe le bord de mon sous-vêtement, avant de le tirer vers le bas du bout du canon ; ses lèvres suivent le mouvement et mon boxer glisse sur mes cuisses. Je lève les jambes et bientôt, il échoue sur le sol.
Je me rallonge et Ace se redresse, à genoux entre mes jambes, qu'il écarte lentement, me détaillant avec soin. Je rougis, intimidé par son regard intense.
"Je sens des boums et des bangs
Agiter mon cœur blessé,
L'amour comme un boomerang..."
Doucement, le revolver caresse l'intérieur de mes cuisses, frôle mon sexe et reprend son petit manège. Ace se penche, le dos courbé, et sa bouche erre sur mon pubis, avant qu'il ne vienne donner un lent coup de langue sur mon désir tendu. Humpf.
Il me fait brusquement basculer sur le ventre et je m'accroche aux draps, frissonnant quand le canon caresse ma nuque et descend le long de mon dos. Je ne sais pas si Ace se rend compte de l'effet qu'il me fait.
"... me revient des jours passés
à t'aimer comme un dingue,
prêt pour toi à me damner."
Ou plutôt si, il le sait très bien et il en joue.
L'arme redessine mes hanches – c'est froid, terriblement froid et lourd sur ma peau. J'entends un froissement de tissu et j'en conclus qu'Ace est aussi nu que moi. Le canon passe sur le rebondi de mes fesses, le long de mes jambes, mes mollets, chatouille mes pieds et remonte, jusqu'à se loger entre mes cuisses.
Mon souffle s'accélère et Ace sourit, en faisant cette fois aller et venir le canon entre mes jambes. Geste lourd de sous-entendu, encore.
- … à quoi est-ce que tu penses, petit pervers… ?
- C'est toi le pervers, ici…
- … point accordé.
Le canon retrace le sillon de mes fesses et revient sur la cambrure de mes reins, avant que le canon ne se pose sur ma nuque. Ace se penche sur moi pour sortir quelque chose de la table de chevet – je devine ce que c'est sans le voir et je frissonne d'excitation.
Bruit d'un flacon qu'on débouche, bouchon qui tombe et roule sur le sol… respiration courte et rapide…
Des doigts froids et mouillés s'immiscent entre mes fesses et se glissent à l'intérieur de moi ; je gémis et me cramponne de plus belle aux draps, en relevant mes hanches.
Ace et ses longs doigts… mmmn.
La pression du revolver s'intensifie sur ma peau.
- … avoue… t'as cru que ce serait lui, ton p'tit copain, ce soir, chuchote-t-il, amusé, dans mon oreille.
- N'importe quoi…
Je m'empourpre violemment et il rit à voix basse.
- Menteur… j'suis sûr que ça te déplairait pas de l'avoir en toi… t'es tellement dérangé, Lu'…
- Tu peux parler… ! j'suis sûr que ça t'a… hnn… effleuré l'esprit… !
- Oh, ça ne m'a pas fait que m'effleurer, j'peux te l'assurer…
"Je sens des boums et des bangs
agiter mon cœur blessé,
l'amour comme un boomerang..."
Il me frappe légèrement les fesses et je les relève en souriant, avant de serrer les dents quand il guide son érection en moi ; Ace n'est ni doux, ni attentionné, mais j'ai fini par prendre le pli et me contente de gémir quand il s'enfonce en moi d'un coup sec. Il halète de plaisir et plaque sa main sur mes reins, me maintenant solidement contre le matelas. J'agrippe les draps alors qu'il pèse sur son bras pour m'empêcher de bouger, l'autre gardant le revolver sur ma nuque – il me cambre les reins à me les briser, la douleur est lancinante et pourtant, pour rien au monde je ne voudrais qu'il s'arrête.
Je deviens peu à peu aussi barge que lui, on dirait. Et je touche encore la surface, pourtant, même si les abysses me tirent lentement vers le bas.
"... me revient des jours passés
à pleurer les larmes dingues,
d'un corps que je t'avais donné."
Il se retire et revient en moi d'un coup de hanches brutal, qui m'arrache un long cri de plaisir.
- Il faut toujours que tu donnes de la voix… souffle-t-il dans mon oreille.
Et il va s'en plaindre… ? il adore m'entendre hurler. Je frissonne quand sa main se plaque sur ma bouche et je ferme les yeux, mes geignements étouffés par sa paume ; son souffle dans mon oreille est rapide et ses coups de reins et plus en plus secs et profonds. Mon corps est secoué par ses assauts et mes yeux se révulsent quand il heurte une zone sensible en moi.
Sérieusement… comment est-ce qu'il fait fait ça… ?!
Sa main glisse sur ma joue et il glisse un doigt entre mes lèvres ; je le mords de toutes mes forces et il geint avant de presser plus fort le canon dans mon cou.
.
POV Ace :
Il gémit de plaisir avant de recommencer et je souris. Il me provoque, ce merdeux. Langoureusement, il aspire et lèche mon majeur, avant de prendre mon index pour rejoindre le premier entre ses lèvres et de commencer un va-et-vient sensuel.
Je garde ça pour la prochaine fois : j'ai trop envie de ce que ses fesses ont à m'offrir pour lui laisser l'honneur de m'avoir pleinement dans sa bouche. Et en plus… c'est vraiment à croire que ce type est fait en chewing-gum. Il est tellement serré, même après tous ces soirs à s'envoyer en l'air...
- … joueur, hein… ?
- Avec toi, ouais… susurre-t-il.
Il me cherche, il va me trouver.
Je suis sûr que c'est ce qu'il veut depuis le début. Luffy est toujours prêt à repousser nos limites. Je reluque sa chute de rein et quelque chose se noue dans ma gorge. J'adore contempler la façon dont sa peau et ses muscles noués encaissent mes coups de hanches. J'adore lui cambrer le dos et regarder son corps trembler sous les coups que je lui assène.
Savoir que c'est moi qui le fais hurler de cette manière… et personne d'autre…
Combien est-ce qu'il y en a eu avant moi ? Luffy n'est pas un expert, mais il est tout sauf novice. Il est plutôt passif, mais il aime prendre les devants, régulièrement – me chevaucher, m'imposer son rythme jusqu'à notre orgasme. Je peux pas m'empêcher d'être jaloux en l'imaginant faire ça sur un autre homme, ou jouir sous le toucher d'un autre.
Jaloux à en crever.
J'ai ce mec dans la peau.
Il se trémousse beaucoup trop, et je vais lui faire passer l'envie de gigoter comme ça. Je repose l'arme et Luffy me jette un coup d'œil étonné, avant d'écarquiller les yeux quand j'agrippe le traversin. Je tire sur le tissu avant d'envoyer le coussin intérieur valdinguer dans le container, ne gardant que la taie que j'entortille pour lui attacher les poignets aux barreaux du lit – j'préfère faire ça avec une corde, mais là j'vais devoir me contenter de ça. Il se débat pour échapper à mon étreinte mais il est beaucoup plus faible que moi, et ma main dans ses cheveux tire sa tête en arrière après m'être assuré de le savoir ligoté et à ma merci.
- … prêt… ?
- Toujours, souffle-t-il avec un léger sourire.
- … je peux t'avouer quelque chose… ?
- Mmn...
- La première fois que j't'ai vu… allongé dans mon lit, sous moi… j'ai cru que t'étais vierge. Pas d'expérience, rien de tout ça.
Je me penche à son oreille et la caresse de ma langue ; il frémit et ses mains tirent désespérément sur le tissu de la taie qui le retient aux barreaux de mon lit, mais les nœuds sont beaucoup trop serrés pour qu'il espère s'échapper.
- … j'ai pensé qu'j'allais être ta première fois…
- Ça t'aurait déplu… ? chuchote sa voix, avant de geindre quand je me retire.
- Non. Au contraire…
Je renverse le flacon de lubrifiant et le gel huileux glisse sur ses reins, le long du sillon de ses fesses, imprègne les draps sur son passage. Luffy me jette un regard brûlant par-dessus son épaule, et je peux m'empêcher de contempler sa cicatrice. Elle a l'air plutôt récente.
C'est ce qui fait tout son charme, mais… qui a bien pu lui faire ça… ?
C'est étrange, mais l'idée qu'on lui a fait du mal me révolte. Je me penche et touche l'entaille du bout de ma langue ; Luffy ferme les yeux et me tend ses lèvres, pour un long baiser passionné.
J'empaume ses fesses glissantes et me frotte lentement contre lui. Il est déjà prêt, bien sûr, mais j'adore le torturer. Prendre mon temps. Je le pénètre légèrement – juste un peu, à peine un petit centimètre, assez pour le faire gémir de plaisir – et je me retire aussitôt. Il crie sa frustration et je me marre ; son impatience m'amuse.
- Arrête de jouer… !
- Ne me donne pas d'ordres…
Il serre les dents et étouffe ses jérémiades, avant de se plaindre de plus belle quand je recommence mon petit manège.
J'adore faire ça… et me dire qu'il n'attend que ça : que je le prenne.
- Merde, Ace, prends-moi ! j'en peux plus !
Qu'est-ce que j'disais...
Ça non plus, je peux pas y résister. Je m'enfonce en lui d'un coup de reins et son cri résonne dans le container, sous le rythme sensuel de la voix de Gainsbourg.
Lu', Lu', Lu'… il imagine pas à quel point je tiens à lui. Ce n'est pas qu'une question de sexe, c'est… autre chose. Il m'amuse, OK, mais au-delà de ça, il est génial. Souriant, conciliant, joueur, intelligent… je pourrais parler des heures avec lui.
Bon, là, je vous l'accorde, j'ai mieux à faire. Mais le sexe, c'est un super-bonus. Qu'il soit débauché et décomplexé c'est juste le must.
Je reprends l'arme restée sur le côté et Luffy frissonne quand je presse le canon derrière sa tête ; il ne me voit pas, allongé sur le ventre, mais il sait que j'ai le doigt sur la détente et que le coup peut partir à tout moment.
Je me redresse à genoux, les deux mains sur la crosse, bras tendus, alors que mes hanches vont et viennent entre ses jambes. Et la vue est loin d'être désagréable.
.
POV Luffy :
- Ace...
Je gémis son nom en enfouissant mon visage dans mes bras liés devant moi ; mon corps ondule sous le sien et le canon glisse sur la sueur qui ruisselle sur ma peau. Mes cheveux mouillés collent à mes joues et mon front, le rythme est si saccadé que j'ai du mal à respirer, mon dos me fait mal... mais je prends mon pied à un point que je ne le pensais pas possible.
Jusqu'où est-ce qu'on va aller, comme ça...?
- ... quoi ?
Il faut qu'il me laisse venir. Il faut qu'il me touche, qu'il fasse quelque chose... parce que le contact qu'il me refuse est insupportable. Il n'y a que le revolver sous mes cheveux, le va-et-vient de son sexe en moi... et rien de plus. J'ai l'habitude de ses caresses, de ses hanches qui claquent sur les miennes, de ses baisers et du frottement de nos peaux. La retenue à laquelle il m'astreint est... douloureusement insuffisante.
- Touche-moi...
Je l'aurais fait moi-même s'il n'avait pas eu l'idée de m'attacher. Bon, je ne vais pas m'en plaindre, loin de là, j'adore ça – oui, j'ai un grain – mais il me manque quelque chose, et j'ai terriblement besoin de me libérer. Je suis proche, trop proche, et en même temps tellement loin de venir... j'ai envie que ça s'arrête, mais une partie de moi veut voir la torture se prolonger, juste pour voir jusqu'où je peux résister avant de totalement craquer.
Mais Ace semble juger en avoir eu assez, lui aussi, et le canon glisse sous mon menton alors qu'il se penche pour mordiller ma nuque et caresser ma hanche de sa main libre ; je gémis doucement et il sourit contre ma peau, avant de glisser une main sous moi.
Instinctivement, je relève les fesses pour lui faire de la place et ses doigts se referment sur moi – bonheur, béatitude, sentiment d'union comme jamais je ne l'ai ressenti. On est complets, enfin. Je crie mon plaisir en me laissant aller, entre gémissements obscènes et halètement de son nom, et Ace me rejoint en soufflant sensuellement mon nom dans mon oreille. Ce simple son me fait défaillir et mes geignements s'amplifient, pendant que mes hanches décident de faire la fête sans moi et d'osciller pour me pousser entre ses doigts et prolonger l'instant.
Le chien de fusil claque quand Ace remet la sécurité du revolver et le repose sur le côté ; il s'étend lentement sur mon corps, hissé sur ses coudes pour ne pas trop peser sur moi, et se colle à ma peau, le nez dans mon cou. On est trempés de sueur, et les draps sont bons à changer.
Encore.
Haletant, je m'étire et je gémis quand il se retire après de longs instants, avant de se laisser glisser le long de mon corps et de le parsemer de baisers tendres. Ses mains remontent le long de mes cuisses, empaument mes fesses, caressent mon dos de mes reins à mes épaules, et glissent le long de ses bras pour venir entrelacer nos doigts.C'est doux, après l'ardeur perverse de notre ébat ; doucement, Ace me détache et masse mes poignets pour aider le sang à circuler. Je me laisse faire, toujours incapable du moindre mouvement ; Ace le sait, et ses mains tirent le drap sur moi. Je le repousse et il sourit, en se contentant de s'étendre sur le dos et de me laisser me lover sur son torse nu, le nez dans ses cicatrices.
Ses doigts courent le long de mon dos mouillé dans un mouvement lent et apaisant, qui m'achève et m'envoie directement chez Morphée ; et je n'ai même pas le temps de lui dire bonne nuit que je sombre déjà, épuisé.
"Et si un jour je me flingue
c'est à toi que je le devrai..."
. . . . .
J-170 avant l'impact.
.
POV Luffy :
- Bon, moi, ce que je préfère, ce sont les semi-automatiques. Tout ce qui est Beretta 92, les Bren Ten… ils sont relativement maniables et le poids chargé reste raisonnable.
- ... ça veut dire quoi, semi-automatique... ?
- Ça veut dire que l'arme ne tire qu'un coup à chaque détente. Une nouvelle balle va se charger d'elle-même quand la chambre de tir mais pour qu'elle parte, il faut relâcher la détente et recommencer. En clair : si tu veux tirer cinq balles, il faut que que tu appuies cinq fois sur la détente. Alors que l'automatique tirera jusqu'à épuisement des munitions tant que tu ne relâches pas. C'est plus clair... ?
- Euh, ouais.
- OK. Avec un chargeur plein, tu peux atteindre un kilo cinq cent et crois-moi, couplé au recul, quand on a pas l'habitude, ça fait décoller. Alors il va falloir que tu muscles tout ça.
- Comment… ?
- Tu vas porter ces bouteilles d'eau d'un litre et d'mi à bout de bras. Un kilo cinq cent, du coup. Deux bras d'abord, puis un par un. Aussi bien la droite que la gauche, d'accord… ? fais des haltères, débrouille-toi. Renforce-moi tout ça, se moque Ace en tapotant mes bras minces.
- Tu déconnes ?
- Absolument pas.
- Quand est-ce que je saurai que c'est bon… ?
- Quand tu arrêteras de trembler. Allez, commence.
Je m'exécute et il va s'installer dans le canapé pour se préparer une cigarette en me regardant faire ; j'ai l'impression d'être ridicule, mais je me rends vite compte que ça va être un mal nécessaire. Ace utilise son arme avec une telle aisance qu'il donne l'impression que c'est évident, alors qu'en réalité… après dix minutes, je tremble comme si mes mains dansaient la gigue toutes seules. Avec mes muscles en caoutchouc… j'ai l'air fin, tiens. Ace se marre à travers son panache de fumée entre deux coups d'œil à son bouquin et, au bout d'une heure, je suis lessivé.
- J'en peux pluuuuus...
- Ramène-toi.
Je repose la bouteille d'eau sur la table et je vais m'écrouler près de lui, les bras en compote. Il embrasse mes biceps – ou plutôt, l'endroit où ils devraient se trouver, puisque je suis aussi musclé qu'un ado – et me laisse me caler dans ses bras. Je bascule ma tête en arrière et il coince le joint, qu'il a fait entre-temps, entre mes lèvres, dont je tire une longue bouffée, savourant le goût légèrement âcre de la fumée avant de l'expirer.
Quelques taffes plus tard, je suis détendu, les yeux clos, et Ace joue avec mes cheveux, pensif. Sa bouche trouve la mienne, de temps à autre, pour un baiser tendre ou passionné, mais on reste sages – il sait que notre ébat de la veille m'a brisé les reins et il cherche à ne pas m'épuiser.
Trop aimable de sa part.
- Mes bras vont mourir.
- Ben tiens. Tu recommenceras demain… tu verras, ça va devenir facile.
- Ça prend du temps de devenir bon au tir… ?
- Je n'ai jamais manqué une cible, comme mon père. Alors que mon frère est incapable de tirer droit. Va savoir, sourit-il en caressant mon front.
Je rouvre les yeux, intrigué.
- … tu as un frère ?
- J'avais. Sabo est mort il y a très longtemps, murmure-t-il.
Il caresse ma joue du revers de ses doigts et son détachement me choque ; soit il me cache son chagrin, par pur machisme ou pudeur… soit il s'en fout réellement.
J'hésite. Les deux solutions sont envisageables. Ace se moque de tout et de tout le monde – peut-être même de moi, dans l'absolu. Entre plonger avec moi ou sauver sa peau, je sais qu'il n'hésiterait pas une seconde.
… quoique. J'en doute, sur l'instant.
Ace reste mystérieux.
Alors la mort de son frère… peut-être qu'il n'en a strictement rien à foutre, en fait.
- De quoi ?
- Mucoviscidose, il traînait ça depuis sa naissance. J'suis arrivé à l'hôpital un matin et son lit était déjà vide. Apparemment, ça l'a emporté peu après la mort de mes parents.
- … t'as plus de parents non plus ?
Ace secoue la tête et se penche sur moi pour m'embrasser passionnément, tentant de détourner mon attention, mais ça ne prend pas ce coup-ci.
Orphelin… ? déjà ? à son âge ?
Enfin… je dis ça, mais j'ai pas la moindre idée de l'âge qu'il peut avoir. Je ne m'en suis même pas préoccupé. Mais ça reste secondaire, sur l'instant... je pense seulement à Ace et sa solitude complète.
- Merde, je… j'suis désolé.
- Oh, ça fait rien, sourit-il en soufflant un rond de fumée, qu'il contemple pensivement. J'étais un peu triste, pour ma mère. Je l'aimais, vraiment. Mon père… enfin, disons qu'il n'avait pas trop le temps de s'occuper de nous.
Il baisse les yeux et les plonge dans les miens, et j'y lis un instant d'hésitation.
Il va me dire un truc, je le sens. Et je ne suis pas certain d'apprécier.
- … c'était Gol D. Roger, murmure-t-il.
- QUOI ?!
Je hurle et je m'étouffe, alors qu'il me tape le dos avec inquiétude.
Ace est le fils de cette ordure ?!
En même temps… connaissant Ace et son caractère… est-ce vraiment étonnant ?
Je replonge dans mes souvenirs, alors que les yeux bruns d'Ace me contemplent.
Gol D. Roger était l'ennemi à abattre, il avait dix ans de ça, environ. Je m'en rappelle, c'était sur toutes les chaînes des infos à la télé. Je ne comprenais pas grand-chose, j'avais à peine neuf ans quand il s'est fait pincer après avoir commis un énième assassinat, très peu de temps avant que mon père ne soit mort lui-même.
Ce type était recherché dans chacun des états de notre continent. Il était complètement fou à lier et il avait un gros penchant pour les théâtres de l'horreur, au vu de l'état de ses victimes. Il ne se passait pas un mois sans qu'on ne retrouve un cadavre estampillé d'une tête de mort gravée quelque part sur le corps. Sa marque de fabrique.
On savait vaguement qu'il avait une femme et deux fils, mais Portgas D. Rouge avait été mise hors de cause dès le début ; des alibis trop solides. En revanche, on la soupçonnait d'être parfaitement au courant des agissements de son mari. C'avait fait un foin pas possible dans les journaux, à cette époque… on parlait de lui retirer quand même la garde de leurs deux fils.
Tout ce capharnaüm était en train de tourner au lynchage médiatique et on se posait à nouveau la question de la frontière entre la complicité et la politique de l'autruche ; est-ce que Rouge était coupable par extension... ? coupable de ne pas l'avoir empêché de commettre ces meurtres ?
Et puis finalement, Roger s'était fait coincer alors qu'il s'était trouvé une autre victime à épingler sur son tableau de chasse, et le procès avait duré des mois, et des mois, et encore et encore… presque une année entière de procédure. Mon grand-père, un ancien flic, m'avait dit que dans le cas de Roger, l'affaire était délicate. Plus de cinquante chefs d'inculpation pour séquestration, torture, meurtre… et une orgie de preuves. Il n'avait jamais rien fait pour effacer ses traces, mais puisqu'il n'était pas fiché auparavant, impossible de trouver à qui appartenait l'ADN. Jusqu'à ce qu'ils lui mettent la main dessus.
Finalement, Roger avait été condamné à la chaise électrique et était passé entre les mains de la "Veuve-Courant" dans la semaine suivante la sentence – impossible de permettre à un criminel de ce genre de fouler plus longtemps la surface de la Terre. L'affaire avait fini par se tasser ; on n'avait plus jamais entendu parler de ça.
Enfin, jusqu'à aujourd'hui…
J'essaye de trouver des similitudes entre ce monstre et le jeune homme séduisant qui m'a fait tomber dans ses filets.
Les cheveux sombres, peut-être… le sourire sadique et canaille à la fois. Mais le reste de ses traits est doux – Ace tient énormément de sa mère. Tant mieux.
Je ne peux pas m'empêcher de me demander comme cette femme a pu aimer cet homme… et puis, regarder Ace me suffit pour que je comprenne.
Je suis éperdument amoureux de ce cinglé. Il vole, blesse, voire tue sans le moindre scrupule, et je ne l'en aime que plus fort.
Ace est fou. Il a un sérieux grain et il a hérité du pire et du meilleur de ses parents à la fois.
Ma réaction épidermique ne semble pas l'avoir dérangé plus que ça ; un sourire en coin étire ses lèvres et il inspire une bouffée de son joint, avant de se pencher sur moi et de sceller nos bouches ensemble. Nos langues se mêlent et la fumée est le seul air que l'on s'autorise à respirer.
C'est grisant, intense.
Il me mord violemment la lèvre et je geins de douleur – il sourit et récupère la perle de sang qui brille au coin de ma bouche.
- … c'est tellement facile de lire en toi, chuchote-t-il. J'te fascine, hein… ?
- Prétentieux.
- Non, c'est juste un constat. Tu me trouves totalement cinglé, mais tu peux pas t'empêcher de m'aimer.
Je rougis comme une tomate et il me redresse gentiment, m'asseyant à califourchon sur ses hanches ; je me tiens droit autant que je le peux et il passe ses mains sous mon pull pour caresser mon ventre plat.
- … et tu sais quoi, idiot ? sourit-il en caressant mes côtes, cette fois-ci.
- Non… ?
- … je t'apprécie aussi. Beaucoup.
Ouais, OK, je ne m'y attendais pas. Mais alors pas du tout. Son sourire s'agrandit et il me tend ses doigts ; je tire lentement sur le joint, mon regard plongé dans le sien. On partage visiblement les mêmes pensées sur cette attirance irrationnelle qu'on a l'un pour l'autre…
Il cale la cigarette au coin de mes lèvres et laisse ses mains errer sur mon jean, empaumant mes fesses pour m'attirer fermement contre lui, m'incitant à entremêler mon corps au sien.
Jusqu'à la dernière minute, je n'ai cru que je n'étais qu'un amusement pour lui.
Une distraction, un passe-temps. Rien de très palpitant. Après tout, vu l'amant émérite qu'il est, il a dû connaître beaucoup mieux que moi ; je ne suis rien d'autre que le gamin qu'il traîne depuis quelques semaines.
- … Ace…
- Tu n'es pas prisonnier, ici. Tu peux partir quand tu le veux. Je ne te retiendrais jamais.
- Menteur.
- Mmn, grillé.
Il me presse contre lui et nos bassins se caressent. Je suis subjugué par son regard plongé dans le mien.
- Bien sûr que je mens, souffle-t-il en étreignant mes hanches. J'ai vraiment plus envie de te laisser partir. Tu me plais beaucoup trop.
Je retire le joint de mes lèvres et je noue mes bras autour de son cou, me penchant sur lui pour l'embrasser passionnément.
Je renonce, enfin.
J'ai ce que j'ai toujours voulu.
.
xLawffy : Je suis contente si tes attentes sont satisfaites ! "Bébé" c'est LE surnom ultime, alors entendre Ace dire ça... tu me comprends ! Sisi je regretterais que tu ne sois plus là, namého ! je tiens à mes lectrices ! j'suis polie, comme Ace ;) GTA, c'est une excellente comparaison pour l'adrénaline, la vitesse, les missions... toussa :p et Ace EST épique ! merci à toi, à bientôt alors :)
Mise au point : je suis un être humain et j'ai besoin de vacances... (les seules de l'année *_*) alors mon rythme sera sûrement perturbé jusqu'à mi-aout (ouais, la reprise du boulot est raaaaide...) mais je promets de publier le plus régulièrement possible !
Précision : oui, encore un lemon... il y en aura "beaucoup", dans cette fiction. La relation d'Ace et Luffy est principalement basée sur ça et vous n'échapperez à quelques lemons intenses, plus nombreux que dans ma précédente fiction. Bref !
Je vous dis à bientôt pour la suite !
